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la réunion

  • L’affaire des Réunionnais de la Creuse

    De 1963 à 1982, 1615 mineurs réunionnais âgés de 6 mois à 18 ans ont été exilés en métropole vers des départements touchés par l’exode rural.BIG_UP-1-2-ad248.jpg

    En 1960, la Réunion c’est pas jojo. Une économie contrôlée par une caste, et la misère, un bon terreau pour des revendications indépendantistes alors que le mouvement de décolonisation se lève dans le monde. Michel Debré, se fait parachuter à la Réunion, pour y imposer la marque de l’Etat, et arrimer l’île à la France. Le pouvoir gaulliste, entre autres projets fumeux, avait celui d’organiser le transfert de Réunionnais vers les riantes campagnes françaises et surtout vers son agriculture qui manquait de bras. Le brave Michel Debré est élu député en 1963, et il amorce cette pompe à transferts.

    Ce plan est mis en œuvre via le Bumidom (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer). On commence par des adultes et des mineurs orphelins. Mais les lascars du Bumidom recrutent auprès de familles démunies et de parents illettrés, en faisant miroiter un avenir fait d’études, de beau métier et de bonheur pour tout le monde. Avec pour méthode, l’abandon d’enfant et le consentement à l’adoption. Les liens familiaux sont cassés.

    A Orly, le ton n’est plus le même : direction la campagne profonde, avec comme destinations privilégiées, la Creuse, le Gers, le Tarn… Pour quelques-uns c’est potable, mais pour le plus grand nombre c’est le jeu de massacre : DDASS, enfants placés, adoptions arrangées, travaux de la ferme, main d’œuvre des chantiers, délinquance… Des vies cassées.

    Tout le monde sait que c’est devenu une sale affaire. Les premiers rapports sont publiés, et dans les départements concernés, les services de l’Etat pointent les dysfonctionnements. Mais rien ne change. Il faut attendre 1982 pour l’arrêt de ces migrations forcées et la dissolution du Bumidom. Entre 1963 et 1982, 1615 enfants sont concernés, dont 600 pour la Creuse.

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    En 2002, l’une des personnes concernées, Jean-Jacques Martial, dépose plainte… Un échec assuré, car les faits sont prescrits. Mais l’Etat fait semblant de se bouger et confie à l’IGASS un rapport, qui dénote bien des difficultés – que la vie est compliquée, ma brave Dame – mais écarte toute responsabilité de l’Etat. Objectivement, le doute plane souvent sur le consentement réel des parents à l’abandon de leurs enfants en vue de l’adoption, mais le rapport distribue les indulgences aux services. La coupure des ponts avec La Réunion était alors considérée comme une nécessité éducative... Et puis les dossiers ont été mal tenus, d’autres égarés… On met en avant des réussites individuelles, qui méritent plus que le respect, mais n’ont pas pour effet d’absoudre l’Etat de sa violence comportementale. Bref, admettre ses fautes, reconnaître les dommages causés et payer ? Jamais.

    Ces enfants ont été retirés de leur famille par une violente politique d’Etat, au mépris de la parentalité, de la vie familiale, de la vie sociale et culturelle, et dans un contexte puant la xénophobie. Mais, en fait, il ne n’est rien passé.

    Et il ne se passera rien. Pour se faire un peu de pub, le groupe soc’ à l’Assemblée nationale nous prépare pour demain un joli brassage d’air avec une « résolution » n° 1716 (Constitution, art. 34-1).post-12-1201079671.jpg

    Une motivation grandiloquente : « La France, patrie des droits de l’Homme, dispose aujourd’hui de l’occasion de contribuer à la restauration de ce passé et à la résorption des fractures passées. La déclinaison locale des politiques de l’État a pesé lourdement sur de jeunes enfants. Public qui aurait dû être protégé et tout particulièrement leur identité et leur mémoire. Si le préjudice est inestimable et irréparable, la République doit tenter de réconcilier ses pupilles, ses Réunionnais déplacés, avec leur histoire ».

    Et après, du pur bidon de chez bidon. Je vous laisse prendre connaissance de ce chef d’œuvre.

    Article unique

    « Vu l’article 34-1 de la Constitution

    « Vu l’article 136 du règlement

    « Considérant que l’État se doit d’assurer à chacun, dans le respect de la vie privée des individus, l’accès à la mémoire

    « Considérant que les enfants, tout particulièrement, doivent se voir garantir ce droit pour pouvoir se constituer en tant qu’adultes

    « Considérant que dans le cas du placement des enfants réunionnais en métropole entre 1963 et 1982 ce droit a été insuffisamment protégé

    « L’Assemblée nationale :

    « 1°) Demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée.

    « 2°) Considère que l’État a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles.

    « 3°) Demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ».

    Et donc ?

    De la fumée : approfondir la connaissance, responsabilité morale… et reconstituer les histoires personnelles. Tout ceci, « en demandant à ce que tout soit mis en œuvre… ». On va donc ranimer la guerre des mémoires pour un peu de commisération, un peu de pub frelatée et surtout la volonté de ne pas ouvrir le dossier. 

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  • Le TA de Saint-Denis pilote la chasse aux requins

    Chacun a pu suivre l’histoire des requins à la Réunion, et l’attitude de l’Etat qui regarde passer les squales comme les vaches regardent passer les trains. Le tribunal administratif de la Réunion s’est fâché, et vient de condamner sous astreinte le préfet à présenter un plan efficace sous quinze jours, faute de quoi ça sera la chasse aux requins.

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    Le problème n’est pas d’hier. Le maire de Saint-Leu répond en demandant de vraies mesures, et en prenant des arrêtés invitant à zigouiller des requins sur le littoral, y compris dans la réserve marine. Et aussi régulièrement, ses arrêtés sont suspendus par le tribunal administratif au motif que la compétence revient au préfet et que l’état de danger n’est pas établi.

    Après l’attaque mortelle par un requin survenue le 8 mai sur la plage des Brisants à Saint-Paul, le maire avait pris un nouvel arrêté, aussitôt attaqué par les associations de défense des animaux, et par ordonnance de référé du 7 juin 2013, le président du tribunal administratif avait suspendu l’arrêté : cette question relève du préfet, et il n’était pas démontré que  «les usagers de la mer jusqu’à la limite de 300 mètres seraient exposés, du seul fait de la non-exécution de l’arrêté du maire, à un risque accentué d’agression ».

    Problème : le préfet a continué d’étudier le dossier, mais n’a pas pris de décision.

    Et là vient le drame du 15 juillet : une jeune fille agressée par un requin alors qu’elle était à proximité de la côte. Le danger de mort était bien établi, ce qui représente une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental qu’est le droit à la vie.

    D’où l’engagement par la commune d’une nouvelle procédure, dite du référé-liberté, définie par l’article L. 521-2 du Code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

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    Le maire vise le droit au respect de la vie de la population locale, et explique que le préfet, en charge de la police de la pêche a porté « par sa carence et dans l’exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale ». La protection de la vie est l’un devoir majeur de l’Etat, et oui…

    Aussi, la commune demandait qu’il soit fait injonction au préfet de la Réunion « d’autoriser sans délai la pêche de requins bouledogues adultes à la Réunion, ou, à tout le moins, sur tout le territoire maritime de la commune de Saint-Leu du rivage jusqu’à une limite fixée à 300 mètres à compter de la limite des eaux, et ce, y compris dans le périmètre de la réserve naturelle marine de la Réunion ».

    La commune demandait aussi que l’injonction concerne toutes les mesures complémentaires qui s’imposent et notamment « l’installation de filets et de dispositifs de pêche à la palangre adaptés aux requins bouledogues tels que des drum lines ».

    La mairie a fait un carton plein.  

    Le juge, reconnait qu'il existe un « danger réel et imminent pour la vie humaine, qui implique la mise en œuvre par l'autorité préfectorale d'actions de plus grande envergure que celles entreprises jusqu'à ce jour », prononce une injonction de « procéder dans un délai de 15 jours à la détermination des mesures nécessaires devant être incessamment mises en œuvre pour lutter plus efficacement contre les attaques de requins ». Le juge ajoute qu’« il ne peut être exclu par principe la possibilité de prélèvements conséquents et plus massifs de requins bouledogues, ciblés et localisés, de spécimen adultes, y compris dans la réserve marine ».

    Il ne va être facile au préfet d’engager dans les quinze jours un plan convaincant de stages de citoyenneté pour les requins de la Réunion. Aussi, et même s’il n’y a pas de doute sur tout ce qu’apportent les requins aux équilibres de l’Océan, ceux qui s’aventureront sur le secteur dans quinze jours risquent d’avoir chaud aux fesses.   

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  • L’UMP impose l’ordre moral à La Réunion

    90caa8774c2d7990413990b7ad37b3b7.jpgL’UMP devrait prendre pour emblème le faisan tellement sa politique est faisandée. L’andouille du jour s’appelle Didier Robert, et c’est le digne président du conseil régional de La Réunion.

    Cette buse vient de retirer la subvention de 150 000 euros qui avait été allouée au festival de musique Sakifo, le plus important de La Réunion. La somme représente à peu près le tiers du budget, et c’est le festival lui-même qui est menacé.

    Motif du l’ahuri Didier Robert ? « J'ai été élu pour défendre des valeurs. Ces valeurs, ce sont celles de la famille, de la tolérance, du vivre ensemble». Je croyais que les élus devaient appliquer la loi, mais celui-là pense pouvoir imposer sa morale à la noix : « La violence verbale, les appels à la haine, au viol, à la pédophilie, à la violence physique portés par l'un des artistes invité du Sakifo 2012 ne peuvent obtenir ma caution. Quelle serait notre attitude face à des personnes prônant aujourd'hui l'extermination des juifs, des musulmans, des catholiques, des orthodoxes, des tamouls et des autres ? »

    J’ai tout de suite fait le lien avec l’actualité, avec des cibles évidentes.

    L’attaque contre les valeurs de la famille, c’est DSK qui traite les femmes de « matériel », et ce « matériel » dénonce sur PV un défoulement sexuel, bestial.

    La violence verbale, c’est Sarko pour qui un arabe est un « musulman d’apparence », même quand c’est un kabyle catholique. Ce n’est plus l’habit qui fait le moine, c’est la couleur de sa peau.

    L’appel à la haine, c’est Marine, la misérable gérante de la SARL Le Pen qui tente de se refaire une santé en vomissant que Mohamed Mehar « se considérait comme musulman avant d’être français », ce qui signifie que les musulmans sont des sauvages que la France essaie de civiliser.

    En toute logique, ces déclarations appelleraient trois procès, certes,... Mais pourquoi avoir retiré la subvention ? Je crains d'être sur une fausse piste.

    En fait, ce retrait de subvention ne doit rien à ces propos indignes, mais à une œuvre de création, une chanson,… et qui date de 2009. Trois ans pour que ça remonte au cerveau de notre ectoplasme UMP. 23418053_3472480.jpg

    La chanson, c’est Sale pute, et le chanteur Orelsan. Un mec raconte sa séparation, son désarroi, et sa haine contre son ex-devenue une « sale pute ». C’est d’une grande originalité, car aucun artiste n’avait traité cette question…  

    Le chœur des nouilles hexagonales, de Ségo à Ni Putes Ni Soumises – cette Académie des sciences associales – avait poussé des petits cris, et Orelsan avait expliqué sur Rue 89 : « Je comprends que ça ait pu heurter certaines personnes et c'est dommage et je m'excuse auprès de ces personnes mais j'ai le droit d'avoir fait cette chanson, c'est une fiction et je ne regrette pas de l’avoir fait ».

    Depuis, il a repris ses concerts. Il sera à l’Olympia en mai, aux Solidays en juin, et il a récupéré deux victoires de la musique 2012.

    On se retrouve ainsi avec une bonne grosse censure, au nom de l’ordre moral. La problématique est archiconnue : on laisse le mec s’exprimer, et s’il y a abus de la liberté d’expression, on engage un procès, mais on n’interdit pas a priori.

    Le grand mérite de l’artiste est de savoir dire les choses. Décrire le désarroi d’un mec abandonné, montrer comment un amour blessé fait basculer dans la violence, c’est dire ce qui se passe, mais ce n’est pas l’encourager.

    S’il veut être cohérent – hypothèse d’école – l’UMP Didier Robert doit envoyer demain ses brigades morales pour faire retirer des librairies les œuvres de Sade, publiées La Pléiade, J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian, Bagatelles pour un massacre de Céline ou Les Fleurs du Mal, de Baudelaire.   

    Cette décision est ouvertement illégale, la jurisprudence étant établie pour dire que doivent s’exprimer toutes les idées « même celles qui choquent, qui heurtent ou qui blessent » (CEDH, Handyside, 1976). Un petit référé devant le tribunal administratif – la procédure est urgente car le retrait de subvention met en péril l’existence du festival – remettrait un peu de méthode dans la tête de notre agité de l’ordre moral.

    Je pense d’ailleurs que les élus PS de la région vont être les premiers à protester, car le PS est le grand ami des artistes, non ?

    Alors, DSK, Sarko et Le Pen blanchis, pendant qu’Oreslan est censuré... Juvénal, le poète romain l’avait si bien dit : « La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes ».

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    Le maréchal Mac Mahon, gouvernement de l'ordre moral, 1873-1877 

  • Amitiés à nos compatriotes de La Réunion

    La Réunion flambe, et la révolte populaire embrase les cités, car l’injustice économique y atteint des sommets. Les violences redoublent, les émeutes s’installent et le ministère de l’Intérieur envoie des renforts par avion : mais tout le monde, en métropole, s’est fout. Ce soir, la une c’était les bouchons sur les routes des stations de ski.  

    Pourtant, le schéma se reproduit. Après Mayotte – qui a le statut juridique de territoire occupé  par la force militaire –  voici La Guadeloupe, pui s La Réunion... Paris montre son  incapacité à gérer ce qui reste de son ancien empire.

    Pour mettre fin aux légendes, je vous propose comme juge de paix l’INSEE : en 2010, les prix étaient plus chers de 12,4% à la Réunion qu'en métropole. Une différence qui monte à 14,8% pour la Guadeloupe, 16,9% pour la Martinique et 19,6% en Guyane. Ajoutez des salaires plus faibles, et un chômage endémique.

    Hier, le « gouvernement » a dégagé une solution : baisse des prix sur le riz, les haricots et la viande de porc. Amies et amis réunionnais, sœurs et frères de cœur, Paris vous dessine un avenir : des repas avec du riz, des haricots et du porc.

    Allez, va, sachez puiser dans votre ancestrale sagesse pour évitez les émeutes, car pour assurer l’ordre, il y aura toujours assez d’effectifs à débarquer depuis Paris, mais comment ne pas comprendre votre révolte ?

    Il faut suivre de près ce qui se passe à La Réunion. La glorieuse ile avait viré les crypto-fascistes de Pétain dès le 30 novembre 1942, pour devenir une base de la Résistance. Le soleil s’est toujours levé à l’Est.

    Il reste qu’ici, en Gaule de haute civilisation, les histoires de La Réunion, c’est un autre monde… A peine trois lignes. C’est que La Réunion, c’est loin, pas comme le 9-3. Alors voici de quoi vous faire une idée de l’importance des troubles qui secouent notre République.

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    la réunion,colonisation,police

  • La Réunion, une idée du bonheur

    La Réunion, ça commence à la descente de l'avion : une lumière et un inoubliable parfum de nature dans l'air. Aussi, une seule solution : faites la bise aux amies et amis qui vous attendent, et allez vite louer une voiture pour partir sur des routes que même des sorcières ne pourraient imaginer.

    Le lagon quand le soleil se lève,... et une heure plus tard vous voici au belvédère du Piton Maïdo, avec une végétation qui change aussi vite que la route monte. Admirez le cirque de Mafate, plus de 1000 mètres de dénivelé, et là vous êtes flingué par la douceur de l'air et des brumes enchantées qui s'installent. Redescendez et prenez la route du bord de mer, à l'apic de la montagne où vous étiez il n'y a même pas une heure, et qui vous menacerait si d'énormes filets de ferraille, accrochés aux parois, ne protégeaient pas cette route qui drague l'Océan Indien.

    Soufflez un instant, vous voici à Saint-Denis, et une pause s'impose sur l'esplanade du Barachois, en bord de mer, avec ses antiques canons tournés vers le large. Tiens à propos de canons, les bars ne manquent pas... Mais ce n'est pas encore le moment.

    En route vers le Sud, mais sur la côte Est, si différente de la côte Ouest.  Ici, c'est l'Est qui a des airs de forêt tropicale, avec les champs de cannes à sucre, et un peu plus loin la plaine des Palmistes avec ses fougères arborescentes. Mais vous êtes malins, et vous avez trouvé les trois routes qui vous conduisent dans les trois grands cirques. On dirait les entrailles de l'ile : Mafate, Cilaos et Salazie. Et là, c'est l'enchantement pur et simple. Le cirque de Mafate... Mais vous étiez la-haut, il y a à peine trois heures, et vous voici dans le si tendre village de Hell-Bourg, et ses impensables maisons créoles cachées dans les fleurs...

    Allez, il faut finir le tour. Alors ce sont à nouveau les jardins luxuriants du bord de mer,... avant que revienne l'envie de monter vers les hauteurs, pour découvrir un désert d'altitude avant d'arriver au Pic de la Fournaise, et au volcan, avec au loin le Piton des Neiges... enneigé ! Là, normalement, vous succombez. Pour les survivants, c'est une longue redescente, qui permet de retrouver le bord de mer, et pile au Sud, les énormes blocs de roche noire, tout droit venus des éruptions du volcan, qui se cassent dans le plus bleu des océans. Moi, je ne m'en suis jamais remis.

    Pour survivre, il ne vous reste que le rhum arrangé, et un ami qui prend le volant pour vous ramener sous les envoûtantes lumières du soleil couchant vers la ville du bonheur... Saint-Gilles !

    Demain, on fait la même, mais à pied, et direction le coeur de l'ile. Le Trou de Fer, comme une ile dans l'ile du paradis. Mais là, je ne suis pas sûr d'en revenir...

    *   *   *

    Au réveil, avec ça sous les yeux, qui voudrait bouger?

    Et pourtant, suivez moi....

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    Vers le Piton Maïdo, la végétation change dès que la route s'élève
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    Le cirque de Mafate depuis le Piton Maïdo : à couper le souffle
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    Depuis le belvédère, les brumes venues de la mer qui descendent vers le cirque de Mafate
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    C'est comme ça que s'installe le chapeau de brume sur le haut de l'ile. Quelle douceur !
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    Faites la pause à Saint-Denis, et regardez un peu où passe la route du bord de mer
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    Un tour au marché: rock'n the piments...
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    Ananas garantis du pays
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    La côte Est, et les champs de cannes à sucre
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    Là, on entre dans le coeur de l'ile : le cirque de Salazie
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    Une autre vue, depuis les hauteurs du cirque de Salazie
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    La beauté du monde, c'est un peu ça non ?
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    Cousin germain, le cirque de Cilaos
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    Le cirque de Mafate, cette fois-ci vu de l'intérieur
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    On s'approche de Hell-Bourg, un village à craquer
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    Une maison de Hell-Bourg...
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    Ca pourrait être le siège de l'ONU, tellement ça inspire la paix
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    T'as pigé ?
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    On redescend vers la côte Est, avec les fougères arborescentes
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    La plaine de Palmistes... Là tu ne sais plus où tu en es
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    Plein Sud, la Grande Anse te tend les bras
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    Mais non, il faut remonter vers le désert qui conduit à la Fournaise
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    Tu ne veux quand même pas rater cà?
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    Nous sommes tout petits, tout petits
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    Rien à dire...
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    Tu es venu sur une ile, et tu découvres un continent
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    3070 mètres : le Piton des Neiges, un sommet alpin dans l'océan indien
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    Un Piton des Neiges... avec de la neige !
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    La Fournaise, on y est !
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    La Fournaise en feu
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    Oui, en feu
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    Fantastique
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    La lave descend vers la mer
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    L'endroit s'appelle "Grand Brulé"
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    Grandiose
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    Vu de la côte, ce sont ces roches noires qui affrontent les grandes vagues
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    C'est le retour, une pause à Saint-Pierre
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    Je n'en peux plus, je vais dormir là
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    Une bonne douche, et tout repart
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    Parce que les gorges du Bras de Caverne au petit matin, ça fait tout oublier
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    C'est le Trou de Fer, et là, on arrête tout
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    Une autre vue du Trou de fer
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    Et le spectacle est sans fin
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    Après toutes ces émotions, il me faudra bien ça
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    Parce qu'en fait, j'étais venu plaider une affaire au TGI de Saint-Pierre de la Réunion
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