Avertir le modérateur

mitterrand

  • Panne mémorielle au Panthéon : La cérémonie se fera devant des cercueils vides

    Le président casqué rêve de porter le costume du président, et pour ce faire, il lorgne du côté de la gamelle de Mitterrand, genre « personne ne m’aime, mais vous allez voter pour moi, car je suis le seul qui tienne la route ». Oki. Sauf qu’il y a un monde entre un littéraire et un 8° bureau de la Cour des Comptes.

    1627193_3_3a17_a-jarnac-le-8-janvier-sur-les-traces-de.jpg

    Peu importe pour le rescapé du Sofitel Manhattan. Tout de go, le voilà rêvant de remonter la rue Soufflot (câlez-vous à 4:00) pour briller comme Tonton au Panthéon, sur une mise en scène de Jack Lang et en compagnie de Roland Dumas.

    6a00d8341c710a53ef0154347cfbec970c-800wi.jpg

    Ainsi, alors que personne ne lui demandait rien, Hollande le 21 février 2014, avait annoncé l'entrée au Panthéon de quatre figures de la Résistance : Pierre Brossolette, Jean Zay, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Pourquoi pas ? Ces quatre sont des grands… Personne n’avait ressenti une attente massive du pays pour cette glorification, et chacun voit le message réducteur entre les bons et les méchants que veut vendre ce soldeur de consensus, mais bon… En panne politique, le « gouvernement » est dans la course à l’émotion fédérative, alors…


    Tout le problème est que, comme les sales gosses, ce « gouvernement » décide avant de réfléchir, ce qui est fâcheux.


    Alors que le transfert des dépouilles au Panthéon, qui suppose l’abandon de la sépulture, relève de l’intimité du choix des familles, notre président casqué avait annoncé la chose… avant d’en parler aux familles.


    Et vlam ! Les familles ont réagi comme nous l’aurions tous fait : le cirque du quartier latin de Paname, on s’en tape. Elles ont fait savoir que les dépouilles de Germaine Tillion et de Geneviève de Gaulle-Anthonioz resteraient respectivement aux cimetières de Saint-Maur-des Fossés et de Bossey. Les sépultures sont protégées par les droits de la personnalité, et ça se joue en famille. Donc, tu fiches la paix aux cadavres. Oki ?


    En toute logique, le « gouvernement » aurait dû renoncer, car que signifie le transfert des dépouilles s’il n’y a pas de transfert des dépouilles ? Mais la fatalité mémorielle du président de souche a fait le reste : le Panthéon accueillera des cercueils neufs et vides… Pour achever cette farce médiatique, il sera disposé dans chaque cercueil « une petite urne contenant de la terre prélevée sur les tombes ».


    On résume ?


    Le président casqué invente de toutes pièces un scénario de gloire nationale, qui sombre dans le ridicule le plus achevé. L’homme de la Gauche moderne, dont la main gauche tremble, explique qu’il a peur de Le Pen. Le Pen, on verra,... mais pour le moment, ce sont eux qui nous font peur. 

    Its_My_Life_by_3mens.jpg

  • Rwanda : La France sort de l’aveuglement ?

    medium_francafrique.jpgKigali, le 6 avril 1994. Le Rwanda est au bord de la guerre civile, et Kigali a été placé sous contrôle des casques bleus de la Mission des Nations unies pour le Rwanda. Huit mois plus tôt ont été signés les accords d’Ashura, qui organisent un partage du pouvoir entre les forces du président rwandais, Juvénal Habyarimana, de la communauté des Hutus, et celles du Front Patriotique Rwandais (FPR), dirigés depuis l’Ouganda par Paul Kagamé, fédérateur de la population tutsie.


    Ce 6 avril, Juvénal Habyarimana rentre d’un vol de nuit depuis le Kenya, où il a reçu une forte pression de mettre en œuvre l’accord. Alors que le Falcon du président s’approche de la piste d’atterrissage, il est frappé par deux missiles, et les douze occupants décèdent. Aussitôt, les rebelles tutsis sont accusés, et c’est le début des massacres qui vont être un génocide : 800 000 morts.

    Le juge Bruguière ayant quitté le service, deux juges d’instruction ont repris l’affaire, et sont vite tombés sur cette évidence : comment poursuivre une telle procédure, sans avoir vérifié les éléments matériels, et alors que cela est possible ? Les autorités de Kigali ont accepté la venue des juges et des experts – balisticiens, spécialistes de crash aérien, géomètres, acousticiens – qui ont pu travailler dans les meilleures conditions, et ont rendu leur rapport en fin de semaine. Ce rapport est une pièce de l’enquête,  qui a été présentée à toutes les parties intéressées, et l’évidence des conclusions est telle que les avocats des parties opposées admettent l’essentiel du rapport.

    rwanda,génocide,mitterrand

    Point déterminant : l’impact a eu lieu sous l’aile gauche de l’appareil, près du réservoir de kérosène, ce qui a déclenché l’incendie. Or, ce point ne pouvait être atteint depuis la colline de Masaka, contrôlée par le FPR. En revanche, il pouvait l'être depuis une base des troupes gouvernementales, le camp militaire de Kanombé.

    De plus, plusieurs personnes présentes dans le camp ont entendu les diverses phases du tir, ce qui aurait été radicalement impossible si les missiles savaient été tirés depuis la colline, bien à l’écart.

    Cela ne dit pas qui a tiré. L’enquête a mis en évidence la sophistication des missiles utilisés, ce qui accrédite la présence de mercenaires hautement entraînés pour ce geste criminel.

    Les juges ont laissé un délai de trois mois pour recevoir des éléments critiques de ce rapport. Seize ans après les faits, il sera bien difficile de dire qui a commandité cet attentat, et qui l’a effectué. Mais la logique est aujourd’hui la mise hors de cause du président Paul Kagamé et de ses proches. La thèse des victimes du génocide qui en avaient été les déclencheurs… Tout çà sur la base d’une enquête aussi bâclée…

    Mitterrand, Balladur et Juppé avaient soutenu jusqu’à l’aveuglement le régime génocidaire de Juvénal Habyarimana. Les forces françaises étaient omniprésents autour de l’armée gouvernementale. Ces dirigeants politiques, ces chefs militaires qui n’ont rien vu du génocide…

    Je dois reconnaître à Sarkozy d’avoir été le premier à dénoncer l’aveuglement des dirigeants politiques français. Il avait su se rendre à Kigali, rencontrer Paul Kagamé et le peuple rwandais. Sarkozy avait dit que la France devait réfléchir à ses erreurs. Elle doit aussi ouvrir toutes les archives.

  • Aubry met les années Mitterrand à la retraite

    affichemitterand1981.jpgLa grande loi sur les retraites du 26 mars 1982 est mise à la retraite. Martine Aubry, l’air de rien, vient de bouleverser les doctrines empoussiérées du Parti Socialiste.

     

    Relisons les déclarations de Madame la première secrétaire au Grand Jury : « Je pense qu’on va très certainement aller vers 61 ou 62 ans, je n’imagine pas qu’on aille plus loin, mais à condition qu’on traite le problème de la pénibilité et des seniors ». Elle poursuit en affirmant la disposition du PS à travailler sur la réforme avec le président de la République, à condition que soit gardé le principe de la retraite par répartition. Et elle ajoute : « Si pour la première fois nous avons, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, une réforme juste, qui va dans le sens du progrès social et règle un vrai problème, je serais heureuse d’y contribuer. »tout_est_possible-affiche-du-ps-du-temps-du-programme-commun_1181599926.jpg

     

    Propos que je salue, bien sûr, avec tout même un peu d’amusement. Au PS, il y a les discours pour les congrès – à Gauche toute – et les discours pour la vraie vie – on arrête les conneries et on apprend à compter.

     

    Il n’empêche que l’air de rien, c’est un pilier des acquis historiques de la Gauche – à prononcer la main sur le cœur et avec un léger trémolo dans la voix – qui part avec les soldes d’hiver. L’âge légal du départ à la retraite à 60 ans lâché par le PS, ça ne va pas passer inaperçu, et il y a même de quoi défriser Jospin. Franchement, il était temps.

     

    Chacun connait les évolutions démographiques. Il se trouve que l’INSEE vient de publier les derniers chiffres. L’espérance de vie est désormais de 77,8 ans pour les hommes, et de 84,5 ans pour mes chéries. Deux mois de plus qu’en 2008.

     

    Rappelons l’évolution sur les dix dernières années.

     

    - L’espérance de vie à la naissance a augmenté de 3 ans pour les hommes, et de 2,04 pour mes chéries.

     

    - L’espérance de vie à 60 ans est passée de 20,2 ans à 22,2 ans pour les hommes et 25,3 ans à 27 ans pour mes chéries.

     

    - marchais.jpgQuant au pourcentage des plus de 65 ans dans la population française, il est passé de15,8 % à 16,6%.

     

    Autant dire, qu’il n’y a plus grand-chose à voir avec les chiffres de 1980. Un autre monde démographique.

     

    Dans le même temps, il est plus logique de prendre pour référence une durée de cotisation qu’une limite d’âge. Et quand on regarde la réalité, le principe légal de la retraite à 60 ans est troué comme un bon gruyère, entre ceux qui ont perdu leur emploi qui n’arrivent à retrouver du travail du fait de leur âge, et ceux qui ont besoin de dépasser la limite pour parvenir à une retraite décente. De même, on trouve ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans, et d’autres qui ont poursuivi des études, peiné à trouver du travail et qui entrent dans la vie active à 26 ans ou davantage : rien à voir.

     

    Le débat est débloqué, et les négociations peuvent commencer. Merci donc à Martine Aubry, la future présidente de la République, cette petite chérie.

    martine-sinscrit-chez-bp.jpg
  • Peine de mort : Badinter radote grave

    hochet_anneaux_30.jpgJ’en ai vraiment assez des salades de Badinter, l’auto-proclamé « père de l’abolition de la peine de mort ». Papa Badinter et son hochet adoré… Ce soir, un film pour remettre une couche sur la légende, comme si on découvrait l'Amérique. Dans la série « l'exception française » racontée aux enfants.

     

    Car, vois tu, mon petit Robert, le père de l’abolition de la peine de mort, ce n’est pas ton auguste personne, mais le peuple français. Le peuple français qui a voté majoritairement un certain 10 mai 1981 pour François Mitterrand. Celui qui le 16 mars 1981, lors d’une grande émission télé, expliquait : «  Pas plus sur cette question que sur les autres je ne cacherai ma pensée. Et je n'ai pas du tout l'intention de mener ce combat à la face du pays en faisant semblant d'être ce que je ne suis pas. Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, l'église catholique, les églises réformées, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et je n'ai pas besoin de lire les sondages, qui disent le contraire, une opinion majoritaire est pour la peine de mort. Eh bien moi, je suis candidat à la présidence de la République et je demande une majorité de suffrages aux Français et je ne la demande pas dans le secret de ma pensée. Je dis ce que je pense, ce à quoi j'adhère, ce à quoi je crois, ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles, ma croyance, mon souci de la civilisation, je ne suis pas favorable à la peine de mort. »

     

    Clair, net et précis. Et tous les partis de Gauche avaient inscrit l’abolition au programme. Alors, avec la victoire électorale, la peine de mort, c’était plié. Respect d’un engagement électoral.   mitterrand.gif

     

    Elu le 10 mai, Mitterrand forme son gouvernement. Badinter Robert n’en est pas. Pendant la campagne, l’infini prétentieux a saoulé son monde. Entre les deux tours, incarnation de la psychorigidité, il a failli planter le débat télé du 2° tour, sur lequel Mitterrand comptait tant. Aussi, Badinter Robert est sorti de l’équipe, et le premier ministre de la Justice de Mitterrand est le rond et chaleureux Maurice Faure, maire de Cahors.

     

    Dès le 22 mai, les cours d’assises en surchauffe prononcent deux nouvelles condamnations à mort : Jean-Pierre DeClerck, violeur et assassin d'une adolescente, par la cour d'assises du Pas-de-Calais, et Patrick François, meurtrier d'un garçon de 15 ans, jugé par les assises des Ardennes.

    Le 25 mai, François Mitterrand confirme son engagement. Il gracie le condamné à mort Philippe Maurice. La peine de mort, abolie par le vote du 10 mai, est définitivement dézinguée.

    Nouvel épisode après les législatives de juin, et l’arrivée de quatre ministres rescapés du Parti Communiste. Le radical Maurice Faure, qui ne veut pas se coltiner les amis de Marchais, retourne tranquillement à Cahors. Mitterrand se rabat alors sur Badinter Robert, qui avait fait le vide autour de lui au Parti socialiste.

    Et notre ami prend l’amure du pourfendeur, le 17 septembre 1981, devant une Assemblée désertée, car le vote est déjà acquis : « Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France »… C’est parti pour la légende, service après vente garanti… Trente ans plus tard, on en est resté là. Pauvre France !

    jpg_pasqua-whisky-cfb9a.jpgBadinter Robert a été un bien modeste ministre de la Justice. Sa grande réussite a été la loi du 5 juillet 1985 sur la responsabilité civile en cas d’accident de la circulation. L’avocat d’affaires qu’il était a voulu réformer le régime des faillites, mais sa loi du 25 janvier 1985 s’est avérée être un repère pour les coquins, et le nid dans lequel des Bernard Tapie ont fait fortune. Une loi si catastrophique qu’elle a été très rapidement réformée. Aujourd’hui il n’en  reste rien.

    Sur le plan pénal ? Parlons en. Outre l’usurpation de paternité s’agissant de la peine de mort, notre héros vante très volontiers la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat. Là encore, un engagement de tous les partis de Gauche, mis en musique par le ministre. Mais pour quel résultat ? Transfert de compétence au juge de droit commun, la cour d’assises. Bien sûr; mon ami. Sauf qu’au premier procès compliqué, il a fallu en urgence réformer la réforme, pour instituer les cours d’assises spéciales, composées uniquement de magistrats professionnels, et compléter le système avec les peines de sûreté. Avec à la manœuvre un Pasqua hilare, trop content de cette victoire apportée sur un plateau.

    On pourrait continuer, notamment pour analyser comment le mythe de l’angélisme face à la délinquance a été collé à la Gauche, assurant un inépuisable fonds de commerce aux droites. Ou sur les manips de notre ami Robert, quittant le Conseil constitutionnel et trouvant un siège au Sénat en virant une femme, qui avait pourtant parfaitement rempli son mandat.

    Mais ce qui reste le plus étonnant dans ce bazar, c’est cette Gauche qui a arrêté de penser la Justice parce que Robert pensait pour elle. Demain le débat sur le juge d’instruction ? Tous les puissances intellectuelles du PS attendront les vertueuses paroles de notre auguste Robert.

    Quant à l’abolition de la peine de mort, qui devrait tant à notre héros national, j’oserais apporter la précision qu'elle était déjà abolie dans nombre de pays, que nombre d’autres se sont prononcés dans le même sens, et ont adopté des conventions  internationales sans attendre les lumières de notre si modeste Robert.

    5681693.jpg

     "La Modestie désarmant la vanité" 

     Straet Jan van der (1523-1605), dit Stradanus 

  • Un p'tit jeune nommé Mitterrand

    Un p’tit jeune nommé Mitterrand. Il y a des jours où je comprends François Fillon, excédé par les décisions de son bien-aimé président. Genre : il y a une connerie à ne pas faire ; donc, je la fais, je l’écris en grosses lettres, je souligne en rouge, et je prends un porte-voix avec son au maxi.

     

     Nommer Frédéric Mitterrand à la Villa Médicis. Franchement, il n’y avait que Sarkozy pour signer un tel épilogue,… et après quel feuilleton !  

     

    La Villa Médicis, sur les hauteurs de Rome. Je voulais l’acheter pour y installer mon bureau. Bon, mes clients sont trop pauvres, je n’ai pas pu. Et mon banquier toujours aussi coince. Tant pis pour lui. Son sort est scellé : tôt au tard, il sera racheté par les chinois.

     

    Et comme je n’ai pas pu racheter la Villa Médicis, le gouvernement a du se préoccuper de trouver un nouveau directeur. Vous savez maintenant comment s’écrit l’Histoire.

     

    Sarkozy est un vrai adepte du développement durable. J’en veux pour preuve sa volonté de recycler, avec une constance méritoire, les vielles mamies du Parti socialiste. Un jour, l’austère qui se marre, vous avez reconnu Lionel Jospin, avait joué la partition du trotskiste sympa, en peu genre Besancenot, en acceptant d’aller pousser la chansonnette sur un plateau télé. Qu’avait chanté notre ex-futur retraité de la vie politique : « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle… » Lucide prévision !

     

    DSK à New York. Pour DSK, le père Noel est passé en juin. DSK, qui rêvait d’être nommé président de la République, se trouve à la tête du FMI. Une case, celle du roi socialiste   fainéant, se libère.

     

    Après DSK, BK. Celui que le PS n’a jamais réussi à faire élire nulle part était chomdu. Qu’en faire ? Comment se priver de toute cette science ? Et de cette humanité ? Président du conseil syndical du luxueux lotissement de Sperone, en Corse, cette enclave du luxe sur les hauteurs de Bonifacio où l’humanitaire désintéressé est propriétaire d’un petit cabanon ? Grave problème pour BK : s’il refusait l’offre d’emploi que lui propose Sarkozy, il était rayé des listes de l’ANPE. Le voilà donc ministre. Et la politique étrangère de la France est devenue limpide : libérer Betancourt et être gentil. Quel souffle !

     

    Deux recalés provisoires par le spleen des sondages, mais qui frétillent dès que « Le Président » pense à eux : Jack Lang et Claude Allègre. La République arrive à vivre sans leurs lumières : que de souffrances. Après c’est Taubira qui obtient son sucre d’orge. Et Besson, viré su PS, qui s’assoit à la table UMP : la soupe y est chaude et parfumée.

     

    Aujourd’hui, Mitterrand. Et Mitterrand qui fait suite à la nomination avortée de Benamou. Benamou le confident de Mitterrand, François le tonton de Frédéric. Benamou, le grand journaliste, et intello, et écrivain, et auteur de scénarios, et spécialiste de la confiture, financé par l’excellent Bergé via le journal Globe, disparu corps et biens au fond d’une flaque d’eau. Benhamou était lui aussi une recrue de Sarkozy. Conseiller culturel à L’Elysée, et grand spécialiste de la note de frais, comme s’en rappelle encore la mairie d’Aix-en-Provence. A l’Elysée, en trois mois, il avait réussi à se mettre tout le monde à dos. D’où l’idée de Sarkozy : je le nomme à la Villa Médicis ! Petit problème : les candidats ne manquaient pas, et c’était justement Benamou qui était chargé de faire le tri. Le patron du jury se décerne la prime : du jamais vu.

     

    Benamou relégué. Placé sur la liste d’attente des nominations comme conseiller spécial des ambassades. Et remplacé par Frédéric Mitterrand. Pourquoi ? Comme ça.

     

    Alors, deux choses.

     

    La Villa Médicis, c’est du sérieux. De l’argent public pour financer un lieu hors du temps, et placer hors des contraintes des artistes au cœur de leur création. Un lieu qui veut dire culture. A l’amuseur sexagénaire Mitterrand de nous convaincre. C’est pas gagné, tant pour représenter le monde de la création culturelle en 2008, d’autres noms circulaient.

     

    Sarkozy est de Droite. Président de tous, mais élu par la Droite. Droite et Gauche, ce ne sont pas des ennemis, enfermés dans leurs camps retranchés. Les forces politiques discutent, s’affrontent. L’opposition entre les thèses amène de la clarté, c’est universel. Alors, pourquoi cette incapacité à assumer cette victoire de la Droite ? Pourquoi faire une campagne assumant la Droite, pour dealer le lendemain avec les gloires défraichies de la Gauche ? Cette nomination, c’est le fait du prince. C’est du mépris pour la culture.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu