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musique

  • Concerto pour piano n°1 de Chopin, par Seong-Jin Cho

    Voici 40 minutes d’un autre monde,… un autre monde qui est aussi le nôtre, quand on sait l’écouter, quand on accepte de se laisser émerveiller. Alors oui, passez la porte, et bienvenue dans l’émerveillement, avec cette interprétation du concerto n° 1 de Chopin par le pianiste Seong-Jin Cho, enregistré à Varsovie ce 20 octobre 2015, lors de la finale du 17e Concours international de piano Frédéric Chopin, qui lui a valu de remporter le premier prix. Un concours qui se tient tous les cinq ans, le plus prestigieux pour les pianistes.

    Seong-Jin Cho, 21 ans, a acquis toutes ses bases en Corée-du-Sud, avant de rejoindre Paris, pour étudier au Conservatoire national supérieur de musique et de danse. Il était déjà reconnu comme grand pianiste, spécialiste de Chopin, et ce premier prix est une consécration. Pas de doute,… c’est la beauté qui sauvera le monde.

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  • Skinny Puppy réclame 666.000 $ à l’ami Obama pour les tortures auditives à Guantanamo

    torture,crime,us,musiqueChez les tortionnaires, vous avez deux catégories : la grosse brute épaisse, genre Aussaresses – Paul, t’es trop lourdingue, je t’ai dit mille fois de casser la gueule aux bougnoules sans tâcher ta chemise, parce qu’après c’est moi qui frotte – et le petit instruit vicelard – Mister president, voici le Prix Nobel de la Paix vu votre engagement de fermer Guantanamo. Le résultat est le même.

    Les Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord), les premiers fauteurs de troubles de la planète, sont aussi les premiers tortionnaires, des experts.

    Dans les temps anciens, ils torturaient comme tonton Paul. Mais c’est devenu un mauvais plan avancée l’avancée du droit international. La prohibition de la torture relève du jus cogens, ce noyau du droit international, et c’est un crime punissable en toute circonstance.

    Le problème est que le camp de la liberté est obligé de torturer pour défendre sa liberté, pas le choix. D’où cette évidence : il ne faut pas laisser de trace.  

    Le sympathique Augusto Pinochet avait été précurseur. Katia Chornik, de l'université de Manchester, expliquait : « De la musique joué » à plein volume pendant des journées entières pour infliger des dommages psychologiques et physiques».Martin Cloonan et Bruce Johnson, deux chercheurs de l’Université Cambridge, ont également démontré l’utilisation criminelle de la musiqueEn 1997, le Comité des Nations unies contre la torture avait formellement qualifié ce genre de supplice, fréquemment utilisé par les troupes israéliennes, de torture.

    Depuis, la gentille armée américaine a généralisée ce savoir-faire

    Le 22 octobre 2009, un collectif de musiciens a lancé une procédure pour que la « Maison-Blanche (blanche comme une oie ?) publie la liste des morceaux utilisés comme instruments de torture,  très centré sur le rock (AC/DC, Aerosmith, Marilyn Manson, Metallica, Nine Inch Nails, Rage Against The Machine ou encore les Red Hot Chili Peppers), mais aussi la pop (les Bee Gees, Britney Spears, Christina Aguilera, Prince…) et le rap (Dr. Dre, Eminem, Redman…).torture,crime,us,musique

    Bien sûr, tous ces auteurs se sont outragés de cette utilisation de leur musique comme arme de guerre… Eh bien non, rien du tout. Ce qui montre le niveau de lucidité intellectuelle de ces abrutis.

    C’est ce qui rend d’autant plus intéressante la démarche de Skinny Puppy, réclamant au ministère étazunien de la Défense 666.000 dollars de droits de diffusion de sa musique. Comme preuve, le contexte de cette pratique institutionnalisée de la torture et les déclaration d’un des fans, ancien gardien à Guantanamo.

    La suite est logique : Skinny Puppy demande des dédommagements au Pentagone pour avoir « illégalement téléchargé et utilisé notre musique pour torturer des gens », avait expliqué il y a quelques jours (le Guardian et la BBC). Le chanteur explique: « Parce que notre univers musical est dérangeant notre musique est détournée dans un mauvais sens. Mais on n'est pas d'accord avec ça", a insisté le groupe dans une interview au Phoenix New Times. 

    Le colonel Todd Breasseale a répliqué que cette affaire était bidon, car « l'usage de la privation de sommeil et de la manipulation sensorielle n'étaient pas autorisés dans l'armée et prohibés par la loi ».

    Todd, gros naze, tu nous gaves. Prépare le pyjama et la brosse à dents de ton maître, ce sera plus utile. 

  • L’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach

    Eh oui, le plus cadeau n’était pas dans les chaussons devant le cheminée, mais sur le blog : voici l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach, interprété par le Monteverdi Choir et l'English Baroque Soloists, sous la direction de John Eliot Gardiner. Une merveille. 

    http://www.youtube.com/watch?v=bFnW_CrPUlA

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  • Jacques Brel, concert d’adieu à l’Olympia, octobre 1966

    A 37 ans, Jacques Brel décide d’arrêter la scène, mettant fin à une tournée éreintante, commencée sept ans plutôt, et qui l’a emmené dans le monde entier. Voici le concert de ses adieux à l’Olympia en octobre 1966, concert qui est aussi celui des adieux à Paris, la ville qui pour toujours l’a placé dans la lumière.

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    Retrouver Brel, c’est l’enthousiasme. Ce frêle jeune homme, si à l’aise avec ses deux fidèles, Gérard Jouannest au piano et François Rauber pour les arrangements… Cette voix envoûtante, cette inégalée présence sur scène, la puissance des paroles, une musique lyrique et intime, cette dramatisation qui noue les tripes en quelques mesures…

    Mais retrouver Brel, c’est aussi plonger dans le malaise, la fragilité. L'artiste nous éblouit autant qu’il nous glace. On aimerait mieux ne pas entendre ce que chante Brel, comme dans cet Amsterdam fait de tout, mais il sait nous conduire là où il ne faut pas aller, pour y trouver la beauté. C’est là que Brel est unique... Ecouter Les vieux… Ecouter Jef... Brel est l’ami que nous, les Jef, rêvons de trouver pour le jour où tout va mal, avec la puissance de l’amitié et la franchise de cet ami capable de dire tout ce que nous nous épuisons à garder secret.

    Et Ne me quitte pas… Tout d’une grande chanson d’amour… mais il n'en est rien. Cette si poignante chanson parle de la lâcheté des hommes. Qui a le courage de venir sur scène, seul face au public, dans la lumière crue d’un projecteur, chanter Moi je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas, pour finir, brisé : Laisse-moi devenir l'ombre de ton chien...

    Ne me quitte pas
    Je ne vais plus pleurer
    Je ne vais plus parler
    Je me cacherai là
    À te regarder
    Danser et sourire
    Et a t’écouter
    Chanter et puis rire
    Laisse-moi devenir
    L’ombre de ton ombre
    L’ombre de ta main
    L’ombre de ton chien
    Ne me quitte pas

    http://www.youtube.com/watch?v=6S48n0PSeo0

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    Après vingt minutes d'applaudissements,

    Jacques Brel, en peignoir, vient saluer le public de l'Olympia

  • Nûba d'Or et de Lumière

    Pour poursuivre avec tous nos amis musulmans, après le ramadan et la grande fête de l’Aïd, voici une très belle émission sur la nûba, le cœur de la musique arabo-andalouse, publiée sur la chaine marocaine 2M. Le texte est d’Izza Génini, une grande Dame du Maroc. Avec une pause au célèbre café Hanafta de Tanger... Une musique qui unit intimement les Musulmans et les Juifs, et qui nous émerveille tous. C’est un régal.

    http://www.youtube.com/watch?v=i1OC3CCvkDU

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