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  • Brexit : Une gigantesque escroquerie politique

    9782709633536-T.jpgJeudi dernier, c’était le cri de joie : le Royaume-Uni libéré de ses chaînes, et les technocrates de Bruxelles voués aux poubelles de l’histoire... Sauf que, ce mardi, la tonalité est bien différente. Aucun dirigeant britannique – aucun ! – n’est prêt à assumer la sortie de l’Europe, et devant un peuple médusé, on trouve simplement l’opportunisme de minables qui cherchent leurs petits profits personnels, après avoir lâché les chiens anti-européens et xénophobes.

    On commence par Nigel Farage, le leader de l’Ukip, une sorte de FN British. Le mec avait campagne sur un slogan simple : chaque semaine, le gouvernement verse 350 millions de livres à l’Europe, alors le Brexit va permettre de récupérer cette somme, qui sera affectée à la Sécurité sociale (NHS). Lundi, une journaliste de Good Morning Britain demande à ce gros menteur comment il garantit de mettre en œuvre cette engagement :

    - Non, je ne peux pas le garantir, je crois que la campagne du “Leave” a fait une erreur de le promettre

    - Attendez, mais c’était un de vos arguments ! 

    - Non, ça ne l’était pas.

    - C’était l’un des principaux arguments de la campagne du “ leave”. C’est pour cela qu’ont voté 17 millions de gens !

    - Ils se sont trompés.

    - Vous dites maintenant que c’est une erreur, après que 17 millions de personnes ont voté pour quitter l’Europe sur la base de cette propagande !

    - To sin is to fall for a dirty trick (Se faire avoir par un sale coup, c’est pêcher).

    Et depuis, pas le premier mot de la part de Farage pour expliquer quand et comment il compte mettre en œuvre le Brexit.

    Même cirque de la part de Boris Johnson, du respectable parti conservateur, qui n’a pas pris la parole en public depuis jeudi soir, qui n’est pas venu à la séance du parlement lundi, et qui s’est contenté d’une tribune dans The Telegraph.000542195.jpg En voici les principaux extraits, on rêve :

    «Je ne soulignerai jamais assez que la Grande-Bretagne fait partie de l’Europe, et en fera toujours partie.

    « Les droits des citoyens européens vivant dans ce pays seront pleinement respectés et il en sera de même pour ceux des Britanniques vivant dans l'UE. Les Britanniques pourront toujours aller travailler dans l'UE, y vivre, voyager, étudier, acheter des maisons et s'y installer. Il y aura une coopération européenne intense et qui s'intensifiera dans de nombreux domaines : arts, sciences, universités, protection de l'environnement »

    « Le seul changement -et il ne viendra pas dans la précipitation- c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE ».

    « Nous avons une courte majorité et devons tout faire pour rassurer ceux qui voulaient rester. Nous devons aller vers eux, panser les plaies, construire des ponts, parce que certains ressentent de la déception, une perte, de la confusion ».

    Non, mais on se pince. Le mec a-t-il oui ou non gagné le référendum ? Pas un mot sur le processus de sortie... Pas un seul mot. Il semble que ce ne soit même pas imaginé. Pour être cool, je parle d’escroquerie, mais quand on a vu la passion des électeurs, il faut parler de cocufiage de masse.  

    En réalité, chacun fait son marché.

    Farage veut récupérer quelques points pour conforter son parti, mais il lui faut surtout rester dans l’opposition et ne jamais prendre de décision. Le mec aurait pu assumer un minimum, et annoncer qu’il ne siègera plus au parlement européen. Tu parles, il s’y est précipité pour se faire un peu de pub !

    9782848684482FS.gifBoris Johnson se contrefiche du Brexit, et des électeurs, qu’il a manipulés avec les feux de la xénophobie. La seule chose qui l’intéresse, c'est devenir Premier ministre à la place de Cameron. La preuve ? Depuis le résultat, Boris Johnson a pris une seule décision : il a recruté Sir Lynton Crosby, un consultant politique australien reconnu qui fut notamment directeur des campagnes victorieuses du Parti conservateur en 2010 et 2015. L’homme d’appareil et de com’ qui peut l'aider à devenir le leader des Tories. C’est son seul but : le pouvoir personnel.

    Les parlementaires conservateurs sont majoritairement pour le Remain, et un courant se dégage pour pousser la candidature de Theresa May, ministre de l'Intérieur depuis 2010, euroseptique mais qui a fait campagne pour le Remain. Le schéma serait de tout faire pour bloquer l’allumé Boris Johnson et installer Theresa May en octobre. Celle-ci constaterait que le pays politique est divisé, que les partisans du Brexit n’ont rien à dire et n’ont pas pris le leadership dans le parti conservateur, qu’il n’y a pas eu de grand débat national sur les nouvelles relations à trouver avec l’Europe. La solution ne serait pas un deuxième référendum, mais des élections législatives anticipées… et si c’est le camp du Remain qui gagne, on tournerait la page de cette fumisterie du Brexit.

    L’Ecosse pourrait approuver, ce qui écarterait le cauchemar que serait de l’éclatement du Royaume-Uni.

    Ce schéma de législatives anticipées fin 2016 serait une épreuve pour un Parti travailliste peu lisible, et les caciques du parti profitent eux aussi du Brexit pour mettre Jeremy Corbyn en difficultés…

    Bref. Le Brexit ne va rien changer à l’Europe, mais il va permettre à de petits politiciens British de se refaire une santé. Encore un coup de technocrates de Bruxelles…

  • Brexit : Attention, le référendum n’était que consultatif

    Dans les référendums, il y a le modèle constitutionnel français : le vote populaire est une forme supérieure de la loi, et donc la proclamation du résultat définit l’état du droit. Pour le vote du Brexit, le 23 juin, c’est bien différent car ce référendum n’était que consultatif. C’est un fait politique, et important : on voit les secousses sismiques de ce vote. Donc, une force politique que personne ne peut ignorer, et personne à ce jour ne peut savoir jusqu’où elle ira, mais sur le plan juridique, c’est zéro. Le droit se tient au Parlement. 

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    De toute part, ou presque, on somme Cameron de venir mardi à Bruxelles pour notifier l’engagement de l'article 50 du traité de Lisbonne.

    Que dit cet article 50 ? C’est laconique :

    « Un pays de l’UE qui souhaite se retirer doit informer le Conseil européen de son intention. Le Conseil doit ensuite proposer des orientations vers la conclusion d’un accord sur les modalités du retrait dudit pays.

    « Cet accord est conclu au nom de l’UE par le Conseil, votant à la majorité qualifiée, après avoir obtenu la validation du Parlement européen.

    « Les traités de l’UE cessent de s’appliquer au pays concerné dès la date d’entrée en vigueur de l’accord ou dans les deux ans à dater de la notification de retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.

    « Tout pays s’étant retiré de l’UE peut introduire une nouvelle demande d’adhésion. Il doit alors suivre la procédure d’adhésion ».

    C’est un processus complexe. Il faut défaire tous les liens institutionnels qui ont été créés, et qui sont considérables, ce qui va remettre en cause des millions de situations individuelles. Cet article n’est simple qu’en évidence : il prévoit la sortie, le démariage, mais personne n’imagine ensuite une indifférence totale entre le Royaume-Uni et l’Europe. S’ajoute ainsi une seconde question aussi essentielle : peut-on envisager les négociations sur le démariage, sans les lier avec la définition du nouvel accord ? Qui veut envisager le saut dans le vide ? 

    Alors Cameron… Cameron ne peut en aucun cas notifier l’engagement de la procédure de l’article 50 lors du sommet européen qui va s'ouvrir ce mardi 28… parce que c’est juridiquement impossible. Le référendum n’étant que consultatif, son gouvernement doit obtenir un vote des Communes, seul le Parlement étant décisionnaire. Et, et c'est tout le problème, il n’y a aucune majorité Brexit au Parlement britannique. Majorité pour le Remain à plus de 70%. Question : les élus vont-ils voter contre leurs convictions, abandonnant la souveraineté parlementaire ? Ce pour suivre un référendum consultatif, qui a été nerveux et ambiguë, fondé sur le mensonge et la xénophobie ? Je ne suis pas parlementaire britannique, mais je vois l’affaire bien mal partie.

    Par ailleurs, il faudra également que le Parlement se prononce sur le type d’accord qui va suivre, pour mandater le gouvernement. Or, cette question n’a jamais été évoquée lors du référendum. Aussi, une voix logique serait la dissolution des Communes, pour de nouvelles élections législatives avec un vaste débat sur (1) le principe du départ, et (2) ce qu’il faut pour en remplacement. Il se dégagerait alors une majorité qui aurait un mandat populaire net.

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  • Mariage gay : Le référendum irlandais parle au monde

    On pense bien sûr à Oscar Wilde, mais il faut d’abord voir cette belle société irlandaise. Les Irlandais étaient consultés sur une question simple, la légalisation du mariage gay. Il y a maintes raisons d’être réservé sur l’usage des référendums, notamment car il est rare qu’une grande question sociale se résolve par une alternative « oui » ou « non ». 

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    Ici, le recours au référendum se comprend, car chacun peut répondre « oui » ou « non », sachant que le texte ne concernait pas l'adoption, déjà possible pour les couples mariés, les personnes célibataires et les couples de même sexe. La question posée était donc simple : « Le mariage peut être légalement contracté par deux personnes sans distinction selon leur sexe ». Simple, si simple ? Mais pourquoi alors l’Irlande est-elle le premier pays à avoir adopté la voie du référendum ?

    Vu de loin, il n’y avait rien d’évident à faire ce référendum dans un pays de grande culture catho et qui n’a dépénalisé les relations homos qu’en 1993, après un arrêt de la CEDH. 

    La victoire de 1993, soit l’abrogation des articles de l’Offences against the Person Act de 1861 criminalisant l’homosexualité, ces textes qui avait permis d’entauler Oscar Wilde, avait beaucoup du au militantisme du sénateur David Norris, qui a poursuivi ses efforts.

    L’affaire a suivi son cours, jusqu’à retenir l’idée de ce référendum, avec le résultat que l’on sait : 62% de votes favorables.

    Les réactions ? Franchement, I am Irish…

    Enda Kenny, le Premier ministre, qui avait milité pour le oui, triomphe, et on le comprend : « Aujourd'hui l'Irlande a écrit une page d'Histoire. Avec ce résultat, nous montrons que nous sommes un peuple généreux, sensible, audacieux et joyeux».

    Les gagnants sont heureux, mais c’est surtout du côté des perdants que c’est intéressant.  

    L’un des principaux opposants, le parlementaire Mattie McGrath, a salué la victoire : « C’est très bien d’avoir un bon taux de participation. Nous devons féliciter le camp du “oui” pour leur victoire et espérer que les promesses faites par les membres du gouvernement vont être tenues. »

    L’archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, s’est « réjoui » du bonheur « que les gays et les lesbiennes doivent ressentir en ce jour ». Pour lui, l’Eglise doit désormais « ouvrir les yeux » : « Peut-être que les membres de l’Eglise n’ont pas compris » les implications du mariage homosexuel. C’est une révolution culturelle qui est en marche. La plupart des jeunes gens qui ont voté “oui” sont le produit de notre système scolaire catholique. Il faut trouver la manière de faire passer notre message, voilà désormais l’immense défi qui nous attend. »

    Bon, on est en Irlande, et l’Irlande est une île… Mais je pense que ce référendum va faire sentir ses effets bien au large de la belle île…

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  • Mamy Sarko fait joujou avec le référendum

    Entre deux conférences à 100.000 euros – garanties éthique pur sucre – Mamy Sarko est revenue faire son show devant ses fan-clubs, en transe. Le problème pour lui, est que le reste de la France de l’écoute plus… Le mec qui a ruiné et cassé la France, qui a perdu toutes les élections jusqu’à se faire virer, est dépassé et du passé.

    La cata pour lui est que son recul projette Juppé dans la lumière, et Mamy Sarko tente les grandes manœuvres en sortant l’arme populaire… le référendum.

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    S’il est élu en 2017 (Si… Oki ?), Mamy Sarko soumettrait aux Français trois référendums : la fusion des conseils régionaux et généraux, la mise en place de contreparties obligatoires aux prestations sociales et la baisse du nombre de parlementaires.

    C’est idiot. Quand on connait les défis économiques et sociaux qui attendent la France, pourquoi ces trois sujets, assez anecdotiques ?

    Un référendum pour fondre les conseils régionaux et généraux ? Pourquoi la loi ne suffirait-elle pas ? Idem pour la réduction du  nombre des parlementaires. Notre mamy devrait plutôt faire une proposition chiffrée, redessiner la carte des nouvelles circonscriptions, et aller gentiment expliquer le tout aux parlementaires UMP virés. Ce serait assez rigolo… Quant à celui sur les contreparties aux prestations sociales, c’est encore la litanie sur les salauds de pauvres… Il serait d’ailleurs matériellement impossible de faire un référendum opératoire, car il faudrait répondre oui ou non à un sujet qui regroupe une immense diversité de situations.

    Mais ce qui est le plus gros, c’est que Mamy Sarko, du temps de sa présidence, a bafoué la souveraineté populaire avec le référendum sur l’Europe. Qui peut l’oublier ?

    Le truc, c’était la réforme de l’Union européenne, ce qu’on avait pompeusement appelé la Constitution Giscard. Chirac avait embrayé pour un référendum populaire et le PS apportait son soutien. Résultat des courses : le 29 mai 2005, le référendum avait été rejeté avec 55% de non. A peine élu, Sarkozy avait repris le texte. Il a créé un subterfuge en démontant le texte initial pour le refourguer sous la forme d’amendements au texte ancien, totalement illisible. Persuadé qu’un référendum conduirait à un nouveau rejet du texte, il a choisi le 4 février 2008 le vote par le Congrès, la réunion des deux assemblées, qui lui assurait le succès.

    Cette pratique constitutionnelle a été une véritable truanderie, et une étape majeure dans la constitution du bloc UMP-PS, avec tout ce qui suit.

    Alors Mamy Sarko et le référendum ?… Parle à ma main !

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  • Traité européen: Congrès ou référendum?

    Le référendum est un classique de la démocratie. Sur les grandes questions, le peuple se prononce directement. Il dit oui ou non, à une question jugée d’une importance telle qu’elle ne peut être traitée par les parlementaires.

     

    Il en est ainsi de la première des règles, la Constitution. Les traités, ces actes internationaux qui engagent les Etats, ont une force juridique inférieure à la Constitution. Aussi , la ratification d’importants traités est parfois impossible sans une modification préalable de quelques dispositions de la Constitution. En matière européenne, cela a été les cas pour le traité de Maastricht, en 1992, et pour le traité dit de la constitution européenne, en 2005.

     

    Résultat le 29 mai 2005 : 54,7 % pour le non. Les Français refusent de modifier la Constitution , donc le traité ne peut être ratifié par le Parlement, donc le processus européen est bloqué.

     

    Les responsables politiques n’ont pas voulu renoncer. En l’absence de plan B, l’alternative, voici le plan A’, le camouflage. Car le Traité de Lisbonne c’est tout le Traité de Constitution européenne, mais avec une autre présentation.  

     

    La différence serait que le volet n° 3, relatif aux grandes politiques, ne serait pas inclut dans le traité. Révolution ? Rien du tout : ces politiques résultent d’autres traités, qui ne sont pas abrogés. Au lieu de les réunir dans un texte unique, les dispositions restent intactes, mais dans des textes disparates.

     

    Dans le détail, quelques points ont évolué. Mais il s’agit objectivement du chiffre après la virgule.

     

    Alors quelle est l’entourloupe, l’astuce, ou le génie, selon les goûts de chacun ? C’est d’avoir enlevé le mot constitution, qui faisait peur, car il donnait le sentiment que la nation disparaissait dans un infernal fondu-enchaîné supranational. Changement de vocabulaire d’autant moins gênant que le Traité envisagé en 2005 n’avait rien d’une constitution, dès lors que l’Europe procédait des Etats-nations.

     

    Le Conseil européen du 27 juin 2007 a pris acte de la fin du processus politique pour entrer dans un processus juridique. On abandonne le grand traité, pour inclure toutes ses dispositions sous forme d’amendement des traités existants. C’est çà le camouflage : il va falloir débusquer les amendements ! Le résultat, le Traité de Lisbonne, n’a donc rien de simplifié. Il est, du fait de ce processus, bien plus difficile à lire que le traité de 2005, qui était rédigé comme un tout.

     

    De telle sorte, on retrouve l’équation de 2005 : il faut modifier la Constitution avant de ratifier le traité. Mais par crainte d’essuyer un nouveau rejet, la France renonce au référendum, et choisit la voie annexe, à savoir le vote des deux chambres, Assemblée nationale et Sénat, réunie en Congrès, à la majorité qualifiée des 3/5.

     

    Le problème est bien visible : le vote du Congrès, prévu pour le 4 février, vise à effacer le l’échec du référendum de mai 2005. De Droite et de Gauche, c’est la gavage de cerveau : n’ayez pas peur, tout va bien, vos responsables sont gentils.

     

    Il y a deux questions très distinctes :

     

    -         Le traité de Lisbonne fait-il progresser le tout ? Ma conviction est « Oui », car en l’absence de traité c’est le libéralisme, tempéré par le juge. Un plus d’institution est une bonne étape.

     

    -         Peut-on passer par pertes et profits le référendum de 2005 ? Je dis « Non », car la souveraineté populaire, ce n’est pas un coussin. 

     

    Ou alors, il faut être cohérent, et dire que l’Europe est entrain de tuer le référendum. C’est une choix, qui a d’ailleurs ces mérites, car les référendum ont souvent été l’occasion de coups tordus. Mais en revanche, il faudra m’expliquer pourquoi le référendum est inutile pour le Traité de Lisbonne, et indispensable pour l’entrée de la Turquie.

     

    Dans l’immédiat et jusqu’au vote du 4 février, pour pourrez suivre les aventures de vos héros préférés au sein du Parti socialiste : François Hollande, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, le tout sur fond d’un rapprochement entre les strausskahniens et les fabiusiens destiné barrer la route à Ségolène Royal au prochain congrès PS, pendant que Bertrand Delanoë observe en embuscade. Pas de doute : le débat européen progresse.

     

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