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  • Voici les e-mails d’Hillary... Bonne lecture !

    Acceptant mal d’avoir été battue par Barack Obama, Hillary Clinton nommée secrétaire d’Etat avait voulu continuer son jeu perso avec la maison mère, c’est-à-dire la société Clinton & co, et elle avait refusé d’utiliser le mail officiel de l’Etat, sécurisé, pour garder sa boite mail perso. Bonne ambiance au sommet de l’Etat…

    Ce qui avait crispé l’affaire, ce sont les relations avec un certain Sidney Blumenthal, un ami de la troublante société Clinton & co. Hillary Clinton avait voulu prendre ce fidèle dans son équipe, mais Barack Obama avait refusé : « Pas de problème, avec mon adresse mail privée, je pourrais correspondre avec qui je veux ». Nickel.

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    Le secret sur ces méthodes peu orthodoxes a été conservé jusqu’à la déclaration de candidature d’Hillary Clinton, et là, ça a fuité dans la presse. Aussitôt, c’est devenu une affaire, personne ne pouvant comprendre cette privatisation de la fonction, avec pour conséquence que ces archives d’Etat restaient des souvenirs de famille.

    La gérante de la société Clinton & co s’est braquée, le monde politique aussi, les Républicains en tête, et la justice a été saisie.

    Ça commençait à polluer sa campagne, et la com’ de la société Clinton & co, qui a décidé de nous vendre le film « The wonderful story of the so sweet Hillary », a vite repris l'affaire en main, pour publier tous les mails liés à ses fonctions publiques ! On se doute que les services secrets ont fait le tri, mais c'est quand même une étonnante plongée dans le système de pouvoir des Etats-Unis. Voici une première série de mails, de la période de l’attaque contre le consulat de Benghazi. Bonne lecture. Vous lisez les mails qu'Hillary Clinton cachait à Barack Obama... 

    Donc, si tu as un besoin d’un tuyau, n’attends pas le prochain Wikileaks. Il te suffit d’adresser un mail à la gérante de la Société Clinton & co, que voici hrod17@clintonemail.com.

    C’était dans notre série : « on est bien gouvernés, et on a raison de leur faire confiance ».

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  • Qu'est-ce qui peut faire perdre Obama ?

    Qu’est-ce qui peut faire perdre Obama ? Apprécier l’enthousiasme de Denver ne doit pas masquer les difficultés.

    La convention démocrate du Pepsi Center de Denver a une sacrée allure. Quelle force ! Il y a de bons moments comme cela. Quant au petit matin français, Isha Sesay, la sublime journaliste de CNN, vous analyse ce qu’a été la deuxième journée de la convention, et décrypte le discours d’Hilary Clinton avec une équipe de fins connaisseurs de la politique US. Ah, que du bon… Des délégués de tous les Etats-Unis, des équipes qui se sont allumées pendant de nombreux mois dans le cadre des primaires, et qui cherchent désormais les meilleurs équilibres, toute la presse et du direct tous azimuts. Des votes, et beaucoup de décisions prises. Et en clôture, un discours de Barack Obama prévu devant 75 000 personnes.  

    Pendant se temps, Dmitri Medvedev, président né de la main de Vladimir Poutine, planté comme i entre deux drapeaux, explique que c’est au nom du droit international que la fédération de Russie vient urgemment de reconnaitre l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. C'est ça... La démocratie, c’est compliqué, mais c’est beaucoup plus fort. Mais oui, ça, c’est une idée ! Les dirigeants russes nous expliquent qu’ils ont cessé de faire le dos rond car le pays s’est relevé et a retrouvé sa puissance. Alors, il n’y a plus d’obstacle à s’engager dans la démocratie… Par exemple, au lieu de parler à la place du peuple, le faire voter ? Trop révolutionnaire ?

    Qu’il existe de l’enthousiasme à Denver, il est difficile de le contester. Et je ne cache pas que je souhaite ardemment la victoire d’Obama. La grande démocratie américaine a à l’international acquis une image déplorable, et non sans raison. Or, si l’Europe est très en avance sur la conciliation entre le développement économique et le respect des droits, elle peine à se faire entendre sur la scène internationale. D’où le rôle des US, comme représentation de la démocratie dans le monde. Après huit ans de Bush, le bilan est désastreux. Et si les grands groupes industriels soutiennent massivement Barack Obama, c’est qu’ils ont bien conscience de la nécessité, à commencer pour leurs propres affaires, de rompre avec ces méthodes et de changer l’image de la marque US.

    Enthousiasme, oui, mais de nombreux obstacles attendent le candidat Obama. Le métissage ne me semble pas une difficulté majeure. Dans vingt ans, les candidats à la présidentielle US seront peut-être d’origine asiatique. La jeunesse non plus, car Obama parait en fait plus apaisé que McCain. L’unité des électeurs se refera, car tous les cadres du parti ont intérêt à une victoire d’Obama. Non, je crois que les difficultés à régler sont plus basiques. Parti tard dans la course, Obama n’est pas un débutant, mais il reste mal connu. Surtout, il doit impérativement muscler ses programmes sur les questions sociales et économiques, en se méfiant de son charisme, qui permet de renverser un meeting, mais ne dispense pas d’analyses approfondies. Sur le plan international, les russes semblent nettement voter McCain, et il faut s’attendre à un front chaud. L’apport de Joe Biden est précieux, mais si Obama a fait se lever les foules lors de sa tournée internationale, il doit montrer sa parfaite maitrise de ces dossiers.

    Nous verrons. Dans l’immédiat, la convention se poursuit. Demain, nouveau compte rendu par Isha Sesay. Et ça, c’est important…

  • Obama, Président des Etats-Unis d'Europe

     

    Obama, Président des Etats-Unis d’Europe. Pourquoi bouder son plaisir devant une campagne si bien réussie. Barak Obama, « citoyen des Etats-Unis et citoyen du monde », comme il s’est présenté lui-même à Berlin, achève une tournée internationale assez triomphale.

    Avec trois joyaux, qui ne peuvent que marquer les esprits.

     

    Au dessus du lot, cette réussite pour celui qui avait voté contre la guerre en Irak : le soutien affiché du premier ministre irakien al-Maliki pour le plan de retrait des GI's en 16 mois auquel s’est engagé Obama. Net et propre. Retenons notre souffle.

     

    Rien à voir, mais tellement parlant, surtout dans un  pays aficionados au basket, le panier à dix mètres réussi par Obama dans le gymnase d'une base américaine au Koweit, devant des soldats enthousiastes. Comme il s’agit d’images tournées par l’armée, reste un doute sur de précédents essais… mais l’image de la baraka est là, et elle tourne en boucle aux US.

     

    Et puis ce discours de Berlin. Ce ne sont que des mots, mais prononcés par un candidat US devant près de 200.000 personnes à Berlin, ça pèse. Et ça donne le sentiment d’un accélération de l’histoire.

     

    Faisons tomber les murs. « Les murs entre les anciens alliés de chaque côté de l'Atlantique ne doivent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout. Oui, il existe des divergences entre l'Amérique et l'Europe. Et nul doute qu'il y en aura dans le futur. Mais le plus grand danger est de permettre la construction de nouveaux murs qui nous séparent les uns et les autres (…) Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue ... Une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l'Histoire ».

     

    Asséchons les puits du terrorisme. « Nous devons vaincre le terrorisme et assécher le puits de l'extrémisme qui le soutient. Si nous avons pu créer l'OTAN pour mettre l'Union soviétique à plat ventre, nous pouvons nous rassembler dans un nouveau partenariat global pour démanteler les réseaux qui ont frappé à Madrid et Amman, à Londres et Bali, à Washington et à New York.

     

    Retirons nous d’Irak. « C'est le moment où le monde doit soutenir les millions d'Irakiens qui cherchent à reconstruire leurs vies, même si nous transmettons la responsabilité au gouvernement irakien, pour parvenir à mettre un terme à cette guerre. »

     

    Aidons  l’Afghanistan. « Personne n'aime la guerre. Je reconnais les énormes difficultés rencontrées en Afghanistan. Mais mon pays et vous-mêmes ont tout intérêt à ce que la première mission de l'Otan hors d'Europe soit un succès. Pour l'ensemble du peuple afghan et pour notre sécurité commune, cette tâche doit être accomplie. L'Amérique ne peut le faire seule. »

     

    200.000 personnes à Berlin. Il y a quelques années, c’aurait été pour dénoncer l’engagement de la guerre en Irak. Aujourd’hui, c’est pour écouter celui qui appelle à un renouveau des relations entre les Etats-Unis et l’Europe.

     

    Et du côté républicain ? L’équipe de campagne a canardé sur Obama pour avoir parlé de l’Amérique pendant un après-midi, alors que McCain, lui, s’était battu pour l’Amérique toute sa vie. Classique.

     

    Plus concret, le candidat républicain à la présidentielle américaine s’était aussi mis à l’heure allemande en déjeunant  au « Schmidt's Sausage Haus und Restaurant », un restaurant spécialisé dans la saucisse, dans le quartier allemand de Columbus (Ohio).

     

    Pendant qu’Obama  réussissait son panier à dix mètres, venaient les images de McCAin conduisant une voiture de golf pour aller rencontrer l’octogénaire ex-président George H. Bush.

     

    Et alors que le déplacement d’Obama était suivi par un avion de journalistes, dont les vedettes des grandes chaînes télé, la chronique raconte que descendant d’avion il y a quelques jours dans le New Hampshire, McCain n’a trouvé pour l’accueillir qu’un journaliste esseulé.

     

    Des signes, mais le résultat n’est pas acquis, si l’on en croit les sondages, qui ne laissent qu’une petite avance à Obama, et créditent McCain de chiffres flatteurs s’agissant du respect des valeurs US.

    Donc, cher Barak, s’ils ne sont pas capables de t’élire là-bas, viens te faire élire ici. Nous ferons de toi le président des Etats-Unis d’Europe

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