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  • Justice fiscale : L’AS Monaco échappe à la taxe à 75%

    JeVeuxLePrinceCharmant_01012005.jpgAh cette sacrée taxe à 75%,… on n’a pas fini d’en rire. Tous les clubs de foot sont concernés… mais pas l’AS Monaco. Bilan, le PSG est taxé à 20 millions, Lille, Lyon, Marseille à 5 millions,… et la vertueuse AS Monaco est exonérée. Vive les paradis fiscaux, et joyeux Noël…

    Et pourquoi ? Parce que Monaco, ce n’est pas la France ! C’est un rocher souverain. La grande histoire des peuples… D’ailleurs Hollande était là-bas il y a un mois pour rencontrer son Altesse princière de mes deux…

    L'AS Monaco est un un club monégasque, donc non français, mais qui est affilié à la fédération française de football et participe au championnat français. C’est cool, on va pouvoir faire jouer dans le championnat français les clubs de Bagdad, Shanghai et Téhéran.

    Toute la question est de savoir si les clubs de Bagdad, Shanghai et Téhéran, dès qu’ils seront affiliés à la fédération française de football, seront visés par la jolie taxe. Eh ben, ce sera non…

    C’est d’ailleurs bien pour cela que l’AS Monaco intéresse les investisseurs, et notamment notre ami le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev, qui a racheté l’AS Monaco. Les joueurs monégasques bénéficient d’un régime fiscal plus que favorable, et la charge salariale pour le club est d’autant allégée,… et la compétition d’autant faussée.20167970_1411603.jpg

    La Ligue de football professionnel en a ras le bol, et elle mesure le possible effet de contagion : un club s’installe chez un voisin moins accro aux taxes, récupèrent des joueurs, et monte une concurrence vicieuse.

    Aussi, par décision du 21 mars 2013, la Ligue a modifié l’article 100 de son règlement, relatif aux conditions de participation des clubs des compétitions de Ligue 1 et de Ligue 2, en lui ajoutant un alinéa ainsi rédigé : « le siège de la direction effective de la société constituant le club doit impérativement être implanté sur le territoire français conformément aux dispositions des articles L. 122-1 et suivants du code du sport. Cette disposition s’appliquera à compter du 1er juin 2014 ».

     

    L’AS Monaco a saisi le Conseil d'Etat. Elle réplique qu’elle a signé une convention avec la Fédération française de football (FFF) et que la Ligue de football professionnel (LFP) n’est pas compétente pour prendre la décision à son encontre. Surtout, elle soutient que cette mesure porte une atteinte disproportionnée, qu’aucun motif impérieux d’intérêt général ne justifie, aux lois du business (libre circulation des capitaux, liberté d’établissement, libre circulation des travailleurs, liberté d’entreprendre, libre concurrence) et qu’elle méconnaît la convention fiscale du 18 février 1963 signée entre la France et la principauté de Monaco.


    comment-reconnaitre-le-prince-c-10.jpgLe Conseil d’Etat est saisi et doit se prononcer dans les prochains mois. On verra... mais que le championnat de France soit soumis à des règles assurant l'équité entre les clubs parait assez logique. 


    Lors des débats à l’Assemblée nationale, notre purgeur en chef, Bernard Cazeneuve, avait expliqué qu’on ne pouvait inclure l’AS Monaco, et il était rentré à la maison. Mais les petits coquins de députés en ont profité pour voter un amendement imposant la taxe, soulignant que « les clubs sportifs basés à l’étranger doivent payer cette taxe lorsqu’ils sont affiliés à une fédération sportive française ». Fureur du purgeur, qui a fait voter la suppression de l’amendement : « Nous ne voulons pas prendre le moindre risque juridique et constitutionnel ». Un truc de trouillard, car le Conseil aurait pu annuler cette disposition sans toucher au reste. Mais comme la taxe a déjà été annulée par le conseil constitutionnel en 2012, le « gouvernement » préfère contourner l’obstacle.  

    La solution serait que le Club installe son siège social de l’autre côté des pointillés du Rocher, mais son altesse sérénissime a posé son véto pour des motifs de souveraineté nationale.

    Ben dis donc, ça rigole pas chez les dindons… 

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  • La "Principauté" de Monaco : une farce née du crime

    ubu_roi.jpgQu’ils s’appellent Charlène et Albert, ou Gertrude et Alphonse, s’ils s’aiment, qu’ils se marient, et qu’ils soient heureux. Mais que les merdias nous en fassent des tonnes, et que les images envahissent les écrans, c’est tout simplement insupportable. Je précise : pour ceux qui ont un cerveau viable dans le crâne, et ne relèvent pas du droit vétérinaire. Par rapport à Monaco, Ubu était un amateur.

    La principauté de Monaco…

    Quelle blague,... mais quelle blague puante.

    Depuis 1419, Monaco était une grosse ferme, dont le fermier s’appelait Grimaldi. En 1939, Monaco était au RMI. Miracle : en 1945, la ferme était opulente. Un mystère ? Non, les nazis avaient fait un gros bisou sur la bouche du sbire Grimaldi de l’époque, et cette principauté de mes deux vit encore des dividendes.

    Comme tous les dictateurs, les nazis étaient des voleurs : l’idéologie pour donner une dimension à l’appât du gain. Je n’ai jamais vu un dictateur pauvre : ils ne savent rien faire, alors ils volent les biens des autres.

    Le prince pourade du moment a craint que Mussolini le croque, et il a fait des mamours au traitre Pétain, embauchant son aide de camp, et appliquant le droit pétainiste, dont le statut des juifs. A partir de 1942, les Allemands sont là-bas chez eux. L’argent afflue avec l’installation du siège des sociétés nazies, et la Grimaldi connexion crée Radio-Monte-Carlo pour vanter les mérites du nazisme européen, avec comme vedette Maurice Chevalier, cet enfoiré mondain.

    Les nazis volaient tout ce qu’ils pouvaient. Pour la France, par exemple, c’était un racket, légitimé par Pétain : entretien de l’armée d’occupation à prix d’or, contrôle des secteurs vitaux de l’économie, détournement de tout ce qui arrangerait les nazis. Le fric affluait. Plein de fric, mais comment le recycler alors que les banques avaient conservé leur personnel, qui savait toujours établir une comptabilité en deux colonnes.

    La première machine à laver l’argent a été la Suisse, c’est  bien connu, et la seconde a été la Principauté de mes deux, c’est moins connu.

    Le 5 mai 1944, quand le nazisme reculait devant les glorieuses armées soviétiques, Monaco est devenu un ami de Berlin : rayé de la liste des ennemis du Reich. 350PX-~1.JPG

    Le 21 juillet 1944, soit plus d'un mois après le débarquement du 6 juin en Normandie, le « prince » Grimaldi régnant, Louis II, a autorisé le banquier nazi Karl-Anton Schaeffer à créer la banque Charles, du nom de Johannes Charles, un financier suisse mandaté par le Reich. C’était la panique, car il fallait récupérer tout les avoirs nazis possibles, planquer ce qui pouvait l’être via l’immobilier et les casinos, et en évacuer une part vers la bienveillante Espagne de Franco.

    Personne n’a autant profité des crimes nazis que Monaco. Lors de la Libération, on a séquestré sur Monaco autant d’argent nazi que sur l’ensemble du territoire français. Trafics d’armes, marché noir, spoliation des juifs, pillage des entreprises : les banques de Monaco étaient un nirvana criminel. Une course, pour récupérer l’argent et le filer chez Franco.

    Et malgré tous les efforts des traites pro-nazis de Monaco pour vider les comptes des derniers jours, il restait dans les banques de Monaco autant d’argent volé que pour toute la France. Surtout, le fermier Grimaldi avait pris sa part. Aujourd’hui, il en vit encore des dividendes de l’argent nazi. Répugnant.

    Depuis, c’est l’émerveillement devant course des abrutis – le grand prix auto – les soirées de charité et la chronique de la famille du fermier.

    Pour la nationalité, Monaco pratique le droit du sang, matinée de la culture de l’apartheid : le Prince de mes deux, par décision souveraine – merci de ne pas rire – peut vous accorder la naturalisation, si vous êtes assez riche. Avec à la clé un joli régime en noir et blanc : la principauté pourade compte environ 32 000  habitants, mais les citoyens Monégasques ne sont qu’environ 7 000. Ils sont les seuls à disposer du droit de vote et sont dispensés d'impôts directs.

    Il y a longtemps que cette farce grotesque aurait du prendre fin.

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  • Ducasse, la cuisine du fric

     

    Ducasse, la cuisine du fric. Abonnez-vous au Journal officiel de la principauté de Monaco. Vous y découvrirez les ordonnances de son altesse le Prince Albert II.

    Et oui, Monaco, ce n’est pas qu’un gag. C’est un Etat, ne rigolez pas : 7 000 citoyens. 28 000 autres personnes travaillent et vivent là bas, mais pas assez friqués pour être reconnus citoyens. Jusqu'en 1962, la principauté était un royaume de «droit divin». Mais le prince Rainier III en a fait, avec la Constitution du 17 décembre 1962, une monarchie héréditaire et constitutionnelle. Le Prince, bon prince, a su restreindre ses prérogatives. Il partage le pouvoir législatif avec un conseil national de 18 membres élus par les 7 000 citoyens. Prince de mes deux, oui…

    Notre prince, dans son immense sagesse, peut naturaliser, outre les personnes ayant des attaches familiales dans la principauté, celles qui sont «  bien intégrées dans le tissu économique, social ou culturel », ou encore celles qu’il juge « dignes de cette faveur. » Ce n’est pas le droit du sol, ni le droit du sang, mais le droit du fric. D’où cette ordonnance du 23 juin 2008, naturalisant Alain Ducasse, qui « comme tel, jouira de tous les droits et prérogatives attachés à cette qualité ». Faisons simple :  Alain Ducasse ne paie plus d’impôt.

    Une larme pour Brice Hortefeux : après les étrangers qu’on ne parvient pas à expulser, voici un français qui s’expulse comme un grand. Car, la principauté pratique l’amour exclusif : un monégasque n’est plus français. Adieu la République.

    Monaco est une affaire de famille, la famille Grimaldi, depuis 1419. Monaco, qui à la fin des années 1930 vivotait sur les 2, 5 km² de cailloux ensoleillés, est bizarrement devenu opulent en 1945. Lors de la Libération en 1945, on séquestra sur Monaco autant d’argent nazi que sur l’ensemble du territoire français.

    Les nazis, criminels mais aussi voleurs, ont toujours cherché les moyens de blanchir l’argent de leurs rackets d’Etat. Les banques suisses ont pris leur part, mais Monaco fut au même niveau. Les premiers contacts, d’avant-guerre, furent été ralentis par l’occupation italienne, mais lorsqu’à partir de septembre 1943 les Allemands prirent la suite, ce fut un vrai régal. Une machine à blanchir de l’argent sale. Trafics, marché noir, spoliation des juifs, pillage des entreprises : tout était bon.

     

    En 1944, c’était le couronnement. Le 5 mai 1944, Monaco était rayé de la liste des ennemis du Reich, et le 21 juillet, le prince régnant, Louis II, autorisait le banquier nazi Karl-Anton Schaeffer à créer la banque Charles, du nom de Johannes Charles, un financier suisse mandaté par le Reich. En urgence, il fallait récupérer tout les avoirs nazis possibles, planquer ce qui pouvait l’être via l’immobilier et les casinos, et en évacuer une part vers la bienveillante Espagne de Franco. Personne n’a autant profité des crimes nazis que Monaco.

    L’argent bien gagné, ça se gère. Dans la discrétion financière masquée derrières les frasques pitoyables des rejetons Grimaldi, des soirées de charité et du Grand prix de France.

    Car si les 7 000 citoyens de la principauté ne paient pas d’impôts, c’est que l’argent y pue toujours autant.

    Toutes les instances internationales dénoncent cet abcès : « paradis fiscal », c’est-à-dire en langage profane, pourriture généralisée. En 2000, c’est le Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) ; en 2003, le Fonds monétaire international (FMI) ; en 2004, l’OCDE.

     

    Tous mes vœux de bonheur au citoyen monégasque Alain Ducasse. Et comme on me répliquera sur la qualité du parcours professionnel d’un homme qui a commencé à travailler à 16 ans, je salue le rôle de la Principauté comme ascenseur social.

     

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