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domenech

  • Qui veut plaider pour Domenech ?

    699375.jpgDomenech sera-t-il défendu par un commis d’office ? «  Je ne trouve pas les mots ». A ce stade, si je puis ainsi m’exprimer, il ne reste que trois solution : (1) maman, (2) le psy ou (3) l’avocat.

    Pour des raisons strictement personnelles, je laisserai les points (1) et (2), pour absence de compétence. Reste le point (3), avec cette question qui est celle de tout défenseur : l’innocence, car aucune faute n’a été commise – et je distingue bien l’erreur et la faute – ou les circonstances atténuantes – car des fautes ont été commises, mais elles ne sont pas si graves dans ce monde sans foi, et avec si peu de lois ?

    A 22 heures 55, je préparai le gibet pour notre Raymond-la-science, incapable d’analyser qu’en quatre ans, son équipe a tout joué de travers.

    A 23 heures 05, j’ai ressorti ma robe de défenseur, devant ces brochettes d’imbéciles satisfaits des plateaux télé, qui auraient tout largué dans un sens si la victoire avait été là, genre pénalty à la 89°, et qui déjà lâchent tout dans l’autre sens, parce que cette belle équipe du Mexique a marqué deux buts.

    Oui, certes, ce n’est pas si simple. Quels enseignements tirés de l’euro 2008 ? Pourquoi Thierry Henry sur le banc ? Anelka et Govou dans un autre monde, mais titulaires…, avant de tout changer à la mi-temps ? Ribery qui rame… Et des trous comme çà dans la défense… Et cette équipe blessée par un 1 à 0, et qui ne réagit pas. Le mal est profond.

    Bon. Ce soir, on sait qu’il faut une vraie configuration des astres pour se retrouver qualifié, et qu’avec un entraineur qui ne sait pas quoi dire à son équipe et une ambiance pourave dans l’équipe, ça n’aide pas. Mais, même si au fil du temps, Domenech s’est taillé le portrait du mec bon à recevoir, lui coller tous les torts, ce n’est pas crédible.

    Je plaide pour Domenech, un type sincère et très attaché à son job, et je mettrais bien en examen tous les dirigeants des clubs, qui tiennent le foot par le fric, pour destruction de l'esprit du sport, et les dirigeants de la fédération, pour non-assistance à sport en danger. Ce sont eux qui ont démesurément enflé la tête de ces braves, et au final sympathiques, joueurs, gavés de fric mais vivant des années sans repère. Ces jeunes joueurs ne sont pas victimes, gardons le sens des mots. Mais, ils sont formatés au régime de l'individualisme le plus strict, et de la loi de dividendes. Seul compte le résultat à court terme. Et on somme ce pauvre Domenech, grace à un stage à Tignes et quelques belles paroles, de récréer en quinze jours le grand esprit fraternel et coopératif d'une équipe, unie autour d'un drapeau...

    Au final, ce qu'on reproche à Domenech, ce n'est pas de perdre les matches. C'est de ne pas tenir, bon gré mal gré, une équipe de France qui ressemble à la France idéale, et qui ressemble tant à la France qu'on ne veut pas voir. Un passé glorieux, de belles traditions, des personnalités qui ont parlé au monde, un énorme potentiel, et malgré toutes ces chances, une équipe qui doute, recentre ses problèmes en interne, et qui ne se fait plus confiance.

    Domenech va déroullier pour un 0-2 devant le Mexique. C'est la règle. Mais dans la chasse à l'homme qui s'organise, je vois bien que l'entraineur national va devenir le réceptacle de toutes les rancoeurs de la France sur elle-même. Et ça, c'est injuste.

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  • Equipe de France: C'est un psychiatre qu'il faut!

     

     

    Equipe de France : c’est un psychiatre qu’il faut ! Raymond Domenech, finalement, est un type sympa. Sympa en tout cas avec son employeur, Jean-Pierre Escalettes, le président la Fédération Française de Football. Car, en annonçant que son projet est de se marier, Raymond Domenech a simplifié le jeu.

     

    A l’issue de cette cinglante défaite devant l’Italie, qui signait la sortie de la France de l’Euro 2008 au stade des éliminatoires, et alors le coaching a fait l’objet de toutes les critiques, les premiers commentaires de Raymond Domenech étaient particulièrement attendus. Quelques mots lui ont suffit pour expliquer qu’il était fier de ses joueurs, que la perte du match résultait d’une série de circonstances conjuguant la blessure d’un joueur, un pénalty et l’expulsion d’un autre joueur. Et quant à l’avenir, il a annoncé tout de go que son projet était de se marier avec sa compagne, Estelle. Une demande de mariage en direct, et dans ces circonstances : du jamais vu.

     

    Alors, restera, restera pas ? Bien malin qui le sait. Il faut être spécialiste pour décrypter les ramifications de la Fédération Française de Football, qui a mainmise sur le sort de l’équipe de France. Les positions tactiques, le jeu individuel et les bouderies, ce n’est pas réservé pour le terrain… Et la manière dont Aimé Jacquet avait été vilipendé avant d’être adulé encourage à la prudence.

     

    Ceci dit, par cette iconoclaste demande en mariage, Raymond Domenech replace toutes les cartes dans les mains des dirigeants de la Fédération Française de Football. Au lieu de dire : « j’ai fait mon temps, j’ai assuré une transition, nous avons eu de grandes réussites et l’équipe a de quoi répondre pour le Mondial de 2010, donc je tire ma révérence », Raymond Domenech explique que ses projets d’avenir sont d’ordre privé. Stupéfiante insouciance ? Inadmissible provocation ? Absence de sens des responsabilités ? C’est ce que l’on entend… Plus basiquement, c’est peut-être aussi une manière d’indiquer qu’il a choisi la porte de la sortie, et qu’il laisse à d’autres le soin de le confirmer.

     

    Dès hier soir, la chasse à l’entraîneur avait commencée tant pour dézinguer Domenech que pour repérer le successeur. Et circulaient déjà plusieurs noms de grands footballeurs. Des footballeurs ? Ce se serait là réitérer dans l’erreur. Le football est une chose trop sérieuse pour être laissée aux footballeurs.

     

    Pour diriger l’équipe de France, c’est un psychiatre qu’il faut. D’abord parce que ce grand corps souffrant qu’est l’équipe de France ne peut plus longtemps traiter ses bleus à l’âme par de la médecine de bazar. Pour ces pros, il faut un vrai pro, c'est-à-dire un psychiatre, et encore un qui ait fait ses preuves dans la gestion des égos surdimensionnés.

     

    Et oui, le soin psychique. Qu’est-ce que l’on entend à chaque interview : « Ce qui compte, c’est le mental ; la victoire, c’est dans la tête… » Ce n’est pas en trois semaines de stage dans les installations de l’équipe de France que ces professionnels vont apprendre à jouer au football. Ce qui compte, c’est qu’ils puissent comprendre qui ils sont, savoir où ils vont, assumer l’altérité, gérer l’angoisse, maîtriser les émotions… Non, vraiment, le psychiatre est tout indiqué.

     

    Mais pour diriger une équipe, il faut un staff. Et au lieu d’aligner tous ces anciens sportifs en survêtement, il faut renouveler et s’adjoindre des compétences qui répondent aux besoins de l’équipe de France.

     

    Le premier assistant du psychiatre en chef devra être un humoriste, car à voir la tronche des joueurs et l’ambiance qui régne dans l’équipe, il y a grand besoin de faire travailler les zygomatiques. Un peu d’humour et de la franche rigolade, cela fera le plus grand bien. L’humoriste pourra déjà s’adjoindre les services d’un chansonnier, car beaucoup de choses passent par la parole et ce serait très bénéfique de voir nos 23 joueurs enchaîner les airs les plus célèbres, des chansons de carabins à l’Hymne à la joie.

     

    Ensuite, il faudra soigner l’organisation. Je préconise le recrutement d’un haut diplomate issu du quai d’Orsay, rompu à l’exercice des négociations difficiles. Ce diplomate travaillera en lien avec un spécialiste du renseignement, compétence indispensable pour infiltrer les réseaux qu’établissent les joueurs entre eux, et un autre des services secrets, pour avoir de vraies infos sur l’adversaire.  

     

    A prévoir aussi, un conseiller financier pour expliquer aux joueurs fatigués par le championnat que bien jouer sous le maillot bleu peut être excellent pour les contrats qui les attendent dans les clubs.

     

    Comme le sport c’est la vie, il faudra songer à remplacer les diététiciens et leurs plats millimétrés par de vrais cuisiniers, car ne racontons pas d’histoires, un bon cassoulet arrosé par du vin de Cahors, c’est bon le moral.

     

    Et oui, la question n’est pas le sport mais le vivre ensemble et la convivialité. Et si au moins l’équipe de France était joyeuse, détendue et amicale, le défaite serait moins douloureuse car elle ne donnerait pas l’image d’une France qui perd.

     

     

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