La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

22.10.2011

DSK n'étudiait pas que l'économie

 

Femmesdroit.jpgEt revoilà le grand leader socialiste DSK, grande victime d’un complot et « voix qui manque à la Gauche », qui nous avait fait pleurer sur sa légèreté perdue. L'affaire du Carlton de Lille prend de l'ampleur.

Hier, Jean-Christophe Lagarde, commissaire de police, le patron de la sûreté urbaine de Lille, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, dans une affaire où huit personnes ont écrouées, avec des griefs de proxénétisme, escroquerie et abus de biens sociaux.

L’une des vedettes est René Kojfer, le directeur des relations publiques du Carlton. Un bon job, mais ça ne suffisait pas à l’occuper. Pour lutter contre la solitude, il recherchait des prostituées pour une clientèle hype. Dans le même temps, il était un indic du commissaire Lagarde, avec à la clé, de jolis succès policiers dans des affaires de proxénétisme.

Jusque là, rien de répréhensible pour le commissaire. Mais le juge d’instruction l’a mis en examen car il lui reproche, en contrepartie des précieux tuyaux, d’avoir protégé les activités illicites de René Kojfer et d’avoir profité de son carnet d’adresses.

Ici entre eu jeu, David Roquet, un salarié du groupe de BTP Effiage, copain de ce petit monde, expliquant qu’il organisait des partouzes avec DSK et Lagrange : « Je disais que j'allais rencontrer DSK avec quelques amis, ça valorisait l'entreprise. Vous savez, dans ce métier, pour accéder à certaines personnes on les invite. DSK, c'était dans cet esprit ».  Le M_O_ p40 2.jpg

Pour l’une des virées, avait été embarqué, outre les fornicateurs et deux prostituées, présentées comme des secrétaires du groupe Eiffage, un faut fonctionnaire, Jean-Claude Menault, le directeur départemental de la santé publique (DDSP), très honoré d’être consulté par le futur président de la République. Le problème est qu’arrivé dans l’hôtel US, le DDSP a vite compris que le seul but du voyage était une partouze, et il est parti se planquer dans sa chambre, laissant ces malades entre eux. Il a ensuite rapporté le fait à sa hiérarchie, et sera entendu dans les prochains jours par l’IGPN, la police des polices.

La presse, qui a une bonne connaissance des pv, fait état de trois voyages organisés à Washington : décembre 2010, février 2011, et mai 2011, soit 11 au 13 mai, la veille de l'arrestation de DSK à New York (Le complot franco-russe et la vilaine menteuse).

David Roquet a expliqué que les billets d'avion ont été réservés à chaque fois par un ami Fabrice Paskowski, via l'agence événementielle de sa compagne : « C'est sa société qui avançait l'argent, et ensuite elle établissait une facture. C'est pareil avec Fabrice : il organisait, il prenait la moitié des frais et me disait ce qu'il me restait à charge. Au dos des factures, j'indiquais DSK et le nombre de personnes présentes ». Soit entre 12 000 et 15 000 euros pour chacun. Fabrice Paszkowski, un homme d’affaire proche des réseaux politiques « de Gauche », avait mis en contact DSK avec les autres membres du groupe. Lui et son ex-compagne ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé et escroquerie.

L-egalite-femmes-hommes-c-est-possible---Le-PS-p-copie-2.jpgAutre lieu de partouzes tarifées, l'hôtel Murano, à Paris. Au moins trois en 2010. « De temps en temps, il y avait le commissaire Jean-Christophe Lagarde, qui est devenu un copain », a expliqué David Roquet. Lors du dernier séjour effectué au printemps 2010 alors que DSK revenait d'Asie, David Roquet explique comment il a recruté les femmes auprès d’un grand intellectuel de la Gauche morale,  « Dodo la saumure », proxénète écroué en Belgique. Les femmes, entendues par l’enquête, ont confirmé cette nuit dans un duplex avec piscine du Murano. Bea, la compagne de «Dodo la saumure», avait participé à l’une de ces partouzes, lorsque DSK se serait joint aux «Lillois» en mars 2009, d'abord dans un club-restaurant proche de l'Étoile, L'Aventure.

DSK a demandé à « être entendu par les juges », en précisant qu'il s'agissait « d'insinuations hasardeuses et malveillantes ». Je pense aussi qu’il devrait demander à Fouks de lui négocier un nouveau 20 heures.

A ce stade, le seul mot qui aille, c’est minable.

Accros aux partouzes, pourquoi pas, mais quand c’est payé par des sociétés, ca ressemble beaucoup à du recel d’abus de biens. Donc, je ne doute pas que DSK payait sa part, et il va vite nous l’expliquer.

Ensuite, quelle irresponsabilité de la part de celui qui s’apprêtait à être chef de l’Etat que de se vautrer ainsi dans de telles combines, dans toutes ces confusions relationnelles.

Et puis, il y a quand même se bidonner devant les leaders du PS – à commencer par Martine Aubry – qui en savaient bien assez, mais qui ont continué comme des buses à faire de DSK leur boss, et qui n’arrêtent pas de nous saouler avec leur bêlements sur la morale en politique ou le respect des femmes.

partouze_presque_parfaite.jpg

07.02.2009

Soirées bière à Boulogne et Avesnes-sur-Helpe

point%20d%5C'interrogation.jpgDu jamais vu. Un haut magistrat raconte le rituel de soirées bière qui se terminent par des viols d’enfants. Je cherche à comprendre.

Didier Beauvais est un magistrat, et pas exactement un débutant. Actuellement conseiller à la cour de Cassation, il était le président de la chambre de l'instruction pendant l'affaire d’Outreau. C'est lui qui connaissait des appels formés contre les décisions du juge Fabrice Burgaud, et entendu comme témoin devant le Conseil supérieur de la magistrature, il n’y est pas allé mollo.

Sont d’abord venues des considérations générales, conduisant à décrire comme contexte « la dégradation du tissu social et un nombre d'affaires de mœurs nombreuses, très graves et souvent sordides », laissant entendre qu’une affaire de pédophilie n’est pas une surprise. » Et après avoir laissé percevoir de nettes divergences avec le résultat final du procès, notre conseiller s’est lâché : « Nous connaissions ces soirées habituelles, à Boulogne ou à Avesnes-sur-Helpe. Des soirées-bière où on invite les voisins, on boit beaucoup, on joue aux cartes ou au jeu de l'oie, et où le gagnant peut choisir une petite fille, avec l'accord des parents. Là-bas, ce ne sont pas des psychologues qu'il faut envoyer, mais des sociologues ou des ethnologues... ».

Des déclarations qui m’apparaissent d’un gravité toute particulière. Difficile de prendre ces déclarations à la légère. Mais alors que fait le parquet de Boulogne ?

Je pense par ailleurs que les villes de Boulogne et Avesnes-sur-Helpe ont des maires, chargés de représenter la population. Qu’ont-il à nous dire ? Et des habitants, qui ne sont pas muets ?

Impossible d'en rester là.

fete-de-la-biere.gif
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu