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10/04/2013

La transparence et la confiance sont antinomiques

78616796_o.jpgCe pauvre Hollande, déjà au fond du trou, continue de creuser frénétiquement… Pour recréer la confiance, il impose la transparence… alors que cette idéalisation de la transparence montre justement qu’on ne peut pas avoir confiance.

Parfaitement idiot

Le projet – obliger le personnel politique à publier son patrimoine – est idiot. Le fait que Fillon et Montebourpif aient aussitôt acquiescé en est une preuve. Ce projet est une parade à l’affaire Cahuzac. Mais il n’y a que Hollande pour imaginer que Cahuzac, qui a menti solennellement devant l’Assemblée Nationale et devant lui – les yeux dans les yeux, comme ça devait être chou ! – va mentionner son compte en Suisse dans sa déclaration publique... Nous sommes donc très honorés de savoir que le drolatique Montebourpif est nu-propriétaire à 50 % d'une place de parking souterrain située avenue du Maréchal-Foch à Dijon et d’un fauteuil Charles Eames « acheté pour 28 000 francs », mais on s’en tape complétement. On n’a pas avancé d’un centimètre sur le dossier de la fraude fiscale.

« Tous pourris »

Hollande accrédite le « Tous pourris » de la rhétorique de Le Pen et de Mélenchon. Tant qu’il n’est pas prouvé qu’il s’agit de financement politique, l’affaire Cahuzac est personnelle. C’est un mec plein aux as qui a planqué du fric en Suisse. Cette faute individuelle se conjugue à une autre : celle de Hollande, imbécile ébahi préparant ses vacances au Lavandou, qui nomme ministre du budget un fraudeur fiscal… et qui le maintient alors qu’il a toutes les informations pour le virer.

Or, par une curieuse inversion des sens, cette double faute personnelle se transforme en acte d’accusation de tout le personnel politique !  La réponse est : « On met tout le monde à poil, et on publie les photos ». Personne n’échappe à la suspicion. Si les élus se laissent faire, c’est qu’ils sont vraiment ramollis du bulbe. Ce qui n’est pas une hypothèse d’école.

Un attentat contre la confiance

9782889180929.jpgIl faut vraiment qu’un esprit soit fatigué pour croire que la transparence crée la confiance. C’est pile l’inverse. La transparence et la confiance sont antinomiques.

La confiance, c’est l’idée qu’on peut se fier à quelqu’un. Tu es mieux placé que moi, fais le pour moi, je te fais confiance. On est proche des nobles valeurs de la confidence et de la fidélité. C’est un passage, avec l’idée assumée d’un abandon, parce que l’autre ne me trompera pas.  

Et si je lui fais confiance, c’est parce qu’il inspire la confiance. C’est quelqu’un de solide, qui sait où il faut aller et comment il faut avancer. Rien à voir avec le mec à grande gueule, fier de lui et jouant les mastars. Mon tiers confiant est un connaisseur, reconnu, une personne qui écoute et qui sait douter avant de décider. Il a de fortes pensées en lui et résistera aux imprévus. Ce n’est pas une confiance aveugle car il me parle, et explique suffisamment pour que je m’en remette à lui.

Alors, la transparence, c’est pile l’inverse. Je lui fais si peu confiance qu’il doit toute me montrer. Rien n’est fiable, alors il faut vérifier. Je ne peux me satisfaire ni de ses paroles, ni de son action : c’est un être inconstant et si peu compétent. Je dois passer par lui, et c’est un crève-cœur, oui, mais voilà : nous sommes dans une société de sauvages, et je ne peux faire confiance qu’à moi.

Sarkozy fini son quinquennat mis en examen pour abus de faiblesse. Pour Hollande, une chose est sure : il ne risque pas de mise en examen pour abus de confiance. 

gochmole,démocratie

Goddess Diana With A Lion, Angelo von Courten (1848 – 1925)

28/02/2013

Des élections italiennes qui nous parlent

Les Français pensent avec obstination que ce qui arrive aux US sera chez eux dans quelques années…alors que les deux sociétés sont si différentes. L’histoire montre plutôt que c’est ce que vivent les Italiens qui devient vite notre quotidien. Au menu du jour : la déliquescence de la politique.arton4458.gif

Tout le monde est d’accord : Les Italiens n’ont pas voté comme il faut… Déjà, on parle d’organiser un nouveau vote. C’est comme après la dégelée de Jospin, doublé par Le Pen. Les scrutins qui ne correspondent pas aux prévisions n’existent pas. Pourtant, les Italiens ont  voté en masse et disent des choses très claires :

- Un camouflet pour Monti (ancien de la Goldmann Sachs), tellement vanté dans la presse qu’il a cru être devenu populaire ;

- Un score de miraculé pour Berlusconi, du haut de ses 74 ans, avec un feu d’artifices de promesses et des attaques débiles contre « l’Europe allemande », la source de tous les maux ;

- Un triomphe (Plus de 25% des voix) pour Beppe Grillo, qui assume d’être illusionniste et incohérent, car il veut dénoncer la pourriture du système et surtout ne pas exercer le pouvoir ;

- Une raclée pour la gauche normale, qui attendait gentiment que le bon peuple lui donne les bonnes places…parce qu’elle est gentille.

Les Italiens n’ont pas cherché à dégager la voie pour un gouvernement raisonnable. Les responsables politiques n’étant pas sérieux, les électeurs le leur disent avec sincérité. L’un ou l’autre… la solution ne passe pas par là. Le pouvoir politique d’Etat est passé au second plan.

La situation est-elle si différente en France ?

La gérante de la SARL Le Pen affirme qu’elle veut redonner sa grandeur à la France… mais elle refuse toute alliance électorale pour être sûre de ne jamais gagner. Bouffonnerie parfaite.

L’UMP est un champ de bataille, avec son hilarant vote démocratique interne, la demi-portion Fillon annonçant qu’il s’apprête à sauver la France, la danse du ventre de Sarko-le-loser sur son éventuel retour,… et les SMS de rendez-vous coquins publiés comme arguments politiques…

Le PS normal sombre, inexorablement… Pathétique. Ce gouvernement d’amateurs est dans l’incapacité de faire passer la moindre réforme sérieuse. Après bientôt deux ans, le bilan est la poursuite de la politique économique et sociale de Sarko. Hollande avait annoncé l’inversion de la courbe du chômage en 2013. Or, il n’en sera rien et 2014 sera très mauvais. Réponse ? Rien, à part un discours sur la solidarité… Il nous gave.

Les Verts ? Divisés, inaudibles et souvent archaïques.  la-democratie-dune-crise-a-lautre1.jpg

D’autres voix ? Le seul opposant crédible est… la Cour des comptes !

Alors,… et bien la population se fiche du jeu politique, qui n’est plus qu’un spectacle. Chacun mène sa vie dans son coin, se débrouille, crée ses réseaux, tente sa chance. Le pays tient par la qualité de ses services, à commencer par ceux des impôts, de l’éducation  nationale et de la santé. Le rôle moteur est celui des grandes firmes, toutes très internationalisées, et qui face à un pouvoir évanescent sont devenues des pôles de stabilité. Après c’est tout l’entrelacs des relations sociales, des PME, des assos, et dans ce jeu complexe, chacun cherche à tirer sa chance. Courageux, tenace, imaginatif, astucieux… avec des échecs, mais aussi de vraies réussites.

D’un côté un groupe incestuel, qui squatte les allées du pouvoir, et se gère avec son petit code relationnel ; de l’autre, la vraie société, qui se débrouille seule.

L’axe moteur de cette destruction est le discours anti-européen tenu par les leaders politiques. Ca va de Berlusconi qui vomit « l’Europe allemande », à Fabius, mentor du non, et héros de la politique du oui. Tout le monde se défoule, avec toujours la même sauce : Bruxelles et ses technocrates, qui ne connaissent que la règle des 3%, et qui sont la source de tous nos malheurs…

Mais, qui a instauré les 3% ? Les technocrates de Bruxelles... ou les politiques, avec la Mitte et Kohl à la manœuvre ? Bruxelles trop rigide ? Mais n’est-ce pas le gouvernement de Gochmole qui veut imposer la règle du 0% dans la Constitution ? Et l’endettement des Etats, il est le fait de la Commission de Bruxelles ? Quel Etat est en mesure de tenir son crédit sans les garanties de la Banque Centrale Européenne ? Hollande avait deux impératifs : renégocier le traité et conclure un pacte de croissance ; le résultat est un traité inchangé et un budget européen en recul.

On ne vote pas contre la rigueur, mais contre les incapables qui disent gouverner. Face à une situation économique mauvaise, chacun comprend qu’il faut se serrer la ceinture. Mais, ce qui est insupportable, c’est le mensonge perpétuel des gouvernements, qui nous prennent pour des demeurés, et leur incapacité à assumer des choix politiques. Alors, s’ils n’assument rien,… et bien, on se passe d’eux. 

italie,gochmole,ump,démocratie

03/02/2012

Parrainages : La politique s’effondre devant le droit

9782080711564.jpgEncore une bulle de mon ami Nicolas. Un journaliste l’interroge sur le fait que Marine – entre 15 et 20% d’intentions de vote – ne  sera peut être pas candidate pour défaut de parrainages, et Nicolas réplique qu’il a autre chose à faire que de régler les problèmes du FN. Certes. Mais une heure plus tard, part de l’Elysée un communiqué expliquant que les élections présidentielles doivent correspondre aux réalités politiques du pays,… le pays concerné étant le Sénégal ! Sacré Nicolas, tu nous manqueras.

Hier, Marine a marqué un grand coup avec l’arrêt du Conseil d’Etat (2 février 2012, n° 355137) qui a transmis au Conseil Constitutionnel la question de savoir si exiger la publication du nom des maires qui parrainent les candidatures était conforme à la Constitution. Belle victoire, parce que la procédure n’avait rien d’évident, que le Conseil constitutionnel s’est déjà prononcéle 14 juin 1976 (n° 76-65 DC), et que le gouvernement avait déposé un mémoire soutenant que ce recours était nul.

L’arrêt du Conseil d’Etat ne se contente pas de donner raison au FN. Il file une bâche XXL au gouvernement. En d’autres temps, cela m’aurait consterné. Mais, depuis 2007, Nicolas squatte le fonds de commerce de la SARL Le Pen, et tous les thèmes FN sont mis en musique par son cabot triste à tête de Monseigneur. L’UMP et le FN se disputent le même butin : les fruits véreux des amours incestueux de la xénophobie et de la bêtise.

L’argument de Marine est bien vu : un changement de circonstances justifie un nouvel examen de constitutionnalité. Le Conseil constitutionnel s’était prononcé en 1976, mais la vie politique a changé.

En fait, car « le parrainage est devenu un véritable soutien politique », la décentralisation et l’intercommunalité « accentuant la dépendance des maires des petites communes à l’égard des collectivités de grande taille ».  Qui peut dire le contraire ? 9782711611904.jpg

En droit, car la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a modifié l’article 4 de la Constitution, en ajoutant : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ».

Oki, a répondu le Conseil d’Etat, par une décision très motivée : la question est suffisamment sérieuse pour être transmise au Conseil constitutionnel.

Et voilà notre impayable Conseil constitutionnel à nouveau au cœur de la vie politique.

Il va commencer par annuler la loi sur la pénalisation du génocide arménien de 2012, génétiquement inconstitutionnelle, et il fera tomber par voie de conséquence la loi de 2001. Je vois déjà le p’tit nerveux encore plus nerveux, et Erdogan offrant une grande réception à l’Ambassade. Ca sera très chou.  

Quinze jours plus tard, le même Conseil constitutionnel, suivant la voie si bien ouverte par le Conseil d’Etat, va faire tomber la question des parrainages, demandant au Parlement de trouver d’urgence une solution pour que les candidats répondent aux « expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ».

Quant la politique est faible, c’est le droit qui devient régulateur. Chères amies et chers amis, retirez de toute urgence vos enfants de Sciences-Po, et inscrivez les vite à la faculté de Droit. La Gauche (enfarinée ou non) est politiquement aussi faible que la Droite, et c’est à partir du droit que la société va s’organiser.

politique,démocratie,droit,minorités politiques

Platon et Socrate, revenez vite, ils sont tous devenus fous !

L'Ecole d'Arthènes, Raphaël, 1508, Musée du Vatican

26/12/2011

Tous mes vœux, mon Poutine

00bonneannee.jpgMon Poutine, je t’ai apporté les étrennes pour la nouvelle année. Ce sont de magnifiques carottes, cuites bien sûr, aussi cuites que les tiennes. Bonne année 2012, et si tu ne veux pas finir en prison, écoute moi : tu fais voter une amnistie et tu dégages.  

Plus de 100 000 personnes dans la rue à Moscou, et des manifs dans le tout le pays… Ils t’ont mis aux pâquerettes mon Poutine. 100 000 personnes en quelques jours… Et toi qui es au pouvoir car tu étais un boss du KGB, tu n’as rien vu venir. Comme un Ben Ali ou un Moubarak de base : rien compris, et rien vu. Je suis même sûr que tu avais fêté la « victoire » électorale.

J’ai adoré ton communiqué d’hier soir : ton parti a toujours la majorité ! Excellent…

Sur l’estrade de fin de manif, il y avait un leader, Alexeï Navalny, pour enflammer la foule, et ça c’est très mauvais pour toi. D’autant plus mauvais qu’Alexeï, jeune père de famille et très efficace blogueur, sortait juste de taule suite à la dernière manif,… et là tu n’as rien pu faire. Le mec est plus fort que toi. Si vous vous croisez, c’est toi qui baisseras les yeux. Il a donné rendez-vous dans quinze jours, avec un million de personnes dans la rue : « Nous sommes le pouvoir ! Notre patience n’est pas sans limite… ». A côté de lui, il y avait ton ministre des finances, Alexeï Koudrine. Même le papy Mikhaïl Gorbatchev est venu à la télé dire qu’il y a eu trop de fraudes, que tu dois partir et qu’il faut refaire les élections.

Eh oui, les carottes sont cuites. Tout le monde sait que les élections ont été truandées. Comme une signature, tu avais fait donner la mailloche contre les groupes d’opposants qui, le jour même du scrutin, pointaient les fraudes.

Pour diriger la Russie, il faut un tsar, au goût du jour, et pas un petit margoulin, bourreur d’urnes, et qui fait son petit jeu d’entrechats avec la doublette Medvedev. Mon Poutine, tu nous as bien amusés avec tes photos de judoka, tes parties de pêche à la ligne le torse nu, et tes virées en moto avec les poufs à deux balles qui se pâmaient... Mais maintenant, tchao… Qu’on retrouve vite une vraie Russie, on en a bien besoin.

Je te souhaite donc de bonnes vacances pour 2012, et n’oublie pas de te voter une loi d’amnistie avant de partir, car il te reste quelques sévères ardoises, à commencer par la Tchétchénie.

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19/12/2011

Moncef Marzouki, président de la République

Ancien prisonnier politique, ancien opposant tunisien méprisé en France, Moncef Marzouki est désormais président de la République de Tunisie. Alors, il faut remettre les compteurs à zéro… Juste élu président de la République, l’ami Moncef s’est exprimé dans les médias (JDD, France 24), et ça fait du bien là où ca fait mal.

« Je ne suis pas comme Ben Ali, je suis un président légitime, je tire ma force du peuple. Je n’ai pas besoin d’aller chercher ma légitimité à l’étranger Je suis désormais le président indépendant d'un pays indépendant. L'esprit colonial, c'est terminé ».

L’ancien gouvernement ?

« Une bande de malfrats gouvernait la Tunisie. Imaginez des mafieux de la Côte d’Azur ou Mesrine à l’Élysée : c’était ça, la Tunisie de Ben Ali, que les grandes puissances présentaient comme le sauveur de la démocratie ».

Chirac se demandait de quoi se plaignaient les Tunisiens alors qu’ils avaient à manger, et que son second mentor expliquait, l’air savant, que c’était Ben Ali ou les Talibans.

L’alliance avec Ennahda ?

« Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L'expression politique du conservatisme, c'est l'islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste. Prétendre que nous avons vendu notre âme au diable en nous alliant aux islamistes relève du fantasme. J'ai aidé à rapprocher les islamistes de la démocratie et des droits de l'homme; eux m'ont influencé en me persuadant que vous ne pouvez pas réformer ce pays sans prendre en considération la religion et l'histoire ». 

« La Tunisie ne peut être politiquement conduite que par les modérés, quelques soient leurs croyances idéologiques, pour faire face aux problèmes socio-économiques. Nous travaillons avec les islamistes modérés avec un contrat très net et très clair, à savoir qu’on ne touche ni aux droits de l’Homme ni aux droits de la femme. C’est à partir du moment où ils ont accepté cela que nous avons accepté de travailler avec eux ».

Exact, tout simple, et basta. Sous Ben Ali, l’UMP-PS n’a jamais rien eu à redire au 98% de Ben Ali. Là, le peuple vote, et le lendemain les mêmes crétins lui disent qu’il n’a pas voté comme il fallait ! 

Les Français englués dans leur miasme  

« J’ai très peu apprécié des considérations culturalistes, pour ne pas dire racistes, formulées à Paris par certains. Comme si la démocratie était propre aux pays occidentaux ».

Dis mon Juppé pourquoi tu tousses… Juppé qui avait sorti sa ligne rouge après les élections tunisiennes. Et l’âne Védrine se demandant si la démocratie pouvait être exportée chez les Arabes…

Moncef Marzouki souligne que les petits Français vont devoir faire des efforts : « Je constate que les Français sont souvent ceux qui comprennent le moins le monde arabe, alors que ce devrait être l’inverse ».

La police en Tunisie ?

« La police a probablement été la première victime de la dictature. Ben Ali s’est servi de la police non pas pour protéger le peuple mais pour se protéger lui-même. Elle est devenue littéralement l’ennemi du peuple. C’est dommage, car 99 % des gens [qui la composent] sont des citoyens tunisiens qui souffrent d’être mal vus, mal jugés. Ils disent qu’ils sont en train de payer pour la petite minorité de criminels [faisant partie de la police] qui ont torturé et volé. Je fais la distinction entre le corps essentiel de la police, qu’il faut revaloriser, à qui il faut redonner sa dignité, et la petite minorité de criminels qui doit passer devant les tribunaux ».

La classe.

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