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  • Prison ferme pour avoir martyrisé un chien

    9ou8b69h.jpgLa cruauté : asperger un chien d'essence, puis l’enflammer. Comme ça, pour voir ce que ça donne, histoire de passer un moment. Mambo a été retrouvé dans un état désespéré, mais il a eu la vie sauve, et un mois plus tard les brûlures commencent à cicatriser.

    Dans le petit village d'Espira-de-l'Agly (Pyrénées orientales), ce fut l’émotion, et la mobilisation. Une pétition a circulé sur Internet, pour recueillir 14 000 signatures, avec de grands noms parmi les philosophes modernes : Alain Delon, Zinedine Zidane, Brigitte Bardot, Michel Drucker…

    En cause, l’article 521-1 du Code pénal : « Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende. » Existe une qualification alternative, conventionnelle, avec l’article R. 654-1 pour les mauvais traitements. Mais là, pas de doute, le cap de la cruauté était atteint.

     

    L’enquête, rondement menée, a identifié deux auteurs : l’un tenait le chien, l’autre a allumé le feu.  Hier, une jeune femme de 22 ans, celle qui tenait le chien, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Perpignan : six mois de prison ferme, une peine correspondant aux réquisitions du procureur de la République.

    L'autre personne impliquée est un mineur, qui comparaîtra plus tard devant un juge pour enfants.2-paul-Ka.jpg

    La Fondation 30 Millions d'Amis s’est constituée partie civiles, mais elle n’a pas été rassasiées : «Nous plaiderons la peine maximale », avait annoncé leur avocat, Maître Xavier Bacquet.

    Ah, ah !... Mais depuis quand et sur la base de quel texte les parties civiles prennent-elles position sur les réquisitions pénales ? La Fondation défend les droits civils de la personne morale qu’elle est, ce qui est déjà beaucoup alors qu’elle défend la cause animale, et que les animaux sont juridiquement des choses. Donc, on oublie la caméra, et on se calme, le cas échéant avec une petite trempette du croupion dans une bassine d'eau froide.

    Les juges ont-ils été sévères ? Une femme de vingt deux ans qui part en taule pour six mois, c’est très sévère, surtout s’il s’agit d’un premier passage devant le tribunal, et qu’il y a eu des regrets. Mais je ne sais rien de ce que savait le tribunal, à savoir le contexte, le casier, la personnalité. Donc, à voir. Le tribunal répondra qu’il a été modéré, la loi permettant de prononcer une sanction 4 fois plus sévère.

    Très bien. La cruauté doit être sanctionnée. Mais la sévérité de la loi devrait être relativisée, car, dans cette formulation-là, elle ne vise que les animaux domestiques. J’ai quelques amis végétariens qui me considèrent comme un grand sauvage quand je me régale, en toute innocence et si loin du Code pénal, d’une bonne barbaque, venant d’une brave bête qui ne demandait rien à personne. Quant aux beaux manteaux de fourrure, j’avoue que ça coince. Dépecer un animal pour en faire un vêtement, alors qu’il y a tant d’autres moyens de se vêtir,…ou de rester à poils. 

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