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gouvernement

  • Le gouvernement se prépare à des attaques chimiques

    A priori, l’arrêté du 14 novembre 2015  « autorisant l'utilisation de sulfate d'atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA antidote des neurotoxiques organophosphorés » n’a pas de quoi passionner les foules. Sauf que ce texte montre que le gouvernement se prépare à des attaques chimiques. Gouverner, c’est prévoir, et une mesure de prévention n’est pas en soi un drame, mais cet arrêté en dit long sur la mouise dans laquelle le pays est installé.  

    Petit délire catastrophiste de la part du blog ? Rien du tout, c’est le gouvernement qui nous expose la réalité des menaces dans les considérants de cet arrêté. Lisons :

    « Considérant l'accueil sur le territoire français de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21/CMP11) du 30 novembre au 11 décembre 2015 ;

    « Considérant l'accueil sur le territoire français d'un sommet de chefs d'Etat, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 ;

    « Considérant que le risque d'attentats terroristes et le risque d'exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d'urgence ».

    Voilà un décor joliment planté ! Le reste est plus technique, mais franchement, ça ne rigole pas.

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    L’arrêté vante les mérites du sulfate d'atropine, sous la forme d’une solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote des intoxications aiguës par les gaz neurotoxiques de guerre, genre le gaz sarin et le gaz VX. Ces gaz ralentissent le rythme cardiaque, et l'administration d’atropine joue comme un antidote efficace.

    Le sulfate d'atropine a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM), mais l’industrie civile le produit sous des dosages très légers, destinés à certains traitements de pathologies cardiaques. En cas d’attaque chimique, il faut administrer, et rapidement, des doses bien plus importantes – le 40 mg/20 mL PCA – et l’industrie n’est pas en mesure de fournir les dosses nécessaires pour palier l’exposition « d'un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés » dixit le gouvernement. Donc, l’hypothèse est une attaque massive aux gaz toxiques pendant la COP 21. Dont acte.

    Le sulfate d'atropine à dose efficace pour les attaques au gaz est fabriqué par la pharmacie centrale des armées, sous l’égide de la direction des approvisionnements en produits de santé des armées (DAPSA), et il n’est utilisé que sur les zones de combat. La DAPSA remet les produits à l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), et l’arrêté autorise à titre dérogatoire la délivrance du produit aux SAMU.

    La publication de cet arrêté au JO du 14 novembre était déjà « dans les tuyaux » et n’est pas liée aux attaques terroristes du 13 novembre. Ceci étant, elle montre que le gouvernement est parfaitement informé des risques, que ces risques sont de haut niveau, et que nous sommes entrés dans une période durable et fort difficile, du fait de cette guerre hier exportée, et aujourd’hui importée.

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  • Solidarité avec nos amis les directeurs de prison

    Il y a des manifs qui forcent le respect, et le blog apporte son soutien le plus chaleureux aux trente directeurs de prison qui ont manifesté (FO pénitentiaire) mardi 28 mai devant le ministère de la justice. Ils étaient tenus à distance, entre la rue Danièle Casanova et de la rue de la Paix. Valls – faible avec les forts, fort avec les faibles – n’a pas laissé cette foule incontrôlable s’approcher du ministère...

    S’ils avaient foutu le feu à quelques voitures ou pillé une bijouterie de la place Vendôme, ils auraient eu droit à l’ouverture du « journal » de TF1. Mais voilà, ces directeurs sont juste là pour défendre le service public, alors franchement…

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    Quand on dit « prison », il faut penser à l’essentiel, à savoir que la prison est au cœur du processus républicain.

    On est loin de la République des zinzins, genre Ségo qui voulait imposer un drapeau tricolore dans tous les foyers de la France post-pétainiste dont elle rêvait.

    On est loin aussi du chœur des vierges de Notre-Dame-des-Faux-Culs, qui enfile comme des perles ses couplets sur les valeurs de la République. Dernière saillie de ces impuissants sociaux, la semaine dernière, avec le vote d’une loi pour prévoir le drapeau tricolore sur les écoles. Comme s’il fallait une loi pour autoriser les écoles à pavoiser… Je comprends pourquoi ils s’intéressent tant à Baby Loup : c’est parce qu’ils ont l’âge mental des gamins de la crèche. C’est un plaidoyer pro-domo.

    Et puis sur le troisième côté, avec moins de lumière, vous trouvez les vrais acteurs de la République, le personnel pénitentiaire. La République repose sur la loi, et ceux qui violent la loi s’exposent à être sanctionnés par la loi, et elle le fait par la prison. C’est dire que la prison est le rempart de la République.  On ne peut pas trouver de meilleur lieu pour défendre la République : la prison, c’est le pur domaine de la loi.

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    Tout le monde se contrefout des prisons, sauf les détenus et leurs familles,… et le personnel de la pénitentiaire.

    Pour les détenus et les familles, c’est loin d’être évident. Dans le climat d’arriération sociale, né de la pensée sarkozyste et cultivé par la pensée hollandaise, le détenu est un paria, alors basta... II est très difficile pour les détenus et les familles de revendiquer la juste application de la loi. C’est désolant, mais c’est ainsi. Regardez-bien autour de vous… La prison, ce n’est pas les autres : c’est nous, notre famille, nos amis.

    C’est dire l’importance de cette manifestation des directeurs de prison, car tout repose sur eux : ils défendent la République, leur statut, les conditions de travail du personnel, la sécurité dans les prisons et la vie des détenus et de leur famille.

    Nos amis, qui exercent de hautes fonctions, sont venus dans leur prestigieux uniforme et sur leurs jours de congé, car la loi ne leur reconnait pas le droit de grève.   

    Après avoir été reçu à la chancellerie, Jimmy Delliste explique : « On nous a annoncé la présentation, sous quinze jours, d'un plan de sécurité dans les prisons et celle, en juillet au conseil des ministres, du projet de loi de politique pénale sur la prévention de la récidive ». Bref, des paroles verbales.

    Taubira avait annoncé la fin du « tout carcéral », et le ministère a aidé la tenue en février de la conférence de consensus destinée à combattre les illusions de la prison comme moyen de lutter contre la récidive. Le projet était lumineux : après la condamnation pénale, on entreprend un processus d’ensemble pour zigouiller toutes les pistes ayant conduit à choisir la violation de la loi. Très bien… sauf qu’aucune suite n’est donnée.

    Les excès de la répression Sarko étaient un des thèmes préférés du PS dans l’opposition. Un an après, on en est où ?

    Le nombre de détenus a battu début mai un nouveau record avec 67 839 personnes incarcérées. Le changement, c’est presque maintenant.

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    On avait annoncé la fin de la loi sur les peines plancher. Rien n’a été fait. Je peux ressortir les discours d’époque, ça serait distrayant.  

    Pour faire « de Gôche », Taubira a limité les nouvelles constructions, et comme le nombre de détenus augmente, c’est l’impasse. Vallini, une poupée sarkozyste perdue au PS (et qui rêve du ministère), vient de se prononcer… pour la reprise du programme de construction de Sarko. Comme ça, c’est clair…

    Sur le plan du fonctionnement des établissements, c’est le même bazar. Valérie Mousseeff, adjointe du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse) explique : « Nous n'avons aucune directive de notre ministère concernant la pratique des fouilles à nu systématiques que la loi pénitentiaire de 2009 (art. 57) a voulu supprimer sans nous donner les moyens de compenser cette mesure de sécurité. On laisse les directeurs se dépatouiller avec cette question des fouilles, sans leur fixer de cap ».

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    Les juges appliquent la loi, et heureusement, pas les circulaires. C’est la loi qu’il faut changer. Or, depuis des années, le Législateur ne cesse d’aggraver les peines maximales, et les juges font leur devoir en appliquant ces lois répressives. Les maxis prévus par la loi sont souvent démentiels. Aussi, mettre en cause les juges parce qu’ils prononceraient des peines trop sévères, ce n'est pas le bon plan.

    Tout dépend du Législateur, et s’il veut mettre fin à la surpopulation pénale et restaurer il faut qu’il révise toutes les lois pénales, et qu’il adoucisse les peines. Les juges tiendront compte de ces évolutions, et on pourra alors restaurer la prison.

    Les chiffres montrent la débilité du système. En 2005, le nombre de détenus était de 59 372. Il est aujourd’hui de 67 161. Qui peut dire que la sécurité progresse en même proportion que le nombre de détenus ?

    Tenez- bons les amis ! 

  • Peillon/Hollande : Le gouvernement perd sa boussole

    gochmole, france, Etat, gouvernementQue dit la morale laïque d’un ministre qui défie le président de la République et trahit le gouvernement auquel il appartient ?

    Peillon se contrefiche du chichon et n’a jamais entrepris le moindre travail sur le sujet. En revanche, il y a une chose que Peillon-le-Serpent connaît bien, ce sont les votes internes au PS,… ces votes qui ont assuré sa carrière.

    Or, on a voté la semaine dernière au PS, et les enseignements sont clairs :

    - 5 mois après la présidentielle, seuls 50% des adhérents sont venus voter, le Parti se démobilisant devant le spectacle d’Hollande qui s’écroule ;

    - le staff du parti ne fait que 68% des votants, soit 34% des inscrits, et donc il y a un hold up à faire sur les 66% qui refusent de suivre ces losers.

    Peillon avait exigé le ministère de l’Éducation faute de quoi il présentait une motion au congrès. Il aurait fait ce qu’il a toujours fait avec Monterbourpif (« Le Nouveau Parti Socialiste ») : récupérer la « Gauche » du parti en racontant n’importe quoi sur le thème de la surenchère. Ça ne coûte pas un rond, et ça marche à tous les coups. Hollande n’a pas voulu de ce péril, et il a nommé Peillon.

    Peillon ne s’est pas tenu tranquille 3 jours. A peine nommé, il annonçait déjà le changement des rythmes scolaires, pour le fun, juste histoire de tester Hollande et  Ayrault. Depuis, il joue sa carte perso. Mais entre combiner dans les couloirs et se faire une notoriété nationale, il y a un bras. Surtout pour une grosse feignasse.

    Là-dessus vient la préparation du congrès et le choix du premier secrétaire. Aubry et Ayrault pensent que les temps seront durs, qu’il faut un vrai patron, et ils choisissent l’apparatchik Cambadélis.

    Peillon, Mosco et Valls organisent la chasse, avec ce qu’ils ont toujours su faire : foutre la trouille à Hollande. Argument limpide : Camba roule pour Aubry, la rivale redoutée. Message reçu : Hollande impose la marionnette Désir, se fâchant avec Ayrault.  gochmole, france, Etat, gouvernement

    Suit le vote, et  seulement 34% de votants pour l’alliance institutionnelle. Une page se tourne.

    Dans la presse, on glorifie Valls, l’expulseur des Roms, la population la plus vulnérable. Le PS exorcise les démons de la solidarité, et s'en trouve soulagé. Des députés frondeurs refusent de voter le traité Merkozy. Maurel, inconnu, récupère 13% et se présente comme premier secrétaire, visant 20%. Aussi, Peillon, absent du congrès, a un besoin urgent de se positionner. D’où sa sortie sur le chichon.

    Problème : tout le monde comprend que la question n’est pas le chichon, mais l’absence d’autorité d’Hollande.

    Hollande aurait dû virer Peillon sur le champ. Privé de son ministère et hors course pour le congrès car le vote interne a eu lieu, Peillon aurait retrouvé le caniveau, perspective intéressante car le dénuement matériel est propice à la réflexion philosophique.

    Avec cette saillie iconoclaste, tout le monde a perdu. Peillon se montre tel qu’il est, manipulateur et sans contenu ; Hollande se trouve à poil, par son manque d’autorité, et Ayrault passe un seuil de plus dans la souffrance ; Valls gonfle ses appuis à Droite pour mettre tout le monde d’accord. Encore quatre ans et sept mois…

    Avec la récession qui s’annonce, amplifiée par l’intégrisme des saladistes budgétaires, nous allons vers des temps sociaux très difficiles. Comme il n’y a plus de gouvernement, c’est la société qui va se réguler elle-même. Ça sera intéressant à voir,… mais espérons que ça tienne. 

    gochmole, france, Etat, gouvernement

    On en aura bien besoin

  • Taubira, artisan plombier, s’occupe des fuites

    affiche-soupcons_jpg_500x630_q95.jpgMinistre nommée au rattrapage et déjà en sursis, Taubira joue les plombiers traquant les fuites au ministère.

    Faisant comme si elle était toujours membre de ce gouvernement addict à la répression, Christiane Taubira continue son spectacle à contre-courant. Elle a été nommée pour une grande séance de calinothérapie du monde judiciaire, traumatisé par Sarko. Elle ne fait pas la révolution, mais revient aux bases du droit pénal – l’être humain, dans le cadre de la loi, peut s’amender – et sa politique est excellente.   

    Tout le problème est que dans ce gouvernement de Droite, elle est la seule à conduire une politique de Gauche. Ca finit par se voir, et ça canarde.

    Taubira a mille fois raison de vouloir mettre fin au tout carcéral, car la prison est l’école du crime. Mais ses camarades ne sont pas d’accord car ils restent fidèles à leur maître à penser, Sarkozy Nicolas, retraité provisoire pour deux ans au Cap-Nègre.

    Alors, viennent les soucis.

    Taubira avait rédigé un beau projet de circulaire pour organiser cette nouvelle politique pénale, mais l’Elysée et le Gouvernement n’étaient pas d’accord et lui ont demandé maintes rectifications avant la présentation en Conseil des sinistres.

    Mais – oh mon Dieu ! – ne voilà-t-il pas que Nouvel observateur du 12 septembre publie le projet d’origine avant la tenue du Conseil des sinistres. Donc, impossible de revenir sur ce texte et d’inclure toutes les restrictions prévues. Hollande s’est fait magistralement rouler dans la farine, et il a fait comprendre qu’il en était bien fâché.

    Taubira, bien sûr, se marre en douce, car grâce à la fuite, sa circulaire a été adoptée nickel, mais elle doit assurer le service après-vente imposé par l’Elysée : trouver la fuite !

    Vu la confidentialité du document, traité uniquement au sein de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), l’Elysée l’oblige à foutre le feu au ministère.

    Le responsable informatique du ministère, habilité secret-défense, a été missionné pour examiner les ordinateurs des 18 magistrats ce service stratégique. Le 14 septembre, leurs ordinateurs ont été contrôlés, « en présence des magistrats, debout devant leur clavier », précise Le Point. Wouahou, l’ambiance…

    Pierre  Rancé, le porte-parole du ministère, a expliqué qu’il s’agissait de « simples vérifications qui ont été effectuées a minima, et ce, en toute transparence ».

    Ah, merci Pierre, nous voici rassurés. Donc, nous avons bien compris : la DACG travaille dans la meilleure ambiance, les hauts magistrats de ce service prestigieux ne sont soupçonnés de rien, et les relations sont au beau fixe avec l’Elysée. L’inspection des ordis, c’était donc pour le fun

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    Un travail d'équipe

  • Bonnes vacances à nos gentils petits ministres

    gouvernement, rigoladeIls sont bien mignons nos ministres : dernier conseil ce 1° août,... et on se retrouve tout bronzé le 21 août, prêt à sauver le pays : de grands pros.

    Le gouvernement du combat contre les puissances de l’argent, après deux mois de travail intense genre guerre des boutons et concours de discours, est parti se la couler douce.

    Entre temps, les dossiers urgents vont se calmer par enchantement.

    La Syrie, à partir d’aujourd’hui, entre dans une phase de paix et de réconciliation, et le grand méchant dictateur s’est d’ailleurs plongé dans la lecture des œuvres complètes de Gandhi (offertes par Fabius Laurent, gentil garçon).  

    Les attaques contre l’euro sont en vacances pour trois semaines, et les grands manitous qui gèrent les tourmentes pour leur profit se sont inscrits à un stage de macramé organisé par le centre social de la City.

    Les plans sociaux sont purement et simplement supprimés car la croissance sera de + 10 ce mois d’août, et le chômage va être presque résorbé.

    Quant à la hausse du gaz,... et bien en vérité, c’est du vent.

    Les détenus, en nombre record, trouvent que finalement c’est pas mal, car c’est un moyen de se faire des amis.gouvernement,rigolade

    Les règlements de compte à Marseille seront remplacés par des tournois de pétanque.

    Quant au tiers des Français qui ne partent pas en vacances, ils vont se régaler avec les JO et se passionner pour L’amour est dans le pré.

    Et Hollande fait son cirque en partant sur la Côte d’Azur en train, alors que les milieux bien informés pensent que Madame Sa Compagne ne twitera pas de trois semaines.

    Nous avons à faire à un gouvernement de tout petits, sans odeur et sans saveur, et ses premiers mois donnent tout sauf confiance.

    Au bilan, le projet d’abolir la prostitution, le vote de la loi sur le harcèlement sexuel (qui concerne une soixante de procédures par an), des péroraisons débiles contre PSA accusé de ne pas être assez patriote alors que l’entreprise se signale par son nombre de salariés en France (quasi le double de Renault), et un matraquage fiscal XXL. Ca tape tous azimuts ! Une idée, une taxe ! Un projet, une taxe !

    Il est anormal qu’un gouvernement qui vient juste d’être formé, qui doit gérer un pays malade dans un environnement international en ébullition, se casse en vacances comme cela. En réalité, ça me conforte dans l’idée que ces "ministres" sont juste des agents d’ambiance et que ce sont d’autres qui tiennent le pouvoir.

    gouvernement,rigolade

    Séminaire gouvernemental normal

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