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  • Tapie : Les sous-fifres risquent plus que la patronne !

    escroquerie,mise en examen,fmiSi tu veux être pépère, ou mémère, fais-toi nommer au FMI... C’est le vrai office des réfugiés politiques, et si en plus tu as été ministre, c’est le nirvana de l’impunité ! L’affaire Tapie n’a pas fini de nous surprendre, et elle nous montre les hautes sphères de la République à poil. A poil laineux ?

    Le bilan des mises en examen d’hier est clair : la patronne s’en tire bien, alors que les personnes sous ses ordres, son directeur de cabinet Stéphane Richard, et le responsable du dossier Jean-François Rocchi, le patron du CDR (Le Consortium De Réalisation) structure ayant récupéré tous les actifs pourris du Crédit Lyonnais, sous tutelle à 100%, se choppent une magnifique mise en examen pour escroquerie en bande organisée.

    Dans l’échelle pénale, deux degrés séparent la Reine Christine des manants.

    Témoins assisté ou mis en examen ?

    Que dit le Code de procédure pénale ?

    Pour le témoin assisté, joue l’article 113-2 :

    « Toute personne nommément visée par une plainte ou mise en cause par la victime peut être entendue comme témoin assisté. Lorsqu'elle comparaît devant le juge d'instruction, elle est obligatoirement entendue en cette qualité si elle en fait la demande ; si la personne est nommément visée par une plainte avec constitution de partie civile, elle est avisée de ce droit lorsqu'elle comparaît devant le juge d'instruction.escroquerie,mise en examen,fmi

    « Toute personne mise en cause par un témoin ou contre laquelle il existe des indices rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission des infractions dont le juge d'instruction est saisi peut être entendue comme témoin assisté ».

    Pour la mise en examen, c’est article 80-1 :  

    « A peine de nullité, le juge d'instruction ne peut mettre en examen que les personnes à l'encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont il est saisi ».

    Comme ça c’est clair : d’un côté, des indices simples et de l’autre des indices graves ou concordants.

    Et comme c’est clair en droit, ça devient bizarre en fait : de simples indices pour celle qui décide, et des indices graves et concordants pour ceux qui exécutent ? Rigolo et inattendu.

    Faux ou escroquerie en bande organisée ?

    escroquerie,mise en examen,fmiNous sommes bien d’accord pour dire qu’il s’agit du même dossier. Alors que l’Etat avait pratiquement tout gagné devant la Cour de cassation, il décide de faire de l’arrêt de la Cour de cass’ un coussin et choisit l’arbitrage en repartant de la case départ. Tous les services, et la Cour de comptes, désapprouvent. Mais le Ministère des Finances passe outre, perd à 100%, et verse 403 millions d’euros au philosophe moderne Tapie (dans l’ombre).

    La Reine Christine est témoin assisté pour complicité de faux et complicité de détournement de fonds public, alors que Stéphane et Jean-François le sont pour l’infraction bien plus grave d’escroquerie en bande organisée.

    Alors, on ne comprend rien : celle qui donne les ordres est complice et ceux qui exécutent sont les auteurs, et les faits qui leur sont reprochés sont plus graves… Hum, hum…

    Il n’y a que deux hypothèses :

    - La Reine Christine était ministre pour les plateaux-télé et les vraies décisions étaient prises par d’autres, d’où l’indulgence de la Cour de Justice de la République ;

    - La Reine Christine était bien ministre, et alors il faut nous débarrasser de la Cour de Justice de la République.

    Pour le moment,  nous restons avec les deux questions, et elles ne se sont pas flatteuses pour nos institutions. Mais l'essentiel est que Christine garde le sourire... et la place.

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  • Lagarde doit être condamnée et Tapie doit rendre l'argent

    polls_img_4_th_4117_464749_answer_1_xlarge.jpegAprès DSK démissionnaire du FMI pour cause sexuelle, il faudrait mieux éviter Lagarde démissionnaire du FMI pour cause financière. Alors, tout le monde est gentil avec Lagarde... Pourtant, les fautes commises, même si c'est sous la pression de l’ami Nicolas, sont graves, très graves. Cahuzac, c’était 600.000 € planqués, dont un manque à gagner pour le Trésor ; là, c’est 400 millions sortis des caisses de l’Etat, malgré une décision de justice qui évitait tout paiement, et ce pour arranger le grand philosophe Tapie Bernard.

    1/ L’affaire n’est pas compliquée

    Non, l’affaire n’est pas si compliquée.

    En août 1990, Tapie rachète Adidas pour 240 millions d'euros. C’est la gloire. Fin 1992, il devient ministre de Mitterrand, et il doit donc vendre ses parts, alors qu'Adidas était en très mauvais état. Le Crédit Lyonnais, banquier d’Adidas et qui supportait le poids de cette dette, a reçu de Tapie mandat de vendre. Le Crédit Lyonnais, via sa filiale la SBDO, a vendu à un groupe d’investisseurs. Puis ce groupe a revendu Adidas, délesté de l’ingérable Tapie et bien plus cher, à Robert-Louis Dreyfus.

    Tout aurait dû s'arrêter là. Mais Tapie invente un procès, et demande à se faire dédommager sur cette seconde vente. 

    A cette époque, le Crédit Lyonnais plonge, emporté par ses frasques. La loi a créé une scission entre les bonnes affaires, qui restent au Crédit Lyonnais, et affaires pourries, confiées au Consortium de Réalisation (CDR), une structure étatique à 100%, chapeautée par l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR). Ces structures gèrent entre autres les affaires Tapie, et c'est comme cela que l'Etat est impliqué dans ce dossier.

    Tapie a saisi la justice contre le CDR et l'EPFR, et en 2004, il a gagné devant la Cour de Paris 175 millions d’euros (somme qui était absorbée par le passif de la liquidation du Groupe Tapie). Mais en octobre 2006, la Cour de cassation a annulé cet arrêt. Pour la Cour, le Crédit Lyonnais, donc le CRD, n’a commis aucune faute dans la gestion du mandat de vente, donc Tapie va se faire voir avec son procès bidon.

    Pour Tapie, c’était tout perdu. Après cassation, l’affaire est renvoyée à une cour d’appel, qui avait une marge d’action réduite à zéro.  

    Et là, commence les magouilles…  i-want-my-money-back.jpg

    En mai 2007, Sarko est élu. Et là, tout est fait pour filer du fric à Tapie, qui est un génie pour tendre la main en pleurnichant.

    En octobre 2007, la ministre Christine Lagarde renonce scandaleusement à l’arrêt de la Cour de cassation et décide de faire régler l’affaire par un arbitrage, la décision étant régularisée en décembre. Et là, comme par miracle, les arbitres condamnent l’Etat à verser 403 millions d’euros. Après déduction des créances et des arriérés fiscaux, Bernard Tapie a touché au total entre 200 et 220 millions d'euros.

    La Cour des comptes a rédigé un rapport cinglant. Christine Lagarde était avisée que le recours à un arbitrage après l’arrêt de la Cour de cassation était illégal. Or, elle l’a imposé pour obtenir la condamnation de l’Etat.

    2/ Tôt ou tard, les condamnations vont tomber

    Les poursuites se divisent entre les responsables publics qui dépendent de la Cour de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) et la ministre qui relève de la Cour de Justice de la République (CJR), mais c’est le même dossier. Si la très incertaine CJR épargne Lagarde, et que la CDBF sanctionne les administratifs, on aura une nouvelle illustration du « responsable mais pas coupable », qui alimente le vote Le Pen.  

    La Cour de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF)

    Le 25 mai, le procureur près la Cour des comptes, Jean-François Bénard, a saisi, la Cour de Discipline Budgétaire et Financière du cas de deux hauts responsables administratifs : Jean-François Rocchi., l'ancien président du Consortium de réalisation (CDR), et Bernard Scemama, l'ancien président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR).

    Le Monde a publié de larges extraits du réquisitoire.

    Le Crédit Lyonnais a été écarté de la procédure d’arbitrage.  Le 16 novembre 2010, la direction générale du Crédit lyonnais écrit ainsi à la CDBF : « Non seulement le CDR nous avait présenté l'arbitrage comme non discutable dans son principe, mais il avait expressément et formellement exclu LCL comme partie à la procédure ». La CDBF n'a trouvé « aucune pièce permettant d'établir la raison de cette omission", soulignant son "caractère fautif ».

    De même, le CDR a marginalisé l'avocat du Crédit Lyonnais, Jean-Pierre Martel : « Le président du CDR a décidé seul, sans consultation de la Caisse des dépôts et consignations, de faire appel à titre principal à un nouveau cabinet d'avocats, le cabinet August & Debouzy, sans aucun historique du dossier » (C’est le cabinet où travaillait Copé). 

    Le 2 octobre 2007, un compromis d'arbitrage prévoit une possibilité d’indemnisation personnelle de Tapie, ce qui est contesté par des administrateurs, et ce régime est rendu plus favorable à Tapie après la décision du Conseil d’administration : « En acceptant de voir modifiés les termes essentiels du compromis, postérieurement à l'autorisation donnée par son conseil d'administration, le président du CDR n'a pas respecté les attributions et compétences de son conseil d'administration ».

    Le rapport de la CDBF liste les anomalies, et conclut : « Les omissions répétées commises par M. Rocchi, de par leur nombre et l'importance des informations retenues, ne peuvent qu'être le résultat d'un choix délibéré de gestion personnelle de ces contentieux ».

    Quant aux trois arbitres, chacun étant payé 330 000 €, deux sont ouvertement favorables à Tapie : l'ancien magistrat Pierre Estoup, devenu arbitre, qui a travaillé à plusieurs reprises avec l'avocat de Tapie, et l’avocat Jean-Denis Bredin, est un cadre du MRG, le parti dont Tapie a été membre pendant longtemps.

    La Cour de Justice de la République33550380.jpg

    La CJR a été saisie par un réquisitoire visant l’article 432-1 du Code pénal, qui définit l’abus d’autorité : « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, agissant dans l'exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l'exécution de la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende ».

    Selon le réquisitoire, Christine Lagarde a « explicitement refusé d'envisager un recours contre une sentence arbitrale pourtant très défavorable aux finances de l'Etat », et elle a choisi de  ne pas demander l'avis du Conseil d'Etat » sur la procédure d'arbitrage, alors que des « interrogations et des incertitudes importantes pesaient sur le principe même de l'arbitrage et sur ses conséquences pour l'Etat ».

    « Malgré l'existence d'avis contraires, comme celui de l'Agence des participations de l'Etat du 1er août 2007, Christine Lagarde a explicitement donné instruction au président du CDR de mettre en œuvre la procédure arbitrale, alors même qu'elle refusait de l'autoriser à tirer toutes les conséquences de la décision judiciaire antérieurement intervenue qui était favorable aux intérêts de l'Etat ».

    « En outre, Christine Lagarde a explicitement donné instruction d'inclure dans le champ de la sentence arbitrale l'indemnisation du préjudice moral, pourtant exclu du champ prévu par la loi en tant que créance non chiffrable non prévue dans la liste des matières susceptibles de compromis ».

    « Il existe bien des indices montrant que le recours à la procédure arbitrale, et les matières qui lui ont été soumises (notamment l'indemnisation pour des montants considérables d'un préjudice moral qui ne concernait en rien le CDR, la renonciation à former recours contre une sentence arbitrale défavorable) et les conséquences qui en sont réputées notamment pour l'Etat, n'ont pas respecté les principes généraux du droit public français et les dispositions légales en vigueur. »

     « La sentence arbitrale a, dans ces conditions d'irrégularité et d'illégalité, eu pour effet d'étendre abusivement la garantie du CDR à des faits qui n'auraient pas dû le concerner, à raison de son statut légal.»

    « Compte tenu de la gravité et de l'importance des faits dénoncés qui peuvent être reprochés à la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, il convient de saisir la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, qui est compétente pour apprécier la suite à donner à la plainte ci-jointe. »

    Alors quelle défense, à part les salades du genre « vous me croyez amie avec Tapie » ? On verra ça aujourd’hui.

    *   *   *

    Des tiers avaient tenté en vain de remettre en cause l’arbitrage. Le Ministère des Finances annonce que peut-être il le fera. Il attend quoi ? Car il faudra bien que Tapie rende cet argent.  

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  • Christine L., présumée innocente

    Soucieux que notre définitivement poussiéreux Badinter Robert ne se pique pas une nouvelle crise d’asthme à la télé, je précise tout de suite que Christine L. est présumée innocente.

     

    L’affaire Tapie pour les Nuls

     

    la%20reine%20christine.jpgChristine L. candidate à la direction du FMI, recevant des soutiens tous azimuts, jusqu’à celui inattendu de Martine Plan B, je me dois, fidèle à l’éthique d’impartialité qui anime ce blog, de rééquilibrer la balance : dans l’affaire Tapie, Christine L. est cuite comme une rave dans un pot-au-feu de belle-maman.

     

    L’histoire Tapie est compliquée et simple. Tapie est devenu sinistre de la Ville du grand socialiste historique Tonton, dit La Mitte, alors qu’il était propriétaire d’Adidas. Tapie ne pouvait être sinistre et pédégé, et il a du vendre ses parts dans Adidas, qui était alors en berne. Le Crédit Lyonnais, plongé jusque là dans les dettes d’Adidas, a reçu de Tapie mandat de vendre. Le Crédit Lyonnais a vendu à un groupe d’investisseurs, en fait largement contrôlé par lui. Puis ce groupe a revendu Adidas bien plus cher, et Tapie s’est mis à pleurer en demandant sa part sur cette revente.

     

    Tapie a saisi la justice contre les deux structures publiques qui avaient récupéré les affaires pourries du Lyonnais, le Consortium de réalisation (CDR) et l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR). Il a gagné devant la Cour d’appel de Paris, mais la Cour de cassation a annulé cet arrêt. Pour Tapie, c’était une main devant et une main derrière.

     

    Tout le monde croyait que l’affaire allait en rester là. Mais quelques années plus tard, on a découvert que l’Etat, représentée par le ministre des Finances, une certaine Christine L., avait accepté de donner une deuxième chance à Tapie en organisant un compromis d’arbitrage, qui faisait de l’arrêt de la Cour de cassation un paillasson.

     

    Une excellente mesure de sauvegarde des finances publiques : l’Etat, qui ressortait nickel de la procédure judiciaire, s'est trouvé condamné à verser à Tapie, innocent comme un diable, 403 millions d’euros. Noss félicitations émues à Christine L.

     

    Très bien. Le problème est que se foutre de la gueule du monde à ce point est une sorte de record.

     

    La justice du monde des finances

     

    la-reine-christine-a01.jpgIci, ça enchaîne, avec un trio juridictionnel :

     

    -          La Cour des comptes juge les comptes publics,

     

    -          La Cour de discipline budgétaire financière (CDBF) juge les comptables publics

     

    -          La Cour de Justice de la République (CJR) est compétente pour les ministres, notamment pour abus d’autorité.

     

          En cause, l’article 432-1 du Code pénal : « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, agissant dans l'exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l'exécution de la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende ».

     

    1.     La Cour des comptes

     

    La Cour des comptes a rédigé un rapport cinglant, sur le thème : Christine L. et ses servants de messe étaient avisés que le recours à un arbitrage après l’arrêt de la Cour de cassation était illégal ; or, ils ont foncé pour obtenir la condamnation de l’Etat. On n’a jamais vu quelqu’un qui a gagné son procès le recommencer au risque de tout perdre, et surtout en recourant à la justice privée de l’arbitrage.

     

    2.     La Cour de discipline budgétaire financière (CDBF)

     

    Ce 25 mai, le procureur prés la Cour des comptes, Jean-François Bénard, a saisi, la CDBF du cas de deux hauts fonctionnaires qui étaient le bras droit et le bras gauche de Christine L. : Jean-François R., l'ancien président du Consortium de réalisation (CDR), et Bernard S., l'ancien président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR).

     

     3.     La Cour de Justice de la République (CJR)

     

      

    2869514142_111bb1bb30.jpgJean-Louis Nadal, le procureur général près la Cour de cassation, a signé un réquisitoire demandant que Christine L. soit renvoyée devant la CJR, pour être jugée de l’infraction d’abus d’autorité.

    Un peu de lecture (Grâce à Mediapart)

     

    Christine L. a « explicitement refusé d'envisager un recours contre une sentence arbitrale pourtant très défavorable aux finances de l'Etat », et elle a choisi de  ne pas demander l'avis du Conseil d'Etat » sur la procédure d'arbitrage, alors que des « interrogations et des incertitudes importantes pesaient sur le principe même de l'arbitrage et sur ses conséquences pour l'Etat ».

     

    « Malgré l'existence d'avis contraires, comme celui de l'Agence des participations de l'Etat du 1er août 2007, Christine L. a explicitement donné instruction au président du CDR de mettre en œuvre la procédure arbitrale, alors même qu'elle refusait de l'autoriser à tirer toutes les conséquences de la décision judiciaire antérieurement intervenue qui était favorable aux intérêts de l'Etat ».

     

    « En outre, Christine L. a explicitement donné instruction d'inclure dans le champ de la sentence arbitrale l'indemnisation du préjudice moral, pourtant exclu du champ prévu par la loi en tant que créance non chiffrable non prévue dans la liste des matières susceptibles de compromis ».

     

    « Il existe bien des indices montrant que le recours à la procédure arbitrale, et les matières qui lui ont été soumises (notamment l'indemnisation pour des montants considérables d'un préjudice moral qui ne concernait en rien le CDR, la renonciation à former recours contre une sentence arbitrale défavorable) et les conséquences qui en sont résultées notamment pour l'Etat, n'ont pas respecté les principes généraux du droit public français et les dispositions légales en vigueur. »

     

     « La sentence arbitrale a, dans ces conditions d'irrégularité et d'illégalité, eu pour effet d'étendre abusivement la garantie du CDR à des faits qui n'auraient pas dû le concerner, à raison de son statut légal.»

     

    « Compte tenu de la gravité et de l'importance des faits dénoncés qui peuvent être reprochés à la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, il convient de saisir la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, qui est compétente pour apprécier la suite à donner à la plainte ci-jointe. »

     

    Une candidate, présumée innocente, au FMI ?

     

    garbo33best.jpgJ’espère vivement que les pays émergents, qu’il faudrait d’ailleurs plutôt appeler les pays émergés, ne vont pas encore se faire doubler par l’européen libéral de service. Misons sur l’avenir.

     

    Bon, mais admettons la nomination de la reine Christine.

     

    La présumée innocente Christine L. est un joli gibier de potence pour la Cour de Justice de la République. Alors que l’Etat a gagné un procès, Christine L. choisit de faire condamner l’Etat, contre tous les avis rendus, par une procédure d’arbitrage. Un cadeau de 403 millions au philosophe contemporain Tapie Bernard.

     

    La présumée innocente Christine L. va  devoir se défendre devant la CJR, comme ses petits copains de hauts fonctionnaires devant la CDBF, qui se défendront peut-être en expliquant qu’ils recevaient des ordres.

     

    Et directrice présumée du FMI, l’innocente présumée Christine L. ne sera protégée par rien.

     

    Le régime des immunités est défini par l’article IX du statut du FMI qui prévoit en sa section 8 une immunité pour le directeur, mais en précisant au paragraphe i) : « Ne peuvent faire l’objet de poursuites en raison des actes accomplis par eux dans l’exercice de leurs fonctions… ».

     

    Donc pour les actes hors fonctions,  il n’existe aucune protection.

     

    *   *   *

     

    Si on résume :

     

    -          Le présumé innocent Gaston SK, un génie français, est en semi-taule sous une inculpation de viol

    -          La présumée innocente Christine L. , un génie français, est bien partie pour être poursuivie pour abus d’autorité.  

     

    Si elle doit démissionner, on trouvera bien un présumé innocent, un génie, pour la remplacer, et la venger d'un vilain complot.

     

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    Zorro, l'anti-complot
     " Et en plus, tu es moins cher que mon avocat..."
  • La Chine vaillante et l’asthmatique FMI

    sauveteur_intro.jpgSous la dictée du FMI, l’Europe a imposé à la Grèce un plan de redressement, qui sur le papier est excellent, avec  de jolies flèches gaillardes de toutes les couleurs, mais qui, sur le plan de la réalité, est un étranglement spectaculaire. Le pays pour se sortir de la crise doit renforcer ses capacités économiques en se ruinant et en saignant tous ses circuits d’investissement. Mais le FMI, c’est très sérieux. On ne rigole pas. C’est juste le truc : le malade sera mort quand il sera guéri.

    Le plan pour la Grèce a pleinement joué pour la phase 1, ie : on réduit les dépenses, car à défaut, les gentilles banques cornaquées par le FMI coupent les vivres. Mais pour le point 2, comment redresser l’économie sans aucun moyen, les génies du FMI sont restés en rade.

    La Grèce, ce pays magnifique, cœur de la civilisation, avec son emplacement, et toute la puissance de sa population… Trop compliqué pour le FMI, et hors d’atteinte des dirigeants politiques de l’Europe. Par contre, les Chinois ont vite compris ce qu’il y avait à faire après cet abandon en rase campagne la Grèce.

    Le premier ministre chinois Wen Jiabao était ce samedi au port du Pirée, près d'Athènes. Peut-être pour déguster quelques poissons grillés, avec un petit Ouzo bien de chez nous, bien sûr, mais surtout pour le plus prometteur des commerces : sauver les pays européens que le FMI a largués.

    Tant qu’à rire, nos amis chinois font un magnifique bras d’honneur au sommet de Copenhague (le plus grand cirque jamais vu !) avec la création « d’un centre de recherche pour économiser de l'énergie et réduire les émissions de gaz à effet de serre » dans la marine marchande. Le nouveau banquier de l’Europe, Wen Jiabao, explique sans rire : « Pour moderniser Le Pirée, il faut faire des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour procéder dans ce domaine, nous les premiers, nous sommes convenus avec la Grèce de créer un centre de recherche consacré à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la marine marchande».

    Et d’annoncer un grand plan d’investissement en dopant les moyens du géant chinois Cosco, implanté depuis 2008 au Pirée et qui assure la moitié du trafic commercial. « Je suis convaincu que ce centre des transports du Pirée va devenir la perle de la Méditerranée et également le pont de communication entre la Chine et la Grèce, un port moderne, un port de première classe. Lee nombre prévu de conteneurs transitant par le port du Pirée va s'élever cette année à 800.000 conteneurs et d'ici 2015 ce nombre atteindra 3,7 milliards conteneurs ».

    Wen Jiabao et Papandréou ont signé deux accords bilatéraux pour renforcer la coopération économique entre les deux pays, et onze accords ont été signés entre des entreprises grecques et chinoises.

    Allô la Commission européenne ? Allô le FMI ? Personne ?...

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    - Dragon chinois -

    PS pour mon pote Nico : Tu as bien raison de focaliser les efforts de redressement du pays en tapant sur les femmes en burqa et le Roms. Ces gens sont puissants et dangereux, et ils menacent le développement de notre douce Europe. Merci et la bise à Carlita.

    sarkozy_casse_toi_pauvre_con.jpg
    - Président français -
  • Les Grecs vont-ils accepter ?

    SANT03_119-voyages-grece.jpgC’est la révolution en Grèce ! Comment les Grecs vont-ils tenir le coup ? 110 milliards d’euros, c’est acquis, et c’est pour éviter la cassure bancaire – la faillite –  avec ce qu’auraient été ses effets en chaîne. Mais quelle cure pour la société grecque, dans une économie chancelante... Et si la société bloque, c’est la finance qui  étranglera. Un défi pour les instances européennes.

    Jolis graphiques à la main, l’exercice consiste à faire tomber le déficit budgétaire de 13,6 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 8,11% en 2010, pour atteindre 3% en 2014.

    Les 110 milliards prêtés, c’est pour assurer la trésorerie. Car pour le reste, c’est aux Grecs d’assumer, avec un schéma assez classique : diminuer les dépenses et augmenter les recettes. Jamais simple, mais là, les chiffres sont impressionnants. Pour 2010, on attend une baisse du PIB de 4% et pour l’an prochain de 2,6%, avec l’espoir d’un retour à la croissance en 2014.

    Economies dans le secteur public

    Salaires gelés jusqu'en 2014santorini3.jpg

    Primes du 13e et 14e mois (Noël et Pâques) supprimées pour les salaires supérieurs à 3.000 euros par mois et plafonnées à 1.000 euros pour les salaires inférieurs à 3.000 euros par mois, alors que ces primes avaient déjà été réduites de 30% dans le cadre des précédentes mesures annoncées en mars.

    Réduction de 8% des diverses et substantielles indemnités des fonctionnaires, déjà diminuées de 12% en mars.

    Baisse des investissements publics de 1,5 milliard.

    Réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat de 1 milliard.

    Augmentations de la fiscalité

    Taux de TVA, passé en mars de 19 à 21, relevé à 23%.

    Nouvelle augmentation de 10% des taxes sur les carburants, l'alcool et le tabac.

    Impôt exceptionnel sur les sociétés les plus rentables.

    galerie-membre,grece-santorin,photo-santorin-03.jpgHausse de la fiscalité immobilière.

    Création d'un impôt sur les constructions illégales.

    Instauration d'une série de nouveaux impôts, notamment des taxes « vertes » et sur les jeux d'argent.

    Le secteur privé

    Révision de la législation interdisant aux sociétés de licencier plus de 2% de leurs effectifs totaux par mois.

    Modification des règles régissant les indemnités de départ.

    Mise en place d'un nouveau salaire minimum  applicable aux jeunes et aux chômeurs de longue durée.

    Régimes de retraite

    Retraite pleine à partir d'une durée de travail de 37 ans, puis de 40 ans en 2015.

    Réduction du nombre de départs anticipés à la retraite, avec comme objectif d’interdire ces départs avant 60 ans.

    Révision de la base de calcul des retraites, la référence devenant le salaire moyen de la totalité des années travaillées et non plus le dernier salaire.windmill-oia-santorini.jpg

    Réformes structurelles

    Libéralisation des marchés des transports et de l'énergie

    Ouverture des professions fermées

    *   *   *

    Bref, le plus difficile commence. Y avait-il d’autres voies ? Je suis bien trop incompétent en économie pour le dire, mais ce que je sais, c’est que nos amis grecs ont un sacré rendez-vous avec le réel.

    Rainer Brüderle, le ministre de l'Economie allemand, avertit déjà : « De même que l'Allemagne et les citoyens allemands s'impliquent en faveur de la stabilité de la zone euro, j'attends maintenant du gouvernement grec, qu'il mette en œuvre rapidement, avec détermination et de façon crédible, à la virgule près, le plan d'austérité négocié avec le FMI et l'Union européenne ».

    Première réponse ce mercredi, avec un grève nationale.

    Pour ma part, je m’engage à un acte fort de solidarité, par une virée en Grèce à la première occasion.

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