Avertir le modérateur

racolage

  • Politique d'ouverture ou racolage politique ?

    Futur remaniement, municipales en mars : la saison des transferts a commencé. Nicolas Sarkozy supervise, avec Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel comme chevau-légers, pendant que l’appareil veille au grain. Le Modem de Bayrou joue l’anguille, sans toujours savoir où est la roche. Les socialistes cherchent à atteindre leur quota de rebeus. La presse parle de débauchage, quand les intéressés répondent « vision d’avenir ». Il faut remettre un peu d’ordre dans cela, car ça devient tout et n’importe quoi. Par exemple, ce qu’est en train de vivre Azouz Begag relève de l’humanitaire,… sans adoption faut-il le préciser.

    Pas de démocraties sans règles, donc tournons-nous vers la loi pour dire ce qui est possible, et poser les limites. Et, par souci d’efficacité, je propose une adaptation de l’existant, à savoir la répression du racolage passif. Vous vous rappelez certainement cette création issue d’une loi dite de « sécurité intérieure ». Ne changeons pas une formule qui gagne…

    Le racolage passif, infraction créée par la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003, est ainsi défini par l’'article 225-10-1 du Code pénal : « Le fait par tout moyen y compris par une attitude même passive de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération est puni de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende ».

    Il suffit de remplacer « sexuelles » par « politiques » : la loi la plus simple de l’année !

    Le Code pénal serait complété par un article 225-10-2, ainsi rédigé : « Le fait par tout moyen y compris par une attitude même passive de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations politiques en échange d'une place sur une liste ou d'une promesse de place sur une liste est puni de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende ».

    Ah la belle loi ! Enfin un peu de morale en politique ! Nos enfants doivent pouvoir se promener tranquilles dans la rue, sans crainte d’être agressé par le déballage des fruits de la passion politique… Jupes aussi courtes que notre politique extérieure, décolletés profonds comme la crise sociale, chutes de rein aussi vertigineuses que celle de votre pouvoir d’achat, maquillage outrancier comme un journal de Jean-Pierre Pernaut… Oui, chers amis, il fallait réagir !

    Petit problème : à l’étude, la loi de 2003 ne semble pas avoir été d’une grande efficacité.

    Pour échapper à la loi, le racolage se cache, ruse, utilise Internet et les arrière-salles. Il quitte les carrefours des beaux quartiers pour des fourgonnettes plus ou moins planquées en banlieue, mais le trafic ne ralentit pas.

    Et d’expérience les poursuites sont rares. Oui, mais répondent les OPJ, la loi permet de multiplier les auditions et de remonter les filières… Ah, ah. Mais je retrouve dans une article de Politis du 25 mars 2004 ce témoignage d’une prostituée : « Lorsque les prostituées se font arrêter, ce sont les hommes de main qui montrent leurs papiers aux policiers. À aucun moment, ceux-ci ne sont inquiétés. Qui protège-t-on ? »

    Bon finalement, il faut peut-être mieux laisser faire la nature. On verra bien la tête de la progéniture…

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu