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  • Obama, Président des Etats-Unis d'Europe

     

    Obama, Président des Etats-Unis d’Europe. Pourquoi bouder son plaisir devant une campagne si bien réussie. Barak Obama, « citoyen des Etats-Unis et citoyen du monde », comme il s’est présenté lui-même à Berlin, achève une tournée internationale assez triomphale.

    Avec trois joyaux, qui ne peuvent que marquer les esprits.

     

    Au dessus du lot, cette réussite pour celui qui avait voté contre la guerre en Irak : le soutien affiché du premier ministre irakien al-Maliki pour le plan de retrait des GI's en 16 mois auquel s’est engagé Obama. Net et propre. Retenons notre souffle.

     

    Rien à voir, mais tellement parlant, surtout dans un  pays aficionados au basket, le panier à dix mètres réussi par Obama dans le gymnase d'une base américaine au Koweit, devant des soldats enthousiastes. Comme il s’agit d’images tournées par l’armée, reste un doute sur de précédents essais… mais l’image de la baraka est là, et elle tourne en boucle aux US.

     

    Et puis ce discours de Berlin. Ce ne sont que des mots, mais prononcés par un candidat US devant près de 200.000 personnes à Berlin, ça pèse. Et ça donne le sentiment d’un accélération de l’histoire.

     

    Faisons tomber les murs. « Les murs entre les anciens alliés de chaque côté de l'Atlantique ne doivent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout. Oui, il existe des divergences entre l'Amérique et l'Europe. Et nul doute qu'il y en aura dans le futur. Mais le plus grand danger est de permettre la construction de nouveaux murs qui nous séparent les uns et les autres (…) Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue ... Une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l'Histoire ».

     

    Asséchons les puits du terrorisme. « Nous devons vaincre le terrorisme et assécher le puits de l'extrémisme qui le soutient. Si nous avons pu créer l'OTAN pour mettre l'Union soviétique à plat ventre, nous pouvons nous rassembler dans un nouveau partenariat global pour démanteler les réseaux qui ont frappé à Madrid et Amman, à Londres et Bali, à Washington et à New York.

     

    Retirons nous d’Irak. « C'est le moment où le monde doit soutenir les millions d'Irakiens qui cherchent à reconstruire leurs vies, même si nous transmettons la responsabilité au gouvernement irakien, pour parvenir à mettre un terme à cette guerre. »

     

    Aidons  l’Afghanistan. « Personne n'aime la guerre. Je reconnais les énormes difficultés rencontrées en Afghanistan. Mais mon pays et vous-mêmes ont tout intérêt à ce que la première mission de l'Otan hors d'Europe soit un succès. Pour l'ensemble du peuple afghan et pour notre sécurité commune, cette tâche doit être accomplie. L'Amérique ne peut le faire seule. »

     

    200.000 personnes à Berlin. Il y a quelques années, c’aurait été pour dénoncer l’engagement de la guerre en Irak. Aujourd’hui, c’est pour écouter celui qui appelle à un renouveau des relations entre les Etats-Unis et l’Europe.

     

    Et du côté républicain ? L’équipe de campagne a canardé sur Obama pour avoir parlé de l’Amérique pendant un après-midi, alors que McCain, lui, s’était battu pour l’Amérique toute sa vie. Classique.

     

    Plus concret, le candidat républicain à la présidentielle américaine s’était aussi mis à l’heure allemande en déjeunant  au « Schmidt's Sausage Haus und Restaurant », un restaurant spécialisé dans la saucisse, dans le quartier allemand de Columbus (Ohio).

     

    Pendant qu’Obama  réussissait son panier à dix mètres, venaient les images de McCAin conduisant une voiture de golf pour aller rencontrer l’octogénaire ex-président George H. Bush.

     

    Et alors que le déplacement d’Obama était suivi par un avion de journalistes, dont les vedettes des grandes chaînes télé, la chronique raconte que descendant d’avion il y a quelques jours dans le New Hampshire, McCain n’a trouvé pour l’accueillir qu’un journaliste esseulé.

     

    Des signes, mais le résultat n’est pas acquis, si l’on en croit les sondages, qui ne laissent qu’une petite avance à Obama, et créditent McCain de chiffres flatteurs s’agissant du respect des valeurs US.

    Donc, cher Barak, s’ils ne sont pas capables de t’élire là-bas, viens te faire élire ici. Nous ferons de toi le président des Etats-Unis d’Europe

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