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  • Shaimaa el-Sabbagh : Un assassinat, encouragé par l’impunité

    La scène se passe au Caire, ce 24 janvier. C’est la veille du 4e anniversaire de la révolution égyptienne de 2011, et de petits groupes de militants se dirigent vers la place Tahrir. Shaimaa el-Sabbagh, une jeune femme de 31 ans, mère d’un enfant de 5 ans, est là, avec quelques amis. Elle est activiste dans des groupes de Gauche, et poète à ses heures. Sur une petite place, les militants déploient une banderole et scandent quelques slogans. La police est en face, à quelques mètres. On voit très bien sur la vidéo les policiers, avec leurs fusils. Soudain, les policiers ordonnent la dispersion de cette cinquantaine de militants. Alors, qu'elle part en courant, Shaimaa el-Sabbagh s’écroule : elle vient d’être atteinte d’un tir, de dos. Le tir visait la cage thoracique, au niveau du cœur. Un tir assassin. Son ami la relève, mais elle est hébétée, grièvement blessée, et son visage saigne. Les services de police n’appellent pas les secours, et c’est son ami qui la prend dans bras et la conduit à l’hôpital, où le décès sera constaté. Ce jour-là, on comptera 17 autres morts parmi les manifestants.

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    La semaine dernière, les médecins légistes égyptiens qui ont pratiqué l’autopsie ont rendu leurs conclusions, et là attention : la cause de la mort n’est pas le tir du policier mais la maigreur de la jeune femme. Voici les explications d’Hisham Abdel Hamid, le porte-parole du service de médecine légale, à une télévision : « Shaimaa el-Sabbagh, selon les données scientifiques, n’aurait pas dû mourir. C'est un cas très rare. Elle était très mince, elle n’avait pas du tout de gras. Aussi, les petits éclats de chevrotine ont pénétré facilement et ont pu atteindre le cœur et les poumons : ce sont eux qui ont causé sa mort. Une personne plus épaisse ne serait pas morte ».

    Voilà. De bonnes nouvelles d’Egypte, notre pays partenaire, et comme le dit l’excellent VRP Le Drian, « La démocratie, ça vient après la sécurité ». 

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  • Le Coordonnateur humanitaire de l'ONU exhorte Israël à lever le blocus qui asphyxie Gaza

    Le rétablisseur de démocratie Abdel Fattah Al-Sissi a décidé de fermer le passage de Rafah. Le passage de Rafah…

    Le territoire palestinien de Gaza se présente comme un bande de terre de 6 à 10 km sur 40, avec pour voisins au Sud l’Egypte, au Nord et à l’Est, Israël et à l’Ouest la mer, c’est-à-dire en fait Israël, qui bloque tout accès, sans même respecter les eaux territoriales. 

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    Cette carte est à jour et précise. Elle montre notamment

    comment l'arbitraire "zone de sécurité" empiète sur le territoire et la mer

    Il s’agit d’un territoire occupé, au sens de la IV° Convention de Genève, comme le reconnait même le Conseil de sécurité, car Israël exerce un contrôle militaire permanent sur ce territoire. Aussi, Israël, puissance occupante, à l’obligation d’assurer la protection de la population civile. Au lieu de cela, Israël impose un blocus, en violation du droit international.

    Il n’existe qu’un point de passage pour les marchandises et les (rares) personnes : c’est la porte d’Erez, à la limite Nord de Gaza, donc vers Israël. Au Sud, c’est la porte de Rafah, qui ouvre vers l’Egypte. Dans le cadre du génial processus de Camp David, Rafah est interdit au passage des marchandises. Ne sont autorisés que les personnes et le matériel médical. Cette interdiction stupide et illégale, car l’Egypte n’a aucun droit pour pratiquer cette ségrégation, a eu pour conséquence la création des fameux tunnels, car le peuple gazaoui a le droit de vivre.

    Sous Moubarak, Rafah ne laissait passer les personnes que par exception. Le régime s’était assoupli depuis la Révolution égyptienne. Il restait très restrictif pour les sorties de Palestiniens, mais de nombreuses personnes et délégations ont pu se rendre à Gaza, où ils étaient magnifiquement accueillies.

    C’est donc le retour à la période Moubarak, mais il faut garder à l’esprit que la contrainte essentielle est le blocus imposé par Israël. L’Egypte de Morsi ne s’était pas risqué à accepter le passage du matériel par Rafah, préférant l’hypocrisie de l’économie des tunnels. Il n’en reste pas moins que c’est une nouvelle période d’isolement renforcé, alors que le blocus pèse tant déjà sur la population.

    Evoquer Gaza, pour dire que les habitants sont victimes des agissements illégaux de la puissance occupante, c’est s’attirer un procès en en partialité et en obscurantisme. Aussi, je vous livre-ci-dessous un récit objectif, celui du Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés, James W. Rawley, publié sur le site de l’ONU ce mois de juillet.

    Chacun pourra ainsi mesurer les désastres que cause la politique illégale de la puissance occupante, au vu et au su de tout le monde. 

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    *   *   *

    James W. Rawley a exhorté mercredi le Gouvernement israélien à lever les restrictions à la libre circulation des personnes et des biens dans la bande de Gaza. Il venait de rencontrer des agriculteurs et des pêcheurs palestiniens dont les moyens de subsistance ont été ruinés par le blocus israélien.

    « L'impact des restrictions imposées par Israël, dont certaines ont été mises en place depuis plus d'une décennie, a considérablement réduit les moyens de subsistance des familles de Gaza, comme celles des agriculteurs et pêcheurs que nous avons rencontrés aujourd'hui », a déclaré M. Rawley, dans un communiqué de presse.

    « Ces restrictions, qui touchent particulièrement les plus pauvres, entravent le développement d'une économie durable et aggravent la dépendance à l'aide », a-t-il ajouté.

    Sa visite à Gaza intervient alors que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a publié un rapport qui souligne que les restrictions à la circulation des personnes et des marchandises en provenance et à l'intérieur de la bande de Gaza participent à la détérioration des conditions de vie des 1,7 millions de personnes vivant dans cette région de Palestine.

    « Un nombre considérable des restrictions actuelles, imposées au début des années 1990, ont été renforcées en juin 2007, après la prise de pouvoir du Hamas à Gaza et l'imposition d'un blocus par Israël », a rappelé M. Rawley.

    Selon des évaluations récentes de l'OCHA, 57% des habitants de Gaza n'ont pas les moyens de s'acheter de la nourriture, 80% des familles dépendant d'une forme d'aide internationale.

    « L'économie est tributaire des dépenses publiques, de l'aide internationale et du commerce informel qui transite par les tunnels entre Gaza et l'Égypte, pour lequel des milliers de travailleurs, dont certains sont des enfants, risquent chaque jour leur vie», a affirmé l'OCHA.

    En outre, le maintien de l'interdiction de l'acheminement de produits et marchandises de Gaza vers les marchés de Cisjordanie et d'Israël a sapé le caractère durable de la croissance économique. Moins d'un camion de marchandises par jour en moyenne est parvenu à sortir de Gaza durant la première moitié de 2013, à comparer aux 38 camions début 2007, avant l'imposition du blocus.

    Tout en soulignant la légitimité des préoccupations d'Israël en matière de sécurité, le Coordonnateur humanitaire a rappelé que l'imposition de restrictions à la libre circulation des personnes et des biens devait être conforme au droit international. « Les réponses doivent être proportionnées aux menaces et ne pas revêtir un caractère punitif ».

    « Les Palestiniens de Gaza ont les capacités pour édifier une économie sur des bases durables » a affirmé M. Rawley, à condition de lever complètement les restrictions qui les empêchent de le faire.

     

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    La porte de Rafah, fermée par abus de pouvoir

  • La démocratie US prend ses quartiers au Caire

    Le président Morsi, élu démocratiquement au printemps 2012, a été renversé par l'armée le 3 juillet 2013. Un coup d’Etat militaire, donc, et signé en direct devant toutes les télés.

    Mais pas du tout, nous avait expliqué John Kerry le 1° août, c’était pour rétablir la démocratie : « Des millions et des millions de gens ont demandé à l'armée d'intervenir. Tous avaient peur d'une descente dans le chaos et la violence. Et l'armée n'a pas pris le pouvoir, d'après ce que nous pouvons en juger, jusqu'à présent. Pour conduire le pays, il y a un gouvernement civil. En fait, elle rétablissait la démocratie ».

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    C’est un truc incroyable : ce pays  qui est le premier fauteur de troubles dans le monde, du Vietnam à la Lybie en passant par l’Irak, qui a créé ou soutenu toutes les pires dictatures à partir du moment où ça lui permettrait de contrôler le pétrole, ce pays qui injurie les droits de l’homme avec Guantanamo ou le système PRISM de surveillance du monde, qui asservit toute idée de démocratie au Proche-Orient au nom de son soutien à Israël, ce pays qui refuse de signer les grands textes protecteurs de droits de l’homme, continue à faire le beau en distribuant le diplômes de démocrates. Donc, un diplôme pour Abdel Fattah Al-Sissi…  

    Oui, mais voilà, hier a été un jour dramatique pour l’Egypte, avec un bilan provisoire du gouvernement de 278 morts. Aucun chiffre disponible pour les blessés. Les chiffres réels sont à multiplier : hier, c’était des scènes de guerre au Caire, et les médecins témoignent de tirs par balles dans le thorax. [Jeudi 15, le ministère porte le chiffre à 540 morts, et les Frères musulmans à 2 200]. Un massacre… Et en soirée, le rétablissement de l’état d’urgence, qui avait été le régime appliqué pendant toute l’ère Moubarak, de 1981 à 2012 : couvre-feu, interdiction des rassemblements, fonction judiciaire transférée aux militaires, fouilles et surveillances sans avoir à justifier de motif…

    John Kerry a retrouvé un micro pour condamner ces évènements mais en les qualifiant de « lamentables » alors qu’ils sont criminels… et banalisant pour appeler à des nouvelles élections… démocratiques et sincères bien sûr, organisées par le démocrate Abdel Fattah Al-Sissi pendant que Mohamed Morsi restera en détention illégale : « La responsabilité revient au gouvernement intérimaire et l’armée, qui à eux deux ont l’ascendant dans ce conflit, d’empêcher davantage de violence et de proposer des options constructives parmi lesquelles le remaniement de la Constitution et l’organisation d’élections législatives et présidentielle ».

    Pour traiter le fond de la question, je ne peux mieux faire que citer ce qu’a écrit M. Saadoune, dans Le Quotidien d’Oran, la semaine dernière :

    « Les médias qui parlent d’embarras américain se trompent clairement. Israël le sait, toute démocratisation dans un pays comme l’Egypte aboutira inéluctablement à une remise en question de Camp David et à un rapport très différent aux Palestiniens. Quand l’armée égyptienne intervient et reprend le peu de pouvoir qu’elle avait concédé, c’est Camp David qui est encore plus protégé. Quand un processus démocratique échoue - et en Egypte il ne peut être question de démocratie quand une moitié d’Egyptiens est traitée déjà en « terroriste -, Israël, la « prétendue seule démocratie au Proche-Orient », est tranquille ».

    Comme vient de le faire Mohammed El-Baradei, devenu vice-président grâce aux militaires alors qu’il avait renoncé à se présenter aux élections… les libéraux progressistes adorés dans les pays occidentaux vont tous se casser, et finiront haïs d’avoir été la caution immature du clan des militaires. Et ce n’est pas demain la veille que les militaires organiseront des élections ouvertes aux Frères musulmans, alors que tous les leaders sont recherchés pour être entaulés. Or, il n'y a pas de solution démocratique en Egypte qui exclurait les Frères musulmans. 

    La démocratie US prend donc ses quartiers au Caire. Et va bien sûr continuer à former les cadres et financer l’armée qui rétablit si bien la démocratie, pour 2 milliards de dollars par an. 

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    Rétablir la démocratie

  • Honneur et gloire à l’armée d’Egypte qui massacre son peuple désarmé…

    Les esprits sont perdus… Bien nourrie des préceptes du sympathique George W. Bush, l’opinion oublie tout de la cause de ses malheurs, en focalisant ses peurs sur l’islamisme. Les automatismes sont ancrés. C’est presque rassurant : les dépenses de propagande n’ont pas servi à rien. Aussi, quand des soldats tirent sur des manifestants, on en reste à des protestations minimales car cela entre dans le schéma rêvé de la propagande : les musulmans flinguent les islamistes.

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    La politique de Mohamed Morsi concerne les Egyptiens, et il est difficile de donner un avis car il nous manque tant d’informations. Mais quand même… Etre à la tête du premier Etat arabe, porté par une révolution et le succès électoral, avec un soutien, plus ou moins obligé mais réel, des grands puissances, et se trouver un an plus tard rejeté par son peuple, et mis en détention sur ordre des militaires qu’il avait nommés, quel échec… Même en incluant les coups tordus, quel échec ! Mohamed Morsi, et les Frères Musulmans, ont de sérieuses questions à se poser sur leurs choix et leurs pratiques politiques.

    Combien ont été écœurés de les voir incapables de définir une politique sociale, car incapables de dire que les puissances économiques asservissent le monde... Combien ont été écœurés de les voir succomber devant les sornettes étatsuniennes et qataries, de les voir abandonner toute politique pour la Palestine... Navrant.

    Mais quelles que soient ces critiques, il n’en reste pas moins des évidences, qui résultent des faits.

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    Le général Abdel Fattah Al-Sissi est un putschiste. Il a renversé un pouvoir démocratiquement élu, en jouant sur le mécontentement populaire – pas compliqué quand on sait dans quelle mélasse Moubarak avait laissé le pays – sur la bienveillance des Etats impliqués dans le jeu diplomatique égyptien. Un putschiste n’a aucune légitimité, et les soutiens – politiques, économiques, sociaux et religieux – qu’il a su réunir ne méritent que le déshonneur.

    Le général Abdel Fattah Al-Sissi est le commanditaire d’actes criminels. Après avoir attisé la haine de la rue, exhortant les « Egyptiens honnêtes à manifester afin de lui donner mandat pour en finir avec la violence et le terrorisme », il a donné hier l’ordre de tirer sur des manifestants pacifistes, qui ne demandaient que le respect des choix démocratiques.

    Le bilan est dramatique. On compte 70 morts et plus de 500 blessés par des tirs de l’armée. Des tirs fait pour tuer comme l’expliquent les médecins, décrivant des impacts dans le thorax et à la tête.

    L’armée est, depuis Nasser, un des grands acteurs de la politique en Egypte. Comment a-t-elle pu tomber si bas ? Comment l’armée d’Egypte peut-elle admettre comme fait d’arme de massacrer son peuple, désarmé ? Ce fait criminel pourrira tout, et tout soutien au pouvoir actuel connaîtra le sort de ceux qui s’accrochent aux branches pourries. 

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  • Libérez Morsi !

    Tin_Sign_America_Let_Freedom_Reign_Patriotic_Pride_Vintage_Country_Decor_TSN1668.jpgCe qui s’est passé en Egypte est clair : un coup d’Etat militaire a renversé un chef d’Etat démocratiquement élu. Les dirigeants arabes et occidentaux soutiennent le coup d’Etat et n’ont pas un mot à dire sur la détention arbitraire de Morsi. Ça vaut la peine d’y réfléchir.  

    Vous n’aimez ni Morsi, ni les Frères Musulmans ? Et alors... Morsi, oubliant la violence de l’Histoire, s’est laissé endormir par les fantasmes de l’économie libérale ? Et alors... Il y a en Egypte une majorité hostile au pouvoir de Morsi ? Et alors... Dans un sondage, Morsi aurait fait un meilleur score que Hollande, qui patauge avec 20% de satisfaits. Pourtant, l’armée ne renverse pas Hollande…

    Il y a peu de temps enore, Morsi recevait au Caire les chefs d’Etat de la Ligue arabe : combien seraient à ce jour capables de le regarder, les yeux dans les yeux ? A la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU, Morsi captivait l’attention. Combien de ceux qui l’on acclamé il y a quelques mois demandent sa libération ?

    Le coup d’Etat militaire a su réunir les mécontentements mais il n’a aucune solution politique ou économique à offrir, à part livrer la population égyptienne aux allumés du FMI. Pendant ce temps, Morsi est en détention arbitraire. L’armée n’a trouvé aucun juge pour signer un mandat d’arrêt contre lui... C’est un abus d’autorité de l’armée, et rien d’autre.

    Le silence des chefs d’Etat, à part aujourd’hui de premières demandes minimalistes de l’Allemagne et des Etats-Unis, montre que le désarroi est profond. Les leaders chancellent.9782080800220.jpg

    Du côté du monde arabe, c’est la liquéfaction du Qatar. Ce pays sans constitution ni élection s’était inventé un destin, mais il se dégonfle comme une baudruche. Le poids de l’argent peut faire des ravages, mais aucun Etat n’a assez d’argent pour acheter la conscience des peuples. Le Qatar se rabat sur le foot et va donc investir 200 milliards de dollars pour réussir la Coupe du monde. C’est plus à sa portée.

    Les Etats-Unis sont très en recul sur ce qui se passe au Moyen-Orient, et Obama donne des coups de fil en prenant l’air préoccupé, mais le centre de gravité passe vers l'Asie. En fait, le monde va trop vite pour eux. La bête peut encore nuire, mais c’est le grand déclin qui commence, par la faiblesse du projet politique. Dominer, oui, ils ont la méthode. Mais, depuis la nuit des temps, on sait que ça ne mène nulle part. C’est la fibre politique qui tient les peuples, pas l’argent.

    Quant aux autres Etats, c’est vite vu : ils s’alignent derrière le chef, et comme le chef se couche, ils se couchent.

    C’est dire que Morsi est détenu par bien plus que quelques militaires. Morsi paie cash l’illusion libérale. Les Frères musulmans sont forts. Ils résisteront et retrouveront la confiance de la population. Mais la facilité avec laquelle ils se sont laissés embobiner par les lubies d’un système fondé sur l’argent m’a estomaqué.

    En attendant, Morsi est détenu arbitrairement, et les militaires doivent le libérer. Ça ne se discute pas. 

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    Morsi à l'Assemblée Générale de l'ONU

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