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  • Abbas aux funérailles de Péres

    Les dirigeants israéliens n’étaient pas présents aux funérailles de Yasser Arafat, mais Abbas était présent à celles de Shimon Péres. Et il y était le seul dirigeant arabe... Même l’Egypte, pourtant signataire d’un traité de paix avec Israël, n’avait mandaté que son ministre des affaires étrangères. Péres le père de la colonisation et du nucléaire israélien, que lui avait refilé la Gauche française, en rupture avec la politique française. Pour se rendre à Jérusalem, Abbas a du mendier un sauf-conduit, imposé par les sinistres accords d’Oslo… Voilà où en est la « direction » palestinienne…  

    Il y a une vision israélo-étatsunienne des évènements, parfaitement mise en lumière par la presse mainstream européenne. Et puis il y a la réalité de ceux qui vivent la réalité, et les faits parlent. Pas un seul dirigeant arabe n’a osé se rendre à Jérusalem pour une raison simple : cela aurait causé un soulèvement dans leur pays. Tous ont renoncé, parce que tous ont peur de leur peuple, et parce que les peuples arabes ont de la mémoire. Prix Nobel de la Paix…

    Pour donner de l’info, je n’ai pas besoin d’aller loin. Je vous livre quatre articles publiés dans le très institutionnel quotidien L’Orient – Le Jour. 

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    1/ Massacre de Cana, colonisation, accords d'Oslo... Shimon Peres en quelques points

    Article publié le 28 septembre 2016, avec un excellent reportage de France 2.

    Timour Goksel, porte-parole de la Finul, racontera aux journalistes du Monde, après le massacre, que les combattants du Hezbollah, "postés à 300 mètres du QG fidjien", avaient "tiré deux salves de roquettes Katioucha sur le nord d'Israël, quelques instants avant le bombardement israélien de Cana". "Nous avons demandé à plusieurs reprises aux Israéliens de faire cesser ces tirs sur le QG fidjien en leur disant que nous avions des victimes civiles, mais en vain. Les Israéliens connaissent parfaitement l'emplacement du QG du contingent fidjien, vaste et visible, et savaient parfaitement qu'il abritait des civils", avait ajouté M. Goksel.

    Réunis à Moscou dans le cadre d'un sommet du G7, les leaders des grandes puissances disent leur indignation après le carnage.

    Une mission d'enquête onusienne, menée après le massacre, a conclu, dans un rapport publié en mai 1996, qu'il "était peu probable que le bombardement du poste onusien (à Cana) soit le résultat d'une erreur technique et/ou procédurale grossière". Le rapport avait été qualifié, par Israël d'"imprécis" et de "partial".

    Dans un autre rapport, daté de septembre 1997, l'ONG Human RIghts Watch a indiqué, après avoir mené une enquête sur l'opération "Raisins de la colère", que "l'absence de prise de précautions avant l'attaque ainsi que les méthodes d'attaque choisies par l'armée israélienne font qu'Israël a violé la loi internationale sur l'humanitaire. Israël n'a pas rempli ses obligations qui consistent à ne pas mettre en danger des civils lors de la conduite d'opérations militaires". HRW rappelle que l'attaque s'est poursuivie alors même que la Finul avait alerté Israël que c'est un poste onusien qui était bombardé. "Enfin, les déclarations d'Israël selon lesquelles il n'avait pas connaissance de la présence de centaines de civils dans le poste onusien de Cana ne sont pas crédibles", précise HRW. "La décision, prise par ceux qui ont planifié l'attaque, d'opter pour un mélange d'obus d'artillerie hautement explosifs, dont des bombes anti-personnelles, destinés à faire un maximum de dommages, violent les principes clés du droit humanitaire international", note encore HRW.

    HRW avait également accusé le Hezbollah d'avoir violé les règles de la guerre, en visant des concentrations de civils en Israël, et en tirant ses roquettes à partir de zones proches de foyers de civils au Liban-Sud.

    Lors de l'opération "Raisins de la colère", peut-on lire dans un rapport de l'ONG Human Rights Watch daté de septembre 1997, les pilotes israéliens ont mené 600 raids et les unités d'artillerie ont tiré quelque 2500 obus en territoire libanais. 154 civils ont été tués au Liban, et 351 blessés. Le Hezbollah, pour sa part, a tiré 639 roquette katiousha en territoire israélien. Trois Israéliennes ont été sérieusement blessés.

    Peres et la colonisation

    Alors ministre de la Défense, M. Peres avait cautionné dans les années 70 en Cisjordanie occupée les premières colonies, ces implantations considérées comme illégales par l'ONU qui ont proliféré depuis et sont largement considérées comme un obstacle à la paix. M. Peres avait ainsi déclaré que les colonies étaient "les racines et les yeux d'Israël".

    Avec le temps, M. Peres avait eu des déclarations différentes sur la colonisation. En 2012, le président Peres avait dénoncé les dangers d'une colonisation à tout-va sur l'avenir d'Israël. Le président, opposé à l'option d'un Etat binational, avait déclaré en juillet 2012, que les "implantations dans des zones à forte densité arabe pourraient provoquer un changement démographique dont nous ferions bien de tenir compte". "Sans une majorité juive, il est douteux qu'un État juif puisse rester juif", avait-il aussi averti à un moment où il craignait une accélération de la colonisation en Cisjordanie.

    En mars 2013, lors d'une tournée européenne, M. Peres, alors toujours président, avait néanmoins rejeté les critiques de l'UE sur la colonisation israélienne. Alors que président du Conseil européen Herman Van Rompuy rappelait l'opposition de l'UE à l'expansion illégale de la colonisation, Shimon Peres avait répondu que ce n’était pas la colonisation israélienne mais le "terrorisme" qui entravait le chemin vers la paix.

    Le père du programme nucléaire israélien

    A la direction générale de la Défense, M. Peres a jeté les fondations du programme nucléaire israélien et œuvré à la construction du réacteur de Dimona, avec la France comme fournisseur majeur. Il se créditait d'avoir instauré à l'époque la politique, toujours en vigueur, d'ambiguïté de la part d'Israël sur le fait qu'il aurait ou non l'arme nucléaire. Peres a justifié la construction de Dimona par la pénurie de ressources énergétiques en Israël, mais a aussi invoqué les vertus de dissuasion du réacteur. "Je n'ai aucun doute sur le fait que Dimona a conféré à Israël une dimension de dissuasion. Pour moi, Dimona a constitué le premier pas vers Oslo", disait-il en 2014.

    Le protégé de Ben Gourion

    Né en 1923 au sein d'une famille aisée dans ce qui était alors la Pologne et aujourd'hui le Bélarus, M. Peres a émigré en 1934 vers la Palestine sous mandat britannique.
    Très tôt engagé en politique au kibboutz, il avait rejoint en 1947 la Haganah, la devancière de l'armée israélienne et avait été pris sous son aile par David Ben Gourion, qui proclama l'Etat d'Israël. Elu au Parlement en 1959, il y a servi quasiment sans discontinuer jusqu'à son accession à la présidence en 2007.

     

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    2/ Massacre de Cana : « un cauchemar ! », se souvient Timur Goksel, ex-porte-parole de la Finul et témoin

    Article publié le 28 septembre 2016

    L'ancien président israélien Shimon Peres, décédé dans la nuit de mardi à mercredi, était Premier ministre en 1996 lorsque l'armée israélienne bombarda un camp de l'Onu au Liban-Sud. Timur Goksel, porte-parole de la Finul à l'époque, se souvient de ce jour-là, dans un entretien à L'Orient-Le Jour.

    Suite à l'annonce du décès, dans la nuit de mardi à mercredi, de l'ancien président israélien Shimon Peres, les hommages ont afflué, à travers le monde, pour saluer la mémoire d'un artisan de la paix. En 1994, alors qu'il était le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres avait reçu le prix Nobel de la paix, avec le chef de l'OLP, Yasser Arafat, et le Premier ministre Yitzhak Rabin. Cette prestigieuse décoration venait couronner "les efforts" des trois hommes "en faveur de la paix au Moyen-Orient" qui s'étaient concrétisés, un an plus tôt, par le premier accord d'Oslo. Cet accord jetait les bases d'une autonomie palestinienne et offrant un espoir de règlement du conflit. Espoir largement évanoui, 23 ans plus tard.

    Si nombreux sont donc ceux à avoir salué, aujourd'hui, la mémoire de l'ancien faucon devenu partisan de la paix, au Liban, le parcours de Shimon Peres suscite plus d'amertume. Ce dernier était en effet Premier ministre lorsque fut lancée, le 11 avril 1996, l'opération militaire "Raisins de la colère" dont l'objectif était d'éliminer des cibles situées en territoire libanais afin de détruire ou fragiliser le Hezbollah, qui menait une guérilla anti-israélienne depuis le Liban-Sud, alors occupé par l'armée israélienne. C'est dans le cadre de cette opération, qui prendra fin le 27 avril, que fut perpétré, le 18, le massacre de Cana. Ce jour-là, l'armée israélienne bombarde un camp onusien accueillant des déplacés près de ce village du Liban-Sud. 106 civils, dont des femmes et des enfants, sont tués. Des dizaines d'autres sont horriblement mutilés.

    A cette époque, Timur Goskel était le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Pour L'Orient-le Jour, il revient sur cette journée tragique.

    "On nous bombarde"

    "J'étais dans mon bureau à Naqoura, ce jour-là. Comme d'habitude, mon poste radio était constamment allumé, se souvient-il. Dans un premier temps, je ne comprends pas ce qui se passe. Puis, je reçois un appel d'un officier libanais posté à proximité du camp de déplacés de Cana. +Nous sommes attaqués, on nous bombarde, me lance-t-il en pleurant+".

    Au même moment, le contingent fidjien de la Finul, en charge du poste de Cana, essuie un barrage de tirs lancé par l'artillerie israélienne positionnée derrière la frontière libanaise. "34 obus se sont abattus sur le camp où se trouvaient entre 700 à 800 déplacés libanais qui étaient sous protection de la Finul. Les projectiles explosaient dans l'air pour faire un maximum de victimes", se souvient l'ex-responsable onusien.

    Comprenant que l'affaire est grave, Timur Goksel envoie son assistant sur le terrain afin de s'enquérir de la situation. "Nous (la Finul, ndlr) avons envoyé toutes nos équipes médicales afin de porter secours aux victimes. Nous avons également appelé en renfort nos équipes situées dans la ville de Tyr".

    "Nous ne comprenions pas pourquoi le contingent fidjien était bombardé par les Israéliens. Ces derniers savaient qu'il n'y avait que des civils et des militaires de la Finul dans la zone. Ils avaient les cartes de la zone. En outre, un drone ainsi que plusieurs hélicoptères israéliens survolaient la zone".

    Suite au massacre, Israël a évoqué une erreur technique. "Dire que c'était une erreur n'est qu'un mensonge", lance Timur Goksel.

    Une enquête menée par l'Onu après le massacre, parviendra à la conclusion suivante en mai 1996 : "On ne peut écarter totalement cette hypothèse, mais il est très peu probable que le bombardement du poste des Nations unies (à Cana) soit le résultat d'une grossière erreur technique et ou de procédure".

    Les Israéliens avaient également justifié leur bombardement en évoquant des tirs du Hezbollah provenant de la région de Cana.

    "Plusieurs éléments du Hezbollah ont tiré sept à huit obus de mortier à partir d'un vieux cimetière situé à Cana. Mais ces obus ne pouvaient en aucun cas atteindre le territoire israélien", affirme M. Goksel. "Par ailleurs, et contrairement à ce qu'affirmait Shimon Peres à l'époque, des soldats israéliens se trouvaient en territoire libanais dans le village voisin de Hanaouay. Ils y plantaient des mines. Ce sont eux qui étaient visés par le Hezbollah. Pris de panique, ils ont réclamé l'envoi de renforts. Un officier, en pleurs, a réclamé, par radio, que l'artillerie israélienne bombarde fortement."

    "Il ne s'agit pas d'une erreur"

    L'armée israélienne, poursuit l'ancien responsable de la Finul, voulant assurer la sécurité de ses soldats, a donc lancé une pluie d'obus sur le camp, et ce en dépit de la présence de civils.

    "La plupart des victimes étaient des femmes et des enfants. Les militaires fidjiens, qui avaient été entraînés à réagir en cas de bombardement, ont réussi à se mettre à l'abri", raconte Timur Goksel. "Ce fut la journée la plus cauchemardesque de ma vie. Je suis allé sur place, j'ai vu les corps des civils tués...", lâche-t-il.

    "Il ne peut s'agir d'erreur. Ils (l'armée israélienne) savaient ce qu'ils faisaient. Ils ont paniqué et ont voulu sauver leurs soldats", martèle Timur Goksel. Israël a rejeté les conclusions du rapport onusien, les qualifiant de "partiales" et "imprécises".

    3/ Shimon Peres couvert de sang palestinien « des pieds à la tête »

    Voici l’article de l’OLJ, du 15 septembre

    Un député arabe israélien a provoqué un tollé en Israël en décrivant Shimon Peres comme couvert de sang palestinien « des pieds à la tête », détonnant dans le concert de sympathie adressé au prix Nobel de la paix victime d'un accident vasculaire cérébral majeur.

    « Il est couvert de notre sang des pieds à la tête", a écrit sur sa page Facebook Basel Ghattas, député de la Liste arabe unie, en parlant de M. Peres et des Palestiniens. M. Ghattas est membre de la communauté des Arabes israéliens, c'est-à-dire des descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d'Israël, à la différence de centaines de milliers d'autres. Représentant 17,5% de la population israélienne, de nationalité israélienne, ils se disent communément Palestiniens.

    Peres a réussi « à se faire passer pour une colombe de la paix, jusqu'à obtenir le prix Nobel de la paix », a écrit M. Ghattas. En réalité, il est « le responsable direct de crimes et de crimes de guerre à notre encontre » et « l'un des piliers les plus anciens, les plus méprisables, cruels, extrémistes du projet colonialiste sioniste », a-t-il dit.

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    4/ La poignée de main entre Netanyahu et Abbas, vif débat chez les Palestiniens

    Dans l’OLJ, ce 30 septembre

    « Je suis ravi de vous voir, cela faisait longtemps », a assuré M. Abbas en anglais au chef de gouvernement israélien, avant de saluer son épouse Sara Netanyahu, selon une vidéo diffusée par le porte-parole du Premier ministre.

    Les deux hommes ne s'étaient pas serré la main depuis le sommet sur le climat à Paris il y a près d'un an. Et M. Abbas ne s'était pas rendu en visite officielle à Jérusalem depuis des années, le président palestinien devant bénéficier d'un accord spécial des Israéliens pour aller dans la Ville sainte.

    Aucun président arabe n'a fait le déplacement vendredi. L'Egypte, l'un des deux seuls pays arabes à avoir fait la paix avec Israël, a dépêché son ministre des Affaires étrangères.

    Abbas est venu accompagné du numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat, qui a participé aux négociations des accords d'Oslo, pour lesquels M. Peres avait obtenu le prix Nobel de la paix, aux côtés du leader palestinien Yasser Arafat et du Premier ministre israélien de l'époque Yitzhak Rabin.

    Abbas avait salué mercredi la mémoire d'un "partenaire pour la paix des braves". Il a été vivement critiqué par le Hamas pour sa venue aux funérailles de M. Peres, un "criminel" pour le mouvement islamiste et la rue palestinienne. 

    La vidéo de la poignée de mains entre MM. Abbas et Netanyahu était largement partagée sur les réseaux sociaux. Le débat faisait rage parmi les Palestiniens, la grande majorité condamnant le déplacement de M. Abbas.

    Certains raillaient le fait que le président ait dû solliciter les autorités israéliennes pour obtenir un laissez-passer, une procédure née des mêmes accords d'Oslo.

    Un internaute, sous le nom Tweet Palestine, dénonçait la venue d'Abbas "et de ses mercenaires", lançant: "C'est sans surprise que les criminels de guerre se saluent entre eux".

    Ali Abunimah, militant et fondateur d'un site d'information pro-palestinien très suivi sur Twitter, s'insurgeait, lui, de voir M. Abbas se lever au passage du défilé entourant le cercueil alors que "les mêmes forces de défense israéliennes poursuivent leurs crimes contre +son+ peuple".

    "Le président Abbas accomplit son devoir pour son peuple et ne peut être blâmé alors qu'il compose seulement avec la réalité de l'occupation sioniste", estimait pour sa part Brahim Boukala.

    Malgré les accords d'Oslo et la conversion à la paix de cet ancien faucon, les Palestiniens ont une image bien plus sombre de l'homme qui a cautionné les premières colonies juives de Cisjordanie occupée et qui était Premier ministre quand l'artillerie israélienne a bombardé le village libanais de Cana, tuant 106 civils en avril 1996.

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  • L’UE, Prix Nobel, ferme la porte aux réfugiés syriens

    Heureusement qu’il y a la Turquie pour relever le niveau ! Selon Fabius, « Assad n’a pas sa place sur terre »,…  mais les réfugiés syriens, eux, n’ont pas leur place en Europe, et surtout pas en France. En somme, c’est simple : l’UE veut bien recevoir le Prix Nobel, mais pas les réfugiés !  

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    Que va devenir la guerre en Syrie ? Nul ne le sait. Cela va peut-être durer plusieurs années. L’an dernier, on nous annonçait chaque jour une bataille décisive, et la fin du régime… Je constate comme vous l’impasse et la violence.

    En attendant, la population souffre, et beaucoup. L’inflation est maximale alors que l’économie s’écroule. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui relève de l’ONU, explique que le prix des aliments a doublé dans certaines régions.  Ce dernier mois, 1,4 million de Syriens ont reçu une assistance du PAM, à travers le Croissant-Rouge arabe syrien.

    Dans le même temps, le HCR a lancé un appel aux pays européens pour accueillir des réfugiés syriens. On compte en Turquie 350 000 réfugiés syriens. Ce lundi, le PAM a lancé une grande action d’aide alimentaire auprès de 25.000 réfugiés syriens dans des camps en Turquie. Avec une carte de 25 dollars, chaque famille trouve à s'y nourrir pendant un mois.

    Le Prix Nobel de la Paix UE n’offre rien et bloque tout. Depuis janvier 2011, on compte seulement 16.474 téméraires syriens qui ont effectués des demandes d'asile auprès d’un des 27 Etats, et les dossiers sont acceptés au compte-goutte. Le HCR estime le taux de rejet  à plus de 50% ! C’est donc le retour à l’errance pour ces familles, vers des terres plus hospitalières : Irak, Jordanie, Liban et Turquie.

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    La Haute Représentante du Prix Nobel de la Paix, la douce et délicieuse Catherine Ashton, a déclaré qu’elle n’avait pas reçu de demande des Turcs. Catherine mon amour, si tu veux des infos, voilà comment faire : tu te colles sur Google, et tu tapes « réfugiés syriens ». Eh oui, mon cœur, une guerre de 18 mois, ça frappe la population civile !

    Guido Westerwelle, le sinistre allemand des affaires étrangères a entendu l’appel du HCR, et il a exposé son désarroi : « L’Allemagne est fondamentalement prête à recevoir les réfugiés pour les traitements médicaux. Cela doit cependant se faire dans un contexte européen et en consultation avec l’Organisation des Etats-Unis ».

    La France, pour sa part, n’a rien à dire, et elle le fait avec brio.

    Ce sont vraiment des enfoirés. Des familles entières souffrent. Les questions cruciales sont les besoins médicaux, et les rations alimentaires. Ça dure depuis des mois, aucune solution n’est en vue, l’hiver s’approche… Mais le Prix Nobel de la Paix s’en tape.

    Que reste-t-il des discours grandiloquents sur Assad qui martyrise son peuple, quand l’Union Européenne n’offre rien, ni sur le plan militaire, ni sur le plan diplomatique et ni sur le plan humanitaire ?

    Merci à nos amis turcs, irakiens, libanais et jordaniens de défendre les principes humanistes.

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     Il reste des pays civilisés 

  • Rejaniel de Jesus Silva Santos, Prix Nobel de l’honnêteté

    A Sao Paulo, on ne parle que de çà. Ca, c’est l’histoire d’un couple de SDF qui trouve un sac bourré d’argent liquide, pour 8 000 euros,… et qui appelle la police pour donner cet argent. Chapeau !

    Sao Paulo, c’est le tiers de la France : 18 millions d’habitants. Une ville enthousiasmante, qui est de toutes les réussites du Brésil, mais qui connaît encore une impressionnante misère.  

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    Lui était arrivé il y a seize ans depuis les campagnes du Nord, de l’Etat de Maranhão, pour tenter sa chance à Sao Paulo, comme ouvrier dans le bâtiment. Sa compagne est une enfant de la misère, qui ne sait pas dire sa date de naissance.

    Tous deux vivent de la récupération des ordures à recycler, pour un salaire de 4 euros par jour. La nuit, ils dorment sous un viaduc.

    Lundi matin, à l’aube, ils sont réveillés par l’alarme d’un magasin, à proximité, et se rendent dans cette direction. Sur le passage, elle remarque un sac, posé près d’un arbre. Tous deux s’approchent, et trouvent ce sac plein de billets, pour 8 000 euros, avec des papiers au nom du restaurant japonais dont l’alarme sonnait. Les voleurs avaient pris la fuite en abandonnant l’argent.

    Rejaniel de Jesus Silva n’hésite pas. Il va voir un vigile qui se trouvait non loin de là pour lui demander d’appeler la police, et quand la police arrive, il remet le précieux butin.

    « Ces gens qui sont dans le besoin auraient pu s'enfuir avec l'argent mais ils ont appelé la police », a expliqué un porte-parole de la police militaire, Bruno dos Santos.

    Sacré Rejaniel de Jesus Silva : « La première chose que j'ai faite quand j'ai trouvé l'argent, c'est d'appeler la police. Quand ils sont arrivés, ils avaient du mal à croire que je rendais l'argent » Et il ajoute : « Ma mère m’a appris à ne pas voler ». Il ne demandait qu’une chose en retour : que l’affaire passe à télé pour que sa mère, qui est restée au pays et qu’il n’a pas vu depuis 16 ans, puisse voir son histoire afin « qu'elle sache que son fils est une des personnes les plus honnêtes de ce monde ».

    Le patron du restaurant a fait un peu mieux. Il a commencé par installer le couple dans un hôtel, car la rue est trop dangereuse pour eux, maintenant. Il a déjà trouvé un job pour Rejaniel de Jesus Silva dans le restaurant, et il a offert au couple les billets d’avion pour se rendre auprès de leur famille. Ce sera des retrouvailles après seize ans de galère. La classe.  

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