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révolution

  • Orlando : Killary dézingue les alliés de la France

    Un monde vit, et l’autre s’endort. Sidérante réaction hier de l’ex-président du Conseil général de la Creuse : « L’effroyable tuerie homophobe d’Orlando a frappé l’Amérique et la liberté. La liberté de choisir son orientation sexuelle et son mode de vie ». Dotée du meilleur staff des agences de com’, c’est la bulle catastrophique du roi du pédalo : le terrorisme d’un cinglé a atteint le choix d’une orientation sexuelle et d’un mode de vie… Dramatique aveu d’une société qui réduit les droits de l’homme à leur dimension strictement individuelle : « J’ai le droit de sodomiser des femmes dans la panade, à partir du moment où elles l’ont accepté pour un peu d’argent », ou : « J’ai le droit de licencier car je suis propriétaire de mon entreprise ».

    Alors ? En (1), je dirais pauvre gauche ; mais en (2), je dois dire pauvre de nous, car la droite me paraît tellement nulle, fonçant sur tous les pièges qui l’attendent, à commencer par l’identité nationale, que le risque d’un second mandat de Hollande prend chaque jour plus de consistance. Hélas…

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    Bref. Le gros problème de Hollande après l’attentat d’Orlando est que, à cause de Daech, il devient plus difficile de choisir son orientation sexuelle. Dont acte.

    Là-bas, la maîtresse de maison s’appelle Killary Clinton, et hier, elle s’est située un peu au-dessus, lors d'un discours à Cleveland, dans l’Ohio : « Il est plus que temps que les Saoudiens, les Qataris, les Koweïtiens et d'autres empêchent leurs ressortissants de financer des organisations extrémistes. Il faut qu'ils cessent de soutenir les écoles et les mosquées radicales qui ont conduit trop de jeunes sur le chemin de l'extrémisme dans le monde ». 

    Vous avez bien lu ? Ça vous parle ? Nos chers alliés critiqués ? 

    Killary Clinton se situe dans un jeu post moyen-oriental. L’enjeu des États-Unis, c’est le leadership mondial, et donc d’abord l’affrontement – militaire, économique et financier – avec la Chine et la Russie. C’est ensuite la question du pétrole, alors qu’avec leur politique d’exportations excédentaires, l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweït menacent le développement étasunien du pétrole et du gaz de schiste. Enfin, l’enjeu est moins le financement des mosquées que celui des groupes leaders de l’économie, alors que l’Arabie Saoudite s’est engagée sur un programme de sortie du « tout pétrole », et menace de déstabiliser toutes les entreprises  - votre gentil Uber - et tous les secteurs industriels par son argent. Même l’ONU.

    Ça, c’est le réel. Obama avait commencé le retrait, et Killary, qui se projette à 10 ans, a tranché la question : les États-Unis ne lâcheront jamais Israël, certes, mais le Moyen-Orient n’est plus une question, les clefs ayant été cédées à l’Iran et à la Russie.

    - Oki, mais c’est bien fâcheux parce que la France a tout misé sur l’Arabie Saoudite. Des commandes d’armement en milliards d’euros, et des cautionnements pour les marchés passés avec l’Égypte et le Liban.

    - Oki, mais imagine bien que si la France a récupéré ces marchés, qui au demeurant laissent quasi-intacts les grands flux de livraison d’armes depuis les États-Unis, c’est parce que les États-Unis se dégagent de cette région du monde, qu’ils ont entièrement pourrie. Tu crois que la France peut gagner un marché d’armement contre les États-Unis ?

    - Oki, mais le reflux des États-Unis laisse alors première place à la France…

    - Oki, oki, sauf que les États-Unis se cassent pour de bon. Tu as vu à quoi ressemblait leur pseudo-conférence de Paris après la pseudo-visite diplomatique de El Blanco en Israël et en Palestine ?

    - Oki, c’était totalement bidon.

    - Et…

    - La France se fait une petite place là-bas en fonction des positions abandonnées par les enfants de Georges W. Bush.

    - Mais alors, c’est fin de race pour notre diplomatie ?

    - Oui.

    - Et même la « guerre contre le terrorisme », ça ne va plus marcher ?

    - Tiens, voilà l’adresse d’une bonne boutique. Ils peuvent te rebrancher le cerveau.

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    « Merci ! Je suis entre de bonnes mains»

  • Ça me désole, mais…

    Ça me désole, mais c’est comme ça : en 2015, le seul leader politique qui parle vrai est Marine Le Pen. De quoi flipper, et sérieusement, car avec le cynisme dominant, le reste suivra.

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    Du côté du PS et l’UMP, tout est cassé. La pouf' Belkacem explique que l’avenir de l’école publique passe par le stand-up de Debbouze, et le pouf’ Sarko est obligé de passer par un référendum des adhérents pour que l’ancêtre des partis gaullistes se place sous l’étoile de George W. Bush. Avec des sous-chefs délirants, que personne n’ose contredireNo future.

    En face, nous retrouvons MLP, et soyons réalistes, car les imprécations ont leurs limites : le FN, c’est une vraie implantation locale qui, à part les racistes congénitaux de la Côte d’Azur, recoupe la France du chômage. Et comme le chômage va accroître… Alors, on ne résoudra rien par l'anathème...

    Ce WE, tous les médias sont tombés sur le FN, et ils ont eu tout faux. Sachons regarder la réalité en face, avant de la prendre demain sur le nez comme un râteau.

    Jean-Marie Le Pen, le réfugié politique du guignolesque Soral, est venu fiche le boxon sur la tribune du FN, pour déstabiliser sa fille au moment où celle-ci allait prendre la parole. MLP a laissé passer, a enchainé avec maîtrise, et le soir à la radio, elle a dénoncé avec une force ajustée une attaque contre le parti… et contre elle-même. Aujourd’hui, elle prendra les mesures que permettent les statuts pour évincer son père.

    Vous pouvez considérer que ce n’est que la tambouille interne à ce méprisable FN, et peut-être avez-vous raison. J’ai longtemps vu les choses comme ça. Mais, essayons d’accepter ce que voient nos yeux : hier, devant affronter son père, une femme a eu des mots de vérité. On se fiche comme du quart de son discours devant l’allumée Jeanne d’Arc, mais les mots peinés et résolus d’une fille qui rejette son père marquent. Vous mesurez ? Non ?

    Franchement, je suis inquiet.

    Pas pour notre avenir social : la société vaut cent fois mieux que ses dirigeants. De partout où que j’aille, on me parle de solidarité et de main tendue aux plus démunis.

    C’est du point de vue politique que c’est la cata. Elections gagnées ou non, MLP est devenue le centre autour duquel s’organise la vie politique. C’est elle qui donne le la, et c’est à partir de ce que dit le FN que les autres réagissent. L’UMP et le PS déblatèrent, mais les permanents sont de consigne pour étudier à la loupe ce qu’a dit MLP, et caler ensuite le discours de leur parti en fonction. Alors, que les cosmétiques leaders déblatèrent les « éléments de langage » vendus par les agences de com’, MLP parle. C’est un fait, et ça fait la différence.

    - OKI. Mais alors… Tu critiques, mais tu proposes quoi ?

    - Franchement à part une bonne révolution, je ne vois pas d’issue.

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  • 0,004% d’ultra-riches détiennent 13% de la richesse mondiale

    On n’a pas fait tomber le mur de Berlin pour rien… Le marché libre et non faussé vit de la force de ses charmes, qui donnent des couleurs à la vraie liberté : s’enrichir au détriment des autres. Voici quelques news des « ultra-riches » issues d’un rapport de la banque suisse UBS et de l’agence de conseil Welath-X.

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    Première bonne nouvelle : comme l’économie mondiale est dans un cercle vertueux, le nombre d’ultra-riches augmente : 211.275 personnes  en 2014, soit 12.000 de plus qu’en 2013, et 2019, ils devraient être plus de 250.000. 211.275, cela veut dire que 0,004% de maquereaux détiennent 13% de la richesse mondiale. Pour 87%, ce sont des mecs (Syndrome du singe dominant).

    En super-ultra riches, je félicite les 2.325 milliardaires en dollars. Pour donner une idée, leur patrimoine d’un milliard de dollars dépasse le PIB de bien des Etats, comme la Gambie (population de 1,8 million) ou la Guinée-Bissau (population de 1,4 million), qui sont aux environs de 900 millions de dollars.  Des pays comme le Libéria (population de 4,2 millions) ou la République Centrafricaine (population de 5,1 millions), qu’on accuse de ne pas savoir relever la tête, plafonnent à 2 milliards de dollars.

    On compte 75.000 ultras-riches en Amérique-du-Nord, 61.820 en Europe, et 46.635 en Asie. L’Afrique est dernière, mais on sait que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire, tant pis pour lui. En Europe, la France se classe au quatrième rang, avec 4.750 personnes, derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse.

    D’après le rapport d’UBS et Wealth-X, ce club prolifère grâce à la bonne santé des marchés boursiers et en dépit des « conflits géopolitiques, des tensions socio-économiques et de la volatilité sur les marchés financiers ».

    En fait, la question n’est pas de savoir si nous avons besoin d’une révolution, mais quand elle va avoir lieu. Je sais pas vous, mais moi, je me prépare chaque jour.

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  • Sciences-Pipeau : Plus rentable que de braquer une banque !

    Je lance cet appel aux malfrats : arrêtez les braquages de banques, et devenez patron de Sciences-Pipeau : c’est plus rentable, et en plus, on vous donnera des médailles républicaines.

    Ce n’est pas encore du pénal, mais c’est déjà un must dans les rapports de la Cour des Comptes.

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    Sciences-Pipeau, l’école du consensus 

    Il faut d’abord bien situer le contrôlé, à savoir Sciences-Pipeau, l’école de la République, génétiquement républicaine. C’est l’école des petits marquis en costume bleu pétrole, l’usine qui fabrique les pièces détachées qui seront assemblées pour peupler les cabinets ministériels, les CA des grandes firmes,  la magistrature, des patrons et sous-patrons divers et variés qui font l’opinion. Sciences-Pipeau, c’est l’école du pouvoir pour ceux qui sont incapables d’y arriver en se faisant élire, et l’école de l’économie pour ceux qui sont incapables de créer une entreprise.

    Comme d’autres usines excellent dans la production d’andouille ou dans le transport du gaz, Sciences-Pipeau brille dans la fabrique du consensus. Bien chers frères, bien chères sœurs, de Droite ou de Gauche, adorez la géniale Sciences-Pipeau, socle du conservatisme, et moule des mollusques qui font l’élite publique. Ici, les idées dissidentes ne sont admises que si elles renforcent le système.

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    Le choeur des pleureuses

    Quand cet été le boss Richard Descoings a été trouvé mort dans une chambre d’hôtel à New-York, nos grands leaders politiques étaient inconsolables.  

    Nicolas Sarkozy a salué les conventions éducation prioritaire (CEP), censées ouvrir le monde des riches aux pauvres : « Ce dispositif, qui permet à des élèves méritants de lycées défavorisés d’accéder à Sciences-Po marqua un tournant historique dans la prise de conscience en France de ce scandale que constitue la reproduction sociale des élites ».

    Alain Juppé était quasi-lyrique: « La France a perdu aujourd'hui un éminent représentant de l'école française de sciences politiques, un infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde, un remarquable artisan du renouveau d'une institution phare de l'universitaire française ».

    Martine Aubry était elle aussi en extase : « Il a été un grand serviteur de l'Etat et il a été, surtout, celui qui a voulu, y compris dans une grande école, restaurer la promesse républicaine ».

    Très touchant cette belle propagande, car la réalité, issue du rapport de la Cour des Comptes, montre une gestion erratique, contraire aux buts annoncés et orientée vers l’enrichissement des boss de Sciences-Pipeau.

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    Enrichissez-vous (avec l'argent des autres) !

    Le salaire de Descoings… Quasi désintéressé, le héros de la classe politique !   537 246,75 euros en 2010, avec une paie gonflée par les primes « ne reposant sur aucun contrat formel et n'ayant pas été votée en conseil d'administration ». Donc, du fric piqué dans la caisse…

    Un autre drôlatique, Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) l’organisme qui gère Sciences-Pipeau. Sa prime de 16500 euros en 2007 a été portée à 36000 en 2010, et en 2009, il s’est voté une régularisation retroactive, empochant 69000 euros. Tu comptes rembourser quand, mon Jean-Claude ?

    Les enseignants-chercheurs effectuent 30% de leur service… mais ils sont payés 100% ! Normal, ces génies commencent à phosphorer le matin sous la douche, et tout travail mérite salaire…

    Et puis il y a les avantages en nature. Le directeur d’un centre de recherche a bénéficié pendant cinq ans d’un logement fonction pour un loyer offert 3257 euros… en déclarant un avantage annuel en nature de 1560 euros ! En 2009, le bail a été transféré à son nom, et Descoings a  augmenté une prime du montant exact du loyer. Sciences-Pipeau, c’est la seule institution de Paris où l'on respecte le droit au logement opposable. Ah ah ah…

    Le rapport de la Cour des Comptes est un vrai réquisitoire, et tout y passe: recrutement et rémunération des profs, coùut de la scolarité, opacité de la gestion...

    Evidemment, l’Etat a payé les yeux fermés pour sauvegarder le moral de sa pouponnière. La subvention du ministère de l'enseignement supérieur a progressé de 33,3 % en cinq ans, passant de 47,7 millions d'euros en 2005 à 63,3 millions en 2010, « en l'absence de tout contrôle » souligne la Cour des Comptes. Mais quand on aime, on ne compte pas, et surtout si c’est l’argent des contribuables.

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    L’ouverture sociale ? Fais-moi rire !

    L’ouverture sociale ? Une grande farce gérée comme un paravent par cette bande de gougnafiers. Selon la Cour des Comptes, l’IEP accueille davantage de boursiers en 2010 qu'en 2005, « sans atteindre le pourcentage de 30% attendu en 2012 », mais dans le même temps, « la proportion des étudiants issus de parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure s'est accrue de 5 points, passant de 58,5% à 63,3% ». Mission remplie, et valeurs sociales assurées.

    Une société politique bien malade

    Le Sinistre de l’Enseignement va faire semblant de se fâcher tout rouge, mais bien sûr, aucune sanction ne sera prise.

    Tout ceci est écœurant, et c’est un signe de plus montrant une société politique bien malade. La même société qui, demain, expulsera des enfants Roms, au motif qu'on ne dispose pas de quatre sous pour assurer leur scolarité.

    Il y a des jours où je crois que ce qu’il nous faut, c’est une révolution. Comme au bon vieux temps de la lutte contre les privilèges.

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