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  • Richard Bona, au Timisoara jazz festival 2013

    Richard Bona, c’est, chapitre 1, toute la musique du Cameroun. En chapitre 2, un virtuose de la basse, un de ces génies qui fait de la basse le centre d’un groupe de jazz. Le chapitre 3, c’est un inventeur de sons et de mélodies, nées de tous les continents, et le 4, le leader, le chef d’orchestre… L’Afrique conduira le monde, regardez Bona…

    Pour notre grand bonheur, voici la fine équipe du quintet au Timisoara jazz festival, le 5 juillet 2013. Un régal. Aux côtés de Richard Bona, on trouve Etienne Stadwijk aux claviers, Tatum Greenblatt à la trompette Adam Stoler à la guitare, et Obed Calvaire à la batterie. Vous croyez que le Père Noël n’était pas passé ? Non, juste un peu de retard du fait des contrôles aux frontières, mais Noël, c’est maintenant !

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  • 2016 commence avec le makossa !!!

    Impossible de faire mieux : deux heures de makossa, généreux, flamboyant, divin... C'est absolument génial. Si vous avez un doute, collez vous à 1:04, c'est sublime, vous serez aussitôt embarqué,... et vous comprendrez combien il vous était difficile de vivre sans danser chaque matin dix minutes de makossa avant de se glisser dans le monde un peu bizarre qui nous entoure (pour quelques mois encore). 

    A toutes et à tous, mes vœux de santé et de bonheur. Je vous souhaite une année 2016 débarrassée du gluant miasme sécuritaire... Dégageons la gerbe de l'obéissance, satellisons les pisse-vinaigres des valeurs de la chosemuche avachie...  Chaque jour, une aventure... Il n'y a pas de modèle pour qui cherche ce qui n'existe pas... Vive la liberté, vive la belle vie... J’embrasse de tout cœur ceux que je ne connais pas et que 2016 me fera rencontrer. Vive la vie fraternelle, chaque jour plus ensoleillée, on les aura ! 

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  • Une soirée Bikutsi

    Quelques heures trop courtes au Cameroun… mais rien n’arrête le bikutsi. Musique à fond, on pousse les meubles, et c’est parti...  Régalez-vous ! 

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  • Makossa, bikutsi… L’Afrique dans le cœur

    Je ne connais rien – si peu – du Cameroun : quelques jours de travail dans des hôtels climatisés si standards que, passé la porte, l’on se croirait à Bruxelles ou à Amiens. Alors, pour voyager dans le vrai pays, il reste la musique, et elle est merveilleuse, avec deux piliers : le makossa, un insubmersible 4/4 de folie qui vous porte et vous enivre, et le bikutsi, si subtil avec son 6/8 : deux temps, mais trois croches pour chaque temps, c’est de la bombe... Voici plus de deux heures de musique, et vive l'Afrique ! 

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  • La guerre contre le terrorisme… au Nigeria et au Cameroun

    La France en guerre contre le terrorisme… Un crime de droit commun, prévu par le Code pénal, et cadré par la police et la justice, commis par trois desperados, n’est pas un acte de guerre. La guerre contre l’islamisme, ce sont les populations africaines du nord-est du Nigeria et du nord-ouest du Cameroun, qui la vivent. Un peu de respect pour les faits… L’histoire est terrible, et on redoute les pires enchaînements. Le Nigeria, dépassé, a déserté le territoire, abandonnant les armes aux combattants de Boko Haram, et laissant des populations entières à la merci de ces tueurs. Le Cameroun fait face, avec des soldats héroïques, et un peuple uni, mais pour combien de temps ?

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    Après avoir pris ses marques dans le Nord-Est d’un Nigéria vermoulu, y trouvant ses finances et ses armes, le groupe combattant Boko Haram – le mot djihadiste est tellement galvaudé qu’il ne veut plus rien dire – a passé la frontière, et vient semer la mort et la terreur au Cameroun, l’un de nos plus grands amis en Afrique. Le Cameroun tient, mais pour combien de temps ? Une réalité dramatique et un enjeu décisif pour l’Afrique.

    Le Nigéria, adulé par les Occidentaux, a déserté cette partie au Nord du territoire, comme l’avait montré l’attaque contre les lycéennes. Les soldats sans commandement ont fui, abandonnant armes et matériels... Les militaires camerounais le savent bien… lorsqu’ils récupèrent les armes qui servent à les attaquer.   

    La population nigériane, livrée à elle-même, a cherché à se défendre pour sa survie, mais en vain. Des tueries en série… Fin décembre, tout s’est accéléré. Boko Haram a pris le contrôle de Baga, carrefour commercial du nord-est du Nigeria, et a attaqué une quinzaine de villages, sur les rives du lac Tchad : des massacres de civils, dans une politique de purification ethnique. Les villages ont été rasés, et les corps des morts laissés sans sépulture. Une horreur. Plus personne n’a accès. Samedi, ces terroristes – le nom est mérité – ont posé sur une fillette d'une dizaine d'années une bombe qui a explosé dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria : dix neuf morts… Depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009, 13 000 civils ont été tués dans la région. D’où la campagne d’indignation qui secoue la France

    Les guérilléros de Boko Haram, qui avaient passé la frontière du Nord-Cameroun depuis cinq mois, ont poursuivi la même politique d’exactions systématiques : pose d’explosifs, attaques de véhicules de transports en commun, meurtres en série, incendies dans les villages, vols de bétail…

    En décembre, l’armée camerounaise a procédé à des frappes aériennes en décembre, et le chef de Boko Haram a annoncé la riposte, menaçant Paul Biya : « Si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir le même sort que le Nigeria ».

    Depuis, les combattants de Boko Haram ont engagé une campagne de conquête du territoire sur cette zone peu protégée, et ils ont de facto pris le contrôle de l’axe routier entre Maroua à Kousseri, à la frontière avec le Tchad. Sur leur passage, ils massacrent les populations civiles, des êtres humains comme vous et moi. Pour les Camerounais, la seule issue devant cette guerre venue d’ailleurs est de fuir leur terre et leur maison, pour échapper à la mort. Plus de 20 000 personnes sont recensées comme population déplacée, mais les zones conquises étant inaccessibles, on ne dispose pas de chiffres sûrs pour le nombre de morts. Des milliers.

    Lundi, les troupes de Boko Haram se sont approchées de Kolofata, mais elles étaient attendues par une unité d’élite de l’armée camerounais – le bataillon d'intervention rapide (BIR) et le bilan est impressionnant : Boko Haram a perdu 143 de ses combattants. C’était la troisième attaque depuis juillet. 

    Le Cameroun a pu disposer de 2 000 hommes dans l’extrême-nord du pays, mais la puissance acquise par Boko Haram, qui pille les moyens militaires nigérians, met en évidence un déséquilibre cruel des forces. Combien de temps tiendront-ils ?

    Ignatius Kaigama, l'archevêque de Jos, une ville nigériane régulièrement meurtrie par Boko Haram des affrontements confessionnels, a lancé, après cette nouvelle attaque sur le Cameroun, un appel sur les antennes de RFI : « Cela démontre à quel point la situation est grave. Mais aujourd'hui, cela ne touche pas seulement le Nigeria ; les pays voisins aussi. Et là-bas, ils vont faire la même chose qu'ici. C'est pour ça que nous appelons à des efforts concertés pour régler cette question de Boko Haram. Là, ils s'en prennent au Cameroun, ensuite ce sera le Tchad ou le Niger. Bref, tous les pays voisins... Et quand ils en auront fini avec ces pays-là, ils iront sûrement au-delà. Donc, nous appelons à ce qu'une solution efficace soit trouvée, qui doit être mise en œuvre d'abord par le Nigeria, mais ensuite le soutien de la communauté internationale est nécessaire. »

    Je suis un nigérian. 

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