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  • Concessions d’autoroute: un secret de famille protégé par le Secret Défense ?

    Family Secrets.jpgLe 9 avril 2015, l'Etat, via le ministre de l’économie, et les sociétés autoroutières ont conclu un accord sur la gestion des autoroutes. On trouve de tout dans cet accord qui sent le gaz : la prolongation des concessions, les tarifs des péages, une relance de l'investissement, et une transaction pour mettre fin à des procédures en justice.

    - Mais il y a eu des débats au Parlement ?

    - Non, rien.

    - Et même pas un truc genre le Grenelle des autoroutes ?

    - Pas la moindre communication officielle.

    - Ah bon, et pourquoi l’Etat a transigé ? Il redoute la justice ?

    - C’est ben tout le problème.

    - En plus, c’est un peu nos sous, non ?           

    - Oui, ce sont tes sous qui passent à la moulinette secrète.

    - Allez, Raymond, à ton clavier…

    Le 28 avril, l’ami Raymond Avrillier a demandé à l’excellent et moderne Macron de lui remettre une copie de cet accord, ainsi que des documents annexes. Pas de réponse de Macron, et Raymond a saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), qui a rendu un avis favorable le 9 juillet 2015. Raymond a demandé à Macron de donner suite, mais rien. Et hop là : nous voilà devant le Tribunal administratif de Paris pour statuer sur l’accès aux documents administratifs via la loi du 17 juillet 1978.

    Le tribunal administratif par un jugement n° 1514292/5-2 du 13 juillet 2016 a entièrement donné raison à Raymond, pour sa curiosité bien placée. La transaction signée, et les annexes qui permettent d’en comprendre la portée, sont des documents publics, qui doivent être communiqués. Raymond, qui dénonce « une négociation de marchand de tapis, étrangère à la conception d'intérêt public » va pouvoir se plonger dans toute cette joyeuse documentation : « Je pense très sérieusement qu'il y a dans l'accord des arrangements qu’Emmanuel Macron voulait garder secrets ».

    Donc, on va enfin savoir ce qu’il en est de la cuisine des concessions autoroutières ?

    Presque… La transparence sur la gestion autoroutière chagrine le gouvernement, qui vient de décider d’un pourvoi devant le Conseil d’Etat, quelle bonne blague ! Wahou, il ne doit pas être triste, cet accord. La gestion privée des autoroutes aussi bien protégée que le Secret Défense ? C’est juste lamentable, mais le pourvoi n’est pas suspensif, et Raymond va pouvoir faire exécuter le jugement.

    Il est bien dommage que les journalistes qui papillonnent autour de Macron ne pensent pas lui poser cette question :

    - Dis donc, Macron, il y a quoi de si spécial dans cet accord que pour tu veuilles absolument le garder secret ? Allez grand timide, c’est quoi ce secret de famille ?

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  • Né le 30 janvier 1990 aux alentours de 23h40 à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, il cherche ses parents

    Julien, âgé de 26 ans, avec le soutien de ses parents adoptifs et de sa compagne, a lancé sur Facebook, un appel pour retrouver ses parents. Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’ouvrir pas à nouveau le débat du « sous X », mais d’entendre Julien, et tous ceux qui pensent comme lui.

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    Hier j'ai sauté.

    Cela fait 26 ans que je suis au bord de la falaise, à fixer le vide et à rester là, tétanisé... Tétanisé par la peur du vide, par la peur que le fond du précipice soit en fait trop loin, que le saut soit trop grand ou pire que le fond soit trop proche et dans ce cas-là que la chute fasse mal.

    Mais hier j'ai sauté.

    J'étais au bord, plus que je ne l'ai jamais été... Alors j'ai avancé encore, encore un peu, traînant ainsi les pieds tel un condamné. Un pied devant l'autre, une marche après l'autre comme disait l'autre. J'ai avancé jusqu'à ce qu'il soit trop tard, trop tard pour reculer. J'ai fixé le vide droit dans les yeux et je lui ai dis qu'il ne me faisait plus peur. Que dorénavant j'étais invincible. Je m'en suis convaincu en tout cas...

    Hier j'ai sauté.

    Hier c'était une journée comme les autres, il faisait gris et le soleil ne sortait que pour se montrer un court instant. L'heure approchait mais je ne le savais pas encore. Il était 14h35 pour être précis et nous étions le lundi 13 juin 2016. Un jour comme les autres. Sauf que ce jour-là, à ce moment-là j'ai décidé de faire basculer ma vie comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Est-ce que je vais le regretter ? Est-ce que la chute va me tuer ? Est-ce que mon parachute est assez solide ? Et puis rien à foutre de tout. Une voix me frappa fort à la tête : "saute ! on s'en fout du reste...ça peut pas être pire de toute façon".

    Hier j'ai sauté.

    J'ai pris mon téléphone, et mon courage, et j'ai appelé. Un coup de fil qui allait changer ma vie, la bouleverser littéralement. Du moins dans un premier temps. J'avais son numéro depuis environ une dizaine d'année dans mon répertoire et mes parents me parlaient sans cesse depuis ma naissance de cette femme, de cette cousine qui elle aussi était née sous X. "Elle milite!" Me disaient-ils. "Elle a aidé beaucoup d'enfants abandonnés à retrouver ses parents et beaucoup de parents à retrouver les enfants qu'ils avaient abandonnés, appelle la le jour où tu seras prêt" ...

    Et puis hier j'ai sauté.

    26 ans que j'ai ce gouffre en face de moi mais que mon seul rêve et mon seul but dans la vie est d'y faire face afin de rejoindre l'autre côté. Je sais pas il a l'air doux l'autre côté. Plus doux que ce monde-là qui s'effondre et s'effrite sans cesse sous mes pieds. Un gouffre fait de questions, d'incompréhensions, de haine, de colère, de peur... Et si l'autre côté c'était la joie, le bonheur, la sérénité, l'amour, la construction plutôt que la destruction.

    Hier j'ai sauté dans le vide.

    Il y a 26 ans, le 30 janvier 1990 aux alentours de 23h40 tu as accouché de moi à Bordeaux en France, à l'hôpital Pellegrin. Dans mon dossier il est écrit que tu mesurais environ 1m57, que tu étais une algérienne (kabyle probablement) avec des traits maghrébins très prononcés voir presque négroïde. Tu avais environ 19 ans et apparemment cela ne faisait pas longtemps que tu venais d'arriver en France mais ça n'est pas sûr. Tu étais là 7ème d'une fratrie (ce qui minimum fait 7 tontons ou tatas en plus et des cousins à la pelle 

  • Les critiques terriblement machos contre le livre de Valérie Trierweiler

    Je lis les commentaires assassins sur le livre de Valérie Trierweiler, et je dois dire aux uns et aux autres : vous avez tort.

    La+Vérité+Guy+Béart0

    Je relève d’abord – le service investigation du blog ayant vérifié les états génétiques des éditorialistes – que ces signatures sont à 95% masculines, ce qui montre l’arriération de notre société. La presse française est une presse de mecs, avec quelques poupées cosmétiques. Donc tous ces mecs arrivés là parce que sont des mecs nommés par des mecs vomissent sur une femme. Une femme qui n’entre pas dans le module gentil du « Secrétariat d’Etat aux droits de femmes », et qui commet l’horreur absolue : elle dit ce qu’elle pense. Donc, le verdict est sans appel : cette femme pense mal.

    Je souhaite donc bonheur et apaisement à tous les sales gus qui ont viré leur femme comme une malpropre – des neuneus qui, chez une femme, focalisent à moins d’un mètre,… oki ? – et qui font dans leur froc parce que l’ex larguée, humiliée et bafouée, se permet de dire comment elle a vécu le largage… Une femme, qui chez ces gens, est considérée comme un kleenex, et qui s’exprime… Imaginons que ça se généralise… C’est absolument insupportable en effet. Non, la femme doit aller pleurnicher chez ses parents –pas « jojos » – et basta !

    Car je n’oublie pas la violence de la répudiation, par ce bigame impénitent… alors que Valérie Trierweiler était en convalescence d’une hospitalisation : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trieweiler ». Gougnafier de chez gougnafier…

    Une décapitation affective,… et en public ! Spectacle horrible pour les enfants ! Horrible. Alors, vous qui dézinguez Valérie Trierweiler, mesurez-vous la violence de la répudiation ? Ou admettez-vous la répudiation si le chef est blanc ? Mesurez-vous tout de ce que renferme de cynisme, de méchanceté, de sentiment de supériorité, ce communiqué ? Il a viré la « pas jojo »…

    Valérie Trierweiler a pris le temps de la réaction. Hollande avait pondu un communiqué de quinze mots à l’AFP ; elle, elle a écrit, seule, un livre de 300 pages. Et que dit-elle dans ce livre, que j’ai lu le temps de six heures de vol, et qui se lit très bien ? Elle dit des choses qui confirment ce que disait le communiqué de Hollande.

    Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé l’expression des « sans-dents » ? Non, c’est bien l’œuvre de l’autre salopard. Mais, comme le dit la chanson, celui qui dit la vérité doit être exécuté. Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé la scène où Hollande se fout de la gueule des handicapés ? D’ailleurs, qu’elle a été sa politique ? Allô ?

    Je n’ai pas en dire plus ici. Le livre est en vente, et du fait du succès, la réédition est en cours ce qui est très bien. Lisez ce livre, et méditez sur une société où les femmes refusent la soumission,  dénoncent l’humiliation dont elles sont l’objet, quelle que soit la « puissance » du macho répudiateur.

    Ce livre, quels que soient ces défauts, est absolument essentiel car il est une incroyable avancée dans la lutte contre le machisme. Ce que les machistes et leurs poupées ont bien compris,… d’où leurs cris effarouchés.

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  • Loi famille : Le « gouvernement » capitule devant la Manif pour tous

    1213357--tu-as-cale-le-moteur-de-henri-debs-950x0-1.jpgHollande, grand connaisseur des nouvelles formes de la vie de famille, avait fait de la réforme du droit de la famille un axe de son programme. Programme périlleux, car c'était atteindre un fondement de la société, et tous les travaux de la sociologie du droit ont montré à quel point il faut alors être fondateur, subtil et convaincant.

    Sur ce blog, j’ai pris position de longue date pour le mariage gay, la PMA et la GPA. Mais le fait que la société puisse, par des parts importantes, et du fait de vrais vécus, éclairée par les pratiques d’autres pays, appeler à des avancés législatives ne suffit pas. Ces lois, attendues comme des progrès pour les unes, sont redoutées comme des remises en cause, destructrices, pour les autres.

    La famille, ce n’est pas rien. Les modèles sont multiples, et si l’on passe par les secrets de famille, on trouve tout, et tout est très partagé. Oui, mais voilà : cette famille, ces modèles familiaux, ces différents modèles familiaux qu’une personne va croiser au cours de sa vie, ces modèles dans leur différences sont toujours le lieu de l’intimité, l’abri, l’endroit où on trouve ses sources, on cherche à créer l’amour. La famille, c’est la porte qu’on ferme au nez de cette société trop curieuse.

    Pour faire passer ces évolutions législative, dans une société inquiète de son avenir, il fallait un sacré investissement, et une ardente volonté de convaincre, de comprend, de réunir. Or, nous n’avons eu que du cosmétique, avec une adoration puérile de la fée égalité, avec de beaux sourires aux dents blanches sur le plateau du Grand Journal.

    En quarante-huit heures, tout a sombré.

    moto-demarre-cale.jpgLe dimanche matin, on ressort du placard les veilles badernes de la Gauche avachie pour dénoncer le retour des ligues fascistes, comme en 1930 ; l’après-midi, un grosse manif de ces Frances traditionnelles, tranquilles, en famille ; le lundi, le gouvernement largue tout projet de réforme. Victoire totale de la Manif pour tous. Même dans leurs plus beaux rêves, les organisateurs n’en imaginaient pas tant.

    Pour faire passer le mariage gay, le gouvernement avait dissocié les questions de filiation… en saisissant le Comité national d’Ethique ! Que venait-faire là faire ce comité ? Que justifiait ce repli du droit vers la morale ? Petit, tout petit...

    Bruno le Roux, le boss du groupe socialiste à l'Assemblée, s’était engagé : « L'extension de la PMA sera votée en 2013 ».  Début 2013, Bambi s'était avancée pour l’automne 2013 : « Que les choses soient bien claires : l’élargissement de la PMA sera dans le projet de loi Famille ». Toujours rien fin 2013, et en janvier 2014, Dominique Bertinotti, ministre de la famille, annonçait que « la PMA ne figurera pas dans la loi Famille », mais fera l’objet d’un texte spécifique au cours premier semestre 2014. Lundi, à midi, Matignon a tranché : « Le gouvernement ne présentera pas de projet de loi famille cette année ».

    Alors, la Gauche a-t-elle porté atteinte au mariage ? Oui, et c'est manifeste. Elle a autorisé, pour les couples gays, un mariage light sans filiation, sans famille. Un mariage décoratif. Comment les gays pourraient-ils l’admettre ? Comment la société, dans son ensemble, pourrait-elle s’en satisfaire ?   

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  • Une histoire d’amour

    Elle s’appelle Vijaya Kumari. En 1993, elle avait 29 ans, était mariée et vivait à Mahrauni, un village du district d’Aligarh, en Inde. Quatre ans plus tot, l'enfant d'un voisin avait été tué, et les soupçons de la police se sont orientés vers elle. Vijaya contestait l’accusation, mais elle a été placée sous mandat de dépôt. Elle était enceinte de cinq mois.

    Son mari et sa famille l’ont abandonnée, et elle a accouché en prison d’un petit garçon, Kanhaiya. Kanhaiya Kumari. Aujourd’hui, Kanhaiya Kumari nous bouleverse le cœur par une magnifique histoire d’amour.

    Le 22 octobre 1993, Vijay Kumari a été condamnée pour meurtre à perpétuité. Elle a fait appel, et le 10 janvier 1994, la Haute Cour de Hallahabad, pas convaincue par l'enquête, a prononcé sa libération contre le versement d’une caution de 10.000 roupies, l’équivalent de 140 euros. Le jugement permettait la libération de cette jeune maman… et de son enfant. 10.000 roupies… Trois fois rien, mais pour elle, c’était un monde car elle ne pouvait solliciter personne pour réunir la somme. Et les années sont passées. Les années de l’oubli : «Je pensais que j'allais mourir en prison. Ils me disaient à l'intérieur que personne ne sort jamais ».

    Elle est restée détenue avec son fils à la prison pour femmes de Nari Niketan, à Lucknow, dans l’Uttar Pradesh. Quand Kanhaiya a atteint 4 ans, l’administration pénitentiaire les a séparés, et Kanhaiya a été placé dans un foyer pour mineur, à Lucknow. Encore bien des années à attendre avant l'anniversaire des dix-huit ans, la porte vers l’immense liberté. Tous les quinze jours, Kanhaiya venait rendre visite à sa mère au parloir.

    Devenu majeur, Kanhaiya s’est aussitôt préoccupé de trouver un travail, et il a perçu sa première paie derrière une machine à coudre dans un petit atelier textile. Sou après sou, il a économisé. En un an,  il  avait réuni 5.000 roupies, la moitié du précieux trésor. Il a alors pris contact avec un avocat, qui a formé une demande de libération, proposant de déposer cette somme auprès de la Haute Cour de Allahabad.

    Ce 4 mai, Kanhaiya Kumari a pu faire libérer sa mère.

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    Vijaya Kumari et son fils Kanhaiya

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