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16.02.2011

Florence Cassez : Respect pour le Mexique !

3f04001r.jpgPétage de plombs XXL pour l’affaire Florence Cassez ! Une nouvelle poussée de fièvre pour le coq gaulois.... qui rêve de lavage de cerveau.

Pour ce qui est des faits eux-mêmes, je serai plus que prudent, car parler d’une affaire pénale contestée sans avoir accès au dossier ni avoir suivi le procès est une gageure.

Florence Cassez était partie vivre au Mexique en 2003. Elle a pris la vie commune en octobre 2004 avec Israël Vallarta, qui vivait dans un ranch grâce à ses petites économies. En fait, Israël Vallarta était un truand, qui tirait son fric de ce qui est la criminalité au Mexique, la prise d’otages. Chef de la bande dite du Zodiaque, il a depuis été reconnu coupable de dix enlèvements et d'un meurtre.

Florence Cassez s’est séparée de lui d’avril à septembre 2005, pour rependre la vie commune dans le grand ranch. Recherchée, elle a été arrêtée le 8 décembre 2005 en compagnie d’Israël Vallarta. Une grosse prise pour les flics mexicains, à tel point que le 9, la police a monté une reconstitution médiatique de l’arrestation de la veille. Un balourd vite mis en évidence.

Le 8 décembre, juste après l’arrestation, les flics déboulent dans le ranch, et y trouvent trois otages, des vrais de vrais. Les trois, d’une manière ou d’une autre, identifient la présence de Florence Cassez, notamment par sa voix et son accent, décrivant un rôle très actif, spécialement pour la négociation des rançons. Elle nie tout. D’autres otages passés par le ranch confirment. Elle nie tout encore, affirmant avoir été manipulée par son compagnon d’alors. 

Que dire de plus des faits sans le dossier ? La défense crie à l’injustice, mais on attend les contre preuves. Je lis des pages et des pages sur le montage vidéo du lendemain de l’arrestation, reconnu par la justice, et un témoignage pourade survenu alors que le procès était fini. Oki, mais quid sur les faits ? 40677_60_le_coq_gaulois_contre_les_editeurs_de_logiciels_de_p2p.jpg

Parlons un peu des décisions de justice, car là c’est très carré. Le dossier va bien au delà des témoignages des kidnappés, car les procès ont été longs.

Premier procès de février 2006 à octobre 2007, avec un délibéré rendu le 25 avril 2008. Deux ans d’analyse pour infliger une peine de 96 ans de prison. 4 fois vingt ans pour 4 enlèvements, 8 pour association de malfaiteurs, 4 pour possession d’armes et 4 pour possession de munitions. Le tout en réalité limité à 60 ans, la peine maximale au Mexique.

En appel, la cour confirme la culpabilité, mais ramène la peine à 60 ans de prison, ce qui au final ne change rien.

Un pourvoi en cassation a été rejeté.

Reste l’exécution de la peine. Selon une convention signée entre la France et le Mexique, le transfèrement en France est possible si la totalité de la peine peut y être exécutée. Ce qui n'est pas le cas, la loi française ne prévoyant pas de peines de soixante ans.

L’avocat de Florence Cassez va poursuivre des recours au Mexique pour des faux témoignages, espérant porter des coups décisifs au dossier, en vue d’une révision. Il évoque aussi la saisine de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, s’agissant de la procédure, et de la Cour Internationale de Justice de La Haye (!) pour le non-transfèrement. La magistrature mexicaine attend ces rendez-vous de pied ferme, et les ONG des victimes de rapts affirment qu’elles sont prêtes à soutenir tous les recours.

Alors que penser de l’agitation de ces jours-ci ?

Soixante ans de prison… Il suffit de réfléchir, d’avoir des proches en prison, ou d’y rendre visite à des clients pour mesurer l’abomination d’une telle peine.

coq_camembert.jpgOui, sauf que c’est la loi mexicaine, et que le Mexique est un Etat de droit.Les rapts forment le cœur d’une criminalité endémique, et l’Etat n’a cessé de renforcer sa législation. Comme d’autres le font pour d’autres motifs. C’est connu, car la loi pénale n’est pas secrète.

Les juges ont pris le temps d’examiner ces volumineux dossiers, en premier degré, en appel et en cassation. La procédure été jugée régulière et les griefs pour la participation aux 4 rapts, avec les infractions associées, ont toujours été jugés établis. Quant à la convention bilatérale pour l’exécution des peines, elle ne permet pas le transfèrement, et la signature d’une nouvelle n’est pas à l’ordre du jour que je sache. 

S’il est convaincu de l’innocence de son client, ou de droits non respectés, un avocat doit exercer tous les recours, et peut engager toutes les polémiques qu’il juge utile. Pas de problème.

Mais comment justifier le cirque du monde politique, avec le clown Sarko en tête ?

Il faut dire les choses franchement : la position politique, dont on trouve des ramifications rhizomiques à Droite et à Gauche, repose sur le mépris pour le Mexique et pour les Mexicains. « Florence Cassez est dans la situation des otages ! » Tenir de tels propos est grave, et je partage la position du gouvernement mexicain.

Dernière provocation du petit nerveux : dédier l’année du Mexique à une femme qui au Mexique a été condamnée pour des faits criminels à 60 ans de prison ! Et Fredo qui la ramène en affirmant qu’il s’agit d’une « affaire d’Etat ».

Chirac, revient vite, tes enfants sont devenus fous.

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Aïe, Aïe, Aïe...

20.10.2009

Mexique : Les flics au régime minceur !

I_Love_Tacos.jpgUne info qui vaut son pesant de cacahuètes : 70% des 70.000 policiers de Mexico ont atteint un tour de taille qui « limite leur efficacité ». Gros bedon, surpoids et souffle court : il n’y a pas que les effectifs qui grossissent, déplore Nora Frias, la secrétaire adjointe à la sécurité publique et à la participation citoyenne. Pour la police, les tracas viennent des tortas et des tacos.

Les tortas, tendance mexicaine, sont des gros et généreux sandwichs : du classique, mais servi XXL. Les tacos, c’est très mexicain. Au départ, la plus hygiénique des pâtes : farine de blé ou de maïs, un peu de sel et de l’eau tiède. Un coup à la poêle, mais là commencent les ennuis pour la police. Car cette sorte de crêpe ne se déguste qu’accompagnée. C’est sans fin… et sans faim  car c’est un régal : tacos à la viande, au riz, au merlan, au jambon et salsa, tacos de picadillo, tacos glacé, et pour les flics, une dégustation de tacos à l’avocat… Les tacos, c’est comme çà, et sans discipline, le petit problème est devenu gros. En règle générale, c’est au budget du service qu’on applique le régime minceur ; là bas c’est au flic lui-même. Yo_Quiero_Taco_Gir_by_AnasolSuki.jpg

Une véritable police de la nutrition pour ces forces de sécurité. Nora Frias explique qu’il a fallu définir des priorités, tests de cholestérol à l’appui, avant d’expliquer que la difficulté n’est pas mince : « Nous ne pouvons pas leur dire 'Mangez moins de tortas et de tacos'. Mais nous pouvons leur suggérer, si ils ont déjà mangé un torta et trois tacos aujourd'hui, d'équilibrer cela avec des légumes ».

Et pour s’attaquer à ce gros problème, on a fait les choses en grand : à Mexico, une cérémonie publique ce jeudi à réuni 1 300 agents, en pointe pour les rondeurs, avec mesure du poids, de la taille et de la tension, sans oublier une prise de sang et des conseils diététiques. Et rendez vous dans 6 mois pour repasser sur la balance.

Petit problème : il semble que les maudites bouteilles de boissons gazeuses aient été mises à l’index, ce qui, entre nous, ne va pas faciliter la tâche des flics pour taper les PV.

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