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  • Le Web sous contrôle : Tim Berners Lee alerte les foules (qui s’en fichent)

    Internet pour communiquer,… et Internet pour nous contrôler : c’est tout le problème. Le Web a permis la démultiplication des échanges, c’est un bienfait quotidien, et chacun le vérifie chaque jour. Mais c’est aussi un contrôle généralisé de nos données individuelles. Les grandes agences étatiques, genre la CIA et consorts, nous épient et contrôlent tout, et les grandes firmes du web, des groupes goulus prêts à vendre père et mère pour développer leur CA, espionnent, collectent et utilisent toutes les données de notre vie privée.

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    Pour le moment nous n’avons pas beaucoup de solutions de rechange. Quand tu achètes un ordi, on te colle d’office le système d’exploitation, et il faut vraiment être le dernier des crétins pour ne pas comprendre que nous sommes suivis à la trace. Nos ordinateurs sont de véritables mouchards, d’un côté pour les systèmes de surveillance, et de l’autre pour les magnats de la pub. Liberté de façade pour encore mieux nous contrôler, tout ce système est insupportable. Aussi, si vous avez des messages particuliers, que ce soit pour les affaires ou pour les amours, je ne peux que vous recommander le plus sérieux des systèmes : une enveloppe fermée et un timbre-poste.

    Ce week-end se tenait à San Francisco le premier Decentralized Web Summit, une réunion d’experts prenant la suite de biens d’autres, pour se poser la question : comment guérir le web de sa maladie de la surveillance, en niquant les flics, sécuritaires et financiers.

    L’un des principaux organisateurs n’est autre que Tim Berners Lee, qu’il faut considérer comme l’inventeur du Web il y a 25 ans, et qui explique dans The New York Times qu’il veut le réinventer : « Les revenus publicitaires sont devenus la principale source de revenus d’un trop grand nombre d’acteurs du Web. Tout le monde assume que le consommateur d’aujourd’hui est obligé de passer un deal avec un énorme appareil marketing en échange de services gratuits, quand bien même nous sommes horrifiés de ce qui est fait de nos données. Le problème provient du fait que le web est dominé par un seul moteur de recherche, Google, un seul service de microblogging, Twitter, un réseau social. Notre problème n’est pas technologique, il est social. » La question est de parvenir à une grande décentralisation, pour compliquer la surveillance par les services secrets et les publicitaires : « Ce fut génial, mais l’espionnage, le blocage de sites, le détournement du contenu des gens, vous faire aller sur les mauvais sites web… tout ça mine complètement l’esprit d’aider les gens à créer ».

    Dans GeekWire de ce 6 juin, Tim Berners Lee expliquait : « Nous sommes au bord de découvrir qu’une entreprise peut en arriver au point où en réalité elle contrôlera tout ce que chacun d’entre nous voit. Elle décidera des posts de ses amis et des articles de journaux qu’une personne voit, et nous réalisons que nous parlons d’une seule grande multinationale qui a soudainement le contrôle complet sur la perception qu’a quelqu’un de la planète sur laquelle il habite. C’est une bataille constante et nous en sommes très proches tout le temps ».

    Alors quoi ? Peut-être commencer par MeWe, qui se revendique comme débarrassé de la marchandisation des données de Facebook. D’autres structures, d’autres systèmes ?...  Je ne connais hélas rien au fonctionnement de ce monde-là, mais je veux bien croire que les informaticiens ont des moyens de nous faire échapper, et dès que possible, aux empires que sont Google, Facebook, Microsoft… et à leurs connexions scandaleuses avec les systèmes de renseignements des Etats. Les pouvoirs sont peureux… fondamentalement peureux car ils redoutent moins le terrorisme que leur propre population. Aussi, c’est le succès final : « c’est pour ton bonheur que je te contrôle ». Et ça marche…

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    - Oui, mais comprends, notre société est menacée, nous avons besoin de citoyens parfaits…

    - Mais je suis un citoyen parfait ! Je suis en règle avec la loi, et je n’ai jamais été condamné par un tribunal.

    - Allons, sois sérieux. Face à la rapidité des menaces, nous serions bien faibles si nous annoncions à l’avance par la loi ce que nous allons faire, et nous n’aurions aucune certitude si nous nous en remettions à des juges, en plus indépendants… Ça c’est bien, c’est intéressant, mais c’est d’une autre époque. Sois réaliste, un peu...

    - Et comment prouver alors que je suis innocent si le fait de ne pas être condamné par un tribunal ne suffit plus ?

    - C’est pour ça que nous sommes arrivés au contrôle, il n’y a pas d’autres solutions, sauf pour les rêveurs… et pour les amis des terroristes. Si tu n’as rien à te reprocher, pourquoi refuses-tu que je te contrôle ? Je fais cela dans ton intérêt. Si tu as le moindre problème, je pourrais attester que toutes les données personnelles sont vérifiées, et que tu es un honnête homme.

    - Donc, c’est pour assurer ma liberté que tu me contrôles.

    - Mais bien sûr. C’est aussi pour te rassurer, pour te prouver que nous te distinguons des méchants. Nous sommes en guerre, tu le sais, et il faut être avec nous ou contre nous.

    - Bien sûr, je suis avec vous.

    - J’en étais persuadé. D’ailleurs, tu te doutes bien que, vu l’intensité de la guerre que nous menons contre ceux qui luttent contre nos valeurs, nous ne pouvons pas cibler que nos ennemis. Ça n’aurait pas de sens. Nous sommes bien obligés d’élargir le cercle, pour remonter les filières et les discerner les parcours de ceux qui flanchent. C’est pour cela que nous surveillons tout le monde. Eh bien, je dois te dire que, jusqu’à maintenant, nous n’avons rien de compromettant contre toi. Mais quand même, un petit conseil : sois prudent, car tu ne te contrôles pas toujours assez…

    - Quoi ?

    - Bon ce n’est pas vraiment grave, mais c’est embêtant. L’autre jour, tu étais au stade, et tu as parlé de politique et des mouvements sociaux. Évite ce genre d'excès.

    - Mais ce n’est pas illégal… Et c’était pour dire du bien du gouvernement, je ne suis pas du tout du côté de la CGT.

    - Oui je suis au courant. Mais quand même, réfléchis un peu. Ça ne sert à rien de s’afficher ainsi. La politique, ce n’est pas ton truc. Mène ta vie tranquille, et on te laissera tranquille. Tu pourras apprécier pleinement ton bonheur, en toute sécurité.

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  • Les lois antiterroristes pour violer nos libertés

    Quand les lois antiterroristes de surveillance des réseaux sont adoptées, on est souvent amenés à contester des textes qui, sans garantie, peuvent permettre d’infiltrer tous les réseaux d’opposition, politiques, sociaux ou médiatiques. Ces connards de terroristes décérébrés sont le prétexte à la surveillance policière de la population, pour lutter contre les libertés.

    L’affaire PRISM nous démontre que les dirigeants ont fait plus qu’on ne l’imaginait. Hier, c’est le compagnon du journaliste du Guardian Glenn Greenwald, celui qui a interviewé Edward Snowden, qui s’est fait arrêter par la police comme « soupçonné de préparer des actes terroristes en Grande-Bretagne », alors qu’il était en transit à Heathrow. Neuf heures d’interrogatoire au secret, pas de poursuites, mais tout son matos informatique confisqué ! Ce dans le pays qui avait le premier consacré l’habeas corpus…   

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    Scène 1. En 2000, la Grande-Bretagne se dote d’une législation anti-terroriste. Elle a bien raison, car le terrorisme est une belle saloperie, et les services britanniques qui ont commis tant de coups tordus dans le monde savent de quoi ils parlent. Donc, allons-y pour la loi.

    Scène 2. Ça se gâte, car on trouve dans la loi tout ce qu’il faut pour faire n’importe quoi. On définit à peine ce qu’est le « terrorisme », alors que le point est complexe, l’histoire montrant que tout pouvoir liberticide en difficulté accuse ses opposants de terrorisme, pour les criminaliser. Pour Vichy, Jean Moulin était un terroriste. Ensuite, on veut tellement aller chercher l’info à la source, qu’on s’intéresse à des contacts très éloignés, et comme ça, on contrôle tout le monde, sous les applaudissements sécuritaires des sondages. Ainsi, grâce à l'article VII de la loi antiterroriste 2000, la police peut interroger préventivement toute personne soupçonnée de préparer des actes terroristes en Grande-Bretagne pour déterminer si elle représente une menace.

    Scène 3. L’un de flics les plus allumés du monde, le Prix Nobel de la Paix Obama Barack, dispose du même genre de loi, et avec ses amis British, ils mettent en place, dans le secret et sans contrôle, un système général de surveillance des personnes qui les intéressent à travers le monde. C’est PRISM et quelques produits associés, qui organisent une violation généralisée de notre vie privée.

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    Scène 4. Edward Snowden, un informaticien recruté par le Prix Nobel de la Paix pour travailler dans les puissantes équipes qui violent nos droits, craque devant les abus qu’il est amené à commettre, et contacte Glenn Greenwald, un excellent journaliste de l’excellent Guardian, pour raconter et donner les preuves.

    Scène 5. Le monde entier exprime sa reconnaissance à Edward Snowden, qui n’hésite pas à se mettre à dos la meute des services secrets US et UK, et les magnats de l’informatique. C’est le triomphe de la théorie dite des baïonnettes intelligentes : le refus d’appliquer les ordres ouvertement illégaux. Fâché avec le droit, le Prix Nobel de la Paix lance un mandat d’arrêt contre Edward Snowden et lui promet la prison à vie (Mais pas la piquouze fatale, Monsieur le Prix Nobel de la Paix est trop bon…).

    Scène 6. L’espionnage, c’est pas d’hier, mais la mise sous contrôle de tous les groupes de population estimés sensibles dans le monde entier est d’une illégalité telle que le G29, qui groupe les instances européennes chargées de l'informatique et des libertés, a hier saisi la Commission européenne pour obtenir une évaluation indépendante de l’impact de PRISM en Europe. On va en apprendre de belles... La veille, le Washington Post avait publié de nouveaux documents démontrant qu’Obama avait menti dans ses explications.

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    Scène 7. David Miranda, un Brésilien qui est le compagnon du journaliste Glenn Greenwald, était hier en correspondance à Londres, en provenance de Berlin – où il a rencontré Laura Poitras, une réalisatrice américaine qui a travaillé avec Glenn Greenwald et le Guardian sur l’affaire PRISM – en direction de Rio de Janeiro. Il s’est fait arrêter par la police britannique, en vertu de l'article VII de la loi antiterroriste 2000. Je rappelle que ce texte permet d'interroger préventivement « toute personne soupçonnée de préparer des actes terroristes en Grande-Bretagne » pour déterminer si elle représente une menace. Pour un type en transit, qui n’est que le compagnon du journaliste… Où est le terrorisme ? Où est la menace ? David Miranda est resté 9 heures au secret, entendu sans relâche par une équipe de six policiers. Pas de poursuites, car il n'y a aucun grief, mais la police britannique lui a confisqué son ordinateur portable, son téléphone et une clé USB.

    Suivez bien le feuilleton PRISM. C’est un volet essentiel de nos libertés qui se joue, et nous devons gagner. 

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  • La France a été lamentable avec le président Morales

    L’histoire arrivée au président bolivien Evo Morales est grave et bien significative de l’état de délabrement du gouvernement de notre pays. Traiter un chef d’Etat comme un petit trafiquant…

    Evo Morales, qui avait participé à une réunion à Moscou, prend le chemin du retour dans son avion officiel de chef d’Etat. Il a dû, comme pour tout vol, faire connaitre son passage pour obtenir les autorisations d’accès à l’espace aérien. Il part de Moscou tranquille, pour une escale aux Canaries, et retour à la maison. Mais, soudain l’avion présidentiel doit se poser en urgence à Vienne. L’Autriche n’y est pour rien, mais la France, le Portugal, suivi par l’Espagne, ont interdit leur espace aérien à ce bandit d’Indien. Le chef d’Etat Bolivien va rester ainsi bloqué pendant 13 heures.

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    Le motif : « on » soupçonne Evo Morales d’avoir embarqué clandestinement Edward Snowden. Lequel n’a pas bougé de sa chambre d’hôtel ! Tout était bidon… Hier soir à La Paz, l’ambassade française était caillassée et les drapeaux tricolores brulés.

    C’est grave à tout point de vue.

    Sur la qualité du travail des services : sur de simples rumeurs, sans la moindre vérification, le gouvernement accrédite que Morales a embarqué le mec. Ça donne une idée de la fiabilité des services… et de leur efficacité face à des terroristes chevronnés.

    Sur la considération pour la Bolivie. Hollande se permet de bloquer un homologue, en le considérant comme un trafiquant ! Ça, c’est une connerie qu’on va payer cash.

    Sur la soumission aux US. La France traite un chef d’Etat comme un malfrat sur un coup de fil des services US.   

    Sur la capacité de Hollande à mentir sur tout et à tout moment. On imagine bien que bloquer l’avion du chef d’Etat sur ordre des US, parce que Morales embarquerait clandestinement un mec sous mandat d'arrêt, n’est pas traité par un chef de gare. Qu’a déclaré Hollande : « Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord. Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire français ». Hollande veut nous faire croire qu’il n’était pas au courant, et que dès qu’il a su - treize heures plus tard - il a vite fait libérer son otage. Mentir à ce point, c’est répugnant.

    Sur la suffisance française. Impose cette humiliation à un Chef d’Etat… et même pas un coup de fil de Hollande pour s’excuser.

    Cristina Fernandez, la présidente argentine, a résumé : « Ils sont définitivement tous fous ».

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    C'était le 13 mars 2013...

  • Edward Snowden : Obama humilié par la Chine et la Russie

    ubu_tnp_1958.jpgLes Etats-Unis (Amérique du Nord) cherchent à faire passer le message que dans la mesure où ils sont devenus auto-suffisants énergétiques, ils vont se retirer gentiment du monde. En réalité, ce petit pays (260 millions d’habitants) et très récent (à peine deux cents ans, alors c’est deux mille ans pour la Palestine) dérouille pour avoir voulu imposer sa loi pourrie au monde. La réaction s’organise enfin, et on le doit à la Chine et à la Russie. Le président Obama tendance Roi Ubu ?...

    Le complexe militaro-industriel qui dirige les US a pensé que comme porte-parole, un black sympa serait plus efficace que le démonétisé G.W. Bush,... mais le plan n’a duré qu’un temps. Obama est dans les choux, à bout de souffle alors qu’il vient juste d’être réélu. Bientôt, vont sortir les affaires pour finir de l’affaiblir, et laisser la place à un nouveau champion, qui sera peut-être une championne… Si c’est bon pour la firme, pourquoi pas ?

    En attendant, Obama découvre, dans l’affaire Edward Snowden, les charmes du coup de pied au cul.

    Edward Snowden, salarié de l'Agence nationale de sécurité (NSA), a dit la vérité, ce qui est très mauvais comme l’avait si bien chanté Guy Béart. Personne n’est en mesure d'accuser Edward Snowden de faux : l’équipe Obama, en dehors de tout cadre légal sérieux et sans contrôle d’un juge, espionne 20 millions de lignes téléphoniques aux US, et tous les mails et communications qui l’intéressent dans le reste du monde.

    Obama ne conteste pas, et il s’en garde bien, car la presse va dans les temps qui viennent être nourries de milles infos sur cette crapulerie d’Etat. Non, Obama a juste peur que d’autres agents écœurés se lâchent, et il cherche à terroriser ses services, en faisant poursuivre pour trahison celui qui a dénoncé ses crimes. Le mec encourt 30 ans de réclusion. Le problème est que même ça, ça ne marche pas… La Chine et les US ont décidé de montrer à Obama qu’il était cuit comme la rave d’un pot-au-feu.

    Apprenant qu’Edward Snowden avait quitté son domicile de Hawaï le 20 mai, et s’était planqué à Hong Kong, les US lui ont piqué son passeport, et ont demandé son extradition à la Chine. Dianne Feinstein, la présidente de la commission du Renseignement du Sénat américain, expliquait, bien dans  la culture western : « La chasse est lancée ».UBU40x60_OK1.jpg

    Edward Snowden a quitté Hong-Kong pour un vol régulier de la compagnie Aeroflot, donc avec l’accord de la Chine, à destination de Moscou, où il est arrivé dimanche. Là-bas, il est resté dans la zone internationale de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, et il a demandé l'asile politique à l’Equateur, qui s’est dépêché de lui accorder. Ce lundi soir, on est sans nouvelle d'Edward, mais on imagine volontiers qu’une amicale escorte russe l’a conduit jusqu'à l’avion, s’assurant de sa sécurité, alors qu’il est menacé par une bande de mafieux, qui ont les mains couvertes de sang.

    Ricardo Patiño, le ministre des affaires étrangères d’Equateur, a apporté son soutien à Edward Snowden, qui cherche à « faire la lumière et la transparence sur des faits qui affectent tout le monde ». Le président Correa attend son illustre réfugié, et explique aux US qu’ils vont devoir se calmer, au nom du « respect absolu de la souveraineté ». Ouaip, pas facile de lancer des drones en Equateur…

    Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, avait dénoncé « un choix délibéré du gouvernement chinois de libérer un fugitif en dépit d'un mandat d'arrêt valide », ajoutant que « cette décision aurait incontestablement un impact négatif sur la relation entre les deux pays ». La Chine tremble.

    Apprenant qu’Edward Snowden était à Moscou, Obama s’est personnellement impliqué, expliquant que son gouvernement utilisait  « toutes les voies légales » pour obtenir cette extradition. John Kerry a jugé qu'il serait « profondément troublant » que la demande d'extradition soit été ignorée.

    Ce n’est pas encore le début de la fin, mais c’est la fin d’une époque, et franchement, ça se fête. 

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