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  • Trump est un cadeau d’Obama, comme Le Pen est un cadeau du PS

    Trump la catastrophe absolue… Ce ne sera pas mon discours car l’élection de Clinton aurait conduit à une mainmise achevée sur l’Europe, pour blinder la position étasunienne dans la perspective d'un affrontement avec la Russie. Clinton battue, nous gardons une chance de sauvegarder notre Europe, ce contre les dirigeants européens qui avaient fait allégeance à Clinton.

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    S’agissant du programme politique réel de Trump, nous devons faire preuve de la plus grande prudence car il a été impossible pendant cette campagne de disposer d’informations crédibles. Pas un seul média n’avait évoqué la victoire de Trump, alors que celui-ci l’emporte avec 279 voix contre 228, avec 51 voix contre 49 au Sénat, et 239 voix contre 193 à la Chambre des Représentants… Il va falloir s’habituer à tout vérifier, tout contrôler. Le complot, c’est eux, la preuve est cette fois bien apportée. Alors, attendons les faits, et nous verrons ce que fera Trump.

    Son discours après la victoire nous dit beaucoup. Le mec est en phase, clean, mais avec les lubies qui ont fait sa gloire genre « je sais que mes parents me regardent » (ce qui est loin d’être évident)… Alors Trump, qui n’a jamais eu le moindre mandat public, entrera-t-il véritablement dans la fonction, ou se contraindre a-t-il, à 70 ans, de maintenir les discours qui ont fait sa gloire, en laissant le système – dont il ignore tout – gouverner ? Nous verrons.

    En revanche, une chose qui est acquise, c’est que le mandat d’Obama – icône de la fausse gauche, gratifié d’un prix Nobel de la paix alors qu’il n’avait pas pris ses fonctions – a conduit à l’élection de Trump. La propagande nous dit que ce sont des bourgeois libéraux qui ont fait élire Trump, alors qu’il a gagné grâce au vote des ouvriers abandonnés sur l’autel du libre marché.

    Cette fausse gauche est une calamité. En 2002, c’est Jospin qui permet à Le Pen d’être au deuxième tour de la présidentielle, et en 2017, c’est le PS qui assure le deuxième tour à Le Pen. Tout comme Obama installe Trump à la Maison-Blanche. Les uns et les autres en pleurnichant comme de braves couillons, et en nous culpabilisant...  

    Alors, quelle solution ? On verra, nous avons tout notre temps, mais il faut commencer par se désintoxiquer les neurones. Hors de question de jouer dans le calendrier de cette gauche institutionnelle qui ne sait rien faire d’autre que rebondir sur la « peur de l’extrême droite ».

    - Le péril, c’est Le Pen !

    - Non, le péril, c’est toi, le traître, qui fait le lit de Le Pen. Regarde les faits, enfoiré !

    La gauche molle, qui usurpe le principe de solidarité, est une calamité nationale. Elle est un repère de faux-derches qui n’assument pas une cahouette du seul principe qui vaille, la solidarité.

    Une solidarité qui n’est pas un vain mot veut dire :

    - considérer toute personne telle qu’elle est, et respecter comme un trésor ses modes de pensée et de vie ;

    - accueillir avec humanité et finances les étrangers dans le désarroi qui parviennent sur notre sol,

    - organiser des plans effectifs, avec toutes les contraintes financières nécessaires, pour apporter à tout être humain les conditions d’une existence digne, et qui protège sa santé,

    - combattre par tous les moyens, c’est dire aussi avec les armes lorsque ce sont les armes qui veulent s’imposer, les systèmes de domination qui refusent la souveraineté des peuples et l’égalité des êtres humains ;

    - combattre comme illicite toute propriété qui ne repose pas sur la loi et le travail ;

    - soutenir les peuples qui luttent pour leur souveraineté, à commencer par le peuple palestinien.

    La fausse gauche installe l’extrême droite au pouvoir… ce qui fixe comme priorité de combattre cette fausse gauche. Please, ne lui donnez plus jamais une seule voix, il en va de l’avenir de vos enfants.

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    Le Comité directeur du PS s’apprêtant à sauver le peuple

    Peinture naïve, début du XXIème siècle

  • Les Républicains : Une nouvelle victoire offerte à Sarko

    L’UMP, divisée, endettée, sans projet, pourrie par les affaires, n’a pas gagné les européennes ou les départementales : c’est le Parti Socialiste, en déconfiture, qui a offert à Sarko tous ces cadeaux Bonux. Il n’y a pas de plus grand bénéficiaire de la politique de Hollande que Sarko.

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    Comme si ça ne suffisait pas, voici qu’une série de lunaires en quête de spot médiatique a engagé un ridicule référé contre Sarko et ses « Républicains »,… ce pour offrir au p’tit nerveux une nouvelle victoire…

    Le texte de l’ordonnance du juge des référés du TGI de Paris n’était pas disponible hier soir, mais on devine assez bien ce qui s’est passé.

    Le premier point est la liberté qui doit être reconnue aux partis politiques, qui sont l’avant-garde de la démocratie électorale. Ici, il s’agit du choix du nom d’un parti, qui adopte celui du parti conservateur aux Etats-Unis (Amérique du Nord, Territoire indien occupé), affichant ainsi comme choix politique d’être les sous-fifres de l’impérialisme US, le grand destructeur de la planète. Au nom de quel argument de droit un juge pourrait-il s’opposer à la ligne politique d’un parti ? Pourquoi pas un référé contre le Parti Socialiste qui n’a rien de socialiste ? Une plainte pour tromperie sur la marchandise ? Ou un référé contre les Verts qui seraient trop roses ?

    Ensuite, j’ai déploré cette appréhension du concept « Les Républicains » par un parti qui depuis sa création par général de brigade à titre provisoire De Gaulle est un gros client de la brigade financière et de la correctionnelle. Ça mérite un bon dézingage politique, mais mettre ça sur le terrain judicaire, c’est nul. Le « Parti républicain » et le « Mouvement Républicain et Citoyen » seraient très bien, mais « Les Républicains » ce serait une horreur… Et que penser de ce parti de VGE qui s’appelait « Union pour la Démocratie Française » ? Ou du « Front National » qui capterait la nation ?

    Enfin, nos drôles de zigs ont choisi la procédure de référé qui est totalement inadaptée. Le pilier de l’action est l’article 809 alinéa 1 du Code de procédure civile, qui dispose : « Le président peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite ». Ah bon, le sang coule ?... Alors, Sarko vous gave, oki. Mais où est le « dommage imminent » ? Où est la nécessité de « faire cesser un trouble manifestement illicite » ? Sarko n’a plus besoin d’une campagne de pub pour son meeting de ce WE. C’est fait, et c’est gratis ! 

    Un recours au fond reste possible, avec une chance de succès à moins de 0,01%. Il faut souhaiter que les juges résistent à ces démarches débiles qui cherchent à les faire entrer dans la vie des partis. Comme voulait le faire un certain El Blancos, alors galérien de la défaite Ségolène, et voulant remettre au TGI de Paris le fichier de adhérents du PS et les procès-verbaux de vote du Parti. Perso, j’ai toujours eu comme idée qu’El Blancos voulait tuer le PS, où il est marginal, pour espérer reconstruire un parti de bobos bien à Droite.

    En fait, il y a des destructeurs de la vie politique, et il faut les avoir à l’œil… à l’œil républicain bien sûr.

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  • Marseille : Le jeu de massacre des primaires

    savon3.1272265264.jpgJe suis un opposant radical des primaires, ce sondage géant qui est un déni de la vie politique. A Marseille, les valeureux soc’ ont bien savonné la planche à leur futur candidat… tous seuls, comme des grands.

    Les primaires pour les présidentielles avaient, et c’est leur nature, donné la victoire au chouchou des médias, et on a vu le résultat : elles ont conduit à un gouvernement tendance chouchou… Des amateurs aux dents blanches, bien mignons sur les plateaux télé… On mesure maintenant le désastre. Ce gouvernement de gamins n’a jamais tenu les rênes du pays, et de gros gros nuages bouchent l’horizon.

    L’action politique, la vraie, est compliquée. Elle doit être intelligente, programmatique, tactique et directive, et elle ne peut être tenue que par les partis. Ça plait ou ça ne plait pas, mais c’est comme ça. Or, tout le travail d’analyse et de contrôle du parti disparaît devant ce concours de beauté que sont les primaires. L’illusion de croire que par un vote ouvert à tous on s’approche de la démocratie…  Qu’il y ait un vote pour les investitures, oui, bien sûr… mais à l’intérieur du parti, et après un travail de calibrage par les instances dirigeantes. Il faut un minimum d’engagement politique, et même si leur fonctionnement est un repoussoir, les partis doivent rester les éléments de base de la démocratie.

    Regardons un peu ce qui se passe à Marseille, avec ce premier tour des primaires qui déjà donne le sourire… à Gaudin.

    A Marseille, comme à Paris et à Lyon, la loi électorale fait que les électeurs ne votent pas pour une liste conduite par le candidat maire, mais par des listes de secteur. Si le secteur bascule, il donne une 1969.jpgnette majorité de conseillers, qui se retrouvent tous ensuite à la première réunion du conseil municipal pour élire le maire. Donc, tout se joue dans les secteurs, et si tu veux gagner, il ne sert pas à grand-chose de faire un gros score dans les secteurs qui sont à toi. En revanche, le jeu est de faire tomber un secteur tenu par le camp d’en face.

    Le jeu politique à Marseille se joue sur huit secteurs de deux arrondissements chacun, pour un total de 101 conseillers municipaux, qui réunis à la mairie centrale, élisent le maire. Les deux camps, Droite et Gauche, tiennent chacun quatre secteurs, mais la Droite est élue dans des secteurs qui comptent plus de conseillers, et c’est ce qui fait la différence. On est donc en situation limite, et pour la Gauche, l’objectif est clair : tenir ses places fortes, donc les blinder, et tout miser sur un ou deux secteurs de Droite pour les faire basculer. Si un secteur tombe, tu es à cinq contre trois, et tu gagnes à la mairie centrale.

    C’est pilepoil ce qui avait été fait. On laissait bien tranquilles les maires sortants, dont Patrick Mennucci sur le 1° secteur, et Samia Ghali sur le 8°. A eux de tenir la place. Pour gagner, le PS visait le secteur le plus prenable, soit le 3° secteur, qui regroupe les 4° et 5° arrondissements. Bruno Gilles, le sénateur maire UMP, est bien ancré, mais au regard des votes nationaux, il y a de la marge. Le plan du PS national était simple : on présente une femme, Marie-Arlette Carlotti, assez dégagée des jeux bizarres de la fédération, et on la nomme ministre, pour lui donner de l’autorité et des moyens de fonctionnement. Carlotti avait reçu de tels engagements qu’elle s’était étranglée quand elle a appris que des primaires allaient être organisées….

    2004.jpgTous les sondages la donnaient en tête, et elle s’est laissée endormir. Ajoutez l’ambiance locale, le talent de Ghali, les jeux en sous-main de Guérini et Gaudin, et on a vu le résultat : Carlotti s’est pris une bâche mémorable, éliminée en finissant 3°, et elle a aggravé le climat par des déclarations incendiaires, qu’elle a du corriger sur ordre de Ayrault…  Au final, la Droite a toutes les raisons de penser qu’elle gardera le 3° secteur, vital, car on n’imagine mal la perdante Carlotti se refaire en un mois un moral de gagnante pour aller affronter un Bruno Gilles en pleine forme (et qui doit bien rigoler).

    Le jeu de massacre continue. Le second tour oppose deux maires de secteur – Ghali et Mennucci – qui vont s’étriper, alors que le jeu était qu’ils restent sereins dans leurs territoires, pour conforter leurs positions. Or, grâce à ces géniales primaires, l’un des deux sera le grand battu de dimanche prochain…  Une réussite avant de se lancer dans la vraie campagne !

    Le 8° secteur restera à Gauche, quoi qu’il arrive. Mais Ghali représente un vrai dynamisme, et la casser sera totalement contreproductif… Mais quid si c’est Mennucci qui perd, alors qu’il est devenu le candidat officiel de Matignon, après les ralliements imposés contre promesses par Ayrault ?... Et comment espérer gagner un autre secteur si tout le PS officiel a été mis dans les choux, contre une Ghali qui va devoir jouer l'opposition interne ?

    Les primaires, oui, c’est vraiment super, et ce n’est pas Gaudin qui dira le contraire… 

     

    gochmole,démocratie,parti politique

  • Fillon peut-il gagner devant le tribunal ?

    c_est_pas_moi_c_est_l_autre2.jpgIl y a des fraudes compliquées et d’autres plus simples, et celle qui a permis la victoire de l’homme au pain au chocolat est des plus simples.

    Où est le loup ?

    Lundi soir, le sénateur Patrice Gélard, président de la Cocoe (Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales) avait donné les chiffres : 98 voix de plus à Copé. Le lendemain, c’était le récolement des votes pour les motions, et là, surprise : le libellé du PV n’est pas le même… car apparaissaient trois fédérations de plus : Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Mayotte (territoire occupé par la France). Au total 1 304 militants non comptabilisés, ce qui est fâcheux.

    Après, prenez vos calculettes :

    Nouvelle-Calédonie, 535 voix à Copé, 643 voix à Fillon ;

    Wallis-et-Futuna : 14 à Copé, 3 à Fillon ;

    Mayotte : 41 à Copé et 68 à Fillon.

    Si on ajoute aux chiffres donnés par la Cocoe, on trouve Fillon à 88 004, et Copé 87 978. Avec 26 voix d’avance, Fillon est élu, et Copé est dans les choux.

    Les faits sont-ils contestables ?

    Non. Eric Ciotti a déclaré que Gélard avait reconnu cette erreur lors d'un échange téléphonique avec François Fillon. Dans l’après-midi, Ciotti a publié le pv où l’on voit la liste de toutes les fédérations, la ligne pour les Français de l’étranger, et rien pour les trois fédérations d’outre-mer.

    Oui, mais le PV a été signé par tous les membres de la commission, dont les scrutateurs de Fillon...

    Et la belle jambe… Il ne s’agit pas d’une erreur d’appréciation, mais d’une erreur matérielle. Un oubli purement mathématique doit être réparé, surtout quand cet oubli signifie que des votes n’ont pas été pris en compte.19177086.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

    Le PV de la commission est définitif…

    Il faudrait connaitre la pratique de l’UMP ou le texte d’un règlement non publié sur le site. L’article 29 du statut dit en tout et pour tout :

    « Avant le Congrès, le Conseil National élit en son sein une Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales composée de sept membres titulaires et de deux suppléants.

    « Elle a autorité pour préparer et organiser les opérations de vote nationales et territoriales et s’assurer de leur régularité. Elle rend compte devant le Bureau Politique ».

    Peut-on légalement rectifier une décision prise ?

    Les tribunaux connaissent cette question des erreurs matérielles, et il existe une procédure de rectification de ces erreurs. Il faut qu’elles soient purement matérielles, et ne remettent pas en cause l’appréciation portée sur les faits. Cela joue pour une erreur de calcul.

    Donc, l’argument selon lequel la Cocoe a statué et aucune rectification n’est possible, ne vaut pas tripette.

    Mais Fillon est obligé de saisir la commission des recours !

    C’est loin d’être évident.

    La Commission nationale des recours statue sur les refus d’adhésion (art. 31), les recours formés contre les décisions disciplinaires (art. 32) et, sur demande du bureau politique, sur les infractions aux statuts ou aux décisions des instances et des organes de direction de l’Union commises par un adhérent ou un comité (art. 33).

    Il n’est dit nulle part qu’elle soit organe de recours pour les élections, et le règlement intérieur publié ne dit rien non plus.

    affiche-La-Vie-d-une-autre-2011-1.jpgD’ailleurs, l’article 29 prévoit que la Cocoe, qui s’assure de la  régularité des élections en « rend compte devant le Bureau Politique ». Nous sommes donc dans le cadre d’un examen politique, et je ne vois pas bien ce qui interdirait le Bureau Politique de demander la réparation de cette mathématique, car la fidélité au statut est que le vote des militants soit respecté.  

    Le recours en justice serait irrecevable si Fillon n’a pas d’abord saisi la commission des recours.

    Ni le statut, ni le règlement intérieur ne prévoit une telle disposition qui, si elle existait, devrait être explicite pour bloquer un recours devant le juge de droit commun.  

    Mais en défense, Copé pourrait opposer qu’il y a eu des vraies fraudes, et qu’il faut les prendre en compte.

    Il pourrait le demander, mais il est peu probable que le juge accepte… et se mette lui-même à recompter les 150 000 bulletins. Surtout, il y a eu une décision politique de la Cocoe, qui est seule maître pour apprécier la régularité de l’élection. Après bien des débats internes, le choix a été fait de prendre en compte tous les suffrages, avec l’idée que les fraudes se neutralisaient, et il est hautement improbable qu’un tribunal s’estimerait en droit de revenir sur un tel choix, qui est de nature politique et relève de la souveraineté du parti. Il en va différemment du rétablissement d’une erreur mathématique.  

    Fillon exercera-t-il le recours ?

    Il a fait part de sa volonté de rétablir le résultat, et a parlé de recours en justice. Mais il n’est pas le seul à pouvoir exercer ce recours. Tout militant a intérêt à agir, car la rectification de l’erreur mathématique conduit à inverser le résultat. Ce qui intéresse chaque militant. 

     

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  • Les aventures de Liliane, Eric et Nicolas

    Picsou.pngLe juge d’instruction de Bordeaux s’intéresse de trop près à mes amis Eric et Nicolas, parce que les présidentielles s’approchent ? Hum, hum… Nous n’avons pas le dossier, mais nous avons quand même de quoi poser des questions.

    Liliane est l'héritière de L'Oréal. Donc plein de sous. Liliane, héritière, s’intéressait certes au business, mais elle ne dirigeait pas elle-même, aussi elle s’est entourée d’excellents conseillers. Des hommes de confiance.

    Autre petit problème. Liliane, du fait de l’avancée de l’âge, souffre de troubles neurologiques dégénératifs de la mémoire. Les experts médicaux ont situé l’entrée clinique dans l’état de démence en 2006 : «démence mixte» et «maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère avec un processus dégénératif cérébral lent ». Ce qui a amené à des mises en examen pour abus de faiblesse, s’agissant de généreux dons d’argent faits depuis cette date.

    Nouvel épisode en 2007. Une année riche… d’évènements.

    L'ex-comptable de Liliane, Claire, a expliqué au juge qu'elle avait connaissance d'un financement illégal en espèces de la campagne de Nicolas en 2007, et elle parle de 150 000 euros. Le genre de retraits qui laisse des traces sur les comptes, des souvenirs au banquier, et un juge dit connaître le nom de témoins. Claire explique que l’argent était remis par Patrice à Eric, qui était le trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas. picsou-fakir-web-1201743697.jpg

    Après les élections, Eric a été nommé par Nicolas ministre du Budget. Il est resté trésorier de l’UMP, et Patrice faisait partie du premier cercle des donateurs de l’UMP (Je dois vous préciser que Patrice est accro au débat d’idées).

    En 2007 encore, Florence, l’épouse d’Eric, a été embauchée par Patrice comme gestionnaire de fortune de Liliane, avec 200.000 euros annuels de salaires. En 2008, Eric a remis la Légion d'honneur à Patrice, mais c’était sûrement sans s'en rendre compte.

    A cette époque, la fille de Liliane, lassée de voir cette cour, a engagé des procédures pour faire constater qu’une mesure de protection sous le contrôle d’un juge des tutelles était nécessaire, et elle demandait que les bénéficiaires de dons soient poursuivis pour abus de faiblesse. Ah, ah, bien fâcheux… Mais les preuves étaient-elles suffisantes ?

    Là entre en scène le majordome, témoin de bien des choses croquignolesques, et qui avait décidé d’enregistrer ces scènes non courantes de la vie. Entre autres, on note que l’Elysée semblait manifester une grande confiance dans les efforts de Philippe le procureur, qui ne croyait pas trop à l’affaire.

    picsoupubmonetisationrevenusadsense.jpgOui, mais paf ! L’enquête de Philippe a été annulée, et Philippe a été mis en examen pour avoir surveillé de trop près les journalistes qui s’intéressait à l’affaire.

    Le dossier a été transféré au tribunal de Bordeaux, et les trois juges d’instruction semblent eux prendre l’affaire très au sérieux, avec de nombreux actes et des mises en examen. Ils ont même fait saisir les comptes de la campagne de Nicolas de 2007, et on a vu s’ouvrir un nouveau volet du dossier pour « trafic d'influences et financement politique illégal ».

    Mardi, la Cour de cassation a dit que les enregistrements du majordome étaient des données de fait, dont les juges devaient apprécier la valeur et la portée. Le lendemain, les juges ont fait délivrer une convocation en vue d’une éventuelle mise en examen d’Eric.

    Les 150 000 euros, ce n’était pas pour Eric, mais pour une activité politique. Laquelle, et de qui ? Suspens terrible… Si les résultats confirment les sondages, Nicolas devrait être libéré de sa charge au mois de mai, et je pense qu’il peut s’attendre à un petit voyage à Bordeaux.

    Et tant qu’il serait à Bordeaux, Nicolas pourrait en profiter pour faire une pause à l’Ecole Nationale de la Magistrature. En toute amitié, je lui propose une conférence sur thème : « Pourquoi je voulais supprimer le juge d’instruction ». Je pense que ça serait intéressant.

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