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  • Sisco : La presse, ça devient grave…

    Comment croire ce que la presse nous explique d’Alep, quand on constate un bidonnage maximal sur ce qui s’est passé à Sisco ? À ce niveau-là, ça devient quand même grave. Et bien sûr jamais un mot d’excuse.

    Nous avons tous entendus la même chose : un groupe d’islamistes à la plage, avec des femmes en burkini ; des passants veulent faire des photos de cette crique, et les barbus s’y opposent violemment parce qu’il ne faut pas prendre des photos de leurs femmes. Bref, c’est la charia à la plage.

    Sauf que tout est faux.

    Il s’agit d’un groupe d’emmerdeurs, menés par trois frangins, dont un  qui a un casier noir comme un corbeau, qui veulent garder pour eux cette crique toute la journée. Le procureur parle d’une logique de caïdat et de privatisation de la plage, avec des incidents depuis le matin pour garder ce « territoire ». Et ça a dégénéré dans l’après-midi avec des faits très violents.

    Lors de l'audience d’hier, le procureur a tenu à exclure une quelconque radicalisation. Il n’y avait pas de burkini, et la rixe n'a pas été déclenchée par une photo d'une maghrébine se baignant.

    C’est grave et inquiétant.

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  • Le Monde (occidental) trampouille dans la magouille

    affiche_de_propagande.jpgExcellent texte publié par l’excellent site ACRIMED, garanti 100 % sans complotisme, dont je ne saurais que trop recommander la lecture. Des pros de la presse – et nous avons besoin des pros – qui décryptent jour après jour, dans la joie et la bonne humeur, comment la presse mainstream nous enfume, ou du moins le cherche. En fait, c’est le vrai drame  des journalistes : plaire à l’annonceur ou plaire au lecteur ?

    Les journaux ne tiennent pas sans la pub, et ils sont donc amenés à nous vendre la soupe de l’ordre établi, qui ouvre vers la culture de la soumission ; dans le même temps, les journalistes souhaiteraient être achetés et lus, et pour cela il faut publier des informations qui respectent l’intelligence normale du lecteur… Mais là ça coince, car les patrons de la pub ne laissent pas faire. De ce point de vue, le seul grand journal honorable qui défend librement sa ligne – que je n’apprécie pas plus que ça, mais peu importe – c’est Le Canard enchaîné, qui ne fait son chiffre d’affaires qu’avec ses ventes.

    Alors ce texte d’ACRIMED ? C’est la preuve d'une réécriture d'une interview de Philippe Martinez. Martinez est l’un de nos rares dirigeants de classe nationale et, invité du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, il a été littéralement allumé par un trio de folie : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Les « éditocrates », des commissaires politiques de l’ordre établi. A tous les trois, ils se sont lâchés, un festival.

    Mais là où ça devient bien rigolo, c’est que Le Monde (Occidental) a tellement honte de sa co-production, que pour la publication « papier »,  de l'interview, il a réécrit les questions posées. Vous trouverez ci-dessous les questions reformulées et les vraies, et vous admirerez notamment la finesse des (vraies) questions posées par la poule de référence, Françoise Fressoz. 

    - Le Monde (Occidental) réécrit l’histoire comme la presse de Al-Sissi ?

    - Oui.

    Voici le texte d’ACRIMED

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    Le Monde maquille un interrogatoire de Philippe Martinez

    par Frédéric Lemaire, ACRIMED

    Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du « Grand Rendez-vous », animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…original.80912.demi.png

    À la lecture de la retranscription par Le Monde du « Grand Rendez-vous » du 19 juin, le ton semble presque cordial entre le secrétaire général de la CGT et ses interlocuteurs. Voici l’intégralité des questions rapportées par le quotidien du soir :

    – « La violence est montée de plusieurs degrés ces derniers jours. N’est-il pas temps de marquer une pause dans les manifestations ? »

    – « Chaque manifestation est marquée par des incidents, cela ne vous interpelle-t-il pas ? »

    – « Pensez-vous qu’il y a une espèce de complicité entre le gouvernement et les policiers ? »

    – « Allez-vous maintenir les deux manifestations prévues les 23 et 28 juin ? »

    – « Manuel Valls réitère son appel. Il vous demande de renoncer à manifester… »

    – « Considérez-vous qu’avec ce texte, François Hollande a déclaré la guerre à la CGT ? »

    – « Les 23 et 28 juin, ce seront les dernières manifestations ? »

    – « Vous allez continuer tout l’été ? »

    – « La CFDT soutient le texte et parle de progrès pour les salariés. Pourquoi la CGT refuse-t-elle si farouchement le développement de la négociation dans l’entreprise ? »

    – « Comment expliquez-vous qu’à chaque élection, la CFDT progresse ? » 

    On note certes une forme d’agacement à l’égard des manifestations : faut-il les « maintenir », y « renoncer », « faire une pause » ? Ces manifestations « marquées par des incidents » vont-elles « continuer tout l’été » ou s’agit-il des « dernières » ? Les questions retranscrites par le quotidien sont pourtant bien loin de refléter l’animosité à laquelle a dû faire face Philippe Martinez, lors de l’interview diffusée sur Europe 1.

    En témoigne l’introduction de l’émission par Jean-Pierre Elkabbach, rapportée par Daniel Schneidermann :

    petain3.jpg« Est-ce que je peux vous féliciter ? […] Bravo Monsieur Martinez. Vous êtes devenu le metteur en scène et l’acteur d’un spectacle douloureux et épuisant pour les Français, et coûteux pour la France et pour son image […] On n’est pas en tête de tous les cortèges et de tous les combats d’arrière-garde, on ne nuit pas à la croissance et aux emplois, sans en payer un jour l’addition […] Philippe Martinez, vous pouvez encore montrer que vous savez tenir compte du danger terroriste qui menace toute l’Europe et même la France, et finir une grève qui est désormais sans beaucoup de grévistes ».

    Une tirade hallucinante et hallucinée suivie d’une série de prises à partie, doublées de prises de parti, dont les éditocrates ont le secret. Nous en reproduisons un florilège ci-dessous. Petit jeu : saurez-vous retrouver, dans cet interrogatoire d’une violence, d’un mépris et d’une malveillance rares, les questions anodines retranscrites par Le Monde ?

    – Jean-Pierre Elkabbach : « La nation toute entière est bouleversée par le meurtre de deux policiers, les gens soutiennent les policiers, leur rend hommage, on vous a rarement entendu dire merci à la police. »

    – Françoise Fressoz : « La violence est partout, on l’a vu en Grande-Bretagne avec le débat sur le Brexit qui se termine par un mort. Est-ce que vous, vous dites il faut arrêter, avec un mort on ne peut pas continuer comme ça [sic]. »

    – Françoise Fressoz (toujours en référence au meurtre de la parlementaire britannique Jo Cox et du « climat de violence ») : « Vous parlez de la radicalité d’extrême-droite, est-ce qu’il n’y a pas, au sein même de vos cortèges, une radicalité d’extrême-gauche qui cultive la même violence ? »

    – Françoise Fressoz : « Certaines de vos sections CGT ont quand même attaqué les policiers… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce qu’il y aurait, dans votre esprit, une sorte de complicité, de complot entre le gouvernement et les policiers ? »propagande_petain.jpg

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce que vous demandez aux vôtres d’éviter de vilains contacts avec les policiers ; qu’on ne voie plus, comme les photos l’ont montré, des cégétistes en chasuble rouge jeter des pavés ? »

    – Michaël Darmon : « Est-ce que vous maintenez les prochaines manifestations, et quelles sont les garanties que vous allez pouvoir fournir pour que ça ne dégénère pas ? »

    – Françoise Fressoz (Martinez évoquant le soutien aux mobilisations) :« Vous pensez que l’opinion publique soutient les casseurs ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (Martinez évoquant l’annulation d’une manifestation à Toulouse pour cause de match de l’Euro et de la présence de hooligans) : « D’accord, on protège une nouvelle fois les supporters des matchs de foot, mais l’ensemble des Français non, M.Martinez ? […] Pourquoi vous n’annulez pas les deux prochaines manifestations puisque vous avez entamé une discussion ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Vous n’avez aucune idée [du coût des manifestations pour la CGT], vous qui demandez la transparence ? […] Et est-ce que vous avez une idée, depuis quatre mois, de ce que ça a coûté à la fois aux français, et à la CGT ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « [La croissance] aurait été formidable, s’il n’y avait pas eu toutes ces manifs, cette stagnation… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Donc vous confirmez que c’est une grève sans grévistes ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (en parlant des menaces d’interdiction de manifestation par Manuel Valls) : « Mais avertir d’une interdiction possible, ce n’est pas interdire […] si de votre côté vous dites tout sera fait pour respecter l’ordre public… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Pour la précédente manifestation vous avez dit : "Ça a été énooorme !". Et vous avez multiplié les chiffres, etc. Le 23 et le 28 vous dites : “Ça va être énorme !” ? Qu’est-ce que vous dites ? Est-ce que ça va être les dernières manifs ? »

    Confiance.jpg– Jean-Pierre Elkabbach (après un long échange, sur un ton exaspéré) :« Mais M. Martinez, est-ce que ça veut dire que ça va être les deux dernières manifs ? »

    – Michaël Darmon (sur le même ton) : « Vous allez continuer tout l’été ? »

    – Françoise Fressoz : « Le gouvernement, il a dealé avec un syndicat, et il est en train de gagner la partie… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Vous avez demandé de suspendre les débats et les votes au Parlement. Est-ce que ça veut dire pour vous que la représentation nationale et les députés, les sénateurs sont des marionnettes et qu’ils ne comptent pas ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (en réponse à Philippe Martinez pour qui la CGT a fait des propositions au gouvernement) : « Oui, mais elle met un revolver sur la tête avec un million de gens dans les rues ! »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Mais comme vous ne signez rien, pourquoi vous vous plaignez ? »

    – Françoise Fressoz : « Vous entendez ce que dit Manuel Valls, il dit la CFDT elle a dix ans d’avance sur les autres. Elle est sur une logique d’accord d’entreprise qui n’est pas la vôtre, mais qui est une logique réformiste. »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Il y a deux stratégies, la vôtre et celle de la CFDT. D’un côté il y a la négociation, le compromis, la recherche des réformes, et la contestation de rue, qui va l’emporter ? Pourquoi ne pas aller vers le compromis et la réforme ? Pourquoi ne pas faire de la CGT un syndicat réformiste, qui ne considère pas que la minorité a toujours raison sur la majorité ? »

    *   *   *

    La minorité des éditocrates semble, quant à elle, bien déterminée à « prendre en otage » le débat public, et imposer ses vues sur la nécessité des « réformes », voire du « réformisme ». En direct, tous les coups sont permis : attaques sournoises, amalgames injurieux… Mais sur le papier, il convient d’être plus policé ; et on ne trouvera pas la trace des crocs en jambe adressés à Philippe Martinez dans la retranscription du « quotidien de référence ». Les aboiements des chiens de garde ont-ils résonné trop fort pour les colonnes du Monde ?


    Frédéric Lemaire

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  • Merci Anja Reschke, et vive la presse-télé !

    Combien de fois avons-nous tempêté devant ces journalistes télé qui disposent d’un outil fantastique, et le laissent au service des financiers, ne cherchant qu’à vendre du temps de cerveau disponible. Gloire et honneur aussi à cette magnifique sortie d’Anja Reschke, une journaliste de la chaîne de télévision publique allemande.

    Mercredi, lors d'une émission qu'elle anime, elle a trouvé les mots, le ton et la classe pour dénoncer l’installation d’un racisme serein, et appeler chacun à réagir, car le racisme – sous couvert visqueux de la vulgate « nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde »   n’a pas de place chez nous : « Les auteurs de cette haine doivent comprendre que notre société ne tolère pas cela. Il faut ouvertement clouer au pilori ceux qui tiennent des discours extrémistes, qui disent que les réfugiés sont des 'parasites qui doivent être chassés, brûlés ou gazés' ».

    « Clouer au pilori... » Merci Anja, du fond du cœur, merci. 

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  • Israël : Cinq minutes de joyeuse propagande dans Le Monde (occidental)

    Voici le drolatique article publié hier par Le Monde (occidental) sur la situation en Israël après les actes criminels de Naplouse : un bébé mort, ses parents entre la vie et la mort, dans le contexte de la colonisation. 

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    *   *   *

    Arrestation d’un extrémiste juif en lien avec les violences antipalestiniennes

    Les services de sécurité israéliens ont annoncé avoir arrêté, lundi 3 août, un chef de file juif extrémiste, Meïr Ettinger, quatre jours après l’incendie criminel qui a coûté vendredi la vie à un bébé palestinien en Cisjordanie occupée« Meïr Ettinger a été arrêté à Safed en raison de ses activités au sein d’une organisation juive extrémiste », a indiqué un porte-parole du Shin Beth, le service de sécurité intérieure.

    Âgé d’une vingtaine d’années, M. Ettinger a été arrêté « pour des crimes nationalistes », a affirmé une porte-parole de la police, sans préciser s’il était soupçonné d’être directement impliqué dans l’incendie de vendredi ou s’il était inquiété pour sa participation à d’autres violences racistes. Sur son blog, Meïr Ettinger avait justifié ces derniers jours des attaques contre le « péché » que représente selon lui l’existence d’églises et de mosquées qualifiées de « lieux de cultes païens ».

    Il doit être présenté devant un tribunal mardi pour la prolongation de sa garde à vue. Selon les médias israéliens, il serait soupçonné d’être le cerveau d’un groupuscule responsable de l’incendie le 18 juin de l’église de la Multiplication des pains sur les bords du lac de Tibériade, un des hauts lieux du christianisme.

    Meïr Etttinger est le petit-fils de Meïr Kahane, un rabbin fondateur du mouvement raciste anti-arabe Kach, assassiné en 1990 à New York. Il avait été interdit de séjour au début de l’année pour une période d’un an en Cisjordanie et à Jérusalem « en raison de ses activités », a précisé le porte-parole du Shin Beth.

    Il pourrait être placé en détention administrative pendant plusieurs mois dans le cadre du durcissement de la politique contre les « terroristes juifs » annoncé par le gouvernement. Ces détentions administratives habituellement utilisées contre des Palestiniens peuvent désormais être appliquées à des Juifs si les preuves accumulées contre les suspects ne sont pas suffisantes pour justifier l’ouverture d’une procédure judiciaire normale, ou s’ils refusent de parler durant les interrogatoires.

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    Ah que c’est beau le droit raconté par Le Monde (des ténèbres) … Sauf que…

    1/

    Le fait dont le monde entier parle, c’est un acte criminel, un assassinat en bande organisée. Pour faire sérieux, l’assemblée des crapules, au cerveau programmé par le philosophe George W. Bush, a parlé de terrorisme. Avec ce mot magique, on a vite compris : encore de la manip’ à la con, genre la masse des gentils contre d’irréductibles méchants, ultra-minoritaire... C’est donc le premier tour de passe-passe : rien à dire contre la colonisation, seuls les colons extrémistes qui sont condamnables ! Merci Le Monde (de l’entourloupe)... La colonisation est une violation grave des Conventions de Genève, et un crime de guerre, comme le rappelle l’excellent rapport du Professeur Pal Wrange, de ce mois de juillet, rédigé pour le compte du Parlement européen. Et comme Netanyahu vient de signer l’accord pour 800 nouvelles constructions, on attend l’édito du Monde (des indignations sélectives) : « Violations graves du droit et crimes de guerre : qu’attend la CPI pour poursuivre Netanyahu ? ». Trop franc et trop risqué : ce n'est pas le genre de la maison, qui préfère commenter les communiqués du Shin Beth. 

    2/

    Quand il y a un crime, c’est la police judiciaire qui enquête, soit la police sous le contrôle de la justice, car il faut réunir des preuves dans le cadre du procès équitable. Mais là, c’est le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, qui est à la manœuvre. Rien à voir donc avec l’affaire de Naplouse, ni avec l’idée de justice. D’ailleurs, cette arrestation est un pur dérivatif : un mec archi-connu, surveillé par la sécurité 24 heures sur 24, et qui dit tout ce qu’il pense sur son blog. Tellement allumé qu’il a été interdit de séjour en Cisjordanie et à Jérusalem... Donc, on n’a pas progressé d’un centimètre, et cette fausse annonce est juste une manière de nourrir le mythe des colons gentils, pollués par les méchants…

    3/

    Le Monde (qui nous prend pour des crétins finis) nous explique que les services de sécurité israéliens sont tellement bienveillants à l’égard des Palestiniens que le mec a été arrêté alors qu’en fait il n’y a aucune preuve contre lui. Il ne sera donc pas inculpé, et il sera simplement placé en rétention administrative, ce régime qui était réservé aux Palestiniens, et qui par miracle du calendrier, vient d’être ouvert au Israéliens... 

    Admirons au passage cette parfaite culture de la soumission, dans la balance de cette phrase : la rétention administrative était réservé « aux Palestiniens » et elle est désormais possible pour  « les Juifs». La confessionnalisation de l'Etat d’Israël comme un fait acquis... La doctrine Netanyahu parfaitement métabolisée par la propagande occidentale. 

    Donc, pour résumer la pensée du Monde (de la poussière) : la colonisation n’est pas un crime, et les services de sécurité assurent le respect des normes impératives du droit international. Merci les amis du Monde (de la daube), et bonnes vacances ! 

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  • Les cons en correctionnelle : La justice va être débordée

    Enfin un plan de relance de l’activité pas con, avec la jurisprudence Bedos : poursuivre au tribunal ceux qui traitent autrui de « con » ou de « conne ». Avec 60 millions d’habitants en France, et qui ne sont pas que des cons, ça doit représenter chaque jour quelques millions d’infractions : con, conne, espèce de con, fais pas le con, pauvre conne, fait chier ce connard, t’es vraiment un con, putain ce qu’il est con celui-là… Cas grave, cette connerie d’autoaccusation : te me prends pour un con.

     

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    Bref, les cons fusent et diffusent. Aussi, coller tous ces petits cons au tribunal avec une prune à la con de cent euros d’amende pour chaque infraction, et on aura vite comblé le déficit de l’Etat, ce que ces cons de politiciens ne savent pas faire.

    Premier de la liste, Guy Bedos, un sacré con, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir traité la députée européenne UMP Nadine Morano de « conne ». Une analyse pourtant pas totalement conne au regard des apports puissants de ladite député à la pensée collective du Parlement européen. Un siège qui est le résultat d’une manip à la con : virée de partout, elle avait été recasée là par Sarko qui, pas con, voulait l’exiler pour ne plus en entendre parler.  

    Je précise bien que je ne mets pas en cause la décision du juge d’instruction, qui en droit de la presse, a une marge d’action extrêmement limitée, ce qui est bien con, mais cette conne de loi est ainsi faite. Hormis un vice de procédure, le juge d’instruction est obligé de transmettre. En recourant à cette connerie de plainte avec constitution de partie civile, notre victime à la con cherche à piéger médiatiquement l’intervention du juge : « Ce n’est pas moi, mais le juge ». Sauf que le juge, là, est obligé de transmettre. Finalement, c’est l’histoire d’une conne nous prend pour de cons. Comme disait notre grand ami Jean Yanne : « C’est pas possible ! Pour être aussi con, tu as appris ».

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