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  • Tous unis dans la lutte contre le terrorisme

    La lutte contre terrorisme, c’est-à-dire le recours à la violence armée par des groupes minoritaires ayant des plans pour s’imposer contre les peuples par la commission de crimes, est le premier de nos combats. Un défi aux civilisations... Solidarité sans faille avec ceux qui combattent pour défendre la liberté depuis 1492, car leur liberté, c’est la nôtre.

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  • Les pensionnats indiens du Canada

    - Quoi, tu ne connais pas l’histoire des pensionnats indiens du Canada ?

    - Ben,… euh,…non…

    J’ignorais tout de ces pensionnats, avant de tomber un peu par hasard sur ces faits, à l’occasion de recherches sur les droits des peuples autochtones. L’occasion d’appeler mon vieux copain Austin, qui m’a collé la plus amicale des soufflantes…

    - Comment peux-tu ne pas connaitre cette histoire, ce crime de déculturation des Indiens… 150 000 enfants séparés de leurs parents et reclus dans ces pensionnats disséminés dans le pays. Des conditions de vies très dures, et près de 6 000 morts… Un crime d’Etat qui a duré jusqu’en 1990.  

    Au Canada, cette affaire est traitée par la Commission vérité et réconciliation, chargée globalement de la question du génocide des Premières nations, dont le site est ici. Austin me signale aussi ce site dépendant directement du gouvernement, spécifiquement sur la question des pensionnats. On y trouve beaucoup de références.

    Voici quelques documents et sites :

    - la liste des pensionnats

    - Nous étions si loin

    - Les enfants devenus

    - L’Ecole Saint-Joseph du Dakota

    - L’ONG Makivik

    - Manitoba Trauma Information

    - le blog Monde Autochtone

    - Le bâton de parole

    Comme synthèse pour découvrir ce sujet, voici un extrait d’un long et documenté article de Jules Dufour, un grand connaisseur canadien, publié sur Mondialisation.ca le 7 juin 2015, qui fait suite à la publication d’un rapport de la Commission sur ces pensionnats.

    Merci Austin, mais c’est effarant…

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    Voici l’extrait du texte de Jules Dufour

    La Commission vérité et réconciliation du Canada

    Selon les termes même de la commission, « jusqu’aux années 1990, le gouvernement canadien, avec le concours d’un certain nombre d’églises chrétiennes, a exploité un système de pensionnats pour les enfants autochtones. Ces écoles et pensionnats financés par l’État et généralement dirigés par une église ont été créés pour assimiler de force les Autochtones dans le courant dominant du Canada en éliminant la participation des parents et de la collectivité au développement intellectuel, culturel et spirituel des enfants autochtones.

    En règle générale, il était interdit à ces enfants de parler leur langue maternelle ou de se livrer à leurs pratiques culturelles et spirituelles. Des générations d’enfants ont été traumatisées par l’expérience. L’absence de participation parentale et familiale à l’éducation des enfants a également empêché ces derniers d’acquérir des compétences sur l’art d’être parent. On évalue à 80 000 le nombre d’anciens élèves qui sont encore vivants aujourd’hui. Puisque les pensionnats indiens ont fonctionné pendant plus d’un siècle, les répercussions qui en découlent se sont transmises des grands-parents aux parents puis aux enfants. Ces séquelles qui se sont transmises de génération en génération ont contribué à des problèmes sociaux, à une mauvaise santé et à de faibles taux de réussite scolaire dans les communautés autochtones d’aujourd’hui ».

    C’est dans ces conditions que plus de 150 000 enfants des Premières Nations, Inuits et Métis ont été placés dans ces pensionnats indiens » (trcnationalevents.ca)

    Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/04/26/002-pensionnats-autochtones-morts.shtml

     

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    De 2009 à 2011, la Commission de vérité et de réconciliation a participé à plus de 400 activités de sensibilisation et de collecte de déclarations. Durant son mandat, la Commission a fait la collecte de documents, a mené des travaux de recherche, préparé des rapports, organisé des actes commémoratifs et participé à des événements nationaux et à des activités communautaires. Avant la fin de juin 2011 la Commission avait recueilli 1157 témoignages individuels alors que 649 autres ont été donnés dans des cercles d’échange ou lors d’audiences publiques (trcnationalevents.ca).

    Les conclusions du rapport de la Commission

    Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation juge que l’établissement des pensionnats autochtones au Canada a donné lieu à un « génocide culturel ». La commission estime que plus de 6000 enfants y auraient laissé leur vie. Les auteurs ont aussi rédigé 94 recommandations, allant de la réaffirmation de la relation entre la Couronne et les Premières Nations à la mise en place de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (ici.radio-canada.ca).

    La commission, dans son rapport intérimaire publié en 2012, concluait que « les pensionnats indiens ont représenté un assaut contre les enfants autochtones, les familles autochtones, la culture autochtone et des nations autonomes et autosuffisantes. Elle concluait également que la mise en place du réseau des pensionnats indiens a eu des conséquences immédiates, qui n’ont cessé de se répercuter depuis les premiers jours. Elle concluait, enfin, que les Canadiens n’ont jamais reçu d’éducation complète et équilibrée sur la nature des sociétés autochtones et non autochtones (trcnationalevents.ca).

    Les pensionnats indiens ont représenté un assaut contre les familles autochtones

    - Le réseau des pensionnats indiens a été mis en place dans l’intention avouée d’empêcher les parents d’influer sur le développement scolaire, spirituel et culturel de leurs enfants;

    - Non seulement les pensionnats ont-ils séparé les enfants de leurs parents et de leurs grands-parents, mais aussi, du fait de la séparation rigoureuse des filles et des garçons, les sœurs de leurs frères. Les enfants plus âgés étaient aussi séparés de leurs frères et sœurs plus jeunes;

    - Le passage de chaque nouvelle génération dans le réseau des pensionnats donnait lieu à un affaiblissement des liens familiaux qui, à la longue, s’est soldé par la destruction virtuelle de ces liens;

    - Étant donné les taux de mortalité élevés enregistrés pendant la majeure partie de l’histoire des pensionnats, nombre de parents ont passé leur vie à pleurer la mort d’un enfant, sans jamais savoir dans quelles circonstances il était mort ni ou il avait été enterré, et sans pouvoir tenir de cérémonie mortuaire appropriée (trcnationalevents.ca).

    Les pensionnats indiens ont représenté un assaut contre la culture autochtone

    - Le réseau des pensionnats indiens avait pour objet de « civiliser » et de « christianiser » les enfants autochtones, en substituant les valeurs euro-canadiennes aux valeurs culturelles autochtones;

    - Le réseau des pensionnats indiens a déprécié et réprimé la culture et les langues autochtones. En inculquant aux élèves la honte de leurs origines, le système a sapé leur fierté et leur estime de soi. Il les a du même coup empêchés de bénéficier des avantages économiques et culturels associés à la connaissance de deux langues (trcnationalevents.ca).

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  • Vente d’objets sacrés hopis : Le respect des croyances à géométrie variable

    Vendredi, s’est tenue à Drouot une vente aux enchères d’objets religieux revendiqués par la communauté Hopi, pour plus de 900 000 euros. Une procédure de référé, peu convaincante, a été engagée en vain, et reste le sentiment d’un irrespect pour les croyances de cette communauté amérindienne.

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    Les Hopis sont des Indiens d’Amérique du Nord, une communauté de 18 000 personnes, regroupées dans douze villages sur les hauts plateaux de l'Arizona. 18 000 personnes, alors qu’on parle d’une tribu… Un temps brassés par des visiteurs, ils se sont réorganisés pour vivre préservés.  

    Fin février, ils ont été alertés car une collection de masques religieux de leur communauté allaient être vendue aux enchères à Drouot, par l’étude Neret-Minet Tessier & Sarrou.

    70 masques « Katsinam » provenant d'une collection privée, qui sont de très belles pièces, en bois et en cuir, souvent très colorés, parfois sertis de plumes, certains représentant des animaux. Ils incarnent l’esprit des ancêtres pour les Hopis.

    Le chef de la tribu amérindienne, LeRoy Shingoitewa, a dénoncé cette vente, avec des arguments simples : ces masques, qui ont un caractère religieux, sont une propriété collective de son peuple et cette vente est une « profanation de notre religion ».

    Leigh Kuwanwisiwma, le directeur du bureau de la préservation de la culture hopi, explique: « Les Kachinas sont des objets sacrés qui font partie de notre système de croyances et qui sont toujours utilisés aujourd'hui. Ce ne sont pas des objets d'art et ils ne l'ont jamais été. Aucune valeur monétaire ne peut leur être attachée ». Survival International, une organisation qui œuvre pour la préservation des conditions de vie des peuples premiers, a apporté son soutien.

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    Interdire la vente n’était pas simple, car la protection la plus efficace est réservée aux Etats, par la Convention de l'Unesco régissant la circulation des biens culturels. Le Pérou et le Mexique ont su s’en servir de manière très efficace.

    Or, les Etats-Unis n’ont offert qu’une résistance molle comme une chique, l'ambassadeur des Etats-Unis, Charles H. Rivkin se contentant d’une tweet faisant part de « sa tristesse ».  

    Les vendeurs indiquaient être sûrs de la provenance, car il s’agissait de la collection d’un amateur, constituée entre 1970 et 2000, par achat auprès d’intermédiaires et de galeristes. Certes. Mais cela laisse entière la question de savoir si l’acquisition d’origine avait été licite, et s’il n’y avait lieu de réparer une injustice, voire un affront à cette population.

    Gilles Néret-Minet, pleurait déjà devant une remise en cause de la vente et évoquait la menace d'une restitution généralisée des biens culturels provenant des épisodes coloniaux « qui font la base des grands musées du monde qui les ont préservés ». A ceci près qu’ici il y avait une revendication du fait du caractère sacré des masques.

    Ce qu’on comprend moins hélas, c’est la réplique qui a été donnée, car la seule procédure engagée a été un référé, jugé en urgence le matin même de la vente. Dans ce cadre, le juge a des pouvoirs limités. Alors que l’alerte était donnée depuis février, il aurait été possible d’obtenir un jugement sur le fond, dans le cadre de la procédure dite à jour fixe, avec des auditions d’experts.  

    Le juge des référés, selon les extraits donnés par l’AFP, a retenu que si ces biens ont pour les Hopis « une valeur sacrée, une nature religieuse ou s’ils incarnent l’esprit des ancêtres de ces personnes, il reste qu’il est manifeste qu’ils ne peuvent être assimilés à des corps humains ou des éléments du corps de personnes existant ou ayant existé...». Et l’ordonnance ajoute : « Le seul fait que ces objets puissent être qualifiés d’objets de culte (....) ne saurait leur conférer un caractère de biens incessibles de sorte que leur vente caractériserait un trouble manifestement illicite ou un dommage imminent».

    Le juge pouvait-il faire davantage dans le cadre de ce référé ? Quelles preuves ont été données sur la portée religieuse ? Sur le droit local interdisant la vente ?

    Reste une question de droit : comment le juge peut-il mesurer la portée du caractère sacré ? A partir du moment où les masques sont qualifiés d’objets de culte, c'est-à-dire qu’ils n’ont pas été désaffectés, ils doivent bénéficier de la protection due au titre la liberté de religion. Le juge devait appliquer l’article 1 de la loi de 1905, selon lequel « La République assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes ». Le juge s’est-il prononcé sur cette loi, ce que ne dit pas l’AFP ? Il serait bien intéressant de connaitre la version complète de l’ordonnance de référé.  

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  • Les cowboys dédommagent les Indiens

    CN005597_l.jpgAux US, en 1996, 300 000 personnes signent une plainte en nom collectif dirigée contre l’Etat fédéral. Treize ans plus tard, ce 7 décembre, l’Etat fédéral accepte de transiger et s’engage à verser 3,4 milliards de dollars. Ces 300 000 personnes, ce sont des Amérindiens, issus d’environ 300 tribus, qui viennent d’obtenir après une séquence de sept procès une très belle victoire. A la manœuvre Elouise Cobell, une Amérindienne Pikuni du Montana, devenue banquière à la Native American Bank, un établissement qu'elle a créé en 2001, et qui offre ses services à vingt-trois tribus. Principe : la souveraineté économique.

    Cet accord met fin à une procédure en réparation pour la faute commise par l’Etat fédéral dans la gestion de la terre des Indiens. En cause, l’application d’une loi du 4 février 1887, la loi Dawes. C’était l’époque de la conquête, sans scrupule. Cette loi partageait les terres des réserves indiennes en propriétés privées, chaque chef de famille se voyant attribuer un lot d’une soixantaine d’hectares. Et pour le surplus, la loi prévoyait une restitution au « domaine public ». De l’escroquerie parfaite : l’Etat les revendait à des colons blancs, avec reversement du prix « au profit des Indiens ». Il suffisait de vendre peu cher, et tchao.

    Mais il y plus, car il s’agissait bien de détruire la société indienne. Aussi, il ne fallait pas par une attribution groupée des lots, reformer les tribus. Cette gentille loi prévoyait de séparer des lots indiens par des parcelles occupées par des Blancs « chrétiens et de bonne réputation », qui pourrait leur donner de bonnes bases, genre identité nationale.sioux-warrior.jpg

    C’était de la truanderie organisée ? Si les Indiens voulait récupérer des lots de terre, ils devaient accepter ipso facto une loi qui les spoliait, et éclatait leur familles. Mais dans le même temps, accepter une attribution donnait une solution économique à court terme, et permettait d’accéder à la nationalité US. Le résultat au fil du temps a été catastrophique pour les Indiens. Un bon nombre, poussé par les difficultés économiques, a finalement du vendre, ce qui n’a fait qu’accroitre la misère. Et le morcellement des terres, qui les rendait inexploitable, a de plus fait éclater les tribus.

    Aussi, l’accord prévoit la création d’un fonds de 2 milliards de dollars. Les Indiens qui le souhaitent pourront vendre les petits lots de terre à l’Etat fédéral, et les terres rachetées seront restituées collectivement aux tribus.

    La loi permettait aussi l’administration par l’Etat. Celui-ci mettait en œuvre ses capacités d’exploitation, payait ses charges, et restituait le bénéfice aux Indiens : agriculture, mais surtout gaz et pétrole. Or si l’Etat gérait, il en gardait trop dans la poche, et s’appropriant ainsi des revenus indus. D’où ces 1,4 milliards viennent en compensation.

    Enfin, 60 millions de dollars sont consacrés à des bourses scolaires pour les étudiants amérindiens.

    Le tribunal fédéral du District de Columbia doit entériner l'accord, et il faudra ensuite un vote du Congrès. Au total, on est loin du compte, mais les dommages sont en réalité inestimables. Les Indiens souhaitaient un geste marquant des autorités US, pour tourner la page.

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    Elouise Cobell, la banquière des Indiens
  • Liberté pour les Indiens

    Liberté pour les Indiens. « Découverte d’une tribu isolée en Amazonie », annoncent les journaux, avec photos à la clé. La réalité est sensiblement différente. Car les photos, prises depuis un hélicoptère, de cette tribu ne sont pas la preuve d’une découverte, mais le rappel à l’opinion que ces populations, connues depuis des décennies, sont menacées par ceux qui cherchent des terres à exploiter : compagnies minières et d'hydrocarbures, chercheurs d'or, agriculteurs.

    C’est la Fondation nationale brésilienne de l’Indien (FNUAI) qui a publié ces photos, précisant qu’il s’agit d’une tribu vivant coupée du monde dans l'État brésilien d'Acre, à la frontière du Pérou. Ces Indiens sont sédentaires et cultivateurs.

    Il serait intéressant d’en savoir plus ? Sans aucun doute, mais la FNUAI se l’interdit. Ils existent, et respectons cette existence. La Fondation précise que le moindre contact, même pacifique, pourrait provoquer la mort d'une grande partie de ces Indiens, leur corps n'étant pas immunisé contre les maladies que nous serions susceptibles d’importer.

    Un droit légitime à l’existence

    Ce cas n’est pas le seul. Loin de là. On estime à environ 70 ces tribus vivant dans l’isolement. Plus globalement, c’est la question des populations indiennes. Le Brésil a officiellement reconnus 580 territoires comme indigènes, mais le régime juridique de protection tarde à se mettre en place. Plus de 500 ans après l’arrivée des colons portugais, les revendications restent pourtant simples. Ces  peuples, parce qu’ils existent, ont le droit de vivre librement sur leur propre territoire : le lien qui unit les populations indigènes à la terre doit être reconnu comme la base de leurs cultures, de leur vie spirituelle et économique.

    L’outil juridique n’est rien d’autre que la Constitution brésilienne, qui fait obligation au gouvernement fédéral de transférer ses terres ancestrales à la population indienne du Brésil et le rend responsable de la protection de ces terres, dans son chapitre VIII « Des Indiens ».

    « Art 231. – L’organisation sociale, les coutumes, les langues, les croyances et les traditions des Indiens sont reconnus. Leur sont aussi reconnus leurs droits originaires sur les terres qu’ils occupent traditionnellement. Il est à la charge de l’Etat Fédéral de les délimiter, de les protéger et de faire respecter tous leurs biens.
    « Les terres traditionnellement occupées par les Indiens sont celles qu’ils habitent de manière permanente, celles qu’ils utilisent pour leurs activités de production, celles nécessaire à la préservation des ressources naturelles indispensables à leur bien être et celles nécessaire à leur reproduction physique et culturelle selon leurs us, coutumes et traditions.
    « Les terres occupées traditionnellement par les Indiens sont leur propriété définitive et ils ont l’usage et la jouissance exclusive du sol, des rivières et des lacs s’y trouvant.
    « Les terres définies par le présent articles sont inaliénables et les droits qu’ont les Indiens sur elles sont imprescriptibles. »

    « Art. 232. – Les Indiens, leurs communautés et organisations peuvent ester en justice pour ce qui concerne la défense de leurs droits et de leurs intérêts. Le Ministère Public intervient au cours de toutes les phases du procès. »

    Sur le plan international, il faut citer comme principaux textes la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (New York, 9 mai 1992), complétée par le Protocole de Kyoto 11 décembre 1997, la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail sur les Populations indigènes et tribales, (Genève, 5 septembre 1991) ou la Déclaration sur les forêts, signée à la Conférence de Rio (CNUCED, Rio de Janeiro, 5 juin 1992.

    Des populations menacées

    Amnesty international ne cesse d’alarmer sur le sort les populations indiennes du Brésil : « Les Indiens continuent à être victimes d’attaques, de massacres, et de toutes sortes de violences et de discriminations, souvent commis en toute impunité. Les gouvernements qui se sont succédé ne se sont pas acquittés de leur obligation de reconnaître pleinement et définitivement les droits des Indiens à la terre, obligation qui leur incombe devant la communauté internationale et en vertu de la constitution du pays. »

    La grande difficulté est que l’Etat fédéral ne s’implique pas suffisamment dans la garantie du droit à la propriété de la terre. « Pendant des dizaines d’années, les Indiens ont été chassés de leurs terres par la violence exercée par ceux qui cherchaient à s’approprier celles-ci. Cette violence se poursuit aujourd’hui, alimentée par divers intérêts qui sont en compétition et au nombre desquels figurent les entreprises et les prospecteurs, qui cherchent à exploiter les ressources naturelles, les éleveurs de bétail, les propriétaires terriens qui, illégalement ou en toute bonne foi ont acquis des titres de propriété sur les terres des indigènes, les compagnies forestières, et l’armée qui, au nom de la sécurité, cherche à réduire et limiter les territoires indiens dans les régions frontalières. » Les dirigeants indigènes qui mènent campagne pour accélérer les transferts de propriété terrienne ont reçu des menaces de mort, ont été victimes d’attaques et d’assassinats.

    Comment traitons-nous les Indiens ? Question d’humanité, mais aussi question de liberté.

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