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  • Dette publique : Le graphique qui fait flipper

    La dette publique de la France a atteint 2.023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, a annoncé hier l’INSEE, soit 95,1% du produit intérieur brut. Pour la Sécurité sociale et des administrations publiques locales, les chiffres sont en diminution, mais pour l’Etat, on en est à plus 28,7 milliards d’euros depuis le 1° janvier. Six milliards par mois… Bercy calme le jeu en expliquant que ce n’est pas grave car la France garde la cote chez les banquiers, et peut emprunter à des taux très bas. Certes… Certes, mais je pose deux questions à nos amies et amis économistes.

    1/ L’Etat est bon payeur… car il pressurise en tant que de besoin le contribuable ; de plus, il rafle des sommes colossales mises sur le marché des emprunts. Ces deux effets ne se conjuguent-ils pas pour étrangler les particuliers et les entreprises à la recherche de financement ?

     

    2/ Ce graphique ne vous fait-il pas flipper ?

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  • Hollande/Valls : Les incompétents qui font sombrer le pays

    La France est un pays sérieux : la preuve, les têtes pensantes du ministère de l’Intérieur ont faire arrêter un manifestant qui, dans une mise en scène rodée, mimait la scène de soldats abattant des enfants (terroristes) : notre ami est le roi des pépères, et la kalachnikov est en caoutchouc. Mais l’Etat français est fermement dirigé, et notre vaillant gouvernement, toutes affaires cessantes, a fait arrêter notre ami pépère pour que vérifier par expertise que la kalachnikov était en caoutchouc… Et notre ami s’est trouvé en garde-à-vue : pathétique.

    C’est ainsi : dès qu’on les regarde de près, nos braves dirigeants apparaissent nature, ie comme des crétins finis.

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    Notre gouvernement passe son temps à tenter de nous dissiper avec ce genre de calembredaines, et on finit par de désintéresser de son action,… Sauf qu’ils sont en train de fiche en France un bazar rare,… et que nous allons tous passer à la casserole.

    Hollande/Valls, les fossoyeurs de la Gauche, ces deux irresponsables aux épaules en forme de bouteille de Coca-Cola, nous avaient vanté les mérites du Pacte de responsabilité. Un truc bidon, qui était en fait la remise des clés du pays au MEDEF. Pour faire joli, Hollande/Valls avaient promis la baisse des cotisations sociales des salariés les moins payés. Un « marqueur de Gauche », comme le disait Le Monde (des innocents).

    Mais voilà : le Conseil constitutionnel a annulé la baisse des cotisations sociales. Du travail d’amateur.

    Tétanisés devant la réussite économique de l’Allemagne, notre pays frère, Hollande n’avait rien trouvé de mieux que d’appeler l’Allemagne à lancer des programmes pour draguer à la croissance, pour que la France en profite. La réponse a été un coup de pied au cul, par le président de la banque centrale allemande Bundesbank, Jens Weidmann, qui a invité la France à être «un exemple en matière budgétaire» et à cesser d’en appeler à l’Allemagne pour soutenir sa croissance. Merkel n’a pas bronché une oreille, et elle a laissé le banquier dézinguer Hollande.

    Hier, nouvel épisode dans l’inexorable chute. Cambadélis a jugé «inévitable» d’abandonner l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2015. En septembre 2013, Paris avait obtenu de Bruxelles un délai de deux ans pour passer sous la barre des 3%, objectif initialement  fixé pour 2013, et promis de ramener son déficit public à 3,6% du PIB fin 2014 et 2,8% fin 2015. Engagement martelé par El Blancos. Aujourd’hui, nos gouvernants renoncent. En juillet, les prix à la consommation ont baissé de 0,3% et on voit apparaitre un risque de déflation. C’est grave.

    L’illusionniste Michel Sapin, qui avait estimé la croissance française à 1%, reconnait qu’on ne dépassera pas les 0,5%. Ce qui oblige à revoir toutes les prévisions fiscales…

    A ce stade, nous n’avons plus le choix : il faut que Merkel gouverne la France. Pendant ce temps, notre gouvernement s’occupera des enquêtes sur les kalachnikovs en caoutchouc.

    On en rit,… mais pas trop, car Hollande/Valls sont entrain de flinguer notre pays.

     

    gochmole,économie,dette

  • Sarko, l’irresponsable assisté qui ne paie pas ses dettes

    Toutes mes excuses à mes vieux potes gaullistes, voire chiraquiens, mais les militants de l’UMP me semblent en live total, me rappelant Baby et Népal, les deux éléphants du Parc de la Tête d’Or, suspectés de tuberculose, et expatriés vers la précipoté de Monaco, avec son Altesse-De-Mes-Deux comme infirmière.

     

    Les militants UMP, éliminés du pouvoir pour des années, sortent leur chéquier pour payer les dettes de Sarko... C’est quand même trop drôle. Sarko, c'est « Touche pas à ma cagnotte ». 

    ump,dette

     

    Mon vieux pote Olivier, vrai militant de Droite républicaine, qui n’utilise que du dentifrice bleu-blanc-rouge et qui, il y a quelques années, nous attendait avec ses potes musclés au coin des manifs qui chauffaient, a toujours reconnu à la Mitte, avec ce que sont les aléas de la politique, la capacité à remporter les victoires qui comptent. Comme savait le faire Chirac. Alors que le p’tit nerveux a amené ses troupes à la défaite… et à la faillite.

     

    La campagne de Sarko, comment ça marche ?

     

    Quand tu obtiens les 500 parrainages, tu touches, versés sur ton compte bancaire, 153 000 euros de l’Etat. Cette somme t’est définitivement attribuée… sous réserve que ton compte de campagne soit validé. Donc si tu fais campagne avec 153 000 € et que tu présentes un compte régulier, tout est bon.

     

    Si les 153 000 € te semblent trop rikikis, la loi te permet d’aller jusqu’à 21 millions €. Ton parti, qui bénéficie de fonds d’Etat pour vivre, peut d’apporter des sous, et les militants peuvent adresser de l'argent pour la campagne. Si ton compte de capagne est validé, l'Etat te remboursera 10,5 millions manquants. Donc, tu fais un emprunt à court terme. Tous les candidats connaissent ça par cœur, et au final la campagne ressort à moitié prix.

     

    Sarko n’a pas apporté un centime. Le mec dit, en qualité de chef de guerre qu'il assume tout, mais il ne faut pas toucher à son argent, ce qui revient à dire qu'il n'assume rien. L’UMP a payé cash un peu plus de 10,5 millions, les militants des bricoles (67 362 €) et pour arranger Sarko, l’UMP a emprunté 10,5 millions, qu’elle a versé à Sarko.

     

    Ça vous montre au passage pourquoi il est impossible d’être élu aux présidentielles si vous n’êtes pas financé par un parti. Ce qui tue une bonne fois pour toutes les fadaises genre celles de Monsieur-La-Plume : « la présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et du peuple ». L'histoire montre que c'est surtout la rencontre d'un parti et de sa banque. 

     

    ump,detteLe compte de Sarko a été refusé par le Conseil constitutionnel, car il dépassait le plafond, et le Conseil en tire pour conséquence :  « dès lors que le compte de M. SARKOZY est rejeté, celui-ci n'a pas droit au remboursement forfaitaire prévu à l'article L. 52-11-1 du code électoral et doit en conséquence restituer au Trésor public l'avance forfaitaire de 153 000 euros qui lui a été versée ».


    Ensuite, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques fixe une somme égale au montant du dépassement, le Conseil maintient la somme de 363 615 €, qui est une dette personnelle de Sarko. 

     

    De ce fait, Sarko doit :


    - en direct, les 153 000 € versés par l’Etat sur son compte bancaire, et les 363 615 de dépassement,

    - en indirect, les 10,5 millions d’euros pour lesquels il est juridiquement engagé à titre personnel, ce même si l’UMP a versé l’argent par un prêt bancaire.

     

    Or, ce sont les braves militants de l’UMP qui paient les dettes de Sarko, soit le remboursement du prêt… mais aussi les 153 000 et 363 615 € pour lesquels l’UMP n’est en rien engagé.

     

    Et pourtant, ce jeune retraité n’est pas démuni.

     

    Ancien président, c’est  6.000 € par mois outre des primes et grattes ; ancien député des Hauts-de-Seine, ex-maire de Neuilly et ex-président du Conseil général, ça fait à coup sûr plus de 3.000 € par mois ; membre de droit du Conseil constitutionnel, c’est 11.500 € par mois, même s’il « démissionne », car c’est une fonction à vie. Le plus jeune retraité de France tourne donc à plus de 20 000 € par mois… Outre ses géniales conférences à 100.000 euros pour une heure.

     

    Avec tout ça, Sarko fait le fier en déclarant : « j’ai versé 7.500 €, le maximum légal ». Ce qui  est une duperie totale ! Le Conseil constitutionnel dit en toutes lettres que Sarko est condamné en personne à rembourser les 153 000 et 363 615.  


    Avec sa mentalité d’assisté irresponsable, il veut faire payer l’UMP, et les militants sortent les chéquiers. Sur qu'il a donné pour consigne de payer par priorité les 153 000 et 363 615, pour éviter les huissiers à la maison...  

    Bref, Sarko qui est condamné personnellement, engueule tout monde, paie 7 500 € et part en vacances. Personne à l’UMP pour réagir…

    Endettée, divisée, sans leader, ce sanatorium des aigris du sarkozysme est en état de mort clinique.

    ump,dette

  • La Grèce et l’Europe : Quelle est la solution ?

    La Grèce fait trembler l’Europe, donc vous et moi. A trop suivre les aventures de Bichou et Bidou, on en arriverait à oublier le monde réel. Bichou et Bidou étaient gravement fâchés la semaine dernière, mais hier Bichou et Bidou sont redevenus de bons amis, si mignons devant la flamme du soldat inconnu. Pour ma part, je pense qu’on les aura oubliés dans quelques années alors qu'on se rappellera encore du soldat inconnu, mais ça, c’est une autre histoire.grèce,dette

    Il y a des jours où j’en veux encore au gros spoutnik qui me faisait office de prof’ d’économie au lycée. Imaginez un truc du genre Xavier Bertrand déclarant : « J’ai décidé de rejoindre la Révolution, et je vais adhérer aux Radicaux de Gauche ». Le monde était en ébullition, et ce brave naze nous saoulait avec son cours qui datait de la guerre de quatorze. Ce lascar m’a détourné de l’économie et ça me manque beaucoup pour comprendre le monde (curieux) qui nous entoure. Aussi, dear friends, merci d’éclairer ma lanterne.

    Je ne comprends rien à ce qui se passe en Grèce, mais je comprends que c’est l’avenir de l’Europe qui s’y joue. Et ça, ça m'intéresse...

    Les élections

    Ca, je pige. Les deux grands partis traditionnels de gouvernement – le Parti de la Nouvelle Démocratie (Droite) et le Pasok (Gauche) – et qui ont amené la Grèce à la réussite économique que l’on sait, se sont pris une raclée. Tous les deux soutenaient qu’il fallait accepter la purge dite « plan de rigueur », imposée les grands amis que sont la Commission de Bruxelles, la BCE et le FMI. Ces deux partis ne font pas 40%... Un coup de pied au cul électoral.

    La Constitution grecque prévoit un calendrier. Selon l’ordre d’arrivée, chaque parti dispose de quelques jours pour annoncer au Président de la République s’il peut présenter un gouvernement.

    La Droite arrivée en tête a renoncé, et Syriza – la Gauche de la Gauche, dirigée par Alexis Tsipras (16,8%)  – a renoncé hier. Le Président de la République a quelques jours pour tenter de trouver une coalition, mais tout montre que c’est cuit. Le 17 mai marquera la fin des dix jours qui permettent de former un gouvernement, et le président devra annoncer de nouvelles élections,  qui auront lieu les 10 et 17 juin. En attendant, les ministres démissionnaires gèrent les affaires courantes. Yurghhh…

    L’économie

    Jusque là, j’ai compris. Mais quid de l’économie et de la finance. J’ai quand même l’impression que ça sent très très mauvais. Please, help me. grèce,dette

    Alors que l’élection s’est faite sur le refus du plan de rigueur, y a-t-il une alternative au plan de rigueur ?

    L’Etat Grec va mal, mais le système bancaire grec est-il crédible ? Les grandes banques européennes sont-elles engagées ? A quel niveau ?  

    La Grèce va-t-elle sortir de la zone euro ?

    Si elle le fait, son économie va-t-elle repartir car elle va dévaluer à mort et planter ses créanciers, ou sera-t-elle tellement isolée qu’elle va péricliter ?

    La Grèce peut-elle, à bref délai, avoir une compétitivité en dehors de la zone euro ?

    Ceux qui ont prêté à l’Etat Grec ou aux entreprises grecques ont-ils une chance de retrouver leur argent ?

    Si la Grèce ou les entreprises grecques refusent d’honorer la dette, combien perdront les pays européens ?  

    Dans le contexte de l’économie grecque, que pourrait être un plan de relance ?  

    La Grèce aurait bénéficié d’un plan d'aide, financé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, de 110 milliards d’euros. Le second, qui doit conduire jusqu'en 2014, serait 130 milliards d'euros. Ces chiffres – colossaux ! – sont-ils exacts ? Quelle en est la nature ? Garantie, abandons de créance, emprunts ?

    Avec la crise grecque, notre brave, sympathique et délicieux (et adorable) (et génial) Président de la République François Hollande peut-il renégocier le pacte budgétaire (sans faire exploser la notation de la France) ?

    grèce,dette

  • Les dettes de jeu

    ta-perdu.jpgSi vous voulez jouer, empruntez de l’argent à un prêteur qui connaît votre goût pour le jeu : il ne pourra jamais vous demander le remboursement, comme le rappelle la Cour de cassation ce 4 novembre 2011 (Première Chambre civile, n° 10-24.007).

    Je précise que, non-joueur invétéré, je dénonce au passage l’utilisation éhontée de la passion du jeu par l’Etat. Une escroquerie aussi légale qu’immorale.

    Les faits se sont échelonnés sur deux ans : d’octobre 1995 à mai 1997, Accro avait signé chaque mois un acte dans lequel il reconnaissait avoir reçu une somme en espèces de Loser. Les reconnaissances de dette avaient pour motif le financement de ses besoins personnels et Accro s’engageait à rembourser au plus vite. En juillet 1997, les deux compères avaient établi un récapitulatif par une reconnaissance de dette générale pour  la somme de 11 500 000 francs outre intérêts.

    Accro n’a rien réglé, et en novembre 2005, Loser a saisi le tribunal de grande instance. Les intérêts avaient fait des petits, et la somme réclamée était de 1 753 163,70 euros.

    Mais Accro, pas d’accord pour payer, a soulevé l’irrecevabilité de la demande, en visant l’exception de jeu. Une « exception » est le moyen de droit qui vise à faire rejeter la demande comme non recevable. C’est fatal error.

    L’exception en cause est contenue dans le très bref article 1965, resté inchangé depuis la promulgation du Code civil en 1804 : « La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d'un pari ». Ce texte revient à dire que pour une dette de jeu, le paiement est purement volontaire. Toute la question est de savoir si, dans les relations entre le créancier et le débiteur, la somme peut être qualifiée de dette de jeu. MACAO-L-ENFER-DU-JEU.jpg

    Dans la mesure où il y a des écrits, la cause de l’obligation au paiement d’Accro, énoncée dans cet acte, est présumée exacte. Mais c’est une présomption simple, et Accro garde deux possibilités pour se défendre : démontrer que Loser ne lui a pas versé la somme litigieuse ou que ce prêt lui a été consenti pour jouer. Dans la mesure où il s’agit d’un fait, cette preuve est rapportée part tout moyen.

    Le premier point est l’énormité de la somme globale prêtée – 11 millions de francs d’époque en deux ans – et tout en espèces, comme chez Ballamou. Euh, je m’égare… La somme est hors de proportion avec des besoins de vie courante, et l’établissement de ces reconnaissances de dette mensuelles sur une longue période n’a rien de courant non plus.

    De plus, le dossier montre que Loser savait qu’Accro était un joueur. Loser contestait l’être également, mais l’une des attestations indiquait pourtant qu’il s’était adonné aux jeux d’argent, et qu’à l’époque des faits il rencontrait de grandes difficultés financières, ce qui laisse penser que cet argent prêté venait lui-même du jeu, de telle sorte que Loser ne peut sérieusement prétendre avoir ignoré qu’Accro était joueur et que les sommes litigieuses étaient destinées au jeu.

    Bref, les belles reconnaissances de dette ne valent pas grand-chose devant cette analyse des faits : il s’agissait de fonds destinés au jeu, ayant permis à Accro de payer ses dettes que de continuer à jouer.

    Aussi, l’article 1965 s’applique : adieu au 1 753 163,70 euros. Joué,… perdu !

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