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  • Marianne est devenue une blondasse de BD !

    Heureusement qu’il nous reste les e-mails, les SMS, les fax et les machines à timbrer… Parce que la Marianne du nouveau timbre, c’est moitié poupée Barbie, moitié Bimbo de classe économique, avec comme prime, des arguments frelatés. Voyez vous-même :

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    Le timbre a été dessiné par David Kawena et Olivier Ciappa, qui ont phosphoré comme des dingues pour cette magnifique création : « Notre Marianne se veut un message symbolique d’égalité, de parité et de mélanges qui sont, pour nous, des valeurs essentielles de la France d’aujourd’hui et de la République ». Egalité et parité, c’est exactement ça, et c’est une grande réussite. Parmi maints exemples :

    - le président de la République française a toujours été un homme ;

    - une seule femme a exercé des fonctions de Premier ministre, du 15 mai 1991 au 2 avril 1992, soit moins d’un an ;

    - au sein de la Cour de cassation, du Conseil d’Etat et du Conseil constitutionnel, le nombre de femmes est très minoritaire, et aucune de ces juridictions n’a jamais été présidée par une femme ;

    - la dominance masculine est très forte dans le patronat et les conseils d’administration des grandes entreprises ;

    - l’inégalité salariale est une tare, et les plans se suivent sans résoudre cette question ;

    - le 17 novembre 2008, un député a abattu sa compagne d’un tir par arme, puis s’est suicidé, et le lendemain, l’Assemblée Nationale lui a rendu hommage, par une minute de silence, debout, dans l’hémicycle.

    Donc célébrons la réussite de l’égalité et la parité ! Et pour les « mélanges », nos intellos républicains expliquent : « Nous avons voulu lui donner un côté international et intemporel en mélangeant les mains réalistes et gracieuses spécifiques à la Renaissance, les yeux qui sont un mélange du réalisme de la bande dessinée française d’aujourd’hui, du manga asiatique des années 1980 et de l’animation américaine (étatsunienne NDLR) des années 1950 ».

    Manga asiatique et dessins animés US ! Effectivement, ça réunit toute la puissance des forces « mélangées » du monde… Et pour transcender leur génie créateur, David Kawena et Olivier Ciappa expliquent s’être inspirés du visage d’Inna Shevchenko, la cheffe des Femen, ces pouffiasses, blanches et sveltes comme sur les pubs, hurleuses à l’idéologie raciste.   

    J’espère qu’ils n’ont quand même pas travaillé trop longtemps pour nous trouver tout ça.

    Mais la critique est nulle si on ne propose pas. Alors, voici les propositions du jury républicain en diable du blog.

    Si c’est pour faire dans la bimbo de bédé, il fallait donner dans le grand classique, avec l’exceptionnelle Paulette de Pichard, une valeur française. Inégalée…

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    Si c’est pour « égalité et parité », je vous propose une brune, une vraie intello qui écrivait des livres et s’engageait sur le terrain, et qui était aussi une grande amoureuse (Lettres à Nelson Algren) : j’ai nommé Simone de Beauvoir. Avouez que comme Marianne, ça aurait de l’allure, et on abandonnerait les e-mails, SMS, fax pour se remettre au courrier.    

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    Simone de Beauvoir, par Art Shay, Chicago, 1952

  • Racaille : Christine L. soumise au grand frère Nicolas

    250px-Le_deuxième_sexe.gifLa soumission des femmes de nos banlieues aux grands frères qui les utilisent et en font leurs objets… « Ni putes, ni soumises » allait chercher dans le 9-3, mais le drame se déroulait rue du Faubourg Saint-Honoré.

    La sœur Christine L. s’aplatit de respect à l’idée de prendre quelques minutes du grand frère, mais il ne s'agit que de soumission, un déni de la relation. La sœur est là pour servir le grand frère, et après des scènes dont on imagine la dureté, elle implore la pardon…  et demande à pouvoir encore servir : « Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting ».

    La femme n’existe plus. Elle ne pense pas et n’est qu’un objet. Cette lettre traduit ce que sont les mœurs de domination dans la France du XXI° siècle, et à quel point est vain le discours de ces pauvres gens, qui se mentent d'abord à eux-mêmes. C’est grave.

    Voici le texte de la lettre manuscrite retrouvée lors d'une perquisition chez Chrsitine L, et publiée par Le Monde. Que ce soit un brouillon - mais pourquoi le garder ? - ou une lettre adressée - et c'est très crédible - c'est un une lumière terrible sur les moeurs et la condition des femmes. 

     

    Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement9782362010460.jpg

    1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

    2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.

    3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

    4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

    5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible.

    Avec mon immense admiration. Christine L. 

  • Que les Femen aillent se rhabiller !

    Ah mais quelle plaie, ces Femen ! Il a encore fallu qu’elles aillent faire le cirque à l’occasion d’une visite de Poutine… Toujours le même bazar : on se planque, on se met topless, et on hurle… C’est nul.  

    Pour être Femen, il faut être blanche, jeune et svelte. Le modèle de la pub ? Oui, exactement. Ni noire, ni vieille, ni grosse. Rien que ça devrait suffire.

    Le mode d’intervention est celui de la sangsue : se coller sur un gros bipède, et en profiter pour se faire voir. Une Femen n’existe pas par elle-même. Elle n’existe que par le support qu’elle choisit, en mettant le foin à Davos, à Notre Dame, auprès de Poutine, à une manif… et en appelant les médias, car une Femen existe par l’image qu'on en donne.

    Les Femen n’ont rien à dire. Elles poussent des cris et hurlent. L’élaboration d’une phrase, çà dépasse leur horizon.

    Les Femen sont des bugnes. Elles annoncent qu’elles vont brûler le drapeau salafiste… mais elles brûlent la déclaration de foi qui unit tous les musulmans, la Chahada, et elles le font devant la Grande Mosquée de Paris qui est aussi éloignée du salafisme qu’elles le sont de l’intelligence. C’est dire.

    Par leur manifs et leur pub, on voit qu’elles ont de jolis petits nichons. Mais ont-elles un cerveau ? 

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    Jeunes, blanches et sveltes : rien que ça devrait suffire...

  • Les gros fumelards des « grandes gueules »

    Il y a un truc qui s’appelle une « radio » qui tolère un truc qui s’appelle « Les grandes gueules ». Depuis des années sur RMC, la chasse d’eau a remplacé le cerveau, mais ça plait. Racisme, sexisme, tout y est, très tendance.

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    Je n’écoute jamais cette pollution mentale, mais les taxis, si, et j’ai appris à être prudent. Quand je monte dans un taxi le matin, j’indique la direction et je demande si le taxi écoute « Les grandes gueules ». Si c’est le cas, je descends.

    Ce lundi 21 janvier, les leaders intellectuels de l’émission (de gaz ?), Alain Marshall et Olivier Truchot, avaient invité trois habitués, une consœur Maître Chozemuche, un conseiller en investissement financier, Franck Tanguy et une chèfe d’entreprise, Sophie de Menthon.

    Vient, soumis à la sagacité de ces érudits, l'accord financier de 1,5 million d'euros conclu entre DSK et Nafissatou Diallo.

    Sophie de Menthon est tout pétillante : « Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte? Je me demande, c'est horrible à dire, si ce n'est pas ce qui lui est arrivé de mieux ! Moi je pense que l'argent qu'elle a gagné, qui lui permet d'élever sa fille, elle ne l'aurait jamais eu dans toute son existence et j'espère qu'elle oubliera ce moment extrêmement désagréable».

    Franck Tanguy affirme doctement qu’ « il n’est pas loin de penser la même chose », et l’adorable Sophie de Menthon en remet une couche : « Il y a des femmes dans la rue, je suis sûre qu’elles ont pensé ça, en se disant j’aimerais moi être femme de chambre dans un hôtel et que ça m’arrive. »

    Mon excellente consœur Chozemuche puise dans cinq siècles de civilisation pour dire à ses chers amis qu’« un viol n'a pas de prix », mais Franck Tanguy réplique que pour Nafissatou Diallo, c’est « un conte de fée », et cet abruti fini nous explique : « C'est un tromblon. Elle n'a rien pour elle. Elle ne sait pas lire, pas écrire, elle est moche comme un cul et elle gagne 1,5 million. C'est extraordinaire cette histoire! ». Maître Chozemuche proteste par des « Ouille, ouille, ouille », et tout le monde se quitte bonz’amis.

    Hier, ça a commencé à gueuler sur le net. Mais du côté de RMC, c’est mort. La direction est restée aux abonnés absents, les journalistes – dont un du matin qui passe son temps à faire la leçon à tout le monde – n’ont rien à dire, et Franck Tanguy a juste confessé, presque ému : « J'ai dit une beauferie, je suis allé trop loin ».

    Une beauferie… Ils méritent bien tous leur légion d’honneur de fumelards aguerris.

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    Ce n’est pas une beauferie. C’est un truc finement pensé, qui a émerveillé les « responsables » de l’émission, et qui s’appelle de l’outrage aux victimes d’un crime et l’apologie du crime de viol.

    Avec ces abrutis, la vie est belle : une femme pauvre et qui ne répond pas aux critères de la mode, a un avenir quand elle se fait violer par un saldingue.

    Décidément, l’affaire DSK fait ressortir toutes les hypocrisies ataviques de la bonne société française.

    Lang, pour qui « « il n’y avait pas mort d’homme »,... non... juste viol d’une femme ; l’autre crétin pour qui « c’était du troussage de domestique » ; Aubry qui chouignait sur le destin de son ami… Et tant d'autres, avec le lunaire Badinter qui s'en égo-zillait... Maintenant, cette tripotée de cornichons qui se marre devant le conte de fée vécu par la victime d’un viol.

    Bien sûr, il ne se passera rien, car icelle tripotée est bien dans le temps présent.

    Hollande vient de nommer au CSA, Sylvie Pierre-Brossolette, journaliste au Point, qui s’était lâchée le 19 mai 2011, au vu de l’arrivée de DSK au tribunal de Manhattan : « Quelle image donnons-nous au monde quand les télévisions de la planète entière montrent un prestigieux Français pénétrer dans le tribunal de New York, piteux, mal rasé et toujours menotté, pas mieux traité que les malfrats de couleur déférés avant et après lui devant le juge ? » Grande pensée qui vaut bien une nomination.

    Sylvie peut prendre des piges aux « grandes gueules », elle a le niveau.

    Tout ça, c’est vraiment la petite France. Elle a déjà perdu, mais elle ne le sait pas encore. Nous, on le sait. 

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  • Violences faites aux femmes : L’Inde se révolte

    Une jeune femme indienne de 23 ans vient de mourir des suites d’un viol collectif, commis avec une immense brutalité dans un autobus de New Delhi, il y a deux semaines. Un crime qui soulève la révolte en Inde.

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    Cette étudiante en kinésithérapie avait été très prudente, connaissant bien le contexte de la violence des machos indiens. Elle était accompagnée de son ami, et rentrait de bonne heure, à 21h 30, circulant dans le centre-ville, et en prenant le bus. Mais c’est dans ce bus qu’elle a été agressée, violée par six hommes alcoolisés, puis frappée avec une barre de fer, avant d’être jetée sur le bord de la route.

    Elle a été admise en service de soins intensifs à New-Dehli, mais les médecins n’ont pu stabiliser son état. L’ultime solution était une série de greffes, et il y trois jours, un transfert a été organisé vers Singapore, où une équipe semblait pouvoir tenter cette prouesse. Mais il était trop tard, et le décès de la jeune femme a été annoncé hier soir.

    Un crime atroce. Et ce crime est en train de faire chavirer l’Inde.

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    Cette agression, cette barbarie tranquille au cœur de la capitale, a bouleversé le pays, mais cela est allé bien au-delà. Ce crime a été le crime de trop, et le signal pour toute l’Inde : femmes et hommes se sont dressés contre cet abominable contexte de violence faite aux femmes, et d’impunité. Les études comparatives placent l’Inde au pire des rangs dans les agressions contre les femmes.

    S’agissant des plaintes, aucun chiffre n’est fiable car peu de plaintes sont déposées, vu ce que risquent les plaignantes et vu la rareté des condamnations. Les ingrédients ? Ils sont hélas bien connus, car universels : mise en doute de la parole de la victime, mise en cause de son attitude – car une victime d’agression sexuelle n’est jamais vraiment innocente –, contorsions insensées autour du consentement, prime à la parole de l’homme, celui qui lui fait la société, enquêtes suspicieuses et justice qui met sur un pied d’égalité le fait criminel et les éléments circonstanciels. De fait, les condamnations sont très rares, et les femmes vivent dans la domination et la peur.

    Cette agression a réveillé toute la société. Le gouvernement, principal accusé pour son incapacité à assurer les libertés et la sécurité des femmes, a voulu interdire les manifestions annoncées dans le centre de New-Dehli pour samedi. Résultat : un gouvernement devenu accusé, des dizaines de milliers manifestants, et des heurts violents, avec 143 blessés, dont 78 policiers. L’un d’eux en est mort. Les slogans étaient « la fin de la guerre contre les femmes », la peine de mort pour les violeurs, et le respect pour les femmes. Femmes et hommes étaient unis dans la manifestation.

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    Très sincèrement, je découvre cette arriération avec ce drame. J’en étais resté à l’image d’un pays dirigé pendant 15 ans par une femme, Indira Gandhi.

    Le mouvement de protestation semble d’une très grande ampleur. Hier soir, on a appris le décès de cette jeune femme, et dans l’après-midi, le suicide d’une autre victime. Le pouvoir va prendre des engagements, il a commencé à le faire, mais jusqu’où ira-t-il pour extirper ce machisme devenu congénital ?

    Du point de vue du droit, on voit que le parlement n’a jamais rien fait de sérieux, et que c’est la rue qui s’impose. La liberté de manifester est un élément fondamental, essentiel, de la démocratie. Nos plus grandes libertés trouvent leurs racines dans la rue, pas dans les urnes, c'est un fait. 

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    Vivent les femmes ! Et vive la liberté de manifestation !

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