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les verts

  • Le PS ? C'est Cash City !

    musique.jpgAubry allume Valls, qui se rebiffe, ce qui réveille Dray, et BHL s’en mêle… Un PS à l’agonie, et tous ces beaux esprits qui attendent la convocation chez le notaire pour la succession… Je leur conseille plutôt le psychiatre ou les vacances, car la mort du PS, ce n’est pas pour demain.

     

    Bien sûr la tentation de flinguer le PS.... Je vous l’accorde, les motifs ne manquent pas, et ils sont si bien connus que je vous en épargne la liste. Des concepts aux personnes, en passant par les  méthodes… Et on le tape d’autant plus volontiers le PS, que c’est l’ami, celui dont on attend quelque chose, et il y a de quoi être dépité ou furieux devant ce parti arthrosique, sclérosé, prétentieux, ce bocal pour ambitieux à deux sous.

     

    Bon, et après ? 

     

    Il serait mort le PS ? Il regroupe grosso modo plus de 100 000 vrais adhérents, ce qui le place loin devant les autres. L’UMP en aurait davantage ? Oui, planqués à la maison, votant par Internet, sans une seule réunion par an, et convoqués pour faire la clape lors des meetings ou de la visite des huiles. Le NPA triomphe… avec 4 000 adhérents. Au cœur des luttes ? Tu parles,… de la turlutte ! MusiquePosterC12120623.jpg

     

    Le PS est à la tête de l’immense majorité des régions, d’une grosse majorité de départements, et d’un impressionnant nombre de villes, des plus grandes agglomérations ou plus petits villages des campagnes. Les dernières municipales avaient amplifié le mouvement, montrant l’enracinement des élus dans les réalités du pays. C’était il y a un an… Une éternité !

     

    Petit point de détail qui n’en est pas un : le financement est nickel, et le fric, lié aux résultats électoraux, entre dans les caisses avec la régularité d’un TGV Lyon-Paris. Pour ceux qui ont connu l’époque de la course aux com’ sur les marchés, c’est un sacré confort.

     

    Alors, où est le drame ?

     

    Les européennes ? Rappelons tout de même les succès de Tapie devant Rocard, ou du duo Pasqua / De Villiers devant l’UMP ! Ce n’était pas vraiment une préfiguration de l’avenir…

     

    Un niveau électoral en décrépitude ? Mais vous rigolez ! Au premier tour des grandes élections nationales de ces dernières années, le PS est  à un très bon score. En 1981, François Mitterrand avait fait 25% au premier tour,… ce qui a été le score de Ségolène Royal en 2007. Désolé de casser l’ambiance de tir à vue, mais le problème n’est pas le PS… mais ses alliés. Le PS n’a pas vocation à être le parti qui regroupe toute la gauche. Alors, si les Verts devenaient effectivement ce partenaire puissant, installé dans tout le pays avec de vrais relais militants, en s’installant sur un solide 15%, ce serait gagné. La crise du PS n’est que la contagion de la maladie infantile des Verts. Aux dernières présidentielles, les Verts étaient dans les choux. Ce qui nous a plantés. Je souhaite aux Verts d’enfin se structurer, de devenir un grand parti qui sera le partenaire respecté des victoires à venir. A eux de s’organiser, au lieu de geindre devant les soit-disantes visées hégémonistes du PS. Qu’ils prennent donc la place que le PS n’a aucune vocation à conquérir !

     

    LamusiquesurInternet-26859.jpgQu’est ce qu’il reste des critiques sur le PS ?

     

    L’idéologie ? Mais non, c’est juste un truc d’analyse freudienne. C’est le non-dit, et rien ne fait plus peur que les mots. Donc, un jour, cette palanquée de grands nigauds dira clairement ce qu’ils ont en tête : ils ont rompu les amarres avec la société administrée du socialisme, ne cherchent plus vous imposer leur vision du bonheur sur terre, et croient tous mordicus que le seul modèle est le marché, tempéré. Faut-il regretter la période où la politique reposait sur des visions du monde ? Arrêtez, c’était une machine à faire du malheur ! La politique, c’est désormais une gestion, à partir de choix communs, qui se font en mettant le cap sur plus de libéralisme ou plus de solidarité. Le PS est plus en retard sur la question des droits de l’homme, qui reste très accrochée aux vieilles lubies. stickers_notes_de_musique_pop_art_00566.gif

     

    Les dirigeants ? Ils ne sont pas sympathiques, et on a trop vu leur tronche. Oui, certifié exact. Mais je dois avouer, vu le spectacle des derniers mois écoulés, un peu de peine à préférer les jeunes loups aux vieux renards. Après tout, il a bien fallu tout le talent des Guignols pour nous faire croire que Chirac était un homme bon et généreux. Résistons un peu aux charmes de la com’. Les dirigeants politiques doivent s’imposer par leur capacité à prendre les décisions les plus difficiles. Le reste compte, mais c’est secondaire.

     

    Bien sûr que le PS de ces derniers temps n’est pas joyeux, et accrédite l’idée d’une crise grave. Trop de veilles rancoeurs… Cette gourmandise à tirer sur le PS dès qu'un micro se présente est consternante de la part de cette petite caste qui n'a d'existence politique que grâce au PS. Qu’ils se calment, car la maison PS est solide, et ils ont encore de longues années à travailler ensemble. Le PS, c’est un peu comme la chanson Cash City, de Luc de la Rochelière :

     

    « Tout l'monde veut être quelqu'un car personne n'aime personne

    « Tout l'monde veut être quelqu'un avant que le glam n'sonne

    « Tout l'monde veut qu'tout l'monde l'aime mais personne n'aime tout l'monde 

    «  A Cash City. »

     

     

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  • Une Gauche désespérante

    Une Gauche désespérante. Les Français, si j’en crois les études, ont la déprime en cette rentrée, ballottés entre un gouvernement bizarre, des chiffres économiques inquiétants et un lourd contexte international.

    Eh bien, à ces personnes qui doutent, un toujours électeur de Gauche comme moi aimerait pouvoir dire « regardez du côté de l’opposition, et même, participez à la relève qui s’organise.»

    Or, rien. Rien de bon. Mais surtout rien de rien, c’est-à-dire rien du tout.

    Les idées ? Electroencéphalogramme plat. Aucune idée depuis …bien longtemps, et aucune capacité même à imposer les débats. La Gauche subit les thèmes et le rythme fixés par Nicolas Sarkozy. Mais regardez où vous en êtes, amis socialistes ! Vous êtes entrain de perdre pied. Vous parlez à une société qui ne vous écoute pas. De plus en plus décalés par rapport à un monde qui s’écrit sans vous. Ce ne sont pas les cotisations à 20 euros qui changeront quoique ce soit. Et qu’avez-vous fait pour vous ressourcer et retrouver le contact avec la vraie vie ? Pourtant, pour trouver les thèmes de réflexion actuels, il n’est pas besoin de chercher longtemps ! Il suffit de se promener dans la rue, d’aller boire un coup dans un café, ou de lire les blogs. Ou de se poser quelques heures dans un marché de banlieue, à la cafeteria d’une fac. La preuve, c’est que nombreux d’entre vous savent bien tout ça, car ils le vivent, car ces questions les passionnent. Mais les appareils ne sortent rien. Pire, ils étouffent tout renouveau, au nom de la conservation du pouvoir.

    Les appareils politiques ? En rire est certainement le mieux.

    Les Verts de 2008 fondent leurs espoirs sur l’arrivée d’un petit jeune… entrée dans la carrière il y a quarante ans. Daniel Cohn-Bendit ou le sang neuf des Verts… innovation quand tu nous tiens… Pour ceux qui auraient oublié ce charlatan de mots, son numéro de guignol grandiloquent devant Sarkozy au Parlement européen en juillet à propos de la Chine aurait du faire office de piqûre de rappel. Et non, le choix est fait de foncer. Quel contenu ? Que signifie l’écologie aujourd’hui ? En quoi prendre la carte chez les Verts confère-t-il une compétence pour parler du réchauffement climatique ? du nucléaire ? Avec Mamère et Bové comme apporteur d’idées et Hulot porte-parole depuis son ULM, ça va aller loin.

    Le parti socialiste ne cesse de préparer son grand Congés de Reims, avec un tour de chauffe à l’Université de la Rochelle qui sera un grand moment d’innovation, n’en doutons pas. Comme Ségo en a saoulé plus d’un, Bertrand, coaché par l’irrésistible Lionel, s’est engouffré. Un affrontement qui est un grand malheur pour la flopée des petits barons, dont l’objectif sacré est une fédération locale apaisée, avec une bonne gosse majorité tranquille, apte à assurer toutes les investitures opportunes. Mais, les pacificateurs se divisent à leur tour, car les ex-DSK abandonnés because FMI se répartissent entre Delanoë, Moscovici et Aubry, alors que les fabiusiens tentent un retour par la contre-allée de gauche.

    L’avenir prend corps… Oui, car l’avenir ce sont les idées. Devant le spectacle de cette Gauche qui s’enfonce dans le conservatisme, plus d’un en vient à penser : « il faudra les virer eux-aussi.»

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