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  • Otages : Marine Le Pen est la pire

    6a00d8341c8a9953ef01156f469d5b970c-800wi.jpgIls ont vécu trois ans de détention arbitraire, aux mains d’un des plus dangereux groupes terroristes – l’AQMI – , sans jugement, sans perspective, et dans le plus hostile des univers. En une semaine tout a basculé, dans un fracas des événements. Dans la tête des otages, la libération, soudain, était devenue possible, mais un rien pouvait tout remettre en cause. Puis ils se sont trouvés en terre sûre, mais bousculés par tant de questions, n’osant imaginer la joie de retrouver leurs proches, perdus devant ce bonheur auquel ils ne rêvaient plus.

    Les ministres et les agents des services ont remplacés les geôliers de l’AQMI. Tout le monde est bienveillant, enthousiaste. Dans quelques minutes la porte de l’avion s’ouvrira. Ils pourront respirer l’air de leur pays et embrasser leurs proches. Dans le même temps vient la peur, la peur d’être écrasé par la joie, d’être dessaisi par l'évènement, la peur de ne pas retrouver ses marques, la peur de ne pas pouvoir parler, expliquer, être compris, la peur de ne pas repartir dans la vie.  

    Et là, la fille de Jean-Marie Le Pen nous livre sa fine pensée : « J'ai ressenti un malaise en voyant ces images. On avait l'impression de voir des images d'hommes qui étaient très réservés. Deux portaient la barbe taillée de manière étonnante. L'habillement était étrange. Et cet otage avec le chèche sur le visage... Cela mérite peut-être quelques explications de leur part ».

    Bon, on a compris : « Ils sont devenus islamistes et menacent la société. Qu’ils dégagent ».   

    Chères amies, chers amis, nous sommes très nombreux à être écœurés par l’insignifiance et l’incompétence de notre personnel politique dominant, de Droite et de Gauche. C’est justifié.  

    Mais des élections approchent… Si, comme moi, vous estimez qu’aucun ne mérite votre vote, abstenez-vous, ou votez nul. Soyez intransigeant avec la nullité.

    En revanche, ne cédez pas à la tentation d’apporter votre voix à la pire de tous… Même pour faire péter le système, ne votez jamais pour Marine Le Pen et le FN. Si un jour le doute vous saisit, doute nourri par l’ineptie de nos dirigeants, résistez, et rappelez-vous comment cette femme, du haut de sa puante suffisance, a diffamé les otages.

    gce-no-pasaran-pasaremos.jpg

  • Droite et Gauche : La valse sécuritaire

    affiche_Valse_dans_l_Ombre_1940_1.jpgOuah les loosers… L’UMP pour assurer la sécurité, c’est l’explosion de la police et l’avancée sereine de l’insécurité. Mais on s’en fout : ça concerne les pauvres, et ça permet d’être réélu. Et vient la cata : le PS se cale sur la politique de la peur…

     

    La politique sécurité de Sarko c’est une valse, la valse sécuritaire :

     

    (1) faire peur;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

    (1) faire peur ;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

    (1) faire peur ;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut... 

    (1) faire peur 

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

     

    Le résultat de la Droite, chacun le voit

    Les enfants des écoles sont privés de récréation pour ne pas prendre une balle perdue ; des quartiers entiers sont contrôlés par les mafieux, qui effectuent des contrôles auprès de ceux qui osent entrer sur le domaine, comme un infirmier appelé à pratiquer des soins ; le nombre de morts sur les routes augmente ; les kalachnikovs se vendent tranquillement et sont devenues les armes de référence pour nombre de braquages ; la délinquance en bandes a atteint des niveaux jamais connus ; hier c’est vers Marseille un train de marchandises attaqué, comme au temps des diligences ; hier, c’est à Lanester un octogénaire agressé par trois hommes armés et cagoulés ; hier c’est à Terrenoire une personne handicapée agressée à son domicile par des crapulés qui lui ont volé son argent ; hier, c’est à  Sainte-Catherine-lez-Arras le maire, André Bouzigues, agressé en pleine rue par un automobiliste qui roulait en sens interdit ; hier, c’est une jeune femme policière, victime d'un viol en 2007 à Bobigny, parce qu’elle avait été repérée comme flic, qui s’est suicidée en se jetant d'un pont à Toulouse ; la semaine dernière, une policière de Cagnes-sur-Mer, avait mis fin à ses jours lundi matin, après avoir laissé une lettre dans laquelle elle mettait en cause ses conditions de travail ; hier, c’est à Saint-Girons une mineure agressée sexuellement et rouée de coups…la-valse-du-gorille-9120-854501517.jpg

    J’arrête ici la liste, par pudeur. C’est le bilan de la Droite.

    Le PS (qui n’a toujours pas compris ce qu’étaient les violences faites aux femmes) incapable de se proposer, se réveille soudain comme un coq pour… commenter le (remarquable) rapport de la Cour des Comptes, sur le ton « tout fout le camp ». Avec nous, fini de rire. Breuhhh...

    Vive l'alternance, tout ira mieux

    On peut alors reprendre la valse, inlassablement. Le terrain est préparé, et on ne change pas la méthode qui fait gagner... Euh, non : on ne change pas la méthode qui permet de faire basculer les 3% d'hyper-trouillards qui, dans notre beau système électoral, font et défont les majorités.  

    (1) faire peur;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

    (1) faire peur ;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

    (1) faire peur ;

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut... 

    (1) faire peur 

    (2) tenir un discours guerrier ;

    (3) surtout ne rien faire car pour être réélu il faut...  

     

    Enfoirés.

     

     

    ALAIN_~1.JPG
  • Prière dans la rue : Ils ont tous tort

    pochette-en-attendant-les-caravanes.jpgPour Marine, la meilleure ressource électorale reste de taper sur les musulmans. Pas une semaine sans une sortie ! Comme elle est de bonne éducation, elle devrait les remercier…

    Voici sa dernière bulle, lors de son passage à Lyon : « Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) Maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire. C'est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s'applique, c'est une occupation. Certes il n'y a pas de blindés, il n'y a pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants ».

    Et voici ma distribution des prix, car, oui, ils ont tous tort.

    Impossible de donner raison aux musulmans qui pratiquent régulièrement la prière dans la rue. Il manque des lieux de cultes, certes, et la communauté musulmane doit tout financer, loi de 1905 oblige, quand l’entretien des églises est assuré par les budgets municipaux, loi de 1905 oblige aussi. Mais je suis bien désolé de dire à mes amis que rien ne peut justifier l’installation régulière dans la rue. Nombre de municipalités imposent des obstacles incessants aux musulmans qui veulent créer des mosquées. Il faut coller au tribunal ces élus aux quadruples discours, et qui se comportent comme des anguilles. Mais les associations musulmanes doivent aussi jouer le jeu, et savoir se regrouper pour s’engager dans des solutions pragmatiques. Quoiqu’il en soit, s’installer dans la rue, c’est non.  la_rue_ketanou-ouvert_a_double_tour.jpg

    Marine a bu la tasse à Lyon, et un gros bouillon. Le lendemain, elle tentait d’expliquer qu’elle ne voulait pas parler de l’occupation nazie, mais de celle des troupes anglaises pendant la Guerre de cent ans… Ah, ah, ah…Et puis, ça changerait quoi ? L’occupation est un régime établi en droit international : après une guerre, le vainqueur occupe une terre qui n’est pas la sienne, le temps d’assurer sa sécurité par un traité négocié, et de se retirer sur ces terres. Donc, nazie ou anglaise, la référence à l’occupation ne vaut pas un clou. Marine est bien la fille de papa.

    L’UMP et Copé baignent de bonheur ! Enfin, une occasion de se démarquer de Marine (qui la veille avait laminé Rachida à la télé). Sauf que c’est juste un cache sexe pour l’UMP, dont la référence est le discours de Grenoble : la reprise par le Bien-Aimé-de-sa-Dame du thème « immigration-chômage-insécurisé ». Une adhésion à la pensée de Jean-Marie, et la perspective d’un premier tour pourri pour la présidentielle, car on préfère toujours l’original à la copie.

    Et nos soc’, heureux comme des primates s’ébrouant dans la pataugeoire des primaires. Qu’ils sont mignons dans leur panoplie de héros, entonant en choeur leurs couplets sur la libération de la France… Sauf que c’est du foutage de gueule organisé. De la grosse gonflette pour ces relous, encore incapables d’analyser leur colonialisme serein en Algérie, et qui glorifient toujours l’occupation de la Palestine par Israël. Même si on en reste à 1967, ça fait 43 ans d’occupation, et ça n’a toujours pas atteint le cortex de ces empaillés du bulbe.

    Parfois, le silence est d’or.

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    Conseil d'ami
  • Mes vieux copains du Figaro…

    2738438544_426b16caae.jpgAmitiés à tous mes potes du Figaro. De vrais potes. Avec eux, je ne me fâche jamais car on se côtoie pas ou si peu. Et quel plaisir, quand ça vacille, de se retrouver.

    Question Figaro, je suis juste accro aux chroniques de  Stéphane Durand-Souffland, le grand chroniqueur judicaire. Si vous m’apportez un certificat signé de vos parents affirmant que vous lisez ses chroniques, je vous discerne aussitôt une dispense de lire le blog. Dominique est d’une honnêteté intellectuelle rare, et pour dire les choses très simplement, ses analyses renvoient aux vestiaires celles des missionnaires du Monde (dont on n’a rien à fiche, et depuis longtemps, d’ailleurs, soit dit en passant). Alors qu’un type comme moi commence par tout passer au scanner de ses présupposés – on ne se refait pas – Dominique est le mec qui s’assoit dans la salle d’audience, n’oublie rien de ce qui se passe dans le monde, mais est capable d’écrire l’inverse de ce qu’il présupposait parce que la réalité s’avère ainsi. Ca parait simple, mais faites le test... Super Dominique, et lisez ses chroniques, ça relève de la salubrité publique. Et il se trouve par ailleurs que Dominique est président de la Société des rédacteurs du Figaro.  

    Dominique et mes potes du Figaro, ce sont de vieux amis, et des fois tu finis pas croire que ce ne sont plus des amis. En fait, la réalité est simple. Tu as soif, tu vois de la lumière, et tu es le bienvenu.  

    Donc je lis dans le Figaro ce que j’aurais imaginé lire ici ou ailleurs. Voici l’interview publiée ce jour chez nos amis de Patrick Weil, le grand spécialiste de la nationalité.

    Faut pas dec, la vraie Droite a des valeurs…

    INTERVIEW - Depuis sa naissance en 1848, la procédure de déchéance de la nationalité n'a été utilisée que pour des cas de trahison ou de terrorisme, rappelle Patrick Weil, historien spécialiste de l'immigration.

    LEFIGARO.FR - Quand est née la procédure de déchéance de la nationalité ?

    weil_1259495315.jpgPatrick WEIL. - Elle est apparue avec l'abolition définitive de l'esclavage, en 1848. Le décret d'abolition déclare que tout Français qui continue à pratiquer la traite ou qui achète de nouveaux esclaves sera déchu de la nationalité française. Au départ, c'est donc une procédure destinée à punir le crime exceptionnel, qualifié de «lèse humanité», qu'est l'esclavage.

    La procédure est ensuite temporairement élargie au moment de la Première Guerre mondiale. Le parlement vote alors une législation spéciale pour temps de guerre, qui permet notamment de déchoir des Français originaires des pays ennemis (Allemagne, Autriche, Hongrie, Turquie), pour des actes de trahison ou d'insoumission. Comme prévu en 1917, cette législation prend fin dans la cinquième année suivant la fin de la guerre, soit en 1924.

    Quand la procédure devient-elle pérenne ?

    En 1927, la déchéance de la nationalité devient une mesure permanente pour certains motifs, paradoxalement dans un contexte d'assouplissement des conditions de naturalisation. Face à la puissance démographique de l'Allemagne qui fait peur, la France veut en effet procéder à 100.000 naturalisations par an. Pour voter le texte, la droite demande une clause de «sauvegarde». On prévoit donc que pourront être déchus les Français d'origine étrangère qui se seront livré à des actes contraires à la sécurité intérieure, à des actes incompatibles avec la qualité de Français au profit d'un État étranger, ou qui se seront soustraits aux obligations du service militaire. On est toujours dans le domaine de la trahison à l'égard de l'État.

    En 1938, de nouveau dans un contexte de tensions importantes, la déchéance est élargie aux Français qui, dans les dix années suivant leur naturalisation, ont commis en France ou à l'étranger un crime ou un délit ayant entraîné une condamnation d'au moins un an d'emprisonnement. On reste néanmoins dans un contexte de naturalisations massives et la dénaturalisation n'a qu'un but dissuasif. Entre 1927 et 1940, on ne dénombre ainsi que 16 cas.

    Vichy est donc le seul régime français à avoir procédé à des dénaturalisations massives ?

    Entre 1940 et 1944, le gouvernement de Vichy procède à 15.000 dénaturalisations. Sont d'abord visés les Juifs : 7000 Juifs d'origine étrangère perdent la nationalité française. Le reste, ce sont surtout des délinquants. Fait tout à fait exceptionnel, les dénaturalisations ont donc sous le régime de Vichy été bien plus nombreuses que les naturalisations (2700). Par la suite, il y aura encore plus de 450 déchéances à la Libération, visant des collabos et des insoumis. Des tentatives ont lieu contre des naturalisés communistes pendant la guerre froide, mais elles sont bloquées par le Conseil d'État.

    Comment évolue la loi française après la Seconde Guerre mondiale ?

    L'ordonnance de 1945 garde la possibilité de déchoir pour crime, mais désormais au-delà de 5 ans d'emprisonnement. Cette disposition est abolie en 1998 par la loi Guigou. Entre-temps, en 1996, se sont ajoutées des dispositions qui permettent de déchoir pour terrorisme. À l'heure actuelle, on n'a donc gardé que les cas de terrorisme et d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation (à condition que la personne déchue ne se retrouve pas apatride, ndlr).

    Et dans le monde ?

    Les excès de la première moitié du XXe siècle donnent lieu après la Seconde Guerre mondiale à un mouvement de sanctuarisation de la nationalité dans les démocraties occidentales. On considère désormais que la nationalité relève de la souveraineté nationale et ne doit pas être aisément mise en cause par un pouvoir exécutif - qui ne gouverne que temporairement et peut obéir à des objectifs électoralistes. La nationalité est garantie par des conventions internationales, le droit à la nationalité est proclamé dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et la lutte contre l'apatridie se développe.

    Assiste-t-on, ailleurs qu'en France, à des tentatives d'élargissement de la procédure de déchéance ?

    Le Royaume-Uni a adopté des dispositions mais uniquement pour des cas de terrorisme. Aux États-Unis, il y a eu également une proposition, sous Bush, de «Patriot Act 2», qui n'a jamais été adoptée. Plus récemment, le débat a ressurgi à l'occasion de la tentative d'attentat à Times Square, impliquant un Américain d'origine pakistanaise. Dans les deux cas, c'est lié au terrorisme. La France est le seul pays où le débat va aussi loin.

    A lire

    Patrick Weil, Qu'est-ce qu'un Français? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution, Gallimard, 2005.

  • Le Front National entre deux eaux

    Le Front National entre deux eaux. A première vue, c’est le déclin. Mais si le parti est mal en point, ses idées sont bien présentes, et tout peut repartir.

     

    Un vrai recul

     

    Les résultats du Congrès du FN à Bordeaux remplacent de longs discours. Le président élu est un jeune homme de 79 ans, Jean-Marie Le Pen. Alors que trente après sa création, le parti expérimentait le suffrage universel des militants, le score obtenu, 97,67% des voix, place le Front national dans des scores staliniens tout à fait honorables. Et si le parti annonce une participation de 53,9%, il n’indique pas le nombre de votant. Tout ceci respire la santé.

     

    Depuis quelques semaines, on sait que des contacts ont été noués pour vendre le siège du parti, à Saint-Cloud. Le trésorier Jean-Pierre Reveau, explique que la vente de ce bâtiment de 5.000 m² permettra de rembourser les dettes cumulées après les élections de 2007, et Le Pen y voit un « élément favorable pour un nouveau départ ». Bien vu l’artiste : un déménagement aide au départ. Le débat progresse.

     

    Ce mercredi 14 novembre, c’est du côté de l’Assemblée parlementaire de Strasbourg qu’était venu un violent coup d’air froid. Le groupe « Identité, tradition, souveraineté » (ITS), créé en janvier 2007 et présidé par Bruno Gollnisch, a cessé d’exister, passant sous la barre des 20 membres nécessaires, après le retrait de cinq eurodéputés du groupe « La Grande Roumanie.  » L’Assemblée a applaudi.

     

     

    Mais les idées sont là

     

    D’abord, le recul actuel ne veut pas dire la disparition. L’histoire de la France , depuis la III ° République, montre que l’extrême-droite est une constante, avec des hauts et des bas, mais aussi une extraordinaire capacité à rebondir en fonction des évènements. Ensuite, le FN trouvera, quelque soit l’issue du match entre Marine le Pen et Bruno Gollnisch, les moyens d’une rénovation, visant à rendre les thèses de l’extrême-droite nationaliste plus présentables. Les récents succès électoraux de l’Union Démocratique du Centre en Suisse, du  Parti du Peuple Danois, ou du Vlaams Belang en Flandre Belge montrent une voie que tentera, nécessairement, le FN.

     

    Et puis, en France, la réalité est que les idées se sont installées. Le moment décisif a été, lors de la campagne électorale, la déclaration de Nicolas Sarkozy : «  La France , on l’aime ou on la quitte ». La création d’un ministère de l’Identité nationale, la notion « d’immigration choisie » et celle sale histoire des tests ADN, qui entretiennent l’idée d’une France pure, font le reste.

     

    Résultat : le naufrage du FN. Mais à quel prix ? Et avec quelles déconvenues à venir ? Et « l’ouverture » – à vrai dire quelques individualités qui acceptent l’aventure des ministères sans ne rien changer aux choix politiques du gouvernement – a eu un terrible effet amplificateur : et oui, mon brave monsieur, même ces braves personnalités souscrivent à l’idée d’une « Identité nationale » suffisamment menacée pour qu’il faille en faire la matière d’un ministère. Terrible banalisation.

     

    *   *   *

     

    Le FN trébuche à Strasbourg, patauge à Saint-Cloud et s’enfonce à Bordeaux. Oui, mais la politique, ce sont les idées. Et celles défendues pendant trente ans ont désormais pignon sur rue. C’est dire qu’il n’y a pas de quoi se réjouir.

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