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  • Eliades Ochoa au Grand Théâtre de la Havane

    Si vous n’avez pas eu le temps de passer par Cuba cet été, voici Cuba qui vient à vous avec ce concert d’anthologie : Eliades Ochoa, enfant du pays devenu ambassadeur de la musique cubaine du monde, au Grand Théâtre de la Havane. Pour comprendre cette musique, vous pouvez partir de ce concert, et vous allez voir que c’est merveilleux.

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  • Compay Segundo, Olympia 1998

    Le pleurnicheur en chef Obama ayant décrété que Cuba redevenait hallal, l’excellent Raoul Castro a été reçu comme grand ami par le squatter de l’Elysée. Image parfaite de la servilité : l’Oncle Sam, inquiet de son avenir contesté par la Chine, arrête de persécuter le peuple cubain, et l’enlisé de l’Elysée accourt pour récupérer quelques miettes. Lamentable, mais on s’en contrefiche : la vraie vie, celle des peuples, leur échappe.

    Question Cuba, tout a été fait, et de longue date, par la musique. Dizzy Gillespie a replacé le rythme afro-cubain au coeur du jazz… et Compay Segundo nous a appris à danser avec Chan Chan. En 1998, Compay Segundo était à l’Olympia pour montrer au public à quoi ressemble Cuba. Il avait juste 18 ans d’avance... Ce concert est une merveille qui va vous enchanter le cœur. Jour après nuit, les artistes nous enthousiasment, mais là, franchement, ce concert, c’est un immense moment, nous sommes près du ciel.

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  • Chucho Valdes, Estival Jazz Lugano 2015

    Giant of jazz… Voici Chucho Valdes, du haut joyeux de ses 74 ans, à l’Estival Jazz Lugano 2015, enregistré ce 9 juillet. Cet été, la tournée s’appelait Irakere 40, pour marquer les 40 ans de la création de l’orchestre Irakere,  qui avait pour ambition, et qui a eu pour réussite, d’être moteur dans la musique cubaine et ses évolutions. La musique cubaine, ce n’est pas que pour danser (Quand même le tango à 27:15...). C’est l’invention des plus belles harmonies et des rythmes aussi dynamisants qu'inattendus. Chuco Valdes, natif de la Havane, pianiste – de la grande filière : Art Tatum, Bill Evans, McCoy Tiner,... –  qui avait joué avec les plus grands, s’est ainsi converti en chef d’orchestre,… et a propulsé la musique cubaine vers les sommets. Depuis, on se régale.

    A côté de Chucho Valdés, le très impressionnant Dreiser Durruthy Bombalé aux percussions et au chant, Manuel Machado, Alexander Abreu et Reinaldo Melián à la trompette, Ariel Bringuez au sax tenor, Rafael Águila au sax alto, Gastón Joya à la basse, Yaroldy Abreu Robles aux percussions (faites un tour à 24:15) et Rodney Barreto à la batterie.

    C’est un concert au top, dans le cadre unique de Lugano, alors allez-y tranquilles : le son à 538 et, par prudence, écartez le mobilier fragile,... car vous pouvez vous mettre à danser à tout moment. Une magnifique musique à partager, avec un morito ou un thé à la menthe, avec tous ceux que l’on aime.

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  • Ebola : Cuba montre l’exemple

    Avec Ebola, c’est le foutoir habituel des problèmes de santé publique : un jour c’est gravissime, et le lendemain, les progrès sont spectaculaires ; un malade en Espagne c’est une crise de régime, mais quelques centaines de mort en Sierra Leone, au Liberia ou en Guinée, c’est du secondaire. Tous les jours, l’OMS et l’ONU alertent, alors que les gouvernements se veulent rassurants.

    L’OMS a certainement une partie bien difficile à jouer, pour collecter des infos pas évidentes, agir en tenant compte de la susceptibilité des Etats, éviter la panique… Margaret Chan, directrice de l’Organisation mondiale de la santé, avait posé le problème « de la manière la plus simple : « Face à la maladie, ce dont nous avons le plus besoin, c’est de personnel médical. Le plus important pour éviter la transmission de l’Ebola est de disposer des personnes adéquates, des spécialistes adéquats, entrainés correctement ».

    Un pays, qui n’est pas le plus riche de la planète, Cuba, a magnifiquement répondu. Seul à avoir répondu en tant qu’Etat, sans se défausser sur les ONG, et à un tel niveau… en dépêchant 165 médecins, tous en place depuis début octobre. Onze millions d’habitants et 165 médecins, on voit ce que ça donnerait si on généraliserait l’effort. Margaret Chan a salué cette décision: « Cuba est un exemple. Il s’agit du contingent le plus important de médecins, d’infirmiers et de spécialistes du contrôle de maladies infectieuses et épidémiologiques ».

    La présence médicale internationale en Afrique de l’Ouest était de 170 professionnels. Cuba fait autant que toutes les nations du monde réunies… Fidel Castro a trouvé un micro pour expliquer : « C’est un principe sacré de la Révolution. C’est ce que nous appelons l’internationalisme, parce que nous considérons que tous les peuples sont frères et avant la Patrie se trouve l’humanité ».

    Chapeau-bas à ce grand pays de solidarité, étranglé par le blocus US, et mes amitiés à nos syndicats de médecins libéraux qui préparent une grève… pendant les fêtes de Noel. Un autre monde

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  • BNP Paribas : La France humiliée par les malfrats de Washington

    Obama a encore frappé : ses sbires demandent à la BNP de payer une amende de 10 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros), avec une menace de retrait de licence, soit la perte de 10% du chiffre d’affaires. Ah bon, la BNP a été condamnée, avec de vraies lois et après un procès équitable ? Non, chez les cow-boys (Territoire indien occupé, Amérique du Nord), on condamne sans procès.ImageMotif ? La BNP aurait violé pendant quatre ans l’embargo décrété contre Cuba, le Soudan et l’Iran. Quel tribunal a décidé de cet embargo contre ces Etats souverains ? Aucun : c’est encore Obama et ses sbires. Une zone de non-droit… Une association de malfaiteurs encravatés décident de ruiner des peuples, puis de ruiner une banque (française), ce sans loi, sans tribunal sans procès, et ça passe comme une lettre à la poste. Ça me sidère.

    Là-bas, l’affaire est traitée, sous le contrôle direct du gouvernement, par David O’Neil, chef de la division criminelle du ministère de la justice, Benjamin Lawsky, le patron du département des Services financiers (DFS) de l’Etat de New York… et Cyrus Vance Eternal Junior, le procureur du district de Manhattan. Eh oui, on retrouve ce loser en chef, le big boss de l’enquête sur la pipe nationale de DSK, qui ferme les yeux sur un viol parce que la victime a des papiers irréguliers

    Chez ces instruits, le jeu est simple : tu craches un max, sinon je t’inculpe. Du pur chantage. Sauf que rigolez-pas : si la BNP lâche 7 milliards d’euros, le contrecoup sera vite ressenti : ce sera ça de moins de financement sur le marché européen, un coup très rude à l’économie.

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    Bien sûr, la banque BNP se prépare à un procès du feu de Dieu. Elle va contester les décisions d’embargo contre l’Iran, le Soudan et l’Iran, contraires aux résolutions de l’ONU. Elle va dénoncer ces sanctions gouvernementales, prises sans référence au droit international et sans procès, selon cette méthode qui conduit les US à commettre les plus graves violations du droit, comme en envahissant l’Irak ou en procédant à des campagnes d’assassinats au Pakistan… Non, la BNP ne se défendra pas. Ces décérébrés vont payer sans même oser saisir un tribunal. Une soumission totale.

    Du côté du gouvernement français, c’est la même incurie. Le p’tit naze de Montebourpif, qui fulmine devant l’Indien Mittal, se couche devant les US. Pourtant, Mittal n’a pas fait 7 milliards d’euros de dégâts… De la part de ce quart de portion, ça ne surprendra personne. Michel Sapin a lui discuté avec Benjamin Lawsky, non pour exiger le respect du droit – conduire un procès en fonction de règles conformes au droit international – mais pour implorer la clémence… Quelle honte. Un rat… mais c’était perdu d’avance, car le gouvernement est calé sur les délires de Washington pour ce qui concerne Cuba, le Soudan et l’Iran. Sapin s’est fait jeter, et il a contacté Eric Holder, le ministre de la justice US, qui a son tour l’a jeté, lui expliquant qu’aucune banque n’était « too big to jail », littéralement « trop grosse pour échapper à la prison ». Et Sapin a fermé son sifflet.

    Le seul qui a osé dire un mot est le syndicat CGT de la BNP Paribas… Allez, c’est pour rire, eux aussi sont dans le tropisme de l’oncle Sam. Non, le seul qui a émis une opinion critique, mais bien discrète, est Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France : « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, réglementations, aux niveaux européen et français. Il n’y a aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations unies ». Très bien de rappeler que l’ONU existe, car c’est l’ONU qui défend le droit international, alors que les US ne défendent que leurs intérêts égoïstes, ceux d’un petit Etat de 320 millions de personnes qui maquereautent 7 milliards d’êtres libres et égaux.  Mais que pèse la déclaration de notre ami Christian ?

    Donc, c’est la crise avec les US ? Mais non, rien du tout ! Mieux, pour remercier ces malfrats, on va signer un accord de coopération, le traité transatlantique, qui va finir d’asservir nos économies.

    Demain, nos « ministres » expliqueront que ceux qui ruinent la France sont les réfugiés syriens ou les Roms. Et il faudrait voter pour eux…

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