07.02.2012
Véto : Le poids de la Chine
Notre Longuet « ministre » de la Défense était hier matin remonté comme une pendule après le véto de la Chine et de la Russie au Conseil de sécurité, parlant de « coups de pied au cul qui se perdent ». Nos ministres ont la classe,… mais j’attends de voir ce qui restera de ces petits cris dans quelques jours. Les Chinois sont au plus fort devant un monde occidental endetté, divisé et manipulé par une locomotive US sans vision.
Le double véto d’hier est d’autant plus notable qu’il y avait, autour de la table, un consensus objectif, l’accord étant drivé par les grandes puissances occidentales et la Ligue arabe. De plus, dire qu’Assad est peu vendable, c’est peu dire.
C’était un véto contre tous les courants ascendants du moment, et pourtant la Russie et le Chine assument avec sérénité. Ce véto montre la force diplomatique de la Chine, alors qu’elle s’impose comme leader économique du monde. Je crois ce vote très important.
La situation en Syrie en janvier 2012 ressemble beaucoup à celle de la Libye en mars 2011. Pour la Libye, la Chine et la Russie s’étaient abstenues, permettant l’adoption de la résolution, et tout le problème est que la France, la Grande-Bretagne et les US, puis l’OTAN ont truandé ce mandat : la zone d’exclusion aérienne s’est transformée en guerre contre le gouvernement, avec bombardements systématiques et envoi de troupes au sol.
La Chine et la Russie disent clairement qu’on ne les y reprendra plus. Le devoir d’ingérence, avatar colonialiste kouchnérien, a explosé en plein vol car il ne reposait sur aucun fondement juridique, et permettait tous les coups tordus, planqués sous l’étendard de la vertu. En remplacement, l’ONU a mis des années pour trouver un fondement juridique cohérent, avec « la responsabilité de protéger », mais la première utilisation de ce concept, pour la Libye, a conduit à de tels abus que le truc est bien enterré. 
La Russie entend gérer au mieux la défense de ses intérêts dans la région, et elle utilisera ses accords de coopération avec la Syrie. Point. La Chine appuie, car elle est très attachée à la défense de la souveraineté des Etats, et se méfie au plus haut point d’un Conseil de Sécurité prisonnier de ses préjugés politiques et qui ne représente plus le monde tel qu’il est.
La Chine est forte, et le fait savoir. Obama et Clinton se sont fait infliger une leçon. Car d’autres nouvelles intéressantes sont venues rappeler quel est le nouvel ordre du monde, et elles ramènent à peu de choses l’excitation de notre Longuet.
On apprend qu’en 2012, la Chine va devenir le premier exportateur sur le marché européen, détrônant les US. Que la Chine, très soucieuse de la stabilité économique de son partenaire européen, va se préoccuper de stabiliser les marchés. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a expliqué que la Chine devait « aider à stabiliser le marché européen », afin de « s'aider elle-même » et envisageait une « participation accrue » au fonds de secours européens. Mais la Chine n’aime pas trop les contraintes, et elle a décidé que les compagnies aériennes chinoises ne paieraient pas la taxe carbone pourtant imposée par la législation européenne. Dans le même temps la marque de luxe Shang Xia, créée par Hermès en Chine, va ouvrir une grande boutique à Paris, et tout le monde s’y pressera.
Les temps changent, il faut se mettre au goût du jour.

00:53 Publié dans Droit international | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : chine, liberté, onu, mondialisation
27.08.2011
Lady Gaga menace la Chine
La Chine n’a peur ni d’Obama, ni de Merkel, ni de Sarkozy, ni de Poutine, ni du CNT, ni de Harlem Désir. Inattaquable ! Qu’on se le dise ! C’est Number One.
La grande puissance chinoise file les jetons aux US comme un commis de banque réveille ses clients le matin pour leur demander de combler le découvert. L’industrie chinoise gagne les grands marchés, la banque chinoise est devenue le FMI de l’Afrique, la diplomatie chinoise fait valser les sommets économiques du G8 au G 20 et autres blagues du même genre, les sportifs chinois raflent les médailles aux JO, et demain ils gagneront la coupe de monde de foot. Ils sont les meilleurs et rien ne fait peur aux lumineux dirigeants du grandiose Parti Communiste Chinois.
Rien ? Rien ?
Si, il reste une puissance au monde qui fait trembler la Chine, et cette puissance c’est Lady Gaga.
Le ministre de la Culture vient d’ordonner la censure de Lady Gaga, pour le tire «Judas» et les chansons de l'album « Born This Way », en expliquant que cette mesure est destinée à préserver la « sécurité culturelle nationale ». Rien de moins. Les sites internet ont été avisés ce 19 août. Ils ont jusqu'au 15 septembre pour s'« autocorriger » en supprimant les chansons, et à défaut ce sera un camp de vacances dans les steppes pour apprendre des chants révolutionnaires, et travailler gratis pour l’Etat.
Vilaine Lady Gaga qui menace la sécurité culturelle nationale…
Ce qui est le plus drôle là dedans, c’est bien sûr qu'ils sont sincères. S’ils censurent Lady Gaga, c’est qu’ils sont pétrifiés de trouille. Il faut donc imaginer…
- Alors Chéri, en forme ce matin ?
- Oh la la, ma douce, ça sera une journée très dure. Je préfère ne pas prendre de café. Il faut que je garde un calme absolu alors que m’attend la pire des épreuves…
- Je te prépare de la camomille… Mais que va-t-il t’arriver ? Ils t'ont muté au service de la gestion de la dette US ?
- Non,… Mais j’aurais préféré !
- Tu me fais peur. Dis-moi ce qu’il en est ? J’ai connu la guerre et la Révolution, et je suis prête à tout entendre.
- C’est très dur de dire tout ça… Voilà : le 59° bureau de la 9° sous-commission du vice-secrétariat central m’a nommé pour présider le jury qui doit écouter les chansons de Lady Gaga.
- Oh mon Dieu, c’est affreux !
- Ca fait trois jours que je le sais, et trois nuits que je n’en dors plus.
- Pourquoi… Mais pourquoi t’ont-ils désigné ? C’est trop dur. Tu avais du retard dans le paiement de la cotisation au Parti ?
- Non, rien. Ils me disent que c’est bon pour ma carrière. C’est quand même la sécurité culturelle nationale qui en jeu ! C’est signe qu’ils me font confiance. Mais c’est horrible. Nous avons 8 clips à voir dans la journée… Le titre « Judas » et l'album « Born This Way ».
- Ecoute, je ne veux pas me mêler de ces affaires, mais je ne veux pas de voir malheureux. Comme elle chante en anglais, tu fais abstraction et tu regardes au plafond pendant les projections.
- Impossible. Il y aura un traducteur !
- C’est idiot, nous sommes en Chine…
- Oui, mais tu sais hélas que le Parti a dû accepter qu’une part de notre jeunesse apprenne l’anglais. C’est nécessaire pour défendre notre argent.
- L’anglais, c’est le cheval de Troie...
- Nous devons être très vigilants. Imagine notre jeunesse qui devienne insouciante comme Lady Gaga, et se mette à chanter et à danser en se tortillant les fesses.
- Tu as raison. Sois courageux, et fais ton devoir en pensant à l’avenir. La Chine se lève devant les nippons, et elle le fera devant les zazous…
- J’espère qu’ils ne vont pas nous brouiller l’écoute.
- Nous devons être prudents. Tu sais qu’ils parient sur la Chine. Oui, mais pourquoi aujourd’hui ? Ils auraient du te laisser un peu de temps pour te préparer.
- Ils m’ont laissé le choix dans la date. Tôt ou tard, il faut assumer. Je ne peux pas annuler cette petite enquête, même si j’ai du tracas jusqu’au cou. Ma grande peur, c’est que ça me donne moi aussi envie de danser… de rigoler… de déconner un bon coup sans gêner personne… de prendre une cuite… de ne pas me prendre au sérieux… Tous ces trucs insensés…
- Mais non, ne t’en fais pas. Tu as eu une bonne éducation. Ce soir pour te réconforter, on regardera ensemble la compil’ des chants de l’Armée Rouge.

Enfin, de l'art !
01:18 Publié dans presse | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : chine, censure
03.02.2011
Egypte : La trouille des dirigeants chinois
Après l’Egypte, la Chine ? Personne n’y songe vraiment… à part les dirigeants chinois. Quand nous voyons la place Tahrir, eux voient la place Tian'anmen.
C’est le syndrôme post-traumatique du dictateur, avec le retour d’images terrifiantes comme l’éclatement de l’URSS ou les révolutions des anciens pays satellites. Cauchemar réveillant en pleine nuit un dirigeant chinois, alors que le vilain peuple lui prépare un destin à la Ceausescu… « Rendors-toi, mon chéri, c’est juste un mauvais rêve… »
Il y a quinze jours à Washington, l’excellent Hu Jin Tao expliquait devant le génial Obama que son pays avait fait de grands progrès en matière de droits de l’homme, mais qu’il restait sûrement encore à faire un peu. Et Obama, le sourire modeste, d’encourager ces efforts qui doivent tout à la diplomatie US. Un vrai roman.
Les Chinois mettent en scène ce qui se passe en Egypte : passent en boucle les images des pillards, des violences et des touristes chinois qui poireautent à l’aéroport. Bref, l’Egypte est victime des excès de la démocratie à l’occidentale, alors que tout le monde sait que la démocratie moderne, la vraie, est le pouvoir absolu d’un clan assis sur l’armée et la violation des droits de l’homme.
Le grand quotidien chinois « Global Times », qui unit investigation et réflexion, explique très bien cela dans un éditorial de ce dimanche : « Comme concept général, la démocratie a été acceptée par la plupart des gens, mais le modèle occidental est seulement une option parmi d'autres. Il faut du temps et des efforts pour mettre en œuvre la démocratie dans différents pays, et pour le faire sans les troubles de la révolution. » Bien vu mon pote. Si les peuples font des révolutions, on est mal barré, et surtout quand elles installent le parti communiste au pouvoir pour un siècle de « vraie démocratie ».
Donc, montrer les pillards est excellent pour renforcer le moral de la nation chinoise. En revanche, parler de pouvoir autocratique et des réseaux institutionnels de la corruption, il n’en est pas question.
Depuis le début de la crise, c’est la censure comme au bon vieux temps…
Les journaux ne peuvent publier que les informations diffusées par l'agence officielle Chine Nouvelle, et les grandes chaines télés internationales, CNN et BBC, sont d’un accès très réservé.
Toute recherche Internet à partir des mots Egypte ou Moubarak est impossible. Si vous vous êtes glissés dans une discussion pour utiliser ces mots fatidiques, votre message se trouve effacé illico presto. Les réseaux sociaux genre Twitter et Facebook sont également bloqués.
Pourtant, pas grand-chose à voir entre les sociétés et les économies chinoises et égyptiennes. S’opposent les réalités d’un pays qui monte et d’un autre qui recule. Les Chinois n’ont rien en matière de liberté politique mais la puissance de la croissance, même tenue par des clans, laisse des perspectives de mieux-être économique et social. Rien de cela en Egypte.
Dans le monde, rien ne semble trop faire peur aux dirigeants chinois. En revanche, leur grande touille, c’est le peuple.
Leur argument, c’est en gros : pour tenir uni un peuple de 1,4 milliard d’habitants, il faut une main de fer. Oki. Sauf que l’Inde, une vraie démocratie, s’en sort très bien avec son 1,1 milliard d’habitants. Et en 2030, nous dit-on, la population de l’Inde dépassera celle de la Chine.
Alors que nous dirons les dirigeants chinois ? Qu’il leur faut encore un peu de temps pour gérer le post-colonialisme ?

09:09 Publié dans droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note | Tags : chine, egypte, tunisie, démocratie
06.11.2010
Hu Jintao : Une panne de micro (Corrigé)
Interview exclusive de Hu Jintao sur le blog ! La presse a été écartée au motif de la raison d’Etat, mais les gros faillots de journalistes de ce blog, lequel n’est financé que par les commissions de l’industrie de l’armement, ont pu obtenir une interview du grand, juste, bon et généreux Hu.
Une panne de micro
- Monsieur le Président, il parait que vous êtes arrivé à pied par la Chine.
- Non, non, en avion.
- Mais quel bazar quand même… Paris et Nice sont bloqués !
- Il faut l’admettre. C’est le poids de la Chine…
- Oui, la Chine est un grand pays certes. Mais votre pays n’a-t-il pas une volonté hégémonique, comme si vous n’acceptiez aucune résistance à l’ordre chinois.
- C’est ainsi nous sommes les plus puissants, et tout le monde doit s’aligner. D’ailleurs, ce cas de Corée me turlupine. (Attention : double inversion)
- Mais n’oubliez pas la question du Japon !
- Ca, c’est historique : la Chine s’est toujours levée devant des Nippons.
- La Chine, grande puissance, veut contrôler jusqu’à la partie Ouest du continent...
- Les choses sont ainsi : la Chine aime le Pakistan.
- Mais la réciproque n’est pas forcément vraie.
- Peu importe : c’est l’air de la gare !
- Vous imposez l’ordre économique, puis vous installez la dictature…
- Oui, avec l’élection des grands.
- Cela reste la culture du Parti communiste chinois, une machine à étouffer les minorités !
- Non, c’est simplement une histoire de luttes passives…
- En réalité, vous abusez des qualités du peuple chinois, connu comme bâtisseur.
- Et alors, où est le problème ? Il faut le voir quand il manie le béton à la tonne ! Nos ingénieurs se sont imposés par de magnifiques thèses sur le béton.
- Abordons un autre aspect de votre voyage. Il se dit que vous appréciez la France, et que vous attendez de découvrir le resto que Sarko vous a réservé.
- Oui, mais je reste prudent. Il parait que le cuisinier a un canard sur le feu.
- Mais non, Monsieur le Président, c’est une maison réputée !
- Pas évident. On sait surtout que ce cuisinier secoue les nouilles.
- Mais pas seulement, ne soyez pas négatif…
- C’est vrai : il coupe les nouilles au sécateur.
- Ca, c’est la préparation. Parlons de gastronomie…
- D’accord, mais attention : les nouilles cuisent au jus de canne (Attention : deux inversions successives)
- Il parait que pour ce chef cuisinier, c’est un classique de la cuisine militaire.
- Exact : un légionnaire lui a passé le mot.
- En tout cas, Monsieur Hu, la fête sera là, avec de bons vins.
- Vous savez que les femmes aiment le Pommard bien chambré.
- Si je puis me permettre, Monsieur le ¨Président : un bon rouge, certes, mais n’oubliez pas le blanc…
- Ah je suis bien d’accord : les femmes adorent le goût d’un petit blanc.
- Et pas que les femmes…
- Ne vous étonnez pas aussi si la cuvette est pleine de bouillon…
- Et tout le monde y passe !
- C’est vrai, le curé est devenu fou entre deux messes !
- C’est bien le problème. Le devoir d’un dirigeant est parfois de savoir se montrer dur.
- Exact : Les femmes n'apprécient pas le marc trop doux.
- Je vous l’accorde, Monsieur le Président, c’est universel !
- Oui, c’est la tête de l’Afrique…
- Une grande fête !
- Ah oui, quelle fête… avec la comtesse qui avait une pierre fine à la main…
- Mon Dieu, il n’y a plus aucune retenue !
- Et d’ailleurs un ivrogne cuvait pendant qu'on l'emballait.
Et voilà. L’interview a du prendre fin, car le noble et généreux Président Hu a été appelé pour signer de nouveaux contrats en milliards d’euros, mais la délégation chinoise a juste eu le temps de dire à nos valeureux reporters qu’elle souhaitait revenir dans la douce France. Aussi, je me permets juste ce conseil à nos grands dirigeants : ne lui laissez pas le choix dans la date...
10:24 Publié dans droit de la presse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chine, droits de l'homme, politique
Hu Jintao : Une panne de micro
Interview exclusive de Hu Jintao sur le blog ! La presse a été écartée au motif de la raison d’Etat, mais les gros faillots de journalistes de ce blog, lequel n’est financé que par les commissions de l’industrie de l’armement, ont pu obtenir une interview du grand, juste, bon et généreux Hu.
- Monsieur le Président, il parait que vous êtes arrivé à pied par la Chine.
- Non, non, en avion.
- Mais quel bazar quand même… Paris et Nice sont bloqués !
- Il faut l’admettre. C’est le poids de la Chine…
- Oui, la Chine est un grand pays certes. Mais votre pays n’a-t-il pas une volonté hégémonique, comme si vous n’acceptiez aucune résistance à l’ordre chinois.
- C’est ainsi nous sommes les plus puissants, et tout le monde doit s’aligner. D’ailleurs, ce cas de Corée me turlupine.
- Mais n’oubliez pas la question du Japon !
- Ca, c’est historique : la Chine s’est toujours levée devant des Nippons.
- La Chine, grande puissance, veut contrôler jusqu’à la partie Ouest du continent...
- Les choses sont ainsi : la Chine aime le Pakistan.
- Mais la réciproque n’est pas forcément vraie.
- Peu importe : c’est l’air de la gare !
- Vous imposez l’ordre économique, puis vous installez la dictature…
- Oui, avec l’élection des grands.
- Cela reste la culture du Parti communiste chinois, une machine à étouffer les minorités !
- Non, c’est simplement une histoire de luttes passives…
- En réalité, vous abusez des qualités du peuple chinois, connu comme bâtisseur.
- Et alors, où est le problème ? Il faut le voir quand il manie le béton à la tonne ! Nos ingénieurs se sont imposés par de magnifiques thèses sur le béton.
- Abordons un autre aspect de votre voyage. Il se dit que vous appréciez la France, et que vous attendez de découvrir le resto que Sarko vous a réservé.
- Oui, mais je reste prudent. Il parait que le cuisinier a un canard sur le feu.
- Mais non, Monsieur le Président, c’est une maison réputée !
- Pas évident. On sait surtout que ce cuisinier secoue les nouilles.
- Mais pas seulement, ne soyez pas négatif…
- C’est vrai : il coupe les nouilles au sécateur.
- Ca, c’est la préparation. Parlons de gastronomie…
- D’accord, mais attention : les nouilles cuisent au jus de canne.
- Il parait que pour ce chef cuisinier, c’est un classique de la cuisine militaire.
- Exact : un légionnaire lui a passé le mot.
- En tout cas, Monsieur Hu, la fête sera là, avec de bons vins.
- Vous savez que les femmes aiment le Pommard bien chambré.
- Si je puis me permettre, Monsieur le ¨Président : un bon rouge, certes, mais n’oubliez pas le blanc…
- Ah je suis bien d’accord : les femmes adorent le goût d’un petit blanc.
- Et pas que les femmes…
- Ne vous étonnez pas aussi si la cuvette est pleine de bouillon…
- Et tout le monde y passe !
- C’est vrai, le curé est devenu fou entre deux messes !
- C’est bien le problème. Le devoir d’un dirigeant est parfois de savoir se montrer dur.
- Exact : Les femmes n'apprécient pas le marc trop doux.
- Je vous l’accorde, Monsieur le Président, c’est universel !
- Oui, c’est la tête de l’Afrique…
- Une grande fête !
- Ah oui, quelle fête… avec la comtesse qui avait une pierre fine à la main…
- Mon Dieu, il n’y a plus aucune retenue !
- Et d’ailleurs un ivrogne cuvait pendant qu'on l'emballait.
Et voilà. L’interview a du prendre fin, car le noble et généreux Président Hu a été appelé pour signer de nouveaux contrats en milliards d’euros, mais la délégation chinoise a juste eu le temps de dire à nos valeureux reporters qu’elle souhaitait revenir dans la douce France. Aussi, je me permets juste ce conseil à nos grands dirigeants : ne lui laissez pas le choix dans la date...

01:51 Publié dans droit de la presse | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : chine, droits de l'homme, politique










