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présidentielle

  • Elections US : Le tout petit score de Trump

    Trump grand vainqueur… Tu parles, c’est juste un rescapé de la défaite de Clinton, rien de plus. Regardons les chiffres, et soudain tout est plus clair. Comment ont voté les 230 millions d’inscrits ?

    La participation a été de 54,2 % Un chiffre presque en continuité, et qui montre à lui seul la faiblesse de la « grande démocratie ». Le record avait été battu en 2008 avec la première élection de Barack Obama, avec 57,10 %, mais à 55% on est dans la moyenne. Bref, un étatsunien sur deux ne se sent pas concerné.

    Ensuite, les scores réels.

    Donald Trump gagne avec 60 265 858 voix, pas mal… mais en réalité, il a réuni moins d’électeurs que Mitt Romney en 2012, avec 60 929 152. Ce mec est un looser.

    Le chiffre clé, c’est l’écroulement des électeurs démocrates, passés de 65 899 660 pour Barack Obama en 2012 à 60 839 922 pour Clinton. Cinq millions d’électeurs volatilisés…

    Bref, Trump est élu par 25 % des habitants, avec un score en baisse. Éventuellement, il devrait pour la suite se rappeler qu’il a été bien mal élu.

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  • Alors, on va se reprendre Sarko ou non ?

    Les présidentielles, c’est en 2017, mais la question est déjà le retour ou non de Sarko. Mon ami DSK – venu inaugurer la salle Sofitel Manhattan qui lui a été dédiée à la Fondation Jean Jaurès – me rappelait hier soir, lors d’une conviviale rencontre au Carlton de Lille, qu’il y a beaucoup d’imprévu sur le chemin d’un candidat : « Nom d’une pipe, tu crois tenir le bon bout, mais tout se barre en couilles et tu te retrouves dans de beaux draps ». Soyons donc prudents, mais quand même...

    Avec Hollande à 20 % dans les sondages et ce gouvernement en phase de dépucelage permanent, on conçoit que ça démange du côté de l’UMP. Aux européennes, le FN sera en tête, et ça incitera d’autant plus la Droite à réagir. Oui, mais avec quelle place pour Sarko ?

    Je me souviens de ce moment de bonheur, quand Sarko avait, à quelques jours de la présidentielle, expliqué que s’il perdait, il arrêterait la vie politique. C’était un incitatif puissant à voter Hollande, même si… Et au final, nous voici marrons, avec Hollande à l’Elysée et Sarko qui frétille d’y revenir.

    Avant de jouer la revanche de 2012, Sarko doit s’imposer comme candidat de la Droite. Ce type, qui magnétise et a une vraie audience, retrouve vite son air conquérant pour avertir ses amis de Droite qu’il va les rétamer en cinq minutes.

    C’est un peu plus compliqué.

    D’abord, Sarko-le-grand-héros a été l’homme de toutes les défaites électorales. Sous son mandat, l’UMP a perdu toutes les élections, et plus d’un élu est convaincu d’avoir payé les frasques et les incohérences de Sarko. Alors, remettre le couvert… Sarko se sert de l’UMP pour gagner, mais après, c’est terminé. L’UMP, ruinée, a même dû lancer un appel public à la générosité pour éviter le dépôt de bilan après le rejet du compte de campagne de Sarko, lequel Sarko n’a pas voulu casser sa tire-lire… Le genre de truc qui laisse des traces.  

    Les dirigeants ? Si Sarko est investi, puis gagne, ils sont destinés à devenir des serpillères institutionnelles, comme Fillon considéré comme un « collaborateur ». Sarko gère tout et le ministre est juste bon à déblatérer les éléments de langage de la cellule de com’ de l’Elysée. Etre du premier cercle, c’est no return. Faites le bilan… A part Lagarde expatriée au FMI, c’est un vrai plan social.

    Joue ensuite la jeune garde de l’UMP. Les Le Maire, Baroin, Bertrand, Wauquiez, Pécresse ont tous des vues généreuses sur leur avenir. Sauf que si Sarko est candidat, puis réélu, la jeune garde passe son tour… et tchao la belle carrière ! On voit aussi de beaux sourires de façade mais, d’un point de vue objectif, leur avenir passe par l’élimination de Sarko.

    Sarko garde la cote chez les militants,… mais il refuse les primaires. Il les gagnerait contre Juppé, Fillon, ou un des jeunots, mais les concurrents sont sérieux, et il estime qu’un score moyen le plomberait. De leur côté, les autres présidentiables de l’UMP jouent à fond la carte des primaires, qui sont statutaires, et on voit mal comment Sarko pourra faire abstraction d’un candidat UMP… surtout que c’est l’UMP qui tient les finances.

    Et puis, il y a le fond, même s’il est devenu peu épais dans notre vie politique. Les options de politique économique compteront, et comment sera gérée la tentation d’un libéralisme à tout crin, genre Cameron débridé, dans le but de se démarquer d’un Hollande centriste ? On casse les schémas ? … Vraiment ?

    C’est sur le plan politique que ce sera le plus chaud. La vision Sarko, c’est reprendre les thématiques FN pour rapatrier les électeurs vers la maison UMP. Le résultat est remarquable : un FN au plus haut, dédiabolisé et de plus en plus à l’aise… Alors, peut-on espérer qu’une Droite raisonnable se ressaisisse, retrouve ses attachements populaires, le sens social, et dégage comme des virus flapis les thèmes du FN ? 

    Si Juppé gagne bien à Bordeaux et récupère la présidence de la Communauté urbaine, il va se sentir des ailes, et il partira avec méthode tenter sa chance aux primaires, ça parait assez évident. Après une décennie d’inconstance, le retour d’un politique réputé sérieux et compétent serait un sacré argument. Le vieux Juppé trouvera des alliés avec ceux qui veulent tourner la page Sarko, ce qui fait du monde dans le staff de l’UMP. Mais pour aller loin, Juppé sera obligé de trouver un deal avec le p’tit nerveux. Sarko qui a fait perdre la Droite en 2012 peut-il encore la faire perdre en 2017, au motif de sa fierté mal placée ? A suivre.

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    Sarko est parti en campagne

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