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  • C’est Noël : Maria, 91 ans, a retrouvé sa petite-fille Clara

    En 1976, une dictature soutenue par les Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé) a pris le pouvoir en Argentine. Des tueurs radicalisés : en sept ans, le bilan de la répression politique s’est élevé à 30.000 morts. L’Argentine était le seul Etat à résister aux campagnes pro-fascistes des Etats-Unis (Chili, Brésil, Paraguay, Bolivie, Colombie…) et une remise en ordre était nécessaire dans ce pays rebelle, devenu un refuge.  

    Le 24 novembre 1976, parmi tant d’autres actions sanglantes, quatre militants des Montoneros (péronistes de gauche) avaient été abattus par les forces de sécurité. Parmi les militants tués, une jeune femme, Diana Teruggi. Son conjoint, Daniel Mariani, sera à son tour tué par balles, huit mois plus tard.

    Une jeune femme assassinée… Mais cette jeune femme était la mère d’une fille née trois mois plus tôt,… et on ne retrouvera pas trace de l’enfant.

    - Alors, tu veux dire que les policiers ont aussi tué l’enfant ?

    - Non, ils ont tué la mère pour voler l’enfant. Ces types-là sont vraiment des salopards. Mais, on ne le sait que trop, tout devient possible quand tu estimes que tu peux être supérieur à un autre.

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    Depuis ce jour, la grand-mère, Maria Mariani, qui savait très bien ce qui s’était passé, a décidé se battre pour retrouver sa petite-fille.

    Maria a été en 1977 l’une des fondatrices de l’association Les Grand-Mères de la Place de Mai, dont elle a été présidente, puis elle a créé la Fondation Anahi, en 1989.

    Maria gardait de sa petite-fille Clara une photographie, qui a été diffusée tous azimuts depuis 39 ans.

    Ce mois de mars 2015, Maria lançait un nouvel appel à sa petite-fille : « A 91 ans, mon vœu le plus cher est de t'embrasser et de me reconnaître dans ton regard, cela me ferait plaisir que tu viennes jusqu'à moi pour que ces longues recherches se concrétisent. Le principal souhait qui me maintient debout est qu'enfin nous nous rencontrions ».

    Des doutes, des interrogations, des démarches, de vraies investigations, puis des tests ADN, et enfin l’immense bonheur : Clara Anahi, portée disparue le 24 novembre 1976, est la petite-fille de Maria.

    Merveilleux, comme un océan de joie. Mais il faut toujours poursuivre l’effort : sur 500 bébés enlevés, seuls 120 ont pu retrouver leur famille.

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  • Tchétchénie : Encore deux responsables d’ONG abattus

    dictateur-1940-22-g.jpgSi les dictateurs étaient moins cons, ils étudieraient le droit avant de le combattre.

    Si l’envie leur en dit, je les invite à voler – car ils ne savent pas acheter – une bonne encyclopédie du droit pour leurs douces vacances. Et je leur conseille dans le chapitre « histoire du droit » et à la rubrique « droits fondamentaux » de choisir la section « Le  droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Si cette lecture les a intéressés, ils pourront alors se rendre au chapitre « procédure et sanctions », à la rubrique « responsabilité pénale », pour étudier la section « les droits des détenus ». Ils verront que tout au long de ces pages, on parle d’eux, et que cette histoire du droit explique, textes et jurisprudences à l’appui, ce que sera leur destin.

    La Tchétchénie, encore et toujours : deux nouvelles exécutions ce matin.

    Hier, Zarema Sadoulaïeva et son époux Alik Djibralov, animateurs d'une ONG apportant aide médicale, soutien psychologique et aide à l'insertion à la jeunesse tchétchène, ont été pris en rapt par un groupe d’hommes armés, en uniforme. Tous deux ont été abattus. « Ce matin, dans le canton de Tchernoretchié à Grozny, ont été découverts les corps de Zarema Sadoulaeva et son mari. Ils ont été kidnappés hier à 14H00 (10H00 GMT) dans leur bureau », a déclaré aujourd’hui ce membre de la grande ONG Mémorial, Alexandre Tcherkassov.

    Le 15 juillet, Natalia Estemirova, 50 ans, qui travaillait pour Memorial à Grozny, avait été enlevée et retrouvée tuée par balle quelques heures plus tard en Ingouchie. Un responsable de Mémorial, Oleg Orlov, a accusé le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, d’avoir organisé cet assassinat.dictateur_chaplin.jpg

    Dans le même temps, devant le tribunal militaire de Moscou, se poursuit la farce qu’est le second procès des trois complices présumés de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. La précédente procédure avait été annulée par la Cour suprême, qui avait ordonné de rejuger l’affaire. La famille avait demandé une réouverture de cette instruction, demande appuyée par le procureur, mais le président  du tribunal militaire de Moscou, Nikolaï Tkatchouk, a rejeté cette demande.

    La Tchétchénie… Que ça semble loin ! Comme on aimerait croire au joli scénario d’un peuple un peu rebelle et qui s’est laisser manipuler par des séparatistes islamistes, qui voulaient détourner à leur profits les libertés que leur avait si généreusement  offertes le brave soldat Boris Estine, qui allaient organiser la Tchétchénie en base pour déstabiliser tout le Causasse, et contaminer le Proche Orient. Mais oui, rappelez vous, nous étions tous menacés par les méchants tchétchènes.

    La réalité beaucoup plus prosaïque est le mépris des peuples, l’atteinte aux droits les plus fondamentaux, et le recours à la brutalité criminelle. Avec ce petit jeu, les dictateurs ont toujours fait beaucoup de mal, mais ils ont toujours perdu. Ils n’auront pas la  peau du peuple tchétchène.

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