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18.11.2011

La Tunisie, pays des droits de l’homme

 

revolution-tunisienne-facebook-L-zaqZjY.jpgLa Tunisie est un Etat de droit, et c’est la CEDH qui le dit dans un arrêt de ce 15 novembre (Affaire Al Hanchi c. Bosnie-Herzégovine, n° 48205/09).

M. Al Hanchi, un Tunisien, était arrivé en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre de 1992-1995 pour rejoindre les moudjahidines étrangers.

La CEDH s’est fait tuyauter par le Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie, sur ces moudjahidines étrangers, venus en Bosnie-Herzégovine dans l’intention d’aider leurs frères musulmans à se défendre contre les Serbes.

En décembre 1995, le moudjahidine a obtenu une carte d’identité nationale… en produisant une décision falsifiée de février 1992 accordant la nationalité à quelqu’un d’autre. Il faut dire que revenir dans la Tunisie de Ben Ali après quelques faits d’armes à côté des frères bosniaques, c’était la taule et la torture assurées. En 1997, il a épousé une ressortissante de Bosnie-Herzégovine, et le couple a eu deux enfants, en 1998 et 2000.

Tout va bien jusqu’en avril 2009. Un contrôle banal, et la police découvre le faux : le père de famille se retrouve clandestin, menacé d’un retour chez Ben Ali. Brrr…

Il est placé dans un centre d’immigration à Sarajevo, et en mai 2009, sur la base de rapports des services secrets, le service des étrangers prend une mesure d’expulsion justifiée par « une menace pour la sécurité nationale ». Le 10 décembre 2009, un juge valide la décision de l’administration. 20031204_OBS2477.jpg

M. Al-Hanchi forme des recours internes, non suspensifs, et saisit alors la Cour européenne des droits de l’homme qui, selon une procédure d’urgence, demande à la Bosnie-Herzégovine de suspendre son renvoi  chez le doux et tendre Ben Ali.

Et là, survient la Révolution tunisienne. Alors, expulsion ou pas ?

En la matière, les principes sont bien connus :

-      les États ont le droit de contrôler l’entrée, le séjour et l’expulsion des ressortissants étrangers ;

-      Toutefois, ces expulsions ne doivent pas exposer les personnes concernées à des risques de torture ou d’autres formes de mauvais traitements dans le pays de renvoi.

Et là commence l’éloge de la Révolution tunisienne.

La CEDH note que, selon les travaux de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et les rapporteurs spéciaux des Nations Unies, des mesures sont actuellement prises en Tunisie pour passer à un système démocratique.

Ces mesures comprennent :

-      l’amnistie accordée à tous les détenus politiques,

-      la dissolution du service de sécurité d’État, très souvent accusé de violations des droits de l’homme pendant l’ancien régime,

-      la révocation ou la mise en accusation de certains fonctionnaires de haut rang pour des abus passés.20080430SarkoTunisie_0.jpg

De plus, la Tunisie a signé :

-       le Protocole facultatif à la Convention des Nations unies contre la Torture, qui met en place un système préventif de visites dans les centres de détention ;

-      le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui reconnaît la compétence du Comité des droits de l’homme des Nations unies pour connaître d’affaires individuelles.

En conclusion, la CEDH souligne « la détermination des autorités tunisiennes pour éradiquer une fois pour toutes la culture de la violence et l’impunité qui caractérisaient l’ancien régime politique ». M. Al-Hanchi ne court aucun risque de mauvais traitement, et il peut donc être expulsé vers la Tunisie.

Juppé, du haut de son UMP, s’est cru autorisé à dire qu’il surveillait le nouveau pouvoir tunisien qui « ne devait pas passer un ligne rouge ». Voici donc Juppé, pas sevré de l’esprit colonialiste, qui se fait proprement bâcher par la CEDH.

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Tu piges, Juppé ?

02.08.2011

Bachar-al-Assad toujours sur le site de l’Elysée !

On l’a peut être un peu oublié, mais Bachar-al-Assad a été l’une des grandes conquêtes diplomatiques de l’Elysée. Chirac connaissait l'histoire du Liban, et il avait fixé des limites saines. Mais pour Sarko, il faut ne faut pas s’arrêter à ces petites péripéties. Avec Moubarak, Ben Ali, Kadhafi et Bachar-al-Assad dans la main, « l’Union pour la Méditerranée » allait lui permettre de réécrire le Moyen Orient.  

Trois ans plus tard, chacun peut faire le bilan.

Sur la sellette ces jours-ci, Bachar-al-Assad qui lance ses chars contre les Syriens, avec de véritables tueries. A croire les déclarations officielles de la diplomatie française, c’est l’abomination de l’abomination. Mais à voir le site de l’Elysée, cet ami de la France est toujours en bonne place. 

 

3 septembre 2008

Le premier épisode, c’était une visite en Syrie du Président de la République et de sa cour, le 3 septembre. Regardez comme ils sont beaux. L’avenir leur appartient.

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2008/septembre/visite-d-etat-en-syrie.2801.html?search=syrie&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

12 juillet 2008

Le 12 juillet 2008, Bachar-al-Assad est reçu à l’Elysée, et il en était tout attendri : « Le changement de président en France a facilité le rapprochement entre Paris et Damas. Jacques Chirac avait fait dépendre la relation franco-syrienne de la relation de Damas avec l'une des parties libanaises. La politique de Sarkozy est plus réaliste." T’as raison, mon fils, soyons réalistes.

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 http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2008/juillet/entretien-avec-m-bachar-al-assad-president-de-la.3446.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

13 novembre 2009 

Nouvelle rencontre à l’Elysée le 13 novembre 2009 : les amis ne se quittent plus !

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2009/novembre/entretien-avec-m-bachar-al-assad-president-de-la.3122.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

9 décembre 2010

Et un déjeuner de travail  le 9 décembre 2010.

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2010/decembre/dejeuner-de-travail-avec-m-bachar-al-assad.10197.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

Le Journal officiel de l’Elysée, camouflé sous le nom de Figaro, était aux anges : « Un an après sa dernière visite à Paris, Bachar el-Assad déjeune jeudi avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Le président de la République, qui a relancé la relation franco-syrienne en 2008, continue de parier sur l'influence modératrice revendiquée par Damas au Moyen-Orient ». Influence modératrice, quel sens de la formule…

Le peuple syrien n’a surtout pas besoin du soutien de l’Elysée, avec un BHL à la manœuvre, son cortège d'insignifiances, et une belle coalition de l’OTAN toujours prête à vendre son matériel.

Respectons par-dessus le courage et la détermination de ce peuple.

Mais le maintien de ces photos est tout simplement indécent. Combien de temps vont-elles rester encore ?

29.05.2011

Les civils afghans ont-ils droit à la présomption d’innocence ?

Les civils massacrés par l’OTAN en Afghanistan glissent sur l’info, dans l’indifférence. Cette indignation sélective est un très mauvais signe.  

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Je ne sais pas si on se rend bien compte des méfaits de la coalition en Afghanistan, coalition cornaquée par l’OTAN pour défendre « nos valeurs », comme l’expliquait encore ce bon Juppé ce dimanche. Le ministre des affaires étrangères réagissait au lourd bilan dans l’armée française sur Canal +. Mais ni lui, ni la journaliste qui l’accompagnait gentiment – à ce stade difficile de parler d’interview – n’ont pas eu le temps de dire un mot sur les morts civils afghans à la charge de l'OTAN. Sans doute que dans ces « valeurs », toutes les vies ne pèsent pas autant.

Pourtant, l’actualité immédiate a été cruelle pour les civils afghans. Samedi dans la soirée, les grands combattants de l’OTAN, au nom de la civilisation, ont bombardé dans le district de Nawzad, dans le sud-ouest, deux maisons sensées être des repères de résistants. Bilan: 14 civils tués, soit deux femmes et 12 enfants, et six blessés graves.  Des tirs de roquettes depuis des hélicoptères. La BBC affirme que des villageois ont transporté jusque dans la capitale de la province les corps des enfants, pour preuve de la tragédie.

Mercredi dans les montagnes du Nouristan, des frappes aériennes dirigées par les mêmes humanistes, ont causé la mort de 18 civils et 20 policiers.

Quelques jours plus tôt, un raid de l'OTAN avait tué quatre personnes à Taloqan (nord-est).

Le démonétisé Barack Obama, la larme à l’œil, a dit prendre la situation « très au sérieux », selon une déclaration du porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, qui a jouté : « Nous travaillons très fort pour éviter les victimes civiles. Nous partageons les préoccupations du président afghan ».

Alors, les civils afghans ont-ils droit à la présomption d’innocence ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient innocents et qu’ils ont été tués par les soldats de l’OTAN. Et le silence assourdissant qui accompagne ces massacres commis au nom des « valeurs » est absolument scandaleux.

Il n’y a qu’une chose à faire : c’est partir vite, et très vite, d’Afghanistan. Dix années insensées pour « combattre les Talibans » et au final, c’est eux, dont l’influence tous les jours se renforce, qui retrouveront le pouvoir.

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06.11.2010

Hu Jintao : Une panne de micro (Corrigé)

Interview exclusive de Hu Jintao sur le blog ! La presse a été écartée au motif de la raison d’Etat, mais les gros faillots de journalistes de ce blog, lequel n’est financé que par les commissions de l’industrie de l’armement, ont pu obtenir une interview du grand, juste, bon et généreux Hu.

Une panne de micro

       -          Monsieur le Président, il parait que vous êtes arrivé à pied par la Chine.

-          Non, non, en avion.

-          Mais quel bazar quand même… Paris et Nice sont bloqués !

-          Il faut l’admettre. C’est le poids de la Chine…

-          Oui, la Chine est un grand pays certes. Mais votre pays n’a-t-il pas une volonté hégémonique, comme si vous n’acceptiez aucune résistance à l’ordre chinois.

-          C’est ainsi nous sommes les plus puissants, et tout le monde doit s’aligner. D’ailleurs, ce cas de Corée me turlupine. (Attention : double inversion)

-          Mais n’oubliez pas la question du Japon !

-          Ca, c’est historique : la Chine s’est toujours levée devant des Nippons.

-          La Chine, grande puissance, veut contrôler jusqu’à la partie Ouest du continent...

-          Les choses sont ainsi : la Chine aime le Pakistan.

-          Mais la réciproque n’est pas forcément vraie.

-          Peu importe : c’est l’air de la gare !

-          Vous imposez l’ordre économique, puis vous installez la dictature…

-          Oui, avec l’élection des grands.

-          Cela reste la culture du Parti communiste chinois, une machine à étouffer les minorités !

-          Non, c’est simplement une histoire de luttes passives…

-          En réalité, vous abusez des qualités du peuple chinois, connu comme bâtisseur.

-          Et alors, où est le problème ? Il faut le voir quand il manie le béton à la tonne ! Nos ingénieurs se sont imposés par de magnifiques thèses sur le béton.

-          Abordons un autre aspect de votre voyage. Il se dit que vous appréciez la France, et que vous attendez de découvrir le resto que Sarko vous a réservé.

-          Oui, mais je reste prudent. Il parait que le cuisinier a un canard sur le feu.

-          Mais non, Monsieur le Président, c’est une maison réputée !

-          Pas évident. On sait surtout que ce cuisinier secoue les nouilles.

-          Mais pas seulement, ne soyez pas négatif…

-          C’est vrai : il coupe les nouilles au sécateur.

-          Ca, c’est la préparation. Parlons de gastronomie…

-          D’accord, mais attention : les nouilles cuisent au jus de canne (Attention : deux inversions successives)

-          Il parait que pour ce chef cuisinier, c’est un classique de la cuisine militaire.

-          Exact : un légionnaire lui a passé le mot.

-          En tout cas, Monsieur Hu, la fête sera là, avec de bons vins.

-          Vous savez que les femmes aiment le Pommard bien chambré.

-          Si je puis me permettre, Monsieur le ¨Président : un bon rouge, certes, mais n’oubliez pas le blanc…

-          Ah je suis bien d’accord : les femmes adorent le goût d’un petit blanc.

-          Et pas que les femmes…

-          Ne vous étonnez pas aussi si la cuvette est pleine de bouillon…

-          Et tout le monde y passe !

-          C’est vrai, le curé est devenu fou entre deux messes !

-          C’est bien le problème. Le devoir d’un dirigeant est parfois de savoir se montrer dur.

-          Exact : Les femmes n'apprécient pas le marc trop doux.

-          Je vous l’accorde, Monsieur le Président, c’est universel !

-          Oui, c’est la tête de l’Afrique…

-          Une grande fête !

-          Ah oui, quelle fête… avec la comtesse qui avait une pierre fine à la main…

-          Mon Dieu, il n’y a plus aucune retenue !

-          Et d’ailleurs un ivrogne cuvait pendant qu'on l'emballait.

Et voilà. L’interview a du prendre fin, car le noble et généreux Président Hu a été appelé pour signer de nouveaux contrats en milliards d’euros, mais la délégation chinoise a juste eu le temps de dire à nos valeureux reporters qu’elle souhaitait revenir dans la douce France. Aussi, je me permets juste ce conseil à nos grands dirigeants : ne lui laissez pas le choix dans la date...

Hu Jintao : Une panne de micro

Interview exclusive de Hu Jintao sur le blog ! La presse a été écartée au motif de la raison d’Etat, mais les gros faillots de journalistes de ce blog, lequel n’est financé que par les commissions de l’industrie de l’armement, ont pu obtenir une interview du grand, juste, bon et généreux Hu.   

-          Monsieur le Président, il parait que vous êtes arrivé à pied par la Chine.51R5MP40XML__SL500_AA300_.jpg

-          Non, non, en avion.

-          Mais quel bazar quand même… Paris et Nice sont bloqués !

-          Il faut l’admettre. C’est le poids de la Chine…

-          Oui, la Chine est un grand pays certes. Mais votre pays n’a-t-il pas une volonté hégémonique, comme si vous n’acceptiez aucune résistance à l’ordre chinois.

-          C’est ainsi nous sommes les plus puissants, et tout le monde doit s’aligner. D’ailleurs, ce cas de Corée me turlupine.

-          Mais n’oubliez pas la question du Japon !

-          Ca, c’est historique : la Chine s’est toujours levée devant des Nippons.

-          La Chine, grande puissance, veut contrôler jusqu’à la partie Ouest du continent...

-          Les choses sont ainsi : la Chine aime le Pakistan.

-          Mais la réciproque n’est pas forcément vraie.

-          Peu importe : c’est l’air de la gare !

-          Vous imposez l’ordre économique, puis vous installez la dictature…

-          Oui, avec l’élection des grands.

-          Cela reste la culture du Parti communiste chinois, une machine à étouffer les minorités !

-          Non, c’est simplement une histoire de luttes passives…

-          En réalité, vous abusez des qualités du peuple chinois, connu comme bâtisseur.

-          Et alors, où est le problème ? Il faut le voir quand il manie le béton à la tonne ! Nos ingénieurs se sont imposés par de magnifiques thèses sur le béton.

-          Abordons un autre aspect de votre voyage. Il se dit que vous appréciez la France, et que vous attendez de découvrir le resto que Sarko vous a réservé.

-          Oui, mais je reste prudent. Il parait que le cuisinier a un canard sur le feu.

-          Mais non, Monsieur le Président, c’est une maison réputée !9782130539650.gif

-          Pas évident. On sait surtout que ce cuisinier secoue les nouilles.

-          Mais pas seulement, ne soyez pas négatif…

-          C’est vrai : il coupe les nouilles au sécateur.

-          Ca, c’est la préparation. Parlons de gastronomie…

-          D’accord, mais attention : les nouilles cuisent au jus de canne.

-          Il parait que pour ce chef cuisinier, c’est un classique de la cuisine militaire.

-          Exact : un légionnaire lui a passé le mot.

-          En tout cas, Monsieur Hu, la fête sera là, avec de bons vins.

-          Vous savez que les femmes aiment le Pommard bien chambré.

-          Si je puis me permettre, Monsieur le ¨Président : un bon rouge, certes, mais n’oubliez pas le blanc…

-          Ah je suis bien d’accord : les femmes adorent le goût d’un petit blanc.

-          Et pas que les femmes…

-          Ne vous étonnez pas aussi si la cuvette est pleine de bouillon…

-          Et tout le monde y passe !

-          C’est vrai, le curé est devenu fou entre deux messes !

-          C’est bien le problème. Le devoir d’un dirigeant est parfois de savoir se montrer dur.

-          Exact : Les femmes n'apprécient pas le marc trop doux.

-          Je vous l’accorde, Monsieur le Président, c’est universel !

-          Oui, c’est la tête de l’Afrique…

-          Une grande fête !

-          Ah oui, quelle fête… avec la comtesse qui avait une pierre fine à la main…

-          Mon Dieu, il n’y a plus aucune retenue !

-          Et d’ailleurs un ivrogne cuvait pendant qu'on l'emballait.

Et voilà. L’interview a du prendre fin, car le noble et généreux Président Hu a été appelé pour signer de nouveaux contrats en milliards d’euros, mais la délégation chinoise a juste eu le temps de dire à nos valeureux reporters qu’elle souhaitait revenir dans la douce France. Aussi, je me permets juste ce conseil à nos grands dirigeants : ne lui laissez pas le choix dans la date...

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Nous prendre pour des billes, ça commence à bien faire
 
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