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finances

  • La France paie-t-elle des rançons, finançant ainsi le terrorisme ?

    68248.jpgMoi qui suis un brave p’tit gars, je crois sur parole – et applaudit – mon gouvernement de la digne République française. Et comme mon génial Président (mou) de la République (molle) a dit que la France ne paie pas de rançon aux groupes terroristes qui prennent en otage des concitoyens, et bien je m’endors l’esprit en paix, et je salue le génie de notre diplomatie qui sait négocier avec des grues des trafiquants mafieux sans leur donner un centime.

    Là, ça se complique.

    De ce que j’ai lu ici ou là, les Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord), sont les grands amis de la France.

    Or quelle n’a pas été ma surprise de lire cette déclaration du si sympathique Obama Barack au New York Times, le 13 septembre, à propos du sujet épineux des rançons : « Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait ». En clair : les États-Unis ne payent pas de rançon, ce qui limite le risque de prise d’otages et évite le financement du terrorisme. Pas gentil pour Le coupe glamour du social-libéralisme, Hollande-Fabius. Selon le New York Times, la France a versé 58,1 millions de dollars depuis 2008 pour libérer ses ressortissants retenus par al-Qaida au Maghreb islamique, ce qui en fait le principal bailleur de fonds de ce groupe terroriste.

    Pas de problème : ce sont des balourds. Je suis sûr que dès ce matin, Bichou-Hollande et Bidou-Fabius vont publier un démenti cinglant.

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  • Etats-Unis : La Cour suprême débride le financement politique

    l-argent-poster_225184_655.jpgIl faut de l’argent pour faire de la politique. En France, les rivalités internes s’écraseront toujours devant la logique du parti, car c’est lui qui récupère l’argent public. Copé et Fillon restent dans le bateau à cause du pétrole, la brillante « aile gauche du PS » va déguster la soupe cuisinée par Désir et Valls car sinon les petits lascars sont fauchman, et Marine a sorti sa calculette pour voir ce que vont rapporter les élections à l’épicerie familiale. Chaque bulletin de vote vaut des sous.

    Aux Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord), le financement est essentiellement privé, et les budgets s’enflamment : pas pour des études, ni le débat d’idées,… mais pour la com’ et la pub’. La loi fédérale avait essayé de contenir le niveau des dons, car les dérives sont vite là : n’importe quel abruti bien financé peut devenir un héros des télés, et les donateurs organisés et puissants, envoient ensuite leurs félicitations aux politiques sur le thème « Avec les amitiés de celui qui t’a fait roi ».

    Problème, la toute blanche et toute pure Cour suprême a fait sauter ces limites légales. Plus que jamais, la politique est tenue par ceux qui ont de l’argent.

    La première étape a été, en janvier 2010, l’arrêt Citizens United v. Federal Election Commission, qui avait autorisé les entreprises, syndicats et individus à financer – sans limite – les candidats de leur choix par l'entremise des PAC (comités d'action politique). Une réussite : les entreprises financent par dizaines de millions de dollars,… pour la seule beauté de la démocratie, cela va de soi.

    Pour les particuliers, la loi prévoit un seuil : un particulier ne peut donner à un candidat que 5 200$. Raisonnable. Mais ce seuil ne veut en fait rien dire, car un particulier peut financer plusieurs candidats, pendant les cycles électoraux. Ainsi, le plafond réel par personne était 48 600$ sur deux ans pour les candidats à la Maison-Blanche ou au Congrès, et 74 600$ aux divers comités mis sur pied par les partis, soit au total 123 200$. Là, on ne rigole plus.  La-Riviere-d-argent-affiche-10334.jpg

    Mais, c’était trop chiche. Une souffrance pour les amis débordant de convictions et d’enthousiasme démocratique… Un businessman de l'Alabama, Shaun McCutcheon, soutenu par le Parti Républicain, a saisi la Cour suprême pour faire supprimer cet insupportable plafond, qui bride la sincérité du peuple.

    Bingo ! dans un arrêt rendu le 2 avril, John Roberts et les quatre juges conservateurs ont supprimé ces limites, estimant que le premier amendement de la Constitution américaine garantit le droit de chaque individu à s'engager en politique, y compris en dépensant de l'argent : «Il n'y a aucun droit plus fondamental dans notre démocratie que le droit de participer à l'élection de nos dirigeants politiques».

    Aussi, la cour supprime cette « une intrusion injustifiée dans la capacité des citoyens à exercer le plus fondamental des droits du premier amendement ». Et donc : « Le gouvernement ne pourra plus limiter le nombre de candidats ou de causes qu'un donateur veut soutenir, pas plus qu'il ne pourra dire à un journal combien de candidats il peut promouvoir ». Bref, on garde les 5200$, mais on les démultiplie sans fin.

    John Boehner, du Parti républicain, président de la Chambre des représentants a finement commenté : «Vous avez la liberté d'écrire ce que vous voulez écrire, les donateurs ont la liberté de donner ce qu'ils veulent donner».

    Bon courage aux futurs candidats US, car comme le dit mon pote boxeur « mieux vaut donner que recevoir »... 

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