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karcher

  • Quand la victime doit déménager…

    1227746826.jpgImpossible de remettre la main sur mon karcher... Carlita l'a rangé, et quand j’en ai besoin, je cherche et je cherche.

    Parce que vous savez, les Français ne m’ont pas élu pour faire des choses faciles. C’est même pile l’inverse ; dès que c’est difficile, c’est pour ma pomme.

    Moi, je suis contre les délinquants affreux, que la Gauche laxiste a laissés prospérer. La vie, c’est les gentils contre les méchants, et moi, je protège les gentils contre les méchants. Un peu simple, je sais, mais n’oubliez pas que j’étais conseillé par Brice et Rachida. Et puis ça nous a quand même permis de gagner les présidentielles. Donc, mon karcher, pour mettre les banlieues bien propres.

    Et voilà ce que j’apprends par un rapport du contre-espionnage, euh, non, un article du Parisien.

    C’est l’histoire d’une famille d’origine malienne qui vit dans l’Essonne, aux Ulis, avec trois enfants. Début avril, la jeune fille de la famille, 14 ans, a porté plainte auprès de la police pour avoir été violée par plusieurs jeunes du quartier. En décembre déjà, elle avait déjà subi le même sort dans une cave de la cité. Le 3 avril, cinq jeunes de 15 à 17 ans ont été mis en examen pour viols en réunion sur un mineur de moins de 15 ans et placés en détention.

    Et là, l’enfer a commencé pour la famille de la victime. Ecoutons le père : « Dès que nous avons porté plainte, des groupes de jeunes, parfois des filles, sont venus sonner à l’interphone. Je leur ai dit de s’en aller, que l’on ne voulait parler à personne. Ils sonnaient en continu, j’ai dû appeler plusieurs fois la police. Nous étions barricadés chez nous, nous n’osions plus sortir. » Ensuite, après l’arrestation, un douzaine de jeunes sont venus frapper à la porte de la petite famille. « Ils exigeaient qu’on ouvre sur un ton menaçant. » Le père, la trouille au ventre, a alerté la police, est allé à la mairie et a rameuté les services sociaux pour pouvoir déménager : aucune solution, liste d’attente, dossier non prioritaire… 156188.jpg

    Le lendemain, les jeunes sont revenus, et ont lancé un cocktail Molotov dans le hall de l’immeuble. « Quand j’ai vu la fumée monter dans l’escalier, je me suis dit que nous ne pouvions plus vivre dans ces conditions. Ce que nous vivons est inadmissible, je n’ai pas d’autre mot.» La famille s’est enfuie. Depuis, elle est hébergée par des amis à l’autre bout de l’Ile-de-France… « Nous vivons à huit dans un deux-pièces ». De fait, les trois enfants sont déscolarisés. « Nous ne pourrons pas supporter de revenir aux Ulis, nous craignons les représailles.»  Mais, il était hors de question de ne pas porter plainte : « Il faut empêcher que cela ne se reproduise. Si d’autres victimes se sont tues, je leur en veux. Ces jeunes doivent être punis. Cela ne pourra pas rendre l’honneur à ma fille, mais il faut que justice lui soit rendue. » Le préfet de l'Essonne aurait trouvé un appartement, loin d’ici, disponible dans quelques semaines.  

    Voilà, donc, je cherche mon karcher et je file aux Ulis, pour faire le job. Dès que je rentre, je fais voter une loi prévoyant des peines très sévères à l’encontre des copains de jeunes mis en prison et qui font pression sur les victimes. Encore, un problème de réglé… Et puis quand Copé, ou Juppé, sera président de la République, je me ferai nommer ministre de l’Intérieur, et je débarrasserai les banlieues de cette racaille.

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    Bilan de dix ans de politique "sécuritaire"
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