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législatives 2017

  • Valls a vocation à rentrer chez lui

    Comme les Roms avaient vocation à rentrer en Roumanie ou en Bulgarie, Valls a vocation, semble-t-il, à rentrer chez lui. Le mal que ce type a fait au pays… De trahison en trahison,… c’est juste le prix. Mais ce climat n’est pas bon.  

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    Valls avait pourri le débat parlementaire de Macron sur son immense loi de libéralisation de l’économie en interrompant les débats pour passer au 49-3, alors que Macron – que Valls appelait affectueusement le microbe – était sûr d’obtenir une majorité, et il en avait été tout fâché.

    Macron le malin avait alors acté sa rupture avec Valls le bourrin, et on connait la suite... On comprend aussi le manque d’enthousiasme des En Marche ! pour accueillir un type à ce point borné, instable et prétentieux.

    Mais attention.

    En Marche ! rêve d’une majorité absolue avec pour les législatives, avec un vote légitimiste donnant une majorité au président. Oki, mais à supposer que ce soit possible, est-ce vraiment la bonne solution ?

    S’il obtient une majorité absolue, Macron va faire du Macron, donc avec l’adhésion des 24 % du premier tour, et cinq ans c’est long… La société française est très diverse, et celui qui ne partage pas le pouvoir creuse sa tombe politique.

    S’il n’a pas la majorité absolue, Macron devra jouer avec une coalition. Ça plaira moins à cette sorte de secte qu’est En Marche !, et il faudra faire un peu de place aux non-membres, mais c’est la garantie de durer.

    Ce journée de veille des investitures, c’est mal barré, et le microbe a tout fait pour humilier El Blanco. Ce n’est pas fort.

    Je n’attends rien, ni de l’un, ni de l’autre, mais notre pays a besoin d’un pouvoir politique stable, et là, franchement, je commence à flipper.

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  • La gonflette En Marche !

    Sensible au bonheur attendu par mon pays, je me suis intéressé à la part que je pouvais prendre dans le parti En Marche ! de notre excellent président. Après avoir bien recherché, j’ai trouvé en tout et pour tout « le » site internet, c’est-à-dire un site pour tout le pays. Il n’y a mention d’aucune instance dirigeante, ni d’aucun congrès, ni d’aucune fédération… Bizarre…

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    Pour adhérer, il suffit de cliquer, et c’est gratis, pas de cotisation. Bizarre… Mais avant d’adhérer, je me suis intéressé à cette annonce en évidence sur la première page : « Des centaines d’événements gratuits chaque semaine. Ateliers de réflexion sur le programme ou actions de terrain à la rencontre de ses concitoyens, les événements vous permettent d'agir très concrètement pour notre projet », les événements étant ouverts à tous, adhérents ou non.

    Tout émoustillé de pouvoir participer à ces heures glorieuses des marcheurs, j’ai recherché « l’évènement » proche de chez moi pour ce 9 mai, et là j’ai été un peu calmé.

    Voici ce que l’on trouve, en tout et pour tout.

    A Lagny-sur-Mer, « Ensemble pour fêter la victoire et maintenir notre mobilisation », avec 6 inscrits.

    A Gennevilliers, « Fin du commencement », avec 3 inscrits.

    A Montigny-le-Bretonneux, « Victoire, trinquons ensemble », avec 3 inscrits.

    A Dourdan, « Epilogue des présidentielles et prémisses des législatives », avec 6 inscrits.

    A Levallois-Perret, « Notre victoire et notre soirée », avec 8 inscrits.

    A Vélizy-Villacoublay, « Fêtons le présent, préparons l’avenir », avec 5 inscrits.

    A Saint-Ouen, « Réunion Saint-Ouen En Marche ! », avec 1 inscrit.

    Ah zut, rien de bien joyeux près de chez moi, et je me suis résigné à attendre mercredi 10 mai, pour entrer dans la magie citoyenne du « Penser printemps », mais ça n’est pas mieux :

    A Goussainville, « Loi sur la moralisation de la vie politique », avec 2 inscrits.

    A Paris 14eme, « Et après », avec 22 inscrits, pour un arrondissement qui compte 140 000 habitants.

    A Claye-Souilly, « Loi sur la moralisation de la vie publique », avec 1 inscrit.

    A Paris 9eme, « After drink de victoire #6 : et maintenant ? », avec 12 inscrits

    A Paris 19eme, « Gagner les Législatives », avec 9 inscrits

    A Vert-le-Petit, « Repas pour la victoire d’Emmanuel Macron », avec 4 inscrits

    A Milly-la-Forêt, « Repas de fête », avec 1 inscrit

    A Paris 10eme, « On n’a fait !!!!!!!! », avec 11 inscrits

    A Argenteuil, « Réunion de la victoire et préparation des législatives », avec 6 inscrits.

    Voilà où nous en sommes. No comment… sauf pour vous pour vous signaler cet article de Lyon Capitale, qui vous donne une idée de la joyeuse ambiance à Lyon, en terre de Macronie... Avec cette ambiance, les militants d'En Marche ! vont bientôt partir en courant.

  • Le Code du travail battu à la présidentielle ?

    Emmanuel et Brigitte veulent zigouiller le Code du travail, pour « donner de la souplesse aux entreprises », et donc en limitant les droits des salariés :

    - accords d’entreprise pour librement fixer le taux de majoration des heures supplémentaires, en écartant le minimum légal de 10% ;

    - accords d’entreprise étendu aux salaires, aux conditions de travail, et à la formation, donc tout est en live ;

    - fusion du comité d’entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT en une instance unique, le but étant de casser la défense collective des droits des salariés ;

    - plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, mesure inique qui avait été annulée le Conseil constitutionnel dans la loi El Khomri.

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    Il n’y a jamais eu une seule étude pour expliquer qu’une entreprise embauchait ou non en fonction de la législation du travail, qui est – tout le monde le sait – aussi souple que non coûteuse pour les premiers mois, et même les premières années. Dézinguer le Code du travail créera combien d’emplois ? Où est l’étude ? Une entreprise embauche quand elle a des carnets de commande. Et le must : limiter l’action du CHSCT, qui veille sur la santé et la sécurité des salariés… une mission quasi-marxiste !

    En réalité, c’est un choix de banquier : améliorer les résultats des grosses entreprises, et tant pis pour la fragilisation de la société.

    Dans leur belle aventure, Emmanuel et Brigitte vont rencontrer un petit obstacle qui s’appelle la loi, mais tous deux sont tellement mignons et « progressistes » qu’ils veulent marginaliser de cet obstacle dérisoire.

    Premier tracas, l’article L1 du Code du travail :  

    « Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation.

    « A cet effet, le Gouvernement leur communique un document d'orientation présentant des éléments de diagnostic, les objectifs poursuivis et les principales options.

    « Lorsqu'elles font connaître leur intention d'engager une telle négociation, les organisations indiquent également au Gouvernement le délai qu'elles estiment nécessaire pour conduire la négociation ».

    Emmanuel et Brigitte connaissent bien cet article, qui est la marque d’un droit du travail de la négociation et de l’inclusion, et qu’ils n’avaient pu faire abolir par la loi El Khomri.

    Alors, cette concertation ? Eh bien, ils ont clairement annoncé que ce serait une concertation a minima, comme une formalité creuse. Hors de question d’entrer dans une négociation.

    Deuxième tracas, le vote de la loi au Parlement. Là, les choses sont claires : la loi réformant le code du travail ne sera pas débattue au Parlement. Emmanuel et Brigitte veulent se faire autoriser à réformer le Code du travail par ordonnances,… et pendant l’été. Même pas la peine de se fatiguer avec le 49-3 : ce sera des ordonnances prises en conseil des ministres après avis du Conseil d’État. Je rappelle qu’il fallait voter Emmanuel et Brigitte pour défendre la démocratie.

    La question d’un vote salutaire créant une majorité sérieuse à l’Assemblée nationale, pour bloquer ce genre de progressistes, s’impose comme un enjeu décisif. Logique : sagesse n’est pas folie.

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