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portugal

  • Aux neuneus de la moralisation : La noble pratique portugaise

    Quel lamentable spectacle de voir les 308 « dépités » de En Marche ! voter à main levée pour le candidat unique imposé par le Prince, ce malheureux Ferrand dégagé du gouvernement car embrouillé dans une affaire, et recyclé comme parlementaire. Ça promet ! Cette même équipe de godillots radicalisés s’apprête à voter la loi sur la moralisation de la vie politique, juste avant de déléguer le pouvoir législatif au gouvernement pour réécrire le Code du travail, ce texte protecteur des salariés, qui est la base véritable de la vie familiale. Alors, moralisation…

    A cette belle équipe lunaire, je propose une saine lecture, à savoir le site l’Assemblée de la République portugaise qui, loin du naufrage gluant de la morale, publie sur son site le statut des parlementaires, et trimestre après trimestre, les exactes sommes qu’ils perçoivent, comme rémunération et comme frais.

    Je vous laisse lire, c’est absolument parfait.

    Je pose donc juste cette question à notre brochette de rigolos : pourquoi ne pas laisser tomber la morale, et tout simplement publier les sommes perçues comme revenus et frais, vu que c’est de l’argent public au service de la collectivité ?

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  • Vive la Gauche portugaise

    La gauche portugaise a réussi quelques exploits.

    En un, parvenir après les élections de 2015 à une alliance électorale de tout l’éventail de la gauche, et une alliance qui a duré, ce qui reste un modèle.

    En deux, s’affirmer dans l’Europe, car le repli dans les frontières ne veut rien dire, et dans l’Union européenne, parce qu’il faut respecter des engagements d’État, et surtout, parce que la critiquable et tant décriée Commission Européenne, contrairement à la légende, n'impose pas les politiques d’austérité. Avec insistance, elle rappelle qu’un pays qui s’endette devient la proie des banques, et que plus des banques rendent leur argent disponible pour les Etats, moins il en reste pour les entreprises et les particuliers. La relance par l’emprunt public a ses vertus, mais ce n’est plus d’époque. 

    Le gouvernement portugais a tracé sa voie : réduire le déficit sans passer par les politiques d’austérité. Le Portugal a ramené son déficit public à 2 % en 2016, avec comme perspective 1 % en 2018 puis l'équilibre budgétaire en 2020. Tu piges, mon pote ? Mário Centeno, ministre de l’économie, souligne la qualité du résultat : « Nous avons une occasion unique d'en finir avec la théorie selon laquelle l'Europe est condamnée à un avenir fait seulement d'austérité. Notre modèle est une recette exportable dans tout le continent ». Une réussite pour Antonio Costa, le premier ministre socialiste et son gouvernement de gauche.

    Et oui… Les dirigeants portugais ont renoncé à de grands plans de dépenses, genre les grands travaux… et à l'austérité. Ils ont misé sur la cohésion sociale, en cherchant à redonner confiance aux classes moyennes. Le gouvernement a allégé la pression fiscale sur les ménages, a relevé le salaire minimum et retraites et a restitué les 35 heures pour les fonctionnaires. Avec une prudence de sioux, il a compensé par une augmentation de l'imposition sur les sociétés et sur l'immobilier, et il a créé de nouvelles taxes.

    Ces chocs ont été acceptés, parce que le renforcement de la cohésion sociale, appuyé sur les exportations et de tourisme, a dopé l’économie : pour cette année, la croissance sera entre 1,5 à 1,8 %.

    La gauche, ce n’est pas « changer la vie » ! Let me be... Renforcer la société et la solidarité, pour redéployer les vraies forces de l’économie, cela suffit largement. Bravo aux dirigeants portugais, véritable contre-modèle aux discours illusionnistes de la gauche en Europe.

    Si j’étais portugais, je n’aurais pas de mal à savoir pour qui voter…

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  • La plus belle des musiques nous vient de Lisbonne

    Pour cet été, pas de meilleure destination que le Portugal, sympathique, accueillant et porteur. Prise de contact à Lisbonne, vous y serez à l’aise en quelques minutes, et prévoyez une virée à Belem, pour sentir l’air de l’histoire. On poursuit par trois nuits à Bairo Alto, la vieille ville sur les hauteurs de Lisbonne, c’est un monde et chaque nuit est une merveille. Si vous arrivez à quitter ce plus tendre de tous les pièges, cap sur la délicieuse Porto, le cœur du Portugal. Là, installez-vous... Et pour vous remettre, faites-vous prescrire par votre médecin préféré quelques jours sur les plages d'Algarve.

    Dans l’immédiat, et parce que c’est la beauté qui sauvera le monde, voici le fantastique concert de Mariza à Lisbonne. Irremplaçable fado… Préparez vos larmes pour la fin du concert. Après une saisissante montée en pression qui atteint les sommets avec Chuva, il ne reste plus rien quand Mariza chante Ó Gente Da Minha Terra... L'émotion déborde…

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  • Rui Veloso... et le Portugal chante !

    Voici Rui Veloso, un grand du rock, du rock tendance Portugal joué sur terre, pensé depuis la mer, et porté par tant de passion. Je suis totalement partial, car totalement accro au Portugal. Pour ce concert enregistré le 24 février 2003, Rui Veloso a laissé la guitare électrique… pour une guitare, et tous ses musiciens ont fait de même. Le résultat est merveilleux, une grande unité de son… très Sud, très méditerranéen, mais couleur Portugal.

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  • Le Portugal veut vendre une collection de 85 œuvres de Miro !

    L’argent les fait devenir dingues ! Le gouvernement portugais, pour renflouer ses caisses, s’apprêtait à faire vendre aux enchères une inestimable collection de 85 œuvres de Joan Miro. Heureusement la justice a bloqué l’affaire. Provisoirement…

    Ces tableaux, l’Etat les a payés bien chers, lorsqu'en 2008, il a dû nationaliser la banque BPN, qui était en déconfiture, suite à des opérations frauduleuses. Je rappelle en effet, à tous les intoxiqués par la lepenisterie – un syndrome de délabrement du bulbe, qui se soigne par la lecture de 5 pages de Victor Hugo ou d’Emile Zola par jour – que ce ne sont pas les pauvres qui ruinent un pays, mais les banques.

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    Avec ces 85 peintures, pratiquement inconnues du public car elles relevaient de la propriété privée, le Portugal a de quoi organiser une extraordinaire musée, qui nous donnera une raison de plus d’aller viser ce merveilleux pays.  

    Oui, mais voilà, la rencontre de l’art et des publics du monde, ce n’est pas le truc du misérable gouvernement de Droite qui applique les bons remèdes du Docteur Barroso : le destin d’un peuple est de s’ajuster sur un taux bancaire. Alors, on vent tout ce qui rapporte du cash : et les pingouins de l’épicerie Christie's faisaient déjà miroiter une rentrée de d’argent de 30 millions d'euros. Une goutte d'eau au regard du budget du Portugal, Non, mais je rêve : bazarder un tel trésor, et le retirer du public pour une grande nuit privée. Des sauvages. Ecoutons Jorge Barreto Xavier, qui fait office de secrétaire d'Etat à la culture : « Ce n'est pas la priorité du Portugal de garder une collection de cette dimension d'un grand peintre espagnol du XXe siècle ». Authentique !

    Première à réagir, l'Association portugaise de muséologie : « Une collection des tableaux de Miro est un ensemble artistique générateur de richesse partout dans le monde et a fortiori dans un pays touristique comme le Portugal ». Les députés socialistes ont pris de relais, et saisi le tribunal administratif de Lisbonne en urgence, alors que les tableaux étaient déjà à Londres, dans le garage de Christie's, pour être vendus début février. Le tribunal administratif a estimé qu’il ne pouvait bloquer la vente en urgence, mais il a expliqué qu’il y avait de sérieux débats sur la validité de l’autorisation de sortie des biens. Un argument pris très au sérieux par Christie's, qui doit la sécurité juridique à ses clients sauf à les indemniser : « Les incertitudes judiciaires créées par le différend entre l'Etat et des députés d'opposition au Portugal au sujet de cette vente signifient que nous ne pouvons pas proposer ces œuvres à la vente. Nous avons la responsabilité à l'égard de nos clients de leur transmettre, sans problème aucun, les droits de propriété ». Et hop, les 85 tableaux sont revenus au Portugal. Provisoirement, car les vautours ne lâchent pas comme ça leur proie.  

    Le gouvernement a donc repris la procédure de sortie des œuvres, à destination de l’épicerie Christie’s, qui avait prévu la vente pour juin. Le premier ministre, Pedro Passos Coelho, a doctement expliqué que les frais d'entretien étaient trop importants... Mais cette fois-ci c’est le Parquet général de la République qui a saisi le Tribunal administratif de Lisbonne dans le cadre d'une procédure en référé « en défense du patrimoine culturel ». Et le Parquet a bloqué la vente.

    Ah, un parquet indépendant,… ça vous transforme une justice. 

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