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  • Le Pape, l’Europe, et la culture chrétienne

    Le pape est un argentin sans souche. Son grand-père était un immigré italien... ayant quitté sa terre devenue hostile pour chercher sa chance en Argentine. A peine élu, mon pote le Pape s’était rendu à Lampedusa, qui accueillait alors des milliers de migrants venus des côtes africaines. Hier il était à Lesbos, cette terre de tant de culture qui marque le désastre de notre culture, le déni de notre droit, attisé par la haine de l’étranger, et l’irresponsabilité de pseudo-puissants en perdition. La suite, vous la connaissez. Le Pape a renversé la table de la violation du droit sur ceux qui professent « les valeurs chrétiennes » pour mieux vomir leur rejet des Musulmans, qui n’est qu’un rejet des Arabes, et il a embarqué au Vatican trois familles de réfugiés syriens musulmans.

    - Mais qu’ont-ils fait pour être ici, et quelle est leur histoire...

    - Lâche-moi ! Ras le bol ! Ces gens, et leurs enfants, sont dans le désarroi, piégés par des forces propres à écraser un être humain. Qui t’as fait juge des réfugiés, et au nom de quel ordre menacé ose-tu juger, par référence à une morale rétrécie à la défense de tes intérêts ? Personne ne dit que toute personne accueillie a un droit absolu de rester toute sa vie, mais toute personne en péril a droit à être accueillie. Fous toi bien ça dans le crâne.  

    - …

    - Que je me calme ? Ce n’est pas demain la veille. Mais bon… Il y a bien mieux. Voici ce qu’a dit le Pape.

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    Dans l’avion du départ

    « C'est un voyage un peu différent des autres. Un voyage marqué par la tristesse. Nous allons rencontrer la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale. Nous allons voir tant de gens qui souffrent, qui fuient et qui ne savent pas où aller. Et nous allons aussi à un cimetière, la mer. Tant de gens ne sont jamais arrivés. Il ne faut jamais oublier que les migrants, avant d'être des numéros, sont des personnes, des visages, des noms, des histoires. Malheureusement, certains - parmi lesquels beaucoup d'enfants - n'ont même pas réussi à arriver : ils ont perdu la vie en mer, victimes de voyages inhumains et soumis aux brimades de lâches bourreaux ».

    A Mytilène, sur l’île grecque de Lesbos

    « Vous n'êtes pas seuls. Ne perdez pas espoir. Puissent tous nos frères et sœurs de ce continent, comme le Bon samaritain, vous venir en aide dans cet esprit de fraternité, de solidarité et de respect pour la dignité humaine qui a marqué sa longue histoire ».

    «L'Europe doit d'urgence, mener des politiques d'accueil, d'intégration, de croissance, de travail, de réformes économiques. Ces éléments sont des ponts qui ne nous conduiront pas à édifier des murs. Mais, encore une fois, la peur a toute ma compréhension.»

    L’Europe

    « Il y a un mot qui dans notre culture semblait avoir été oublié après la guerre : aujourd’hui il existe des ghettos. Et certains des terroristes sont fils et petits-fils de personnes nées en Europe. Que s’est-il passé ? Il n’y a pas eu de politique d’intégration. Et cela pour moi c’est fondamental. Aujourd’hui l’Europe doit retrouver cette capacité, qu’elle a toujours eue, à intégrer. Cela a enrichi sa culture. Nous avons besoin d’une éducation à l’intégration. Je comprends que les peuples aient une certaine peur. Nous devons être très responsables dans l’accueil. Comment s’intègrent ces gens ? Construire des murs n’est pas une solution. Nous devons faire des ponts, mais ceux-ci se font de façon intelligente, avec le dialogue. Fermer les frontières ne résout rien. A la longue cela fait mal au peuple qui le fait. L’Europe doit faire très vite des politiques d’intégration, de croissance, du travail, de réforme de l’économie. Toutes ces choses sont des ponts qui permettront de ne pas faire de murs. »

    Ces trois familles

    « Tout a été fait dans les règles. Ils ont des papiers. Les trois gouvernements – Vatican, Italie, Grèce – ont donné leur accord. Ce sont des hôtes du Vatican. Je n’ai pas fait de choix entre chrétiens et musulmans. Ces trois familles avaient les papiers en règle. Ce n’est pas un privilège. Tous les douze sont enfants de Dieu. Pourquoi ? Je répondrais en citant mère Teresa. On lui demandait pourquoi elle faisait autant d’efforts pour aider les gens à mourir. Elle a répondu : C’est une goutte dans la mer, mais après cette goutte, la mer ne sera plus la même. C’est un petit geste, de ces petits gestes que nous devons tous faire. Tendre la main à qui en a besoin. »

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  • Ils sont tous nuls, vive le Pape !

    Sur la Syrie, c’est le concours de mensonges organisés, et le seul qui dit vrai, c’est le Pape : trop de victimes, arrêtez la guerre et discutez. Stop. Alors désolé pour ceux qui pensent, et nous sommes si nombreux, que les décisions politiques doivent être prises par les dirigeants politiques, démocratiquement élus. Comme ils sont tous en dessous de la ligne de flottaison, et ben, on va aller faire un peu de chemin avec le Pape qui, lui, dit des choses vraies, sensées et intelligibles. 100 000 morts en Syrie… On arrête quand ?

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    Obama… 4700 exécutions sommaires par drones sous son premier mandat, trois par jours, la ligne rouge est à combien ? Ces dirigeants US qui ont massacrés les Vietnamiens avec l’agent orange, et qui, aujourd’hui encore, refusent d’indemniser les victimes, mutilées à vie… Ces dirigeants US qui ont donné à Saddam Hussein tous les renseignements et conseils pour gagner la guerre contre l’Iran en utilisant pendant des mois les armes chimiques… Et ce désastre, les massacres inventés : les armes de destructions massives, les charniers de Timisoara… Chaque fois, les services secrets avaient toutes les preuves… Alors, il y a eu tellement de mensonges qu’on doute de tout. Combien de morts lors de la fameuse attaque dans la banlieue de Damas ? Vingt jours après, on n’en sait toujours rien. Aucune liste des victimes, et seulement des chiffres entre 350 et 1500. Vivement que les experts de l’ONU nous disent.

    Hollande… qui a changé huit fois de point de vue en huit jours... Le rouge de notre drapeau devient le rouge de la honte, après l’allumé Sarko cornaqué par le so fashion BHL et l’éteint Hollande qui attend le vote des parlementaires étatsuniens… Le 1% mondial qu’est la France garde un rang international comme l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. Et que dit Hollande ? Le Conseil de Sécurité, on s’en tape, parce que je suis le pote d’Obama-le-leader. Rebranche ton cerveau, mon pote, ça urge !

    Autre bande pas triste, le couple glamour de l’été, Poutine et El-Assad : « S’aimer l’un l’autre, ce n’est pas se regarder, mais regarder ensemble dans la même direction ». On dirait L’amour est dans le pré… Maman El-Assad garde les vaches pendant que Papa Poutine négocie le découvert avec le Crédit Agricole… Il ne manque que l’angélus ! Poutine, nouveau gardien de la légalité, il y a quand même de quoi mourir de rire,... pour un mec infoutu d’organiser des élections loyales dans son pays et cent fois condamné par la CEDH pour ses exactions en Tchétchénie, genre on bombarde les civils et on regarde après… Non, mais fais un effort, Poutine ! Oublie l'école du KGB et les vidéos débiles de tes séances de sport… Si tu veux que le monde te comprenne, achète un dico actualisé et parle au monde !

    Après on a l’armée mexicaine des semi-tièdes, avec des convictions de nabot. Comme dix Etats sont pour l’attaque, ça en fait 170 qui sont contre, non ? Et ils sont où ces 170 ? Ils n’ont pas trouvé un stylo et une feuille blanche pour pondre un communiqué ? Pas un micro pour se faire entendre ? Si l’avenir du monde doit appartenir à l’Inde, au Brésil et à l’Afrique du Sud, il faudrait peut-être qu'ils mouillent la chemise. S’ils ne se branchent pas sur la guerre, la légalité internationale, le respect de la souveraineté, on va les entendre sur quoi ? Sur le réchauffement de la planète ? Les idées l’emportent sur les champs de bataille, alors ils doivent se colleter la Syrie. Quand on a raison, on monte sur la table, et on se fait entendre, c’est pas plus compliqué... La Syrie n’était pas désignée pour ça, mais c’est là que ça se joue, et s’ils ne pigent pas ça, ils vont en reprendre pour dix ans dans la voiture balais, et nous on sera bien dans le bousin. 

    La Syrie pas désignée pour ça, pour être le lieu où vont se redessiner les règles et les grandes influences du monde ?... Et après tout pourquoi pas ? C’est l’un de plus vieux pays du monde, l’un des berceaux de l’humanité. Toutes les cultures, toutes les sciences, toutes les religions, un trait entre l’Orient et l’Occident… Personne n’imagine que l’avenir du monde se jouera au Texas ! Alors, vive le grand peuple syrien.  

    En attendant, et quelle qu’en soit la cause, ça se joue là. Tous les enjeux mondiaux se sont cristallisés autour de la Syrie. C’est la guerre des uns contre les autres sur un champ de bataille qui est la terre des Syriens, mais les Syriens, cet admirable peuple, ne sont plus qu’un argument. Chaque journée de guerre, ce sont des morts en plus. On arrête quand ?  

     

    Les Etats qui agressent la Syrie ont tort. C’est évident. Ça ne veut pas dire qu’Assad a raison, mais ça veut dire que l’avenir des peuples appartient aux peuples. La diplomatie des droits de l’homme qui deale avec le Prince Bandar Ben Sultan, le pôle emploi des djihadistes… Quelle naufrage... Si c'est la fin d'un mythe, bon débarras, cette invention funeste a fait bien trop de dégâts. 

     

    L’agression est un crime. Je ne suis pas pacifiste, et je souhaite une armée percutante pour dissuader quiconque de nous attaquer. C’est en ce sens que la République a un « ministère de la Défense ». Mais un ministère de l’attaque ou de la punition, c’est non. Non, et jamais. Aucune victoire militaire en terre étrangère n’a été pérenne, mettez-vous vous bien ça dans le crâne, petits excités de la bombinette. Le droit, la justice et la souveraineté des peuples sont les plus forts.  

     

    Pour se faire entendre, le Pape a réuni samedi soir, 100.000 personnes, et les caméras pour que le monde entier puisse partager cette prière longue de quatre heures. Écoutons la sagesse et l’autorité : «Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens, frères des autres religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crie avec force: la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix! Que chacun s'applique à regarder au fond de sa conscience et écoute cette parole: sors de tes intérêts qui atrophient le cœur, dépasse l'indifférence envers l'autre qui rend le cœur insensible, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue, à la réconciliation!... Que se taisent les armes! La guerre marque toujours l'échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l'humanité.»

  • Syrie : La lettre du Pape François à Vladimir Poutine

    Voici le texte de la lettre qu’a adressé le Pape François à Vladimir Poutine, ce 4 septembre.

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    A son excellence M. Vladimir Poutine Président de la fédération de Russie

    Au cours de cette année, vous avez l’honneur et la responsabilité de présider le groupe des vingt plus grandes économies du monde. Je suis conscient que la Fédération de Russie fait partie de ce groupe depuis sa création et a toujours eu à jouer un rôle positif dans la promotion d’une bonne gouvernance de l’économie mondiale, qui a été profondément touché par la crise de 2008.

    Dans le contexte d’interdépendance actuel, nous avons besoin d’un cadre financier global avec ses propres règles justes et claires pour parvenir à un monde plus équitable et fraternel, dans lequel il est possible de vaincre la famine, d’assurer des emplois décents et des logements pour tous, ainsi que les soins nécessaires. Cette année, votre présidence du G20 s’est engagée à consolider la réforme des organisations financières internationales et à parvenir à un consensus sur les normes financières qui conviennent aux circonstances actuelles. Cependant, l’économie mondiale ne se développera que si elle garantit à tous les êtres humains une vie digne, du plus vieux jusqu’à l’enfant à naitre, pas seulement pour les citoyens des pays du G20, mais pour chaque habitant de la planète, même ceux qui sont dans des situations sociales extrêmes ou dans des endroits reculés.

    De ce point de vue, il est clair que, pour les peuples du monde, les conflits armés sont toujours une négation délibérée de l’harmonie internationale, et créent de profondes divisions et des blessures profondes qui nécessitent de nombreuses années pour guérir. Les guerres sont un refus concret d’atteindre les grands objectifs économiques et sociaux que la communauté internationale s’est fixée, comme nous avons pu le constater par exemple avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Malheureusement, les nombreux conflits armés actuels qui continuent d’affecter le monde nous offre quotidiennement des images spectaculaires de misère, de famines, de maladies et de mort. Sans la paix, il ne peut y avoir aucune forme de développement économique. La violence n’engendre jamais la paix, condition nécessaire au développement.

    La rencontre des chefs d’Etat et des gouvernements des 20 plus importantes puissances économiques, correspondant au 2/3 de la population mondiale, et à 90% du PIB mondial, n’ont pas pour but principal la sécurité internationale. Néanmoins, cette rencontre n’omettra surement pas la situation au Moyen-Orient et en particulier en Syrie.

    Il est regrettable que, depuis le début du conflit en Syrie, des intérêts unilatéraux aient prévalu, et aient de ce fait entravé la recherche d'une solution qui aurait permis d'éviter le massacre insensé qui a lieu. Les leaders du G20 ne peuvent rester indifférents à la situation dramatique du bien aimé peuple Syrien, qui dure depuis bien trop longtemps et qui risque d’apporter une plus grande souffrance à une région amèrement touchée par des conflits et en quête de paix. Aux leaders présents, à chacun, je lance un appel sincère pour permettre de trouver des moyens de surmonter ces conflits et de mettre de côté la poursuite futile d'une solution militaire. Plutôt, qu’il y ait un engagement renouvelé à chercher, avec courage et détermination, une solution pacifique au travers du dialogue et de la négociation entre les parties, supportée par unanimement par la communauté internationale De plus, tous les gouvernements ont le devoir moral de faire tout leur possible afin d’assurer une assistance à ceux qui souffre à cause ce conflit, que ce soit d’un côté ou de l’autre des frontières.

    Monsieur le président, dans l’espoir que ces pensées puissent être une contribution spirituelle valable à cette rencontre, je prie pour le succès des travaux du G20 à cette occasion. J’invoque l’abondance des bénédictions du sommet de Saint-Pétersbourg, sur les participants et les citoyens des Etats membres, et sur le travail et les efforts de la présidence russe 2013 du G 20.

    Tout en appelant à vos prières, je saisis cette occasion pour vous assurer, Monsieur le Président, de ma très haute considération.

    Le Vatican, 4 septembre 2013

    François

  • J’ai bu les paroles du pape

    J’ai bu les paroles du pape comme le meilleur des vins : « La culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui et aboutit à une globalisation de l'indifférence ». Merci François, bienvenue à la maison, tu nous apportes le plus grand des réconforts. 

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    Pour son premier voyage, mon pote François a débarqué à Lampedusa, cette petite ile de 20 km2, au Sud de la Sicile, qui est l’espoir de tant de naufragés de la vie, et le cauchemar de nos responsables politiques... xénophobes, sécuritaires, sauvages, brutaux, haineux, incultes, égoïstes, racistes, calculateurs, ignorants, déréglés, décérébrés, trouillards, mièvres et faux-culs.

    Lampedusa ? Selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés, 500 migrants sont morts en 2012 en tentant de gagner cette ile. En 2011, en raison des révolutions arabes, plus de 50 000 personnes étaient arrivées à Lampedusa, et la France « UMP & PS » s’était félicitée de n’en accueillir aucun. Ces migrants « dont personne ne voulait ni en Italie, ni dans le reste de l’Europe » sont restés parqués sur un stade avant d’être rembarqués et c’est sur ce stade que le pape a célébré la messe, hier. Il était invité par le curé du coin, le père Stefano Nastasi, et le maire, Giusi Nicolini.

    Que nous dit le pape ? Ce que l’on n’entend plus que dans les cercles militants.

    Dans ce monde qui se perd, l'autre « n'est plus un frère à aimer mais simplement celui qui perturbe ma vie et mon bien-être ». Conséquences : « Tant de nous, et je m'inclus moi aussi, sommes désorientés et ne sommes plus attentifs au monde dans lequel nous vivons ».

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    Le pape pose la question de la responsabilité, devant les drames, les vies broyées, les morts en mer.

    « Qui est responsable du sang de ces frères et sœurs ? Personne ! Nous répondons tous ainsi : ce n'est pas moi, c'est sans doute quelqu'un d'autre. Aujourd'hui personne ne se sent responsable, nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle, nous sommes tombés dans l'attitude hypocrite du prêtre et du serviteur de l'autel, dont parle Jésus dans la parabole du bon Samaritain: nous regardons le frère à demi-mort sur le bord de la route et nous passons notre chemin en considérant que cela n'est pas notre affaire. C'est la culture du bien-être qui nous porte à penser à nous-mêmes, qui nous rend insensibles aux cris des autres, qui nous fait vivre dans des bulles de savon qui sont belles mais qui ne sont que néant, illusion du futile, du provisoire, qui conduit à l'indifférence et à la globalisation de l'indifférence. Nous nous sommes habitués à la souffrance des autres, elle ne nous regarde pas, elle ne nous intéresse pas. Qui, parmi nous, a pleuré pour la mort de ces frères et de ces sœurs? Pour ces jeunes mamans et leurs enfants? Nous sommes une société qui a oublié l'expérience de pleurer, de compatir : voilà la globalisation de l'indifférence. Demandons pardon pour l'indifférence de tant de frères et sœurs, nous te demandons pardon pour qui s'y habitue, pour qui s'enferme dans son propre bien-être qui induit l'anesthésie du cœur, nous te demandons pardon pour ceux qui par leur décision au niveau mondial ont créé les situations qui conduisent à ces drames ».  

    Le pape a remercié les 6 000 habitants de Lampedusa, les organisations humanitaires et les forces de police pour « leur attention à l’égard de ces personnes en voyage vers quelque chose de meilleur », ajoutant : « Vous êtes une petite communauté mais vous offrez un exemple de solidarité ». Puis, il a salué « les chers immigrés musulmans qui commencent aujourd’hui le jeûne du Ramadan avec le souhait d’abondants fruits spirituels ».

    Bon Dieu,... sacré pape ! 

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  • Berlin : Le Pape interdit d’affichage

    Affiche_CEB_-_En_haut_de_l_affiche-a92e3.jpgLe Pape, oui, mais pas en haut de l’affiche : c’est ce que vient de juger le tribunal de Berlin, interdisant un grand affichage papal.

    Le 22 septembre, Benoît XVI va faire son troisième voyage pontifical en Allemagne, et il se rendra notamment à Berlin. On peut prévoir un peu d’animation, car toute une partie de la population ne parait pas franchement emballée par les prises de position sociétales du Pape. Mais pour le moment, c’est le tribunal de Berlin qui marque sa réticence… à trop d’affichage papal.

    Le truc, c’est que quelques jours plus tôt, le 18 septembre se tiennent les élections régionales, un scrutin très important en Allemagne. Dans le centre de Berlin, le fameux quartier Mitte, la CDU d’Angela Merkel a installé d’imposants panneaux  de 9,4m2.

    D’où l’idée de l’association Credo qui organise la visite papale d’utiliser ces panneaux pour y installer de grandes et belles affiches de bienvenue. Credo a passé un accord avec la CDU : vous laissez les panneaux quelques jours de plus, on installe les belles affiches pour Benoit XVI, on démonte après la visite et on paie un petit surcoût. La CDU était d’accord, ce qui ne surprend pas pour un parti « démocrate -chrétien ».

    Credo demande l’autorisation de cette prolongation pour quelques jours, et là ça coince : la mairie dit non. Pour les élus du district central de Berlin-Mitte, ces panneaux ne peuvent être utilisés que dans la cadre d'une campagne électorale, ou « dans l'intérêt supérieur du public », et la visite du Pape n’entre pas dans ce cadre. La mairie relève aussi des raisons d'esthétique et une distraction pouvant causer des accidents.

    Recours urgent de Credo devant le tribunal administratif, et là, c’est aussi un échec. Ces panneaux ainsi ornés seraient « nuisibles au paysage urbain et sources possibles d'accidents de la circulation ». Ainsi, la visite du Pape ne ressort pas de « l'intérêt supérieur du public ».

    Tout ça pour quatre jours de plus d’utilisation de ces panneaux : ça ressemble franchement à une baffe.

    Mais après tout, peu importe : les grandes joies sont intérieures, non ?  

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