06.03.2010
Les intégristes ont encore frappé
Deux petits nichons, tellement blancs, tellement mignons. La police s’en est emparée, pour les parer d’un sous-tif… avant qu’ils ne fondent… car ils étaient en neige. Les intégristes nous les gonflent, si je puis me permettre.
De toute l’histoire du monde, c’est la plus blanche des paires de roberts. Blanc immaculé ! Un cadeau du ciel. Mais que les plus gaillards de nos lecteurs gardent leur sang froid : ces attributs mammaires étaient aussi blancs qu’ils étaient durs, et pour cause : c’étaient ceux d’un bonhomme, euh pardon d’une bonnefemme, de neige.
La société ayant été ébranlée dans ses fondements par cette affaire, mon sens de la justice, et de l’ordre aussi, me conduit à ne rien vous cacher. Amies et amis du blog, vous avez droit à la vérité toute nue. Je ne vous cacherai rien, surtout s’il s’agit des jolis seins d’une jolie femme. Devant le défi qu'est l’avenir du monde, la justice est une besogneuse qui croule sous la tâche, palliant à mille urgences et puissant dans ses réserves pour tenter de dessiner un dessein. Alors, soyons réalistes, c’est moins la justice que la beauté qui sauvera la monde. Cicéron, sois sympa, et laisse Dostoïevski s’installer sur la première marche du podium.
La tragédie du troisième millénaire s’est donc jouée dans le New Jersey, dans ce nord-est des Etats-Unis où la météo a choisi de faire un magnifique bras d’honneur aux déprimés de Copenhague, avec un froid de canard et des chutes de neige d’anthologie.
Ayant choisi de défier le monde, une femme s’avance : Elisa Gonzalez, 44 ans, formant une association de malfaiteurs bienfaisants avec ses deux enfants de 21 et 12 ans. Et notre équipe se met à l’œuvre, sous un prétexte assez lamentable : « La neige était de très bonne qualité, nous avions travaillé toute la journée », expliquera Elisa à l’AFP. Travailler pour faire quoi ? Une allégorie de la justice triomphant des maux du capitalisme ou une statue de Georges Frêche sortant de son bain ? Loin de ces représentations de l’avenir, notre triste trio a préféré réaliser une réplique de la « Vénus de Milo ». Laquelle Vénus est topless, chacun le sait.
Heureusement, des voisins veillaient au bon ordre, et l’un d’eux, resté anonyme pour d’évidentes questions de sécurité, a porté plainte auprès de la police, pour cette indécence publique et manifeste, commise en bande organisée. C’est grosso merdo la transposition de l’article 434-1 du notre Code pénal : « Le fait, pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ».
Elisa fait mine de s’étonner : « Nous avons eu la visite d'un policier qui nous a dit qu'un voisin s'était plaint, et que nous devions la détruire ou la couvrir ».

Un bon de coup de burqa, et c’était réglé. Mais ces copulateurs impénitents ont choisi le rapport de force en installant sur cette Vénus du New Jersey un sous-tif et un paréo. L’infraction était masquée mais encore plus provocante, la police était dans l’impasse, et le dénonciateur anonyme proche de l’apoplexie. Il a fallu Dieu pour relever ce défi : un coup de soleil, et la Vénus a fondu.

00:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : intégristes, topless










