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  • La pourriture raciste et islamophobe est à Ajaccio, la tête pourrie est à Paris

    D’habitude, les islamophobes se planquent, derrière tout ce qui bouge et notamment les discours d’exclusion, mais hier et aujourd’hui à Ajaccio, ces hors-la-loi étaient tranquilles comme Emile devant les flics et la presse à scander « Arabes dehors », « On est chez nous » et « On va les tuer ». En langue corse de la Corse, comme l’expliquerait le distrayant Talamoni, ça donne « Arabi fora ». Culturellement, c’est nettement plus classe, en effet.

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    Ces bâtards du Ku Klux Klan ont attaqué et dévasté un lieu de prière, où ils ont mis le feu à des exemplaires du Coran. Le lendemain, ils étaient de nouveau à manifester pour le bonheur de violer la loi, tout sourire pour braver quelques dizaines de flics épars avec le slogan « On est toujours là ». Donc la loi, tu te la colles où je me pense. Parole raciste radicalisée... Ces crapules ont envahi plusieurs cités, cassant tout dans des halls d’immeuble.

    Attaque raciste contre un lieu de culte et menaces de mort contre des compatriotes ? Toute la France de la laïcité, de la République des valeurs, du délicieux « vivre ensemble » s’est mise au garde-à-vous. Breaking news et défilé d’experts sur les chaines infos, réception en urgence des représentants du culte musulman à l’Elysée, parachutage en direct live de Cazeneuve ministre de l’Intérieur et des cultes, arrivée sur place toutes affaires cessantes de Hollande et El Blanco, avec défilé des élus locaux prenant la mine constipée, genre « les valeurs de la République, l’amour de ma vie ». Et, état d’urgence oblige, on attend les assignations à résidence de ces personnes radicalisées et parfaitement identifiées, appelant au meurtre de leurs compatriotes. Les militants pacifistes de Notre Dame des Landes assignés à résidence et pas les racistes violents d’Ajaccio ?...

    Parfait, sauf qu’en fait on a juste eu droit à un tweet d’El Blanco, et au silence radio de François Le Pen (ici, le site de L’Elysée, à deux jours des évènements, pas un mot).

    Chères amies, chers amis, le pays va mal, par application du proverbe chinois : « Le poisson pourrit par la tête ».

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  • Corse : Les nationalistes aux commandes

    En écoutant papy Chevènement, réfugié politique à l’OFPRA post-PS qu’est le Bigaro de Dassault, j’ai cru pendant trois secondes que la République était perdue : des corses parlaient en corse. Wahou… Et Valls était tout fâché...

    On se calme. Pour l’installation de la nouvelle assemblée territoriale, Gilles Simeoni, le président du Conseil exécutif, a parlé en français à 99%, et donc tout le monde a compris, alors que Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée, a fait son discours en corse,... de telle sorte que personne n’a suivi, en Corse comme ailleurs.

    Alors une catastrophe faisant trembler la République ? Rien du tout, car cette langue, enseignée dans les écoles primaires et co-officialisée par une délibération de l’Assemblée de Corse de 2013 – non-attaquée par l’Etat – n’a concerné que des discours, et pas l'adoption de textes réglementaires. Donc, circulez, y’a rien à voir.

    Alors, on n’a fait que du joke lors de cette assemblée du 17 décembre 2015 de la collectivité territoriale corse ? Certes pas.

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    La base de tout, c’est le FLNC qui a déposé les armes en juin 2014. Pas d’armes dans une démocratie.

    Je veux ensuite saluer tous les amis corses pour avoir filé une véritable rouste au Front National, qui a plafonné au second tour à 9,09% des voix. Bien mieux que les géniaux bretons qui ont limité le FN à 18,87%. Quand on pense que de l’autre côté de la mer, la co-gérante de la SARL Le Pen est à 45 %...  La France comme la Corse, et il n’y aurait plus de problème FN… J’attends avec impatience mon prochain voyage à Bastia pour fêter ça dignement.  

    Après, les psychorigides de la France indivisible doivent se calmer. Parce que la France ne tient son post-empire – de la Guadeloupe à la Nouvelle-Calédonie, en passant par Mayotte – que par l’adaptation de ses législations.

    Enfin, que dit mon excellent confrère Gilles Simeoni, leader de la coalition Pè a Corsica – Pour la Corse » – qui a atteint 35,3 % des voix ?

    « En ma qualité de président du conseil exécutif, je tiens à m’adresser solennellement au gouvernement et à l’Etat. Le peuple Corse existe, il va construire son destin dans la paix et la démocratie. Ce cheminement politique, cette logique d’émancipation passent nécessairement par une relation repensée et reformulée à l’Etat. Un Etat qui ne peut plus être le seul à vouloir échapper à l’évidence : le peuple corse existe et il sera reconnu, parce que cela est conforme à l’Histoire et au Droit.  Notre logique d’émancipation passe nécessairement par une relation repensée et reformulée avec l’Etat. La Corse, territoire insulaire, bénéficiera d’un statut lui conférant un pouvoir législatif, parce que cela s’imposera de façon naturelle et inéluctable. Je dis à Paris, au gouvernement et à l’Etat : prenez la mesure de la révolution démocratique que la Corse vient de vivre. Comprenez enfin que toutes les conditions sont réunies pour que puisse s’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de cette île. »

    Il poursuit par le rappel de leurs principales revendications, toutes se heurtant à la loi : libération des « prisonniers politiques », instauration d’un statut de résident, inscription de la Corse dans la Constitution française, reconnaissance d’un pouvoir législatif… « Cette logique d'émancipation passe nécessairement par une relation repensée et reformulée à l'Etat ». Oki, mais cool… Ça parait un peu compliqué pour la puissante Catalogne.

    Alors ? Est-ce une histoire de clans qui succèdent à d’autres clans, ou passe-t-on à autre chose ? Nous verrons, car tout va se jouer là. Dans l’immédiat, et après les beaux discours, Gilles Simeoni va vite se trouver les mains dans le camboui.

    En 1), les difficultés endémiques de la Corse, en termes d’économie et d’emploi. En français ou en corse, tu vas faire quoi, ami Gilles ? A ce stade, les discours ne suffisent pas, il faut agir.

    En 2), il faut prévoir de sérieuses secousses politiques, car juste avant l’assemblée du 17, la police judiciaire a fait au siège de la collectivité des perquisitions pour des affaires curieuses de marchés publics.

    En 3) avant de planer pour l’indépendance, l’assemblée va devoir trouver les voies de consensus pour mettre en place la collectivité territoriale unique prévue par la loi pour 2018 avec la fusion de l’Assemblée de Corse – autonomiste – et les deux départements : la Haute-Corse, à gauche, et la Corse-du-Sud, à la droite.

    Vraiment de quoi rire deux minutes…

    Avec la loi du 7 août 2015, les grands manitous du Ministère de l’Intérieur avaient inventé une collectivité territoriale sur mesure pour couper l’herbe sous les pieds des nationalistes,… et ce sont les nationalistes qui vont mettre en œuvre la loi et s’installer aux commandes.

    Pas de problème, on est bien gouverné, et ça, on le savait… Loi du 7 août 2015 était signée Laurel et Hardy,… euh non, signée Hollande et Vallsde gros malins qui ont donné les manettes de la Corse aux nationalistes.

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    L'excellent Valls gouverne

  • Antoine Sollacaro : Le Bâtonnier met en cause la Justice

    Les choses vont mal en Corse : quinze assassinats depuis le début de l’année, et cette fois-ci, le grand avocat Antoine Sollacaro... Tout le monde a souligné la gravité exceptionnelle de cette exécution. Antoine Sollacaro a été abattu car il faisait son métier : défendre. Debout face à l’accusation, face aux verdicts déjà faits, refusant toute simplification. La défense depuis la terre corse. 

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    Elu bâtonnier du Barreau d’Ajaccio, il avait lors d’une manifestation officielle dénoncé les pratiques publiques tolérant la corruption, devant un préfet Bonnet furieux, qui avait quitté la salle. On sait comment l’histoire s’est ensuite écrite. Le grand public avait découvert cet avocat qui n’avait pas froid aux yeux dans la défense d’Yvan Colonna, mais il était un homme de l'engagement permanent.

    Je l’avais entendu et avais été bluffé par ses capacités argumentaires lors du procès de la prison d’Ajaccio, qui s’était tenu à Lyon en 1985. Un commando de trois militants nationalistes s’était introduit dans la prison pour abattre deux hommes qu’ils estimaient être les assassins de Guy Orsoni (Des faits qui, par parenthèse, rappellent ce qu’est l’action des vrais groupes armés, je ferme la parenthèse). La défense, pour ces assassinats revendiqués, avait arraché une peine ramenée à huit ans. L’histoire de la Corse était passée sur la Cour d’assises et avait tout emporté…

    Hier, le Barreau d’Ajaccio était réuni, et le Bâtonner Maroselli a rendu hommage à « cette figure de ce barreau depuis plus de trente ans, certainement le meilleur de nous tous ». Dénonçant « l'escalade et la folie meurtrière qui ensanglantent la Corse » le Bâtonnier s’est engagé à la fidélité : « Nous poursuivrons l'œuvre d'Antoine, nous porterons la voix des justiciables, sans concession et sans se laisser intimider par les lâches qui l'ont assassiné ».

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    Jusque-là, tout est dans les clous. Mais la suite est bien différente, car le Bâtonnier, faisant état d’une délibération du conseil de l’ordre, a directement mis en cause la Justice.

    « L'ordre des avocats se constituera partie civile et demande le dessaisissement de la JIRS (juridiction inter-régionale spécialisée) de Marseille au profit du juge naturel, c'est à dire d'un juge d'instruction du tribunal de grande instance d'Ajaccio ». Rappelant qu'Antoine Sollacaro était « le plus fervent pourfendeur des JIRS », il déploré « la tragique ironie » voulant que l'enquête soit confiée à la JIRS de Marseille », pour conclure : « En sa mémoire, parce que c'est l'essence même de notre métier, nous continuerons sans relâche à plaider, dénoncer les injustices et les incohérences d'une certaine justice. Je veux parler là des JIRS qui depuis quelques années se sont emparées des dossiers corses en mettant en œuvre des mesures liberticides, favorisant les antagonismes et, par-là, des drames ».

    Quelle charge ! Le Bâtonnier, pleurant la mémoire d’un confrère exécuté, accuse la JIRS de Marseille, comme injuste et incohérente, agissant par des mesures liberticides et favorisant les antagonismes, au risque assumé de drames...  

    Les JIRS ont été créées par la loi du 9 mars 2004, et sont au nombre de huit : Paris, Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Bordeaux, Nancy et Fort de France. Elles regroupent des magistrats du parquet et de l’instruction dotés de moyens adaptés pour lutter contre la criminalité organisée (CPP, art. 706-73) et la délinquance financière (CPP, art 704) dans des affaires présentant une grande complexité.

    Le Bâtonnier Maroselli met en cause, et dans les termes les plus accusateurs, les magistrats de ce service spécialisé, dépendant du TGI de Marseille. Ce n’était pas l’émotion, car la délibération du Barreau annonce des actes de procédure, qui seront motivés et justifiés par des pièces. Et il y a tout un débat en Corse pour dénoncer cette « juridiction d’exception ».

    Lourde ambiance entre Ajaccio et Marseille… Si la Garde des Sceaux entend défendre ses services, c’est maintenant. 

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    Le Palais de Justice d'Ajaccio

     

  • Affaire Erignac : Un défi pour la Justice

    yvan_colonna_juge_en_appel_dans_le_proces_erignac_mode_une.jpgVendredi 4 juillet 2003, Yvan Colonna des policiers du Raid pénètrent dans la bergerie Margaritaghia, à Porto-Pollo en Corse du sud, entre Ajaccio et Propriano.

    Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, est aussitôt informé. Il est meeting à Carpentras, et interrompt son discours : « J’ai quelque chose de très important à vous dire : il y a vingt minutes, la police française a arrêté Yvan Colonna, l’assassin du préfet Erignac ». Et la foule UMP applaudit à tout rompre. Le référendum sur l’avenir institutionnel de l’île, une invention du ministre de l’Intérieur, a lieu le 6 juillet, mais il sera rejeté.

    Ce 30 juin 2010, la Cour de cassation casse l’arrêt de la Cour d’assises de Paris, qui le 27 mars 2009 avait condamné Yvan Colonna la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté pour l’assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.20071116Erignaccorse.jpg

    Aujourd’hui, Sarkozy se tait, et les militants ne sont plus là pour applaudir l’arrestation de « l’assassin ». C’est MAM qui doit monter au créneau pour se fendre d’un communiqué, affirmant que cet arrêt « ne porte en rien sur la question de fond de la culpabilité » du berger de Cargèse. Cette incapacité à respecter la justice est un grand aveu de faiblesse.

    La cassation ne repose pas sur un motif anodin, genre « purement formel »… Lors du procès, les 12 et 13 février 2009. Aurèle Mannarini, balisticien amateur, est cité comme témoin. Il doit selon la procédure faire une déclaration spontanée, avant d’être interrogé par le président, puis la partie civile, puis le Parquet et enfin par la défense. Le plus souvent, ça se passe bien. Par fois, ce genre d’exercice fini un peu en vrac, et le président doit tailler dans le vif pour que trouver une issue. Mais chacun a pu se faire une idée, car la déclaration spontanée a été faite dans la sérénité

    Le problème est double : Aurèle Mannarini ne semble pas dégager une autorité naturelle, et ses analyses vont à l’encontre de la thèse de l’accusation sur un point majeur : les tirs mortels.

    Aurèle Mannarini commence son exposé, mais il est rapidement contesté par certaines parties civiles et le ministère public, qui cherchent à discréditer son propos en pointant des incohérences. La défense proteste, et demande que ce témoin, pour elle important, puisse déposer dans la sérénité, observations écartées par le président de la cour d’assises.

    2007-12-13T112949Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-COLONNA-20071213.jpgEt la Cour de cassation n’est pas d’accord.  « La cour d'assises a imposé à l'accusé une charge disproportionnée qui rompt le juste équilibre entre, d'une part, le souci légitime d'assurer le respect des conditions formelles pour la saisir et, d'autre part, le droit d'accès de ce dernier à cette instance». En refusant de prendre en considération, lors de l'audience, les observations de la défense, le président de la cour d’assises a péché par « excès de formalisme », portant ainsi « atteinte à l'équité de la procédure ».

    La Cour casse l’arrêt de la cour d’assises, et ajoute qu’ainsi elle n’a pas à examiner les autres moyens formés contre cet arrêt.

    Yvan Colonna est ainsi en détention depuis sept ans, alors qu’il est toujours présumé innocent. Un délai tout de même peu raisonnable, alors que l’un de points d’achoppement est la réalisation d’actes d’instruction sur les circonstances des faits, douze ans après les faits. Ce qui pose la question du délai raisonnable de cette détention provisoire. C’est le débat qui va être tranché dans les jours qui viennent, et la remise en liberté de celui qui reste accusé mais innocent, est désormais loin d’être une hypothèse d’école. Le point faible reste sa longue fugue, mais sept ans c’est trop long.

    Dominique Erignac a ce soir de quoi être amère, si ce n’est écœurée. Son mari, préfet de la République, a été abattu de dos, en pleine ville. Douze ans après les faits, la justice n’a su dire qui a été l’assassin, et le procès a montré que c’est toute la machine qui s’est enraillé, dès les premiers instants de l’enquête judiciaire, ce qui laisse autant d’incertitudes sur le troisième procès.  

     

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  • Salades corses et loi républicaine

    legende666_logo.gifVive la Corse, terre fière qui a toujours été au premier rang de la République, notamment quand il avait fallu virer le traître Pétain. Bon, bien sûr, il y a eu Napoléon Bonaparte, mais ça on lui pardonne. Qui n’a jamais fauté ? Mais tout de même, chères amies et chers amis de la belle ile, quelle misère que cette invocation de l’hospitalité corse dans l’affaire Colonna.

     

    La loi  est passée par là, et c’est l’article L. 434-6 du Code pénal. Avant de dire que c’est une loi continentale, félonne et destructrice de la solidarité, je recommande de la lire.

     

    « Le fait de fournir à la personne auteur ou complice d'un crime ou d'un acte de terrorisme puni d'au moins dix ans d'emprisonnement un logement, un lieu de retraite, des subsides, des moyens d'existence ou tout autre moyen de la soustraire aux recherches ou à l'arrestation est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende. Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75000 euros d'amende lorsque l'infraction est commise de manière habituelle.

    « Sont exceptés des dispositions qui précèdent :

    « 1° Les parents en ligne directe et leurs conjoints, ainsi que les frères et sœurs et leurs conjoints, de l'auteur ou complice du crime ou de l'acte de terrorisme ;

    « 2° Le conjoint de l'auteur ou du complice du crime ou de l'acte de terrorisme, ou la personne qui vit notoirement en situation maritale avec lui ».

     

    Alors, on va rependre tout ça pour calmer nos petits nerveux de la garrigue. Le dossier, je ne le connais pas, et je me garde bien d’en parler. Mais les salades sur l’hospitalité corse bafouée par la loi … Heureusement c’est le printemps, et personne n’est atteint de gerçures aux lèvres, sinon nous souffririons beaucoup.

     

    D’abord, l’hospitalité accordée aux bandits est préservée pour les personnes concernées par des délits. Ce qui laisse tout une gamme de belles et joyeuses infractions, telles le vol, les violences non aggravées, le petit trafic de chichon, la prise illégale d’intérêt, le port de burqa sans autorisation préfectorale... Mais pour le crime, ressortant des assises, genre le meurtre ou le viol, la loi dit non, pas d’accord. Oh la méchante loi ! contafoli2007r.jpg

     

    « Mais, le petit Yvan, il est de la famille ! » Dans ce cas, pas de problème non plus. Vous pouvez planquer, alors même qu’il vous avoué un crime, votre père, votre mère, votre fils, votre fille, votre époux, votre concubin, votre frère, votre sœur, votre beau père, votre gendre, votre pacsé… Planquez votre criminel préféré à la maison et dites bonjour aux gendarmes avec le sourire, en toute tendresse familiale : c’est légal. Attention tout de même à bien garder la porte fermée, pour que votre protégé de commette pas de nouvelles exactions, et surtout, n’allez pas faire vos courses avec l’argent qui vient du braquage. 

     

    Mais le conte corse se poursuit : « Diable, et la présomption d’innocence ! Quelle loi féroce, qui m’oblige à m’ériger en juge, contre la vie paisible d’un innocent… » Moyen encore soulevé par la défense à l’ouverture du procès. Fatal error !  Voici nos indépendantistes corses, des héros potentiels, contaminés par les miasmes bêlants du sarkosysme, selon lesquels il est normal d’avoir peur de la police et de la justice. N’importe quoi. Ces grands services publics sont des piliers de la République. Les critiquer et en contester certains actes, oui, mais en avoir peur, non ! Car il faut choisir : c’est ça ou les milices privées. Donc la loi dit que quand il y a enquête pour crime, on joue le jeu, car il y a eu des faits des graves et des victimes. Ca ne me parait pas un drame absolu.

     

    Aujourd’hui, nous y sommes. Il reste aux prévenus à contester les preuves du Parquet, et à démontrer qu’on ne trouve dans le dossier rien de la fourniture d’un logement, d’un lieu de retraite, de subsides ou des moyens d'existence fourni à une personne que la police voulait entendre dans le cadre d’un enquête criminelle. A défaut, l’application de la loi, républicaine donc corse, va transformer les glorieuses traditions de l’hospitalité en des salades défraichies.

     

    Un petit mot encore. En s’engageant dans une affaire perdue d’avance, les grands combattants de la cause indépendantiste ont offert une magnifique victoire au ministre de l’Intérieur de l’époque, qui en a fait un des piliers de sa gloire, pour se présenter aux présidentielles. Aussi, je leur dis tout simplement : merci de ne pas nous prendre que pour des

     

     

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