Avertir le modérateur

nationalistes

  • Corse : la loi bafouée

    Ce samedi, 18 organisations, partis et syndicats nationalistes, avaient appelé à une manifestation dans les rues d’Ajaccio, pour dénoncer la « répression » qui selon eux, se serait exercée en Corse ces dernières semaines, avec une soixantaine d'interpellations assorties de prises d'ADN et seulement quelques mises en examen. Les revendications, énoncées par Jean-Philippe Antolini, porte-parole du Comité anti-répression, étaient le rapprochement puis libération des prisonniers, l’arrêt des prises d'ADN sur les personnes interpellées et la contestation de la condamnation d'Yvan Colonna.

    Dans l’après-midi, les manifestants, plusieurs centaines, décidèrent d’occuper le siège de l’Assemblée de Corse, ce alors, ce qui ne manque pas de sel, que des élus membres de cette assemblée faisaient partie du groupe. Dans le langage idoine, le leader Pierre-Félix Benedetti a déclaré que « l'occupation du siège de la collectivité territoriale était un message adressé à la classe politique insulaire ». Ben voyons !

     

    Grande prévision du côté de la préfecture et de la présidence de l’Assemblée : les locaux n’étaient pas gardés. Il a suffi de forcer le portail d'entrée et une porte au rez-de-chaussée. De la broutille ! Et bien sûr, pas question de faire intervenir les forces de l’ordre pour mettre fin à cette occupation illégale d’un symbole de l’Etat républicain. M. Ange Santini, président UMP du conseil exécutif de Corse, a expliqué qu’il n’avait pas fait appel aux forces de l'ordre pour déloger les manifestants « afin d'éviter que la situation dégénère ». Il ne faut pas contrarier les éléments… Sagesse n’est pas folie !

    Sagesse non récompensée ! A 21h 30, le feu a pris dans le bureau de M. Ange Santini, amenant cette fois-ci les manifestants à quitter les lieux. Mais ont alors éclaté des échauffourées entre les nationalistes et les forces de l’ordre venues sur place. Histoire de lutter contre « la répression ».

    Des faits qui le lendemain n’étaient toujours pas condamnés les groupes d’élus régionaux nationalistes d'Unione Naziunale et de Corsica nazione indipendente (CNI). Toujours la méfiance face aux forces « de la répression ». On n’est jamais trop méfiant.

    Aujourd’hui, ce sera le déroulé des discours indignés, et les grands appels à la fermeté, laquelle n’exclut pas le dialogue… Et ce sera reparti pour un tour.

    Des poursuites sont engagées pour l’incendie volontaire. C’est bien le minimum. Mais sont tout aussi infractionnels l’occupation illicite du bâtiment et les détériorations commises pour entrer par effraction. L’enquête ne devrait pas être trop compliquée, car les caméras de télévision étaient présentes.

    Ca va durer combien de temps, ce cinéma ? Imaginons ce que seraient les réactions si le dixième s’était produit en Seine-Saint-Denis…

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu