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  • La France socialiste persécute et trahit les Roms

    $T2eC16N,!zUFIb8bodvcBSZUrRJrWQ~~60_35.JPGLa Délégation interministérielle à l’habitation et au logement (DIHAL) a fait ses calculs : 17 457 Roms vivaient dans des bidonvilles au 17 novembre 2014. Voici enfin identifiés ces salauds de pauvres qui viennent ruiner la République, alors que les gentilles banques de l’ami Macron font tout pour l’aider.  

    Je résume donc :

    - la France sans les Roms, 65.000.000 personnes, c’est un pays prospère et heureux ;

    - la France avec les Roms, 65.017.000 personnes, c’est un pays ruiné et qui plonge dans le malheur.

    Pour que la France, 5° puissance économique du monde, s’en sorte, il suffit donc de virer ces pauvres.

    Hollande et Valls s’en occupent : en 2014, ils ont détruit les bidonvilles comme jamais, anéantissant à coup de pelleteuse ce qui était le lieu de l’intimité de ces personnes, et ils ont expulsé 13 483 personnes, soit 80% des personnes les plus vulnérables de France.

    Franchement, bravo à notre merdouille socialiste : Sarko était loin de ce chiffre, et il n’est pas sûr que le FN fasse mieux. Cruelle au dernier stade, cette politique est parfaitement débile, car elle ne fait que prolonger le problème : les familles Roms qui vivent dans la précarité, se retrouvent plongées dans la vulnérabilité la plus extrême, exposés au froid, à la pluie, à la plus grande des insécurités.oublier trahir puis disparaitre.jpg

    Les plus fragiles plongent dans les troubles graves de santé, les enfants voient détruits leurs espoirs de scolarisation, et des familles entières sont livrées aux services sociaux des mafieux… C’est criminel.

    « Oui, mais doux rêveur, c’est le seul moyen de sauver le pays… »

    Manon Fillonneau, porte-parole de l’European Roma Right Centre rappelle les faits : « En Italie, alors qu’on estime à 40 000 personnes la population vivant dans les bidonvilles, 56 campements ont été évacués, comptant chacun 25 à 30 personnes ; en Espagne on ne pratique pas vraiment d’évacuation ». C’est donc une politique délibérée de Hollande et Valls.

    La rigolote Ligue des Droits de l’Homme, une filiale du PS, s’est fâchée tout rose pour demander que « les autorités françaises modifient leur politique d’expulsion inutile et déshumanisante en 2015, et concentrent leur énergie et leurs ressources vers des politiques d’intégration globales ». Du pur pipeau… La LDH, bien sûr, ne va pas gêner ses amis avec la moindre procédure sérieuse, et Valls et Hollande feront en 2015 autant de destructions de maisons qu’en 2014.

    Les plus pauvres d'entre nous, persécutés et trahis par la Gauche… 

  • Le droit des Roms de vivre en France

    Cette histoire des Roms commence à vraiment me chauffer. Ce que fait mon pays, La France, est illégal et ignoble : illégal car la France s’est inscrite dans un plan européen d’inclusion des Roms, plan cohérent et financé, qui a force obligatoire, et qu’elle refuse d’appliquer ; ignoble, car les dirigeants politiques, par un consensus parfait entre le PS, l’UMP et le FN, agitent la haine des pauvres, comme si la pauvreté était la source de nos malheurs.

    Hier, le cafard de service était un petit marquis de la Hollanderie, Le Foll : «Il faut chercher à les faire retourner d’où ils viennent, en Roumanie ou en Bulgarie, et éviter qu’il y en ait qui reviennent ou qui viennent ».

    Alors, Le Foll, s’il te plait, arrête tes conneries, qui sont cruelles car tu plonges des familles, des enfants, dans la misère. Calme-toi. 

    Les Roms en France

    le-livre-les-roms-n-ont-jamais-ete-percus-comme-des-immigres-europeens-venus-tenter-leur-chance-en-france-pourquoi-en-2012-la-question-des-roms-finalement-peu-nombreux-sur-le-territoire-provoque-t-elle-un-tel-dechainem.jpgOn compte environ 15.000 à 20.000 Roms migrants en France, ce nombre étant stable depuis plusieurs années. Plus de 90% d’entre eux viennent de Roumanie, plusieurs groupes de Bulgarie et quelques familles des pays de l’ex-Yougoslavie. La plupart de ces Roms vivent avec leurs familles, y compris des enfants, enfants qui représentent le tiers de cette population.

    Les Roms migrants d’origine roumaine et bulgare, en tant que citoyens de l’Union, ont le droit d’accès au territoire français. Ils peuvent ensuite manifester la volonté de s’y installer, dans le cadre des politiques définies par l’Union européenne (Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, art. 6).

    Pour la France, ce projet est entièrement réaliste. Si toute situation peut-être améliorée, d’autre pays européens ont obtenu de vraies réussites, notamment l’Allemagne avec 70.000 Roms et l’Espagne avec 100.000 Roms. La situation bloque en France car les pouvoirs publics, pour s’attirer le vote xénophobe, refusent de mettre en œuvre les politiques européennes aux quelles sil se sont pourtant engagés.

    Une politique européenne très claire

    livre_goosens_1.jpgDevant la mauvaise volonté de France et de quelques autre Etats, la Commission européenne, en 2011, a défini une politique générale d’intégration des Roms pour la période allant jusqu’à 2020 (COM(2011) 173 final, du 5 avril 2011).

    Comme tous les Etats européens, la France a répondu en prenant des engagements par une communication du 6 janvier 2012  (Une place égale dans la société française : Stratégie du gouvernement français pour l’inclusion des Roms dans le cadre de la communication de la Commission du 5 avril 2011 et des conclusions du Conseil du 19 mai 2011).

    Aussi, le ministre machin ou le sous-ministre bidule ne vont pas nous gaver en inventant tous les jours de nouveaux plans pour les Roms.

    La France a pris un engagement devant l’Europe, et cette politique européenne est financée. Elle doit donc être mise en œuvre. Il n’y a ni à tergiverser, ni à financer, ni à brasser la mélasse xénophobe. Comme disait avant-hier, l’autre rigolo, la France a une signature et l’honore. Oui, mais pas pour les Roms.

    Le refus de la France de respecter ses engagements

    Temps-modernes-Librairie-Compagnie.jpgLa situation bloque en France du fait du refus des pouvoirs public de respecter leurs engagement, et cela résulte d’un point très clair : la France refuse de mobiliser les fonds européens disponibles, et qui seraient amplement suffisant pour réussir l’inclusion des 15 000 Roms qui souhaitent vivre en France. C’est un choix politique totalement pourri, mais il fait consensus entre le PS de l’UMP et le FN.

    Alors, après c’est très simple. Vous venez à la télé prendre l’air outragé genre : « La France ne pas accueillir toute la misère du monde, nos budgets sociaux sont à secs, et ces gens doivent rentrer chez eux ». Là aussi, consensus entre le PS de l’UMP et le FN.

    Pour la période 2007-2013, l’UE a programmé 26,5 milliards € pour l’intégration sociale, soit 9,6 milliards pour le FSE, et 16,8 milliards pour le FEDER, et au sein de ces prévisions, des fonds sont disponibles pour l’inclusion des Roms dans les Etats européens, comme cela est explicité par une note « Les Roms au sein du Fonds social européen 2007-2013 ».

    La non-utilisation des fonds alloués par la France est régulièrement dénoncée par Madame Reding, Commissaire européen pour la Justice. En septembre 2013, elle a clairement dénoncé la volonté de la France de pas mettre en œuvre son plan d'intégration des Roms conclu avec l'UE (Le Point, 25 septembre 2013).

    On retrouve la même analyse dans trois rapports récents, et du plus haut sérieux, qui tous confirment que non seulement cet argent n’est pas mobilisé, mais de plu il sera perdu car non affecté.

    - Rapport de la Cour des Comptes sur l’utilisation des crédits du FSE, de février 2012, extrait du rapport annuel (p. 159 et p. 165 s.) ;

    - Rapport du Sénateur M. Michel Billout, du 6 décembre 2012 (p. 63 s.) ;

    - Rapport des députés Mme Marietta Karmanli et M. Didier Quentin, du 18 septembre 2013 (p. 73 s.).

    Une organisation de l’échec

    non-a-la-xenophobie1.jpgCette « organisation de l’échec » est donc très simple : l’inclusion dans la société française étant financée par les fonds européens, il suffit de ne pas mobiliser ces fonds, et de dire que les services sociaux sont à secs. La cause : la xénophobie d’Etat contre les Roms, par consensus entre le PS de l’UMP et le FN.

    Ce blocage intentionnel a été bien décrit par le préfet Alain REGNIER, préfet délégué en charge notamment de l’inclusion des Roms, un honnête homme (Le Monde, 29 septembre 2013). A la question « Quels sont les obstacles à l'insertion des migrants roms ? », la réponse n’est pas que la solution serait impossible, bien au contraire.

    « Au plan national, les familles roms qui remplissent les conditions pour rester en France doivent pouvoir être éligibles au droit au logement opposable (DALO). Ce qui suppose qu'ils obtiennent des préfets un titre de séjour selon les mêmes critères que les autres ressortissants de l’Union européenne. Ils seraient ainsi soumis aux mêmes conditions que les autres ménages reconnus prioritaires parmi les mal-logés. Les Roms doivent pouvoir être dans les mêmes starting-blocks que les autres exclus. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Toute mon action vise à faire en sorte que cette population avant tout victime du mal-logement puisse être traitée selon le droit commun. Car il ne faut surtout pas de traitement ou filière spécifiques pour les Roms, sous peine de renforcer encore la stigmatisation dont ils sont de plus en plus victimes ».

    Des condamnations internationales unanimes

    tsiganes.jpgLa xénophobie des gouvernements français est unanimement dénoncée dans le monde.

    Le 29 août 2012, quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU ont dénoncé la politique de la France vis-à-vis des Roms, qui ont estimé la situation française assez grave pour publier une dénonciation des quatre rapporteurs concernés contre « Ces évictions et expulsions  alimentent inévitablement le climat d'hostilité déjà préoccupant à l'égard des Roms en France » :François Crépeau, rapporteur spécial sur les droits des migrants ; Rita Izsak, rapporteure sur la question des minorités ; Raquel Rolnik, rapporteure sur le droit au logement ; Mutuma Ruteere, rapporteur sur le racisme.

    De très nombreux organismes publics font les mêmes critiques :

    - Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, Avis sur le respect des droits des « gens du voyage » et des Roms migrants au regard des réponses récentes de la France aux instances internationales, 22 mars 2012 ;

    - Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, Rapport 2010-2011, Les Roms, boucs-émissaires d’une politique sécuritaire qui cible les migrants et les pauvres, février 2012 ;

    - Observatoire régional de santé d’Ile-de-France, Situation sanitaire et sociale des “Roms migrants” en Ile-de-France, janvier 2012 ;

    - Centre européen des Droits des Roms, rapport pour la Commission européenne concernant la légalité de la situation des Roms en France, septembre 2010 ;

    - Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), Rapport sur la France, 29 avril 2010, CRI(2010)16 ;

    - Amnesty International, rapports de 2011 et 2013;

    - Médecins du Monde, rapport sur les conditions de vie des Roms en France), juillet 2011 ;

    - Romeurope, rapport de février 2010 sur la non-scolarisation en France des enfants roms migrants.

    Des condamnations en justice permanentes

    ROMS_ouvrage_large.jpgDu fait du consensus PS-UMP-FN, l’ambiance est bonne en France pour tomber sur les Roms, coupables de tous nos maux. Salauds de pauvres ! Mais dès qu’on s’adresse aux juridictions internationales, la France est condamnée comme voyouse.

    Il faut dire que cette xénophobie d’Etat va à l’exact encontre de l’excellente jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme :

    « Du fait de leur histoire, les Roms constituent un type particulier de minorité défavorisée et vulnérable. Ils ont dès lors besoin d'une protection spéciale. Cela implique d'accorder une attention spéciale à leurs besoins et à leur mode de vie propre tant dans le cadre réglementaire considéré que lors de la prise de décisions dans des cas particuliers, non seulement dans le but de protéger les intérêts des minorités elles-mêmes mais aussi pour préserver la diversité culturelle qui est bénéfique à la société dans son ensemble » (CEDH, 16 mars 2010 [GC] Oršuš et autres c. Croatie, n° 15766/03, §§ 147 et 148).

    Le Comité Européen des droits sociaux a souvent condamné la France pour sa politique xénophobe :

    - Centre européen des Droits des Roms c. France, n° 51/2008, 19 octobre 2009 ;

    - Centre sur les droits au logement et les expulsions (COHRE) c. France, n° 63/2010, 28 juin 2011 ;

    - Forum européen des Roms et des Gens du Voyage c. France, n° 64/2011, 24 janvier 2012 ;

    - Médecins du Monde International c. France, n° 67/2011, 11 septembre 2012)

    Le CEDS a demandé à La France d’être honnête :

    « L'un des principaux éléments de la stratégie globale de lutte contre l'exclusion sociale doit être la mise à disposition de ressources suffisantes, qui doivent être affectées aux objectifs de la stratégie. Enfin, il faut que les mesures répondent qualitativement et quantitativement à la nature et à l’ampleur de l’exclusion sociale dans le pays concerné » (CEDS, Centre européen des Droits des Roms c. France, n° 51/2008, 19 octobre 2009, §§93-94).

    La CEDH est régulièrement amenée a condamner la France pour sa pratique de destruction de camps Roms (CEDH, Winterstein, n° 27013/07, 17 octobre 2013, § 121).

    *   *   *

    Alors, deux questions à l’andouille Le Foll : tu attends quoi pour mettre en œuvre la politique à laquelle la France s’est engagée, et tu attends quoi pour mobiliser les fonds sociaux européens, réservés et alloués, qui permettront de régler le problème ?

    Tant de malhonnêteté, ça me rend malade.  

  • Des camps de concentration pour les Roms

    Roms-Une-histoire-europeenne_ouvrage_large.jpgDes personnes dans la misère, vivant à la rue ? De quoi donner la « rage » pour ce sympathique candidat,... mais une rage causée par le « spectacle désolant de ces femmes, de ces enfants, et quelquefois de ces familles entières qui, dans un état d'abandon indescriptible, parsèment l'arrondissement, l'amochent de part en part, et rompent le charme de la moindre promenade ».

    Alors, engager un devoir de solidarité ? Non, il faut agir contre « cette lèpre ». Ces pauvres s’installent dans le VII°, et « ce spectacle est indigne de Paris, indigne de la France, indigne d'un grand pays ». Pas joli sur les cartes postales, le camarade a raison…, comme il a raison de décrire une « marée montante de la barbarie grise ».

    D’où cette profonde question : que faire ? Et bien des camps de concentration pour Roms : « Mais que peut faire M. le Ministre de l'Intérieur – à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu'elles escomptaient du voyage qu'elles préféreraient déguerpir d'un territoire aussi inhospitalier ? »

    L’auteur est Paul-Marie Couteaux, candidat du FN-Rassemblement Bleu Marine pour le VII° arrondissement de Paris.

    Des camps de concentration pour les pauvres ? Une horreur, le fruit vermoulu d’une pensée fracassée. Pour les pauvres Roms ? Ah, là, ça passe.

    Je suis écœuré, profondément écœuré, par ce racisme tripal et puissant qui saisit la France.  

  • Virer les Roms, c’est pas si simple

    La CEDH a plein de défauts, mais elle a quand même de sacrées qualités, et elle vient de rendre un magnifique arrêt (Winterstein, 17 octobre 2013, n° 27013/07),  qui va jouer comme un sublime plaquage aux jambes des lascars genre le petit nerveux ou l’ami des blancos qui rêvent de reprendre trois points dans les sondages à chaque expulsion de camps de Roms. Cet arrêt est moins une nouveauté qu’un aboutissement, car il ponctue tout un travail d’analyse de la Cour européenne et du Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS), mais désormais tout est en place pour apporter une juste riposte.  

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    Le principe de base, qui fait frétiller les répressifs et était hélas entériné par les juridictions judiciaires, était la défense eu droit de propriété, garantit tant par le Code civil que par le premier protocole de la Convention européenne :

    « Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.

    « Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les Etats de mettre en vigueur les lois qu’ils jugent nécessaires pour réglementer l’usage des biens conformément à l’intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d’autres contributions ou des amendes. »

    Donc, les Roms, sans abris du fait des politiques iniques suivis par les gouvernements, allaient s’installer sur des terrains à l’écart, souvent inutilisés,…  mais qui avait un propriétaire. Celui-ci bondissait devant le juge des référés, et tombait la loi du plus fort, le droit de propriété. Désolé pour le non-respect des droits sociaux, mais allez-voir ailleurs. Dur, et mal jugé.

    Mal jugé parce que la notion de « biens » une portée autonome qui ne se limite pas à la propriété des biens corporels. Tout est là : il faut rechercher si le défendeur n’est pas titulaire d’un intérêt substantiel, qui lui aussi devient alors protégé par l’article 1 du Protocole (CEDH,  Zwierzyński, § 63). Pour la CEDH, certains droits et intérêts peuvent aussi être considérés comme des « droits de propriété », et donc comme des « biens » aux fins de cette disposition (CEDH, Iatridis, § 54 ; CEDH, Beyeler, § 100). La personne doit prouver qu’elle dispose d’une forme de créance suffisamment établie au point de pouvoir être revendiquée en justice, (CEDH, Kopecký, §§ 25-26). Une vraie révolution. Le principe de proportionnalité exige que de telles situations, où une communauté entière et une longue période de temps sont en jeu, soient traitées de façon totalement différente de situations courantes où un individu est expulsé d’une propriété qu’il occupe illégalement (CEDH, Winterstein, § 121).

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    Désormais, ce droit qui s’oppose au droit de propriété bénéficie d’un régime bien défini (CEDH, Yordanova, § 118 ; CEDH, Winterstein,  § 148). Suivez bien les étapes.

    1/ Lorsque sont en jeu des politiques sociales ou économiques, y compris dans le domaine du logement, la Cour accorde aux autorités nationales une grande latitude. En cette matière, elle a jugé que « dans la mesure où l’exercice d’un pouvoir discrétionnaire portant sur une multitude de facteurs locaux était inhérent au choix et à l’application de politiques d’aménagement foncier, les autorités nationales jouissaient en principe d’une marge d’appréciation étendue » (CEDH, Buckley, § 75 ; CEDH, Ćosić, § 20), même si la Cour demeure habilitée à conclure qu’elles ont commis une erreur manifeste d’appréciation (CEDH, Chapman, § 92) ;

    2/ En revanche, la marge d’appréciation laissée aux autorités est d’autant plus restreinte que le droit en cause est important pour garantir à l’individu la jouissance effective des droits fondamentaux ou d’ordre « intime » qui lui sont reconnus. Cela est notamment le cas pour les droits garantis par l’article 8, qui sont des droits d’une importance cruciale pour l’identité de la personne, l’autodétermination de celle-ci, son intégrité physique et morale, le maintien de ses relations sociales ainsi que la stabilité et la sécurité de sa position au sein de la société (CEDH, Connors, § 82) ;

    3/ Il convient d’examiner les garanties procédurales dont dispose l’individu pour déterminer si l’État défendeur n’a pas fixé le cadre réglementaire en outrepassant sa marge d’appréciation. En particulier, la Cour doit rechercher si le processus décisionnel ayant débouché sur des mesures d’ingérence était équitable et respectait comme il se doit les intérêts de l’individu protégés par    l’article 8 (CEDH, Buckley, § 76 ; CEDH, Chapman, § 92). L’exigence de la « nécessité » de   l’ingérence vaut sur le plan tant procédural que matériel (CEDH, McCann, § 49).

    4/ La perte d’un logement est une atteinte des plus graves au droit au respect du domicile. Toute personne qui risque d’en être victime doit en principe pouvoir faire examiner la proportionnalité de cette mesure par un tribunal indépendant à la lumière des principes pertinents qui découlent de l’article 8 de la Convention, quand bien même son droit d’occuper les lieux aurait été éteint par l’application du droit interne (CEDH, Kay, no 37341/06, § 68; CEDH, Orlić, § 65).Cela signifie, entre autres, que lorsque des arguments pertinents concernant la proportionnalité de l’ingérence ont été soulevés par le requérant dans les procédures judiciaires internes, les juridictions nationales doivent les examiner en détail et y répondre par une motivation adéquate (Orlić, précité, §§ 67 et 71) ;

    5/ Pour apprécier la proportionnalité d’une mesure d’expulsion, il y a lieu de tenir compte en particulier des considérations suivantes : si le domicile a été établi légalement, cela amoindrit la légitimité de toute mesure d’expulsion  et à l’inverse, s’il a été établi illégalement, la personne concernée est dans une position moins forte ; par ailleurs si aucun hébergement de rechange n’est disponible, l’ingérence est plus grave que si un tel hébergement est disponible, son caractère adapté ou pas s’appréciant au regard, d’une part, des besoins particuliers de l’individu et, d’autre part, du droit de la communauté à voir protéger l’environnement (CEDH, Chapman, §§ 102-104) ;

    6/ Enfin, la vulnérabilité des Roms et gens du voyage, du fait qu’ils constituent une minorité, implique d’accorder une attention spéciale à leurs besoins et à leur mode de vie propre tant dans le cadre réglementaire valable en matière d’aménagement que lors de la prise de décision dans des cas particuliers (CEDH, Chapman, § 96 ; CEDH, Connors, § 84), et dans cette mesure, l’article 8 impose donc aux États contractants l’obligation positive de permettre aux Roms et gens du voyage de suivre leur mode de vie (CEDH, Chapman, § 96).

    Allez, c’est parti… Ça va plaider sec ! Et si l’Etat abuse, violant les droits des plus vulnérables il engage sa responsabilité et devra être condamné. Force doit rester à la loi, non mais... 

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  • Exclusif : Hollande nomme Leonarda Premier ministre

    N’hésitant devant aucune sacrifice pour vous donner la meilleure information, notre équipe d’investigation politique a dealé avec Obama pour intercepter les mails et communications téléphoniques de l’Elysée, et le blog est en mesure de vous livrer ce scoop : pour sauver sa peau, Hollande a choisi la cohabitation avec son opposition, à savoir les enfants pauvres et étrangers. Voici l’arrêté qui sera publié demain au Journal aux ficelles, démissionnant Ayrault et nommant Leonarda.

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    Présidence de la République des Valeurs Molles

    Arrêté

    Je, François de Corrèze, après avoir consulté le Conseil constitutionnel et Valérie, la femme de ma vie, à laquelle je fais un gros bizou comme Place de la Bastille, le jour de la victoire des forces du progrès ;

    Vu la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 dont l’article 1 proclame les principes d’égalité et de liberté du fait de la naissance ;

    Vu le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, dont l’article 3 énonce que la loi « garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme » et l’article 4 que « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République » ;

    Vu le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, adopté par l’Assemblée générale de l’ONU le 16 décembre 1966, dont l’article 3, a) déclare que les Etats s'engagent à « garantir que toute personne dont les droits et libertés reconnus dans le présent Pacte auront été violés disposera d'un recours utile, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles » ;

    Vu la Convention relative aux Droits de l'Enfant, adoptée par l'Assemblée générale de l’ONU le 20 novembre 1989, dont l’article 3, 1) affirme que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale » ;

    Considérant que je connais bien la situation des enfants car je suis moi-même un grand enfant ;

    Considérant que pour être élu j’ai raconté tellement de sonneries qu’un peu plus ou un peu mois, ce n’est pas ce qui fera la différence le jour de mon procès ;

    Considérant que je suis président de 1% de la population mondiale, ce qui montre aux doux rêveurs laxistes que nous sommes cernés par 99% d’étrangers ;

    Considérant que les étrangers sont étranges ;

    Considérant que mon génial gouvernement maîtrise – comme un Dieu laïc – la nouvelle trame de la diplomatie mondiale, les enjeux militaires, le bouleversement énergétique, les problématiques industrielles stratégiques et la croissance économique de l’Europe ;

    Mais considérant que 20.000 Roms mettent le pays en péril ;

    Considérant que si le programme de Jospin « n’était pas socialiste », le mien est carrément de Droite ;

    Considérant en effet que, tel un âne bâté, j’ai voulu faire comme mon prédécesseur, et donc chercher à syphonner le Front National en reprenant ses thèses ;

    Considérant que, persuadé des bienfaits de la xénophobie d’Etat, j’ai laissé la question de l’immigration comme compétence du ministère de l’Intérieur, à charge pour lui de la traiter à coups de matraques et d’arrêtés d’expulsion, alors qu’un ministre des affaires sociales aurait été foutu de trouver des solutions sociales ;

    Mais considérant que je suis en échec à un point tel que ça en devient ridicule ;

    Considérant que ce sont maintenant des lycéens qui m’expliquent comment va le monde, alors que les « ministres » se chamaillent jusque dans la cour de l’Elysée ;

    Considérant que j’ai pris les plus nuls de la bande pour en faire des « ministres » en pensant que comme ça je serais tranquille, mais qu’au final ça se retourne contre moi, genre l’arroseur arrosé ;

    Considérant que tant pis pour eux,

    Mais considérant que je dois chercher à sauver ma peau ;

    Considérant que la cohabitation c’est génial, car je laisse l’opposition gérer le bazar que j’ai foutu, que c’est pas demain la veille qu’elle va rétablir la situation, et que ne faisant plus rien, le peuple m’en sera gré, ce qui me laisse une chance pour 2017 ;

    Considérant que la Droite ne peut être considérée comme l’opposition car je fais exactement la même politique que Sarkozy ;

    Considérant en revanche que les Roms, c’est parfait comme opposition car ils sont pauvres et étrangers, et en appellent à cette surprenante valeur de Gauche qu'est la solidarité ;

    Considérant que comme les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France, je les désintégrerai à la première occasion ;

    Considérant que l’assiette au beurre est le graal de la République des Valeurs Molles :

    Decembre-1978-affiche-du-PS-Coll.-FJJ-CAS_lightbox.jpg

    Décide

    1/ La démission de Ayrault – qui ne l’a pas présentée, mais c’est le même prix – est acceptée, et Ayrault est nommé directeur-adjoint à la maintenance de l’aéroport intrarégional de Notre-Dame-des-Landes ;

    2/ Valls valse (mais tu restes le chouchou de mon cœur...) ;

    3/ Leonarda est nommé première ministre.

    http://www.youtube.com/watch?v=HYlKhpWVQ5Y

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