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crime

  • Tous unis dans la lutte contre le terrorisme

    La lutte contre terrorisme, c’est-à-dire le recours à la violence armée par des groupes minoritaires ayant des plans pour s’imposer contre les peuples par la commission de crimes, est le premier de nos combats. Un défi aux civilisations... Solidarité sans faille avec ceux qui combattent pour défendre la liberté depuis 1492, car leur liberté, c’est la nôtre.

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  • Affaire Grégory : Une affaire simple rendue complexe

    La presse, qui avait fait à peu près toutes les fautes (et saloperies) possibles dans la première phase de l’affaire Gregory, se présente désormais comme un intégrisme de la prudence. Il faut être « extrêmement prudents », c’est une affaire « tellement complexe »… Bon, pourquoi pas, mais il ne faudrait quand même pas s'arrêter de réfléchir.

    Pour ma part je relève quatre choses marquantes.

    1/ Des paroles de poids

    La communication est assurée par le Procureur général, encadré de deux commandants de gendarmerie, et intervient après des mois de travail, loin de la moindre précipitation. Alors que tout le monde croyait l’affaire ensevelie, je vois mal ces trois professionnels de haut niveau engager leur crédibilité et celle de leurs services sans des bases solides.

    2/ Complexe ?

    L’enfant a été vu par sa mère pour la dernière fois à 17 h, quand elle l’a laissé jouer dans le tas de gravier devant la maison. La revendication de l’assassinat a été postée à 17 h 15, depuis la Poste du village. L’enfant a donc été tué entre 17 h et 17 h 15, puis jeté dans la rivière, avec une revendication téléphonique immédiate donnant la piste de la Vologne, où l’enfant sera retrouvé dans la nuit. Cette lettre, reçue le lendemain, est ciblée, visant « le chef », c’est-à-dire Jean-Marie Villemin, chef d’équipe à un peu plus de 20 ans. Ce n’est pas un crime de rôdeur, mais celui d’un proche, ou d’un clan de proches.

    Alors, on cherche quel est ce clan de la haine, et il n’y a pas cinquante pistes : une impressionnante série d’appels malveillants et de menaces, qui avaient pris fin dès que l’annonce d’un dépôt de plainte s’était répandue dans la famille.

    Après, ce qu’explique aujourd’hui le procureur général : une hostilité terrifiante, très bien établie, organisée autour d’un groupe de trois ou quatre personnes, et seul ce groupe pouvait rentrer dans cette logique aussi démentielle que tuer le fils pour se venger du père.

    Il a fallu d’abord récupérer Grégory devant la maison, et il fallait être aux aguets car il n’était pas prévu que Grégory se trouve là quelques minutes seul. Il a fallu ensuite l’étrangler jusqu’à la mort, puis le ficeler, et enfin le jeter dans la rivière, pendant qu’une personne écrivait la lettre et se précipitait pour la poster avant 17 h 15.

    Les relations dans cette famille et son environnement étaient globalement poisseuses, mais il fallait une haine exceptionnelle pour en arriver à assassiner l’enfant du « chef ».

    3/ Qui a fait quoi ?

    Je me garde bien d’aborder cet aspect, car nous n’avons là aucun élément crédible pour nous prononcer. Juste une remarque.

    Opposer le secret est un droit de la défense, certes, mais ce droit doit être utilisé avec discernement. Là, il n’y avait aucune surprise pour les personnes entendues : nous sommes sur des faits qui datent, certes, mais que chacun a analysés dans tous les sens, et ne rien avoir à répondre à des questions du genre « où étiez-vous à telle heure ? » et « quelles sont vos relations avec un tel ? » crée une ambiance qui amène le juge à cogiter.

    4/ Le fonctionnement de la justice

    Quand on écoute les déclarations, fermes et droites, du Procureur général sur cette dramatique dérive familiale, on se pose immédiatement la question : mais qu’a fait le juge d’instruction ? On découvre que les emplois du temps des proches de l’affaire, pendant cette demi-heure de feu, n’ont pas tous été vérifiés…Le juge Lambert s'est dit persuadé de l'innocence de Laroche, au motif qu'un homme seul ne pouvait avoir tout fait dans ce laps de temps si bref. Exact, mais quid d'un crime commis à plusieurs ? Hypothèse pas même imaginée...

    La complexité de cette affaire, c’est une lourde responsabilité de la justice. Son action d’aujourd’hui n’effacera pas le mal qui a été fait hier.  

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  • Affaire Grégory : L’enquête redémarre

    L’affaire est commentée par le Procureur général, ce qui est assez rare, car du fait des aléas de la procédure, l’instruction se retrouve confiée à la présidente de la chambre de l’instruction, formation de la cour d’appel.  

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    Aujourd’hui, ce sera la fin des deux dernières garde-à-vue, celle de Marcel et Jacqueline Jacob. Il pourra y avoir une présentation à la présidente de la chambre d’instruction pour une éventuelle mise en examen, ou une remise en liberté, comme pour les autres personnes venant d’être entendues. Attention, l’absence de mise en examen immédiate ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de mise en examen. Face à un dossier complexe, les magistrats peuvent préférer se laisser le temps d’étudier les procès-verbaux, pour ensuite convoquer en vue d’une mise en examen.

    Hier, c’était une déclaration du Procureur général Jean-Jacques Bosc. Beaucoup d’explications sont données, avec grande prudence et une langue de bois de haut niveau, mais on apprend l’essentiel avec les infractions retenues à ce stade de l’enquête : « complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime ». On ne cherche pas l’assassin, mais on s’intéresse à des personnes qui sont impliquées dans l’assassinat pour avoir fourni aide ou assistance, qui n’ont pas dénoncé le crime, qui n’ont pas cherché à protéger l’enfant, et qui volontairement n'ont pas empêché un crime. Et les personnes visées sont de la famille proche. Le Procureur a également parlé de repérages par un homme portant la moustache, et souvent accompagné d’une jeune femme.

    A priori, il n’y a pas beaucoup d’éléments nouveaux. L’ADN, qui est un élément de preuve fort mais pas définitif, n’a pas parlé. Des expertises en écriture seraient démonstratives, mais c’est un mode de preuve qui reste discuté. L’accélération serait dûe principalement au traitement informatisé de ce volumineux dossier, programme qui permet de collectionner les informations dispersées dans le dossier pour leur donner une cohérence.

    Pour se replonger dans l’affaire, je vous propose deux vidéos, l’une très bien faite sur le déroulé des faits et de l’enquête, et l’autre sur le rôle de la presse. Quelle violence, c'est terrifiant...

  • Nice : Rien à voir avec l’Etat Islamique

    41K0f3DK-vL._SX320_BO1,204,203,200_.jpgL’Etat islamique est une pure escroquerie, l’œuvre de gogos sanguinaires, juste bons à voler les biens des autres et tuer ceux qui leur résistent. Ces maquereaux du terrorisme avaient le 16 juillet revendiqué le crime de Nice – 86 morts, 434 blessés – saluant l’œuvre d’un « soldat du Califat ». Le crime et cette revendication,… ambiance… pour conduire à justifier une réforme de l’Islam en France, avec Papy Chevènement...

    On attendait des preuves... et en voici : aucune indice n’accrédite un lien quelconque entre le tueur et l’Etat islamique, ni d’ailleurs avec la croyance religieuse.  

    Je note d’abord que, si des complices suspectés ont été mis en examen, le Procureur de la République, qui n’est pas farouche avec les micros, n’a fait aucune déclaration pour dire qu’il existait un lien entre le tueur et le terrorisme islamiste. Pas de réseau non plus.

    Ensuite, Le Parisien et Libération ont eu accès au dossier, et nous ont livré hier nombre d’informations.

    S’agissant de l’enquête, le téléphone portable et l’ordi ont parlé : pas de traces de l'Etat islamique, mais une addiction aux sites pornographiques et à l’hyperviolence. Le mec n’était ni sous commande, ni sous allégeance.

    Pour ce qui est de la personnalité, on est à des années lumières des combattants perdus du djihad.

    Le type était psychologiquement déstructuré, violent, alcoolique, obsédé sexuel, et dragueur maladif. Mythomane à l’égo démesuré, mais dans le même temps fragile et instable.

    Son épouse explique qu'il « n’est pas croyant, il ne pratique pas du tout, il mange du porc, boit de l’alcool ». Une amie ajoute : « Comme Hajer était croyante, il insultait Dieu devant elle pour la provoquer. Il mangeait du porc et se moquait pas mal de la religion. Il était même antireligion ». En famille, le type se montrait violent, infantile et ingérable, éventrant les poupées des enfants, déféquant sur le lit ou brutalisant son épouse pour imposer des rapports sexuels brutaux.9782729847005.jpg

    Pour une collègue « Avec lui, tout tournait autour du sexe. Le prof de salsa connais­sait Moha­med, il l’avait déjà mis plusieurs fois dehors du cours parce qu’il draguait avec beau­coup d’in­sis­tance toutes les filles». Selon son beau-frère, « il avait le démon en lui, et il m'avait même montré la poupée gonflable qu'il avait chez lui ». Gonflé aux stéroïdes, il était obsédé par son image : « Il ne pensait qu’à lui, il n’avait aucun sens des respon­sa­bi­li­tés, aucune huma­nité… Il a des problèmes psychia­triques, ça saute aux yeux, il est complé­te­ment taré. » Pour une amie de son ex-femme : « C'est un sadique. Il l'a fait par sadisme ». La violence de Daech a pris sa place dans cette vie cassée, et regardait, indifférent, les scènes de décapitation.

    Et puis quelles méthodes criminelles ?

    Dans le camion, on a trouvé ses papiers d’identité, et des documents. Son téléphone était allumé, avec un dernier SMS de 22 h 27 – quelques minutes avant le crime – dans lequel l’auteur balançait ses complices supposés : « Ramzy, je suis passé tout à l’heure au Taxiphone rue Marceau, je t’ai pas trouvé. Je voulais te dire que le pistolet que tu m’as donné avant-hier est très bien. Dis à ton copain qui habite au 7, rue Miollis au 5e étage qu’il nous [en] ramène cinq. Chokri est ses amis sont prêts pour le mois prochain maintenant ils sont chez Walid ».

    Tous ces noms bien sur disponibles sur le téléphone portable… Il donne même l’étage pour faciliter le travail des enquêteurs… 

    Loin des fantasmes, voici des faits. Le grand crime est tellement contraire à notre nature qu’on cherche à ne pas le voir, je sais. Mais s’inventer des histoires, ça ne peut pas mener loin. Parce qu'il faut agir, il faut d’abord comprendre.   

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  • La terrifiante violence dans notre société

    Ces derniers mois, nous lisons les échos d’une série de violences commises dans le contexte familial ou relationnel, autant de terrifiants débordements criminels. En quelques instants, sans que l’on puisse comprendre, une vie est broyée par le crime. La pulsion écrase tout...

    Hier, c’est l’histoire dramatique survenue à Maromme, dans l’agglomération de Rouen. Une femme, enceinte de huit mois, a été rouée de coups par son compagnon, âgé de 19 ans, qui serait le père de l’enfant. La femme, entre la vie et la mort, a été conduite par un proche aux urgences du CHU. Les médecins ont dû pratiquer une césarienne pour sauver le bébé. Après la naissance. Il était en détresse respiratoire et en arrêt cardiaque, et il a fallu le réanimer. Ce soir, l’état de santé de la mère serait stabilisé, mais l’enfant reste dans un état critique. Le compagnon a été arrêté mardi en début d’après-midi.

    La justice va s’occuper du crime, elle sait faire, rien de neuf...

    Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari ou son compagnon, rien de neuf non plus...

    Et pourtant...

    Cette violence, tellement inscrite dans notre société, est sidérante. Je ne vais pas tenter ici des analyses sur le « pourquoi », qui reposent sur un travail considérable, tant les situations sont diverses.

    J’appelle simplement à ne rien banaliser, et à poser la question de l'acceptation sociale de cette violence. Trois lignes dans la presse locale, et rien de plus...

    Chaque crime repose sur une intention spécifique, mais pourquoi ne sommes-nous pas tous mobilisés pour traquer les sources de cette hyperviolence, qui vient des profondeurs de notre société ? 

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