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  • Quand l’inflation prend la tête…

    Faut-il une petite inflation pour durcir la croissance ? Alors que les passions s’enflamment, il est temps de rapprocher les parties…

    D’abord, sachons mettre le problème entre de bonnes mains. Des mains expertes, qui font naître au fond du gosier le goût de la réussite. Toute joie devrait-elle être contenue ? Le délice, c’est la libération, libération charnellement vécue dans le pays où toute bonne nouvelle s’accompagne du pet du bouchon de champagne, laissant jaillir, pour le bonheur de nos palais, le plus délicieux des liquides.

    Et puis, qu’on ne nous dise pas que cette histoire d’inflation n’aurait ni queue ni tête. Pendant les périodes d’inflation sauvage, les queues se forment devant les commerces, et ce n'est pas bon signe. Chacun le sait : une petite inflation muscle la croissance, et peut permettre de gaillardes érections,… euh élections. Alors que si on ne se préserve pas, une douce inflation peut finir en tête à queue, avant de dériver en un combat sans gland,… euh sanglant.

    Aussi, gardons la tête froide, pour ne pas avoir à appeler les pompiers. Mon ami René m’a signalé hier ce beau slogan issu des turluttes sociales : « 67 ans ? Pourquoi pas 69 ? Quitte à se faire baiser... ». Mais de cela, je vous remercie de ne pas piper mot.  

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  • Vincent Peillon, un député très absent

    Ou%20es%20tu%20parti.jpgPauvre Vincent Peillon qui souffre tant de quitter la région Nord-Ouest, où il était un député européen tellement enraciné. Et tellement désolé de se retrouver en région Sud-Est. Obligé d’accepter contre son gré. Un vrai malheur…

     

    Alors, il faut faire quelques rappels.

     

    D’abord, ce découpage de la France en huit grandes régions date de 2003. Une réalisation de Raffarin reprenant un projet de Jospin. Auparavant, c’étaient des listes nationales, ce qui donnait davantage de possibilités aux petits partis, ceci expliquant cela. Première édition en 2004, ce qui relativise l’enracinement… Il y a tout de même de quoi rigoler.

     

    Ensuite, il s’agit de quoi ? De construire l’Europe des 27, soit 491 millions de personnes. Un grand élan pour parler au monde. Alors savoir si le parlementaire européen habite Amiens ou Lyon… Franchement, ce n’est pas un grand traumatisme pour la construction européenne. Et d’ailleurs, lors des élections de 2004, c’est Michel Rocard qui conduisait la liste dans le Sud-Est. Un Rocard sans ses racines… ce qui ne l’a pas empêché d’être un parlementaire très actif. C’est là qu’il y a malaise avec Vincent Peillon. Car à force de s’implanter dans le Nord-Ouest, notre ami n’a pas eu le temps de s’implanter au Parlement européen. 

     

    Pour savoir, c’est très simple, il suffit d’aller sur le site du Parlement européen, qui recense toutes les interventions des parlementaires. Et bien, ce n’est pas triste. Peillon, grand absent ! 106700-affiche.jpg

     

    En cinq ans, on trouve une seule question écrite, le 7 avril 2008, sur les initiatives du Conseil quant aux droits de l’homme en Chine, à l’occasion des jeux olympiques. Un travail de forcené. « Le Conseil a-t-il, depuis lors, abandonné toute recherche d'un accord en vue d'une action commune — ou tout du moins concertée — en lien avec les Jeux olympiques ? » Je vais vous dire la vérité : la Chine en tremble encore.

     

    Bien dans la ligne de ce travail intense, on trouve deux rapports.

     

    Le premier, du 1 avril 2005, est un joyeux fourre-tout qui traite de :

    -          la proposition de directive du Conseil relative à une procédure d'admission spécifique des ressortissants de pays tiers aux fins de recherche scientifique;

    -          la proposition de recommandation du Conseil visant à faciliter l'admission des ressortissants de pays tiers aux fins de recherche scientifique dans la Communauté européenne;

    -          la proposition de recommandation du Parlement européen et du Conseil visant à faciliter la délivrance par les Etats Membres de visas uniformes de court séjour pour les chercheurs ressortissants de pays tiers se déplaçant aux fins de recherche scientifique dans la Communauté européenne.

     

    fatigue.jpgUn vrai rapport, de 59 pages, … mais qui est une longue compilation de documents, pour laisser au génie créateur du rapporteur un total de 6 pages.   

     

    De quoi épuiser notre Peillon. Et son second rapport, du 30 mai 2005, traitant de la question primordiale qu’est le contrôle de l'argent liquide entrant ou sortant de la Communauté, ne fait plus que trois pages, c’est-à-dire même pas une, vu la présentation du rapport. En tout et pour tout un paragraphe d’une vingtaine de lignes. Quel esprit de synthèse !

     

    Je me suis donc intéressé aux interventions en séance plénière, mais ce n’est pas mieux. Dix en un mandat de cinq ans… Et encore ! Sur les dix, 7 sont des explications de vote, notifiées par écrit. De telle sorte qu’on trouve en tout et pour tout trois « interventions ». Le 7 juin 2005  sur le contrôle des mouvements de l’argent liquide, le 19 mai 2008, sur la stratégie européenne en matière de politique des consommateurs pour la période 2007-2013, et le 17 juin 2008 sur les normes et procédures communes concernant le retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.

     

    Ce n’est pas fini. Ces trois interventions, qui vous l’aurez noté, traitent des grands enjeux économiques et sociaux, l’ont été en réalité par écrit. Aucune intervention orale dans les débats.

     

    Oui, là, je crois bien que Peillon se fiche du monde.  

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