Avertir le modérateur

lyon

  • Lyon : Gégé, tricard à 4 000 € par mois, se con-fesse auprès du blog

    web_source0.jpgMaire de Lyon, c’est une blague. Lyon est la plus cool des villes, enracinée sur plus de 2.000 ans d’histoire politique et d’échanges commerciaux et culturels, au centre d’une région bénie des dieux, carrefour de fleuves, de voies de circulation et de montagnes qui en font un foyer naturel de développement. Aussi, nous avons toujours choisi les élus les plus nuls pour qu’ils ne nuisent pas. Primum non nocere.

    C’est comme cela que nous nous sommes trimballés les insipides Pradel, Collomb (Francisque), Barre (venant à Lyon un après-midi par semaine) et l’inénarrable Collomb (Gérard), élu par l’omelette franc-maçonne, et serviteur obligé de cette omelette. Gégé est le syndic de la copropriété de la gauche et de la droite.

    - Quand tu as à faire à Lyon, tu deales avec cet affectif contrarié en lui disant qu'il est le meilleur, et basta.

    Tout le problème est que pour construire son destin national, notre Gégé s’est fait élire sénateur.

    Sauf que le PS a de longue date repéré le jeu de Gégé, qui le place à l’extrême droite du PS, et Gégé n’a jamais eu la moindre reconnaissance nationale, ni au PS, ni au gouvernement, même avec El Blanco.

    Sauf que Gégé a une crédibilité zéro au Sénat, où il ne met jamais les pieds, exception faite pour voter les lois qui lui ont permis de faire le stade de foot de son mentor, Aulas, en tuant le foncier des agriculteurs.

    preview_Source0.jpg

    Tout se gâte en octobre 2015, quand Larcher a pris des mesures pour sanctionner les sénateurs qui ne viennent jamais, avec en mai 2016, une première fournée de quatorze sénateurs, parmi lesquels Gégé. Et dans Le Point, Gégé pleurniche : il n’est plus qu’à 4.000 € par mois, et c’est « un vrai cauchemar ».

    Alors, le blog est allé rencontrer notre maire sénateur-dépité, qui sortait juste d’une messe franc-maçonne.

    - Alors, Gégé…

    - Je file, je vais à la distribution de soupe populaire de la Place Carnot, je vis un cauchemar.

    - Yurgh ! Un génie comme toi qui n’a plus de quoi se nourrir ?

    - Et malgré les notes de frais ! Larcher a coupé mon salaire à 4.000 €. Je vais à la soupe populaire, et après je file prendre mon adhésion à la CGT.

    - La CGT ? Toi qui es le plus à droite du PS ?

    - Larcher veut briser la lutte des classes. Il a pondu un règlement qui oblige les sénateurs à assister aux commissions, aux votes solennels et aux questions au gouvernement.

    - Ben quoi ? C’est juste le boulot de sénateur…

    - Ok, mais moi sénateur, je m’en fiche. Le poste, c'est parce que je suis candidat comme ministre !

    - Arrête, t’es trop nul Gégé. Même secrétaire d’Etat aux choux farcis, tu serais disqualifié. Tout le monde a vu ton jeu : les ententes crapoteuses avec les grandes familles lyonnaises de droite et de gauche. Avec ça, tu es réélu à vie à Lyon, mais pour la politique, c’est zéro…

    - Purée, ces 4.000 € par mois, ça me grille.

    - Allez, tu vas survivre. A 69 ans, et ultra cumulard depuis des années, vivant sur les frais, tu n’es pas à plaindre !

    - Mais tu ne comprends rien. Ridiculisé au sein du PS, je tenais ma revanche avec Macron. Certes, je n’ai pas le temps d’aller au Sénat, mais je consacre deux jours par semaine à ce génie… Problème : il est plein aux as, et s’il apprend que je plafonne à 4.000 par mois, il va me snober. Et Aulas itou… Aaah, c’est trop dur….

    - Ben, quitte le Sénat et mène ta vie…

    - Impossible, sinon au Sénat « on n'aura bientôt plus comme sénateurs que des mauvais, des apparatchiks de partis et des retraités ».

    - Là, t’es trop pessimiste…

    - Mais non, comme je suis nul, et pour ne pas avoir de l’ombre, je me suis entouré de mauvais, d’apparatchiks de partis et de retraités. Je les connais tous, et très bien.

    - Bon, alors là, en effet…

    Potins-dAngèle-03.jpg

    A Lyon, la vie de famille

  • Les rues de nos villes ne doivent pas honorer les criminels de guerre

    Une bien belle opération de nos amis du Collectif 69 pour la Palestine.

    « Il y a 67 ans, entre 1947 et 1949, 678 villages arabes étaient détruits, plus de 10 000 Palestiniens tués et 750 000 (84% de la population) contraints à l’exil. Les crimes fondateurs de l’Etat d’Israël ; nous rappellent les crimes aujourd’hui.

    « Le 15 mai est la date de commémoration internationale de cette "Nakba" (qui signifie "catastrophe" en arabe), dont David Ben Gourion a été l’un des principaux responsables militaire et politique.

    « Comme en écho à Ben Gourion, le criminel, la nouvelle ministre israélienne de la "justice", Ayelet Shaked avait posté, en juillet dernier, sur sa page Facebook : "Il ne faut pas se contenter de tuer les terroristes palestiniens, mais la totalité du peuple palestinien qui est notre ennemi", "Il faut détruire ce peuple, y compris ses vieillards et ses femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures".

    « Par devoir de mémoire, les rues de nos villes ne doivent pas honorer les criminels de guerre ».

    AvNakba-400-35429.jpg

  • Amours politiques à Lyon : Gamelle surprise pour Madame Collomb, et séisme pour son mari le Maire

    C’est juste un vote du Conseil fédéral du PS du Rhône,… mais c’est un séisme dans la vie politique à Lyon. Vous allez-voir…

    petit_commerce_thumb.jpg

    Le vote du 12 mai

    Mercredi soir, c’était le vote du conseil fédéral PS du Rhône, pour adouber la liste des régionales, avec Jean-Jack Queyranne le sortant n° 1, et Madame Caroline Collomb bombardée n° 2 par la volonté de Monsieur Gérard Collomb, maire, sénateur, président de la Métropole, président des Hospices Civils de Lyon, et président du SYTRAL, le syndicat des transports publics, et d'autres. Une formalité, car dans toute fédération normale, le conseil fédéral c’est blindé. D’ailleurs le patron de la fédé, c’est Kimelfeld, un pur produit Collomb, chargé de la police politique.

    Le débat s’est cristallisé autour de l’intronisation de Madame Collomb dans une perspective de succession familiale… Et là, grosse surprise : la liste a été rejetée, avec 51 voix contre et 50 voix pour. Un désaveu cruel pour la famille Collomb… Chez les socialistes de Lyon, personne ne dit rien en public,… sinon c’est « retour à la salle des profs » et fin des délicieuses indemnités… Mais avec le secret du vote, on s’enhardit… tout en prenant l’air consterné devant le résultat… Ce rejet a mis Collomb en furie, et comme il va falloir trouver une autre composition de la liste dans les jours qui viennent, l’ambiance sera super joyeuse… et la campagne détendue…

    La toile de fond, ce sont de petites haines, et des courses aux places pour des gens qui ne les méritent pas.

    Collomb – Queyranne : Une vieille rivalité

    Historiquement, les francs-macs avaient passé un accord : Lyon et l’Ouest à la Droite, et Villeurbanne et l’Est à la Gauche. Tous ceux du PS qui avaient un peu de talent politique allaient se faire élire à l’Est, et notre Collomb – triste prof’ sans élèves – restait stoïque à Lyon, à accumuler les gamelles. A la fin des années 2000, la Droite à Lyon était ravagée, meurtrie par les affaires Noir et les arrangements FN de Millon, et Barre, emmerdé pendant tout son mandat par ces chamailleries, a tout fait pour adouber Collomb, en adoration devant ce misérable modérantisme lyonnais. Ce Collomb accro à des analyses du genre « Il faut créer la richesse avant de la partager ». La partie était belle, et Queyranne, alors maire de Bron, secrétaire d’Etat et ministre de l’Intérieur le temps de l’absence de Chevènement, a fait savoir que la place était pour lui et son génie. La suite a été brève et saignante, mais Collomb s’est imposé. Queyranne a attendu 2004 pour se faire élire à la région, et chacun dans son coin a géré sa vie.

    La métropole… de la région

    Ça c’est compliqué depuis un an avec la création de la Métropole. Un réassemblage des collectivités pour faire de Lyon la métropole régionale… avec un Collomb qui a pris le melon XXL. Pour se faire réélire pépère, il dirige Lyon en s’alliant à la Droite et au patronat. Une manip’ bien analysée à Paris, et son rêve d’être ministre est un leurre… Avec la Métropole, il avait sa revanche : plus de poids qu’un ministre… sauf que Queyranne lui a rappelé que la région,… c’était lui. Ah bon ?

    En dealant avec Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme administrative et ex-président du conseil général de l’Isère, Collomb a commencé ses petites magouilles pour faire dégager Queyranne, en mettant en avant Jean-François Debat, le maire PS de Bourg-en-Bresse. Rien de moins… Va-te-faire voir, lui a répondu Queyranne, qui a organisé la riposte sur le thème : « Quoi un putsch de ce nullard pour m’éliminer ? » Queyranne s’accrochant, Collomb a lâché Jean-François Debat, mais pour imposer Madame Collomb numéro 2, et avec engagement qu’elle soit première vice-présidente de la Région.

    Queyranne a répliqué en voulant comme numéro deux une beurette, au nom de la « diversité » (ne pas rire). Premier choix Belkacem, la protégée de Collomb - ce parce qu'elle était une amie de Caroline - et devenue son ennemie car elle est ministre et pas lui. Belkacem a décliné, et Queyranne s’est rabattue sur Farida Boudaoud, élue à la région, exclue du PS pour avoir été sur une liste opposée à la liste PS à Décines en 2014. Une vedette de cinquième sous-sol, comme le montre son blog et cette fulgurante interview.

    Une blague pour Collomb. Son projet est de se faire réélire pour être ensuite grand patron à vie de la Métropole, pendant que Madame Collomb s’occuperait de l’intendance à la Ville de Lyon. Et ça tombe bien, Collomb Caroline y pense aussi… Comme c’est touchant.

    La mise sur orbite de Caroline

    A Lyon, personne ne connait le nom des adjoints, et encore moins ne pourrait citer une de leur réalisation. Ils sont là pour bien voter et pour se taire, avec petits honneurs et indemnités en contrepartie. Collomb dirige avec la petite PME qu'est son cabinet, et basta.

    La mise sur orbite de Caroline a commencé en l’imposant secrétaire de section du 5° arrondissement. Un secteur sensible, déterminant pour le contrôle de l’investiture sur la 1° circonscription, actuellement tenue par un supporter de l’OL. En 2007, pour bloquer la candidature de Philippe Meirieu, un écolo qui aurait pu songer à la mairie, Collomb avait propulsé ce PRG sans saveur et sans odeur. Mais, bingo, Hollande, qui se contrefiche de Collomb, nomme Braillard ministre des Sports, et le type, qui ne se sent plus, explique qu’il serait très bien comme futur maire de Lyon. Houala, une punition sévère s’impose : Caroline Collomb est nommé secrétaire de section, et se prépare pour les législatives, avec le soutien de la fédé.

    Le vote de la fédé

    Et là, on arrive au vote de mercredi soir au conseil fédéral pour la liste régionale. Il y a eu un accord politique, imposé par Collomb à Queyranne, sur le thème : « Tu la fermes, car de toute façon, je tiens la fédération, et j’ai la marge pour imposer le vote ». Je dois préciser ici – héhé – qu’effectivement Queyranne n’est pas au mieux avec le parti… car aux dernières municipales, de Bron, il avait soutenu la liste de son épouse, dissidente du PS, contre la PS officielle… Je vous assure, ils sont impayables !

    Donc, Kimelfled avait fait le job, et le vote était blindé... Sauf que tout a explosé en vol. Ce vote négatif, c’est l’après-Collomb qui commence.

    Queyranne et sa petite équipe ont dû passer beaucoup de temps au téléphone pour préparer cette petite surprise à Collomb, et le mal est puissant. Le ciment qui fait l’opposition à Colomb, c’est son autoritarisme et ses alliances avec la Droite. L’attaque a plusieurs bases, tous solides.

    L’Est contre Collomb

    La première, une place forte, c’est l’Est de Lyon, avec Villeurbanne en tête. Le maire de Lyon qui contrôle la métropole, et la métropole qui contrôle la région, c’est un film insupportable pour ces élus, sommés de passer sous la toise. Tout ça pour voir Collomb diriger avec la Droite et le patronat... Et ça devient une peine de perpète, si Caroline est maire de Lyon pour que Gérard ait tout le temps d’imposer ses vues depuis la métropole. Bret, le maire de Villeurbanne, ne supporte plus l’autoritarisme de Collomb… au point de faire une place en or à Belkacem !  Belkacem vient d’acheter un appartemment à Villeurbanne, car Bret lui offre une circonscription et une super place à la mairie… et ses amitiés à Collomb. Des gamins… Trop drôle

    Queyranne a aussi dealé avec les élus de Lyon qui sont en froid avec Collomb pour des raisons diverses et variées.

    Là, on trouve deux bases.

    Le 8° arrondissement

    En classique, le 8° arrondissement, un gros arrondissement populaire, qui a toujours été dans la rivalité à Collomb, avec des élus qui n’obtiennent pas leur sussucre comme récompense. Collomb, qui n’est pas de Gauche et se sait faible, redoute toute opposition interne, et il a toujours cherché à éliminer ce qui venait du 8°. Dernier en date, le député Jean-Louis Touraine, contraint de dégager de la mairie.

    Thierry Philip en campagne pour 2020…

    Plus nouveau, et beaucoup plus embêtant pour l’avenir de la famille Collomb, le maire du 3° arrondissement, Thierry Philip. Ici, il faut remonter à 2008, la première réélection de Collomb.

    En 2001, Collomb avait gagné par ce que la Droite était divisée en quatre listes : RPR, noiristes, millonistes, et FN. Pas la même en 2008, et pour gagner, il lui fallait impérativement gagner le 3e, qui est une ville dans la ville.

    Pour ce faire, Collomb s’est préoccupé en urgence d’édifier un mémorial arménien, car la communauté arménienne est influente sur le secteur. Collomb, qui ne s’intéresse à rien à part Lyon, se passionnerait pour l’histoire de la question arménienne ? A d’autres… 

    Ensuite, il est allé chercher Thierry Philip. Une grande famille : un grand-père André, résistant, son père Olivier, préfet de renom, son frère Christian était le premier adjoint de Barre. Thierry Philip est un toubib en vue, cancérologue qui dirigeait alors le Centre Léon Bérard. Philip a foncé. Il a fait une grosse campagne de terrain, promenant sa grande stature et son charisme montée d’escalier après montée d’escalier, et ça a marché. Il a gagné la mairie du 3°, et envoyé une belle équipe de délégués à la mairie centrale pour réélire Collomb.

    Mais aussitôt, problème pour Collomb : comment manœuvrer pour que cet élu en vue ne lui fasse pas de l’ombre ? Dans un premier temps, tout va bien : Philip est maire du 3° arrondissement, et donc ne peut pas être adjoint à la mairie centrale. Mais le type s’impatiente, estimant que son immense talent n’est pas récompensé à son juste niveau. T’as raison, lui dit Collomb, je fais de faire élire aux élections européennes. Les deux sont enchantés, car Philip y voit un tremplin pour son bel avenir, et Collomb espère satelliser son rival le plus sérieux. Problème. Ça bloque au PS national, où Collomb n’a aucun poids, et qui ne va pas carboniser un siège de député européen pour calmer les angoisses de Collomb. 

    Adieu l’Europe,… mais arrive la présidence du Conseil général. Planté, car Collomb ne fait pas le nécessaire. Suivent les sénatoriales. Philip va voir son grand copain Collomb, pour lui dire : « Laisse-moi ta place, d’autant plus que tu es maxi-cumulard, et l’un des sénateurs les plus absent ». Bien sûr, Collomb refuse : toujours ce réflexe de faiblard devant quelqu’un qui pourrait s’imposer face à lui.

    Qu’allait faire Philip ? Le mec aurait relativisé sa carrière de médecin pour finir faire valoir et sous-fifre de Collomb Gérard ? et pour voir Gérard préparer la place à Caroline, qui obtient tout gratis en quelques jours alors que lui n’a rien obtenu en dix ans !...

    Alors ? En bloquant la liste des régionales, Thierry Philip a fait un choix clair : il s’engage pour les municipales de 2020, pour succéder à Collomb.

    La suite du feuilleton

    On va d’abord s’amuser ces jours-ci à voir tous ces joyeux gugusses se retrouver dans des scènes de fol amour pour refaire une liste. Collomb va-t-il lâcher ? Passer en force ? Quelles concessions lui sauvant la face ? Le mec est coutumier de crises colériques spectaculaires, et il va y avoir de l’ambiance…

    Ensuite, viendra le plus gros morceau… Thierry Philip et l’alternance en 2020. Un choix imposé à Collomb, sur le thème « ras le bol ». La bataille sera rude et ne se jouera que sur les personnes et les combines, car ils ont le même projet : gérer la ville comme une grosse copropriété, et surtout pas de politique, parce que « ça fait peur aux électeurs ».

    Thierry Philip trouvera comme soutien tous ceux qui ont été éliminés du système Collomb, car pas assez serviles. Pour les élections municipales à Lyon, tout se passe d'abord dans les arrondissements, et pour la Gauche, il faut avoir le 3°, le 8° et le 9°. A ce jour, Thierry Philip contrôle le 3° et le 8°. le 9° est imprenable, c'est le fief de Collomb. Mais Collomb a a aussi perdu un place forte, le 1° arrondissement, où il avait - en vain - voulu briser Nathalie Perrin-Gilbert. 3°, 8° et 1° dans la poche, c'est du lourd. Il rest à Collomb le 9) et le 4°, ça ne fait pas le poids. 

    Collomb va encore se raidir, sur le thème : « Je défends mon honneur face à la trahison de ceux qui ne seraient rien sans moi ». 2020, c'est cinq ans, et c'est long. Collomb va d'abord faire du Collomb: avec tous les collectivités qu'il contrôle, il va recruter et se créer des obligés. Mais si Thierry Philip blinde ses trois arrondissements de base, Collomb devra trouver autre chose, et réaliser ce qui est finalement son rêve: une liste ouvertement à Droite, sur le thème « mon parti, c'est Lyon ». Si le mépris parisien se confirme et qu'il n'est pas nommé ministre, il va foncer avec la Droite, les familles de Lyon, et le patronat local. 

    Spectacle garanti. 

    2844a520-321e-11e0-a431-8be0ef9c752a.jpg

  • Lyon: Madame Collomb bientôt élue aux régionales, avec nos félicitations

    9782749140933.jpgDes nouvelles de la vie politique à Lyon,… environ une fois tous les deux ans, c’est-à-dire chaque fois qu’il se passe quelque chose. Avec cette flamboyante breaking news : Madame Collomb, oui l’épouse de l’inénarrable Gégé, va être élue conseillère régionale.

    Le petit microcosme politique lyonnais (environ 30 personnes) en était convaincu hier : Madame Collomb va être investie sur la liste des régionales. Elle sera la première des lyonnaises, soit n° 2 ou 4, donc sûre d’être élue. La campagne n’est pas ouverte, mais elle est déjà élue : une vie pleine de risques, genre flexisécurité… Bien sûr, le fait qu’elle soit l’épouse de Monsieur le Maire, Sénateur, Président de la Métropole, Président des Hospices Civils de Lyon, Président du Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise (SYTRAL), grand manitou de la fédération du PS du Rhône, n’a strictement rien à voir.

    De même, c’est uniquement du fait de son acharné travail de terrain que, l’an dernier, Madame Collomb avait été bombardée secrétaire de la section PS du 5° arrondissement de Lyon… Un poste décisif car il permet de contrôler l’investiture sur la 1° circonscription du Rhône, actuellement tenue par Thierry Braillard, du PRG, un pantin dans les mains de Monsieur Collomb. Pour 2017, Braillard va valser et l’investiture sera donnée à Madame Collomb, qui aura ensuite bien gagné une bonne place aux municipales. A Lyon, l’opposition de Droite est asphyxiée car Collomb recrute directement sur ses listes les cadors de Droite. Aussi, à prévoir une réélection aux prochaines municipales,… avec une démission en cours de mandat… et pour laisser la place à qui ? Quel suspens…

    Tous les socs sont furibards contre cette dévolution maritale, mais pas un ne peut se permettre la moindre critique, sinon il dégage aussitôt,... 

    Oui, vraiment ça nous donne envie d’aller voter ! 

    lyon

  • Municipales : Lyon va reconduire son syndic de copropriété

    S’il y a une ville où les municipales ne présentent aucun intérêt, c’est bien Lyon. Collomb Gérard, dit Gégé, socialiste défroqué, drague à Droite tout ce qui bouge, expliquant que grâce à ses amis les patrons, il fait venir de l'argent et qu'il va pouvoir ensuite faire une ville bien propre et bien riche. Dans l'ombre, sa cour, une cohorte de larbinnes et de larbins, idolâtrant dès qu’un micro se présente « le modèle lyonnais » …  Pitoyable.

    La politique à Lyon, c’est simple, c’est Gégé, élu du centre droit. Aucune tête ne dépasse, et aucune n’a le droit de parler : ceux qui ont tenté ont été punis, et la cour a compris. Voici à quoi ressemble cette très communautariste PME.

    En un, les francs-macs

    bed1019f9491cf2d3208e6991bee6898.JPGPour comprendre, il faut partir de la première élection de Gégé, par surprise, en 2001.

    Au premier tour, avec une liste regroupant tout ce qui faisait la Gauche – écolos, Gauchos-bobos, PC et radicaux – il plafonnait 32,95%. Impossible de gagner 18 points alors que toute la Gauche était déjà réunie, et Gégé préparait son CV pour un recyclage à EDF, comme chargé de mission. C’était une excellente nouvelle : on allait se débarrasser de ce looser. Mais, retournement inattendu, la Droite – Mercier/Million – n’a pas su se rassembler entre les deux tours, et avec des triangulaires, l’inénarrable Gégé l’a emporté.  

    Le plus fort s’est ensuite joué à la Communauté urbaine. Le Maire de Lyon n’est rien s’il n’est pas Président de la Communauté urbaine, et la majorité politique de la Communauté ressortait à Droite. Tout c’est donc joué dans les confréries – Grand Orient et Grande Loge – et assez d’élus de Droite ont voté pour Gégé qui s'est retrouvé, par un miracle maçonnique, président de la Communauté urbaine. Un pur scandale : le vote populaire truandé par les manips des frangins.

    Ce genre de cadeau pèse lourd, et de fait, on n’en est pas sorti : les francs-maçons pullulent à la mairie, comme une véritable infection, et ils sont les vrais détenteurs du pouvoir.

    Du Grand Orient de France (GODF), on trouve Gégé, maire, Touraine premier adjoint, Buna, deuxième adjoint chargé de l’urbanisme, Braillard, permanent des Radicaux de Gauche, Deschamps, le président de Grand-Lyon Habitat, Fondeur, la femme moderne, Daclin, adjoint chargé de l’international,  Kepenekian, adjoint à la culture, Bernard, le patron de bar, et bien d’autres... dont Soulier l’adjoint barriste fervent supporter de Gégé. De la Grande Loge Nationale Française (GLNF), on trouve  Brumm, un sarkozyste nommé patron des finances, Chabert ex-bras droit de l’ancien maire Noir, recyclé dans les petites manœuvres, Larose, patron de Cardinal, le principal promoteur local, supplétif de l’adjoint à l’urbanisme… Bref, autant laisser les clés aux frères la grattouille, on évitera des dépenses pour des élections factices. A Lyon, le système se décline de tous côtés, et imaginer faire quelque chose contre les frères, ce n’est même pas la peine.

    En deux, les élus alimentaires

    gamelle-becobowl-la-gamelle-ecolo.jpgUn petit bien nourri devient un fidèle.

    La communauté urbaine de Lyon, c’est vraiment le fromage. Pour cent cinquante-six élus, on compte quarante vice-présidents,… toutes couleurs politiques confondues. La gamelle de chez Gamelle ! Un élu sur quatre est vice-président… avec indemnités et menus avantages à la clé. Pour nourrir toutes ces bouches, il faut faire semblant ce leur trouver un job, alors découvrez vous-mêmes les titres de ces héros de la décentralisation, c’est un vrai gag. A la Ville de Lyon, c’est le même délire pour 73 conseillers municipaux, on compte 26 adjoints.

    Mais me direz-vous, ils travaillent dur… Ah ah ah, trop drôle… Allez faire un tour dans Lyon, et interrogez les habitants. Qui peut citer le nom de ces inconnus ? Qui peut expliquer leurs réalisations, leurs combats ? Ces élus alimentaires restent d’illustres inconnus, et c’est logique car tout se décide dans le cabinet de Gégé. L’élu qui prendrait la moindre initiative se fait rétamer en un instant. La seule chose qu’ils ont le droit de faire, c’est de venir en représentation de Gégé lire les discours écris par le cabinet, et participer au buffet en jouant les humanistes. La Communauté sans les vice-présidents ou la mairie sans les adjoints, ça ne serait que des économies. Seul Gégé décide, et malheur à celui qui montre la moindre autonomie.

    Dans un genre proche, très drôle est le comité de soutien, où grouillent les héros de la création et de la culture… issus de structures subventionnées par le grand Gégé. On peut ajouter tous les emplois dérivés… ces serviles qui ont eu droit à leur petit hochet, et qui deviennent si compréhensifs.

    En trois, l’amour de la Droite

    3201114083_1_2_Yyq4wHMw.gifGégé est le prototype du « socialiste » moderne : le mec de Droite qui n’assume pas, et qui se maquille de poudre à perlin-pinpin socialiste. Il n’a jamais été d'aucun des combats qui marquent l’engagement à Gauche. Sa principale ligne d’action, après le sauvetage maçonnique de 2001, a été de se faire reconnaître des grandes familles et des patrons de Lyon. Vrais conservateurs ou bobos branchouilles, tout est bon pourvu que l’argent (de la réussite) ne soit pas loin.

    Gégé patauge tous les miasmes sécuritaires à la Valls, et il excite le consensus contre les Roms, ces citoyens européens qui doivent dégager. Rien dans le mouvement social, rien sauf du cosmétique. Par contre, Gégé est toujours disponible pour une réunion patronale, surtout si c’est pour dézinguer l’idée d’une politique de Gauche. Et toute la cour sourit.

    Une opposition divisée 

    relax-for-health.jpgLa Droite s’est rangée derrière un autochtone falot, Havard, qui a le charisme d’une huître fatiguée. Il faut dire que tous les réseaux  qui comptent à Droite – familles, francs-macs, patronat, anciens barristes – sont le clan dur du soutien à Gégé, ce génial PS qui dessoude la Gauche.  

    Et comme si ça ne suffisait pas, la Gauche, marginalisée, s’est elle-même divisée. On trouve une tendance EELV, et une autre genre Front de Gauche amélioré, mais ces damnés n’ont même pas réussi à faire liste commune ! Ils passent le plus clair de leur temps à se chamailler, et avec le jeu du scrutin par arrondissement, ils ne sont même pas sûrs d’être au second tour. Ça n’empêche pas d'apprécier cette volonté d'avancer, mais la division est bien regrettable, et reste une question : s'agit-il vraiment de créer un capacité politique à Gauche, ou de se compter pour chercher à négocier avec Gégé entre les deux tours, et in fine renforcer le Gégé ? 

    Donc, il ne se passera rien

    Depuis Pradel, il est interdit de faire de la politique à Lyon car les frères s’en occupent pour nous. On va vous faire une jolie petite ville, gentille-gentille, avec des patrons adorables qui investissent pour le bonheur de tous. Ne vous posez pas de questions, et ne pensez surtout pas à changer l’ordre des choses. La régie Gégé va voir son mandat de syndic de copropriété renouvelé, et soyez comme les braves élus : muets et joli sourire sur la photo. En faisant semblant... 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu