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royaume uni

  • Le Brexit contre la vermine polonaise : Pauvres de nous…

    Ce Brexit, c’est le lâcher des racistes. Depuis jeudi soir, les étrangers sont agressés avec systématisme, sur le thème : « On a voté le Brexit, alors tu dégages ». Les irresponsables Cameron et Johnson, trop intéressés par leur sort personnel, font semblant de ne pas voir.

    En ligne de mire, les Polonais. Pourquoi les Polonais ? A-t-on jamais demandé à un raciste ses raisons ?

    Dans Hammersmith, à l'ouest de Londres, le centre culturel polonais a été couvert par un graffiti raciste. A Huntingdon, près de Cambridge, des tracts anonymes ont été distribués dans les boîtes aux lettres des familles polonaises : « Quittez l'UE, plus de vermine polonaise ». De partout, les mêmes agressions…

    L'ambassadeur de Pologne à Londres, Witold Sobkow, s'est déclaré «choqué et profondément préoccupé par les récents incidents et les insultes xénophobes adressées à la communauté polonaise et à d'autres migrants résidant au Royaume-Uni».

    Le vote des racistes s’est focalisé sur l'immigration des travailleurs européens, et en particulier polonais. La communauté polonaise, forte de quelque 790.000 membres, constitue le premier groupe des trois millions de citoyens de l'Union européenne installés outre-Manche. Au Royaume Uni, le polonais est la seconde langue parlée après l'anglais. Et la sagesse du connard de raciste : « Il y a un problème avec les gens de ce pays qui reçoivent des allocations familiales. La Pologne n’en donne pas à ses ressortissants et ils débarquent ici juste pour pouvoir en percevoir et renvoyer cet argent dans leur pays, ça ne va pas ».

    Ces mecs ont vraiment une poubelle dans la tête.

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  • Brexit : Une gigantesque escroquerie politique

    9782709633536-T.jpgJeudi dernier, c’était le cri de joie : le Royaume-Uni libéré de ses chaînes, et les technocrates de Bruxelles voués aux poubelles de l’histoire... Sauf que, ce mardi, la tonalité est bien différente. Aucun dirigeant britannique – aucun ! – n’est prêt à assumer la sortie de l’Europe, et devant un peuple médusé, on trouve simplement l’opportunisme de minables qui cherchent leurs petits profits personnels, après avoir lâché les chiens anti-européens et xénophobes.

    On commence par Nigel Farage, le leader de l’Ukip, une sorte de FN British. Le mec avait campagne sur un slogan simple : chaque semaine, le gouvernement verse 350 millions de livres à l’Europe, alors le Brexit va permettre de récupérer cette somme, qui sera affectée à la Sécurité sociale (NHS). Lundi, une journaliste de Good Morning Britain demande à ce gros menteur comment il garantit de mettre en œuvre cette engagement :

    - Non, je ne peux pas le garantir, je crois que la campagne du “Leave” a fait une erreur de le promettre

    - Attendez, mais c’était un de vos arguments ! 

    - Non, ça ne l’était pas.

    - C’était l’un des principaux arguments de la campagne du “ leave”. C’est pour cela qu’ont voté 17 millions de gens !

    - Ils se sont trompés.

    - Vous dites maintenant que c’est une erreur, après que 17 millions de personnes ont voté pour quitter l’Europe sur la base de cette propagande !

    - To sin is to fall for a dirty trick (Se faire avoir par un sale coup, c’est pêcher).

    Et depuis, pas le premier mot de la part de Farage pour expliquer quand et comment il compte mettre en œuvre le Brexit.

    Même cirque de la part de Boris Johnson, du respectable parti conservateur, qui n’a pas pris la parole en public depuis jeudi soir, qui n’est pas venu à la séance du parlement lundi, et qui s’est contenté d’une tribune dans The Telegraph.000542195.jpg En voici les principaux extraits, on rêve :

    «Je ne soulignerai jamais assez que la Grande-Bretagne fait partie de l’Europe, et en fera toujours partie.

    « Les droits des citoyens européens vivant dans ce pays seront pleinement respectés et il en sera de même pour ceux des Britanniques vivant dans l'UE. Les Britanniques pourront toujours aller travailler dans l'UE, y vivre, voyager, étudier, acheter des maisons et s'y installer. Il y aura une coopération européenne intense et qui s'intensifiera dans de nombreux domaines : arts, sciences, universités, protection de l'environnement »

    « Le seul changement -et il ne viendra pas dans la précipitation- c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE ».

    « Nous avons une courte majorité et devons tout faire pour rassurer ceux qui voulaient rester. Nous devons aller vers eux, panser les plaies, construire des ponts, parce que certains ressentent de la déception, une perte, de la confusion ».

    Non, mais on se pince. Le mec a-t-il oui ou non gagné le référendum ? Pas un mot sur le processus de sortie... Pas un seul mot. Il semble que ce ne soit même pas imaginé. Pour être cool, je parle d’escroquerie, mais quand on a vu la passion des électeurs, il faut parler de cocufiage de masse.  

    En réalité, chacun fait son marché.

    Farage veut récupérer quelques points pour conforter son parti, mais il lui faut surtout rester dans l’opposition et ne jamais prendre de décision. Le mec aurait pu assumer un minimum, et annoncer qu’il ne siègera plus au parlement européen. Tu parles, il s’y est précipité pour se faire un peu de pub !

    9782848684482FS.gifBoris Johnson se contrefiche du Brexit, et des électeurs, qu’il a manipulés avec les feux de la xénophobie. La seule chose qui l’intéresse, c'est devenir Premier ministre à la place de Cameron. La preuve ? Depuis le résultat, Boris Johnson a pris une seule décision : il a recruté Sir Lynton Crosby, un consultant politique australien reconnu qui fut notamment directeur des campagnes victorieuses du Parti conservateur en 2010 et 2015. L’homme d’appareil et de com’ qui peut l'aider à devenir le leader des Tories. C’est son seul but : le pouvoir personnel.

    Les parlementaires conservateurs sont majoritairement pour le Remain, et un courant se dégage pour pousser la candidature de Theresa May, ministre de l'Intérieur depuis 2010, euroseptique mais qui a fait campagne pour le Remain. Le schéma serait de tout faire pour bloquer l’allumé Boris Johnson et installer Theresa May en octobre. Celle-ci constaterait que le pays politique est divisé, que les partisans du Brexit n’ont rien à dire et n’ont pas pris le leadership dans le parti conservateur, qu’il n’y a pas eu de grand débat national sur les nouvelles relations à trouver avec l’Europe. La solution ne serait pas un deuxième référendum, mais des élections législatives anticipées… et si c’est le camp du Remain qui gagne, on tournerait la page de cette fumisterie du Brexit.

    L’Ecosse pourrait approuver, ce qui écarterait le cauchemar que serait de l’éclatement du Royaume-Uni.

    Ce schéma de législatives anticipées fin 2016 serait une épreuve pour un Parti travailliste peu lisible, et les caciques du parti profitent eux aussi du Brexit pour mettre Jeremy Corbyn en difficultés…

    Bref. Le Brexit ne va rien changer à l’Europe, mais il va permettre à de petits politiciens British de se refaire une santé. Encore un coup de technocrates de Bruxelles…

  • Brexit : Attention, le référendum n’était que consultatif

    Dans les référendums, il y a le modèle constitutionnel français : le vote populaire est une forme supérieure de la loi, et donc la proclamation du résultat définit l’état du droit. Pour le vote du Brexit, le 23 juin, c’est bien différent car ce référendum n’était que consultatif. C’est un fait politique, et important : on voit les secousses sismiques de ce vote. Donc, une force politique que personne ne peut ignorer, et personne à ce jour ne peut savoir jusqu’où elle ira, mais sur le plan juridique, c’est zéro. Le droit se tient au Parlement. 

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    De toute part, ou presque, on somme Cameron de venir mardi à Bruxelles pour notifier l’engagement de l'article 50 du traité de Lisbonne.

    Que dit cet article 50 ? C’est laconique :

    « Un pays de l’UE qui souhaite se retirer doit informer le Conseil européen de son intention. Le Conseil doit ensuite proposer des orientations vers la conclusion d’un accord sur les modalités du retrait dudit pays.

    « Cet accord est conclu au nom de l’UE par le Conseil, votant à la majorité qualifiée, après avoir obtenu la validation du Parlement européen.

    « Les traités de l’UE cessent de s’appliquer au pays concerné dès la date d’entrée en vigueur de l’accord ou dans les deux ans à dater de la notification de retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.

    « Tout pays s’étant retiré de l’UE peut introduire une nouvelle demande d’adhésion. Il doit alors suivre la procédure d’adhésion ».

    C’est un processus complexe. Il faut défaire tous les liens institutionnels qui ont été créés, et qui sont considérables, ce qui va remettre en cause des millions de situations individuelles. Cet article n’est simple qu’en évidence : il prévoit la sortie, le démariage, mais personne n’imagine ensuite une indifférence totale entre le Royaume-Uni et l’Europe. S’ajoute ainsi une seconde question aussi essentielle : peut-on envisager les négociations sur le démariage, sans les lier avec la définition du nouvel accord ? Qui veut envisager le saut dans le vide ? 

    Alors Cameron… Cameron ne peut en aucun cas notifier l’engagement de la procédure de l’article 50 lors du sommet européen qui va s'ouvrir ce mardi 28… parce que c’est juridiquement impossible. Le référendum n’étant que consultatif, son gouvernement doit obtenir un vote des Communes, seul le Parlement étant décisionnaire. Et, et c'est tout le problème, il n’y a aucune majorité Brexit au Parlement britannique. Majorité pour le Remain à plus de 70%. Question : les élus vont-ils voter contre leurs convictions, abandonnant la souveraineté parlementaire ? Ce pour suivre un référendum consultatif, qui a été nerveux et ambiguë, fondé sur le mensonge et la xénophobie ? Je ne suis pas parlementaire britannique, mais je vois l’affaire bien mal partie.

    Par ailleurs, il faudra également que le Parlement se prononce sur le type d’accord qui va suivre, pour mandater le gouvernement. Or, cette question n’a jamais été évoquée lors du référendum. Aussi, une voix logique serait la dissolution des Communes, pour de nouvelles élections législatives avec un vaste débat sur (1) le principe du départ, et (2) ce qu’il faut pour en remplacement. Il se dégagerait alors une majorité qui aurait un mandat populaire net.

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  • Ah oui, l’idée européenne serait zigouillée par un référendum ambiguë ?

    Royaume-Uni-carte-générale-Angleterre-Ecosse-Pays-de-galles-Irlande-du-Nord-Europe-de-l-Ouest.jpgC’est quoi le film ? L'Angleterre qui redevient une ile ? Mais Londres est une capitale totalement européenne ! Allez y passer quelques heures, et vous me direz si vous êtes sur une ile, fière et rebelle face au monde, ou dans la plus intégrée des Europe. Boostés par les programmes Erasmus, les étudiants savent qu’il faut raisonner européen, et tout se construit sur cette base. C’est une force immense qui existe à Londres, et croire que tout peut être remis par terre à cause de ce référendum ambiguë… Pour le moment, il y a une grosse tempête, qui peut avoir bien des effets vu le contexte politique, économique et social. Mais ce qui construit le monde, c’est la vraie vie, c’est-à-dire ce que vivent les gens, ce qu’ils construisent ensemble. On verra dans quelques années ce qu’il restera de ce référendum

    Quelques réflexions

    1/ Cameron l’irresponsable

    Ce référendum, c’est une invention d’un Cameron affaibli pour renforcer son assisse dans son camp. Il n’y avait aucune menace travailliste quand il s'est engagé dans ce programme insensé : affubler l’Europe de tous les maux, aller négocier des aménagements techniques à Bruxelles, aménagements inbitables et invérifiables car ils ne seront jamais mis en œuvre, pour finalement expliquer qu’il faut voter avec enthousiasme pour l’Europe, guérie de ses maux grâce au génie de Cameron... De ce point de vue, le Brexit est parfaitement logique.

    2/ L’Ecosse vers l’indépendance

    La réussite du stratège Cameron se confirme : l’Ecosse, pro-Europe à 62%, va demander son indépendance, et l’Irlande du Nord, pro-Europe à 56 % - qui sait ce que l’Europe lui a apporté – se pose des questions. Les entreprises britanniques n’ont donc pas besoin de s’installer en Ile de France, où les invite Mamie Pécresse. Il leur suffit de délocaliser leur siège social en Ecosse, et elles seront tranquilles. Déjà que l’Écosse fournit les meilleurs whiskies, cela devient vraiment une destination fameuse. Dans quelques années, les Anglais en train de s’inscrire aux agences de l’emploi en Ecosse… Wahou le référendum historique…

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    3/ Le Royaume Uni toujours membre du Conseil de l’Europe

    Le Royaume Uni reste totalement européen, inscrit dans les mécanismes contraignants du droit européen,… parce que, s'il va sortir de l’Union européenne, il reste membre du Conseil de l’Europe. Il est tenu d’appliquer la Convention européenne des droits de l’homme, la Charte sociale européenne et il reste soumis à la Cour européenne des droits de l’homme. Or, le Conseil de l’Europe, c’est tout ce qui concerne les droits fondamentaux, les libertés publiques, la vie privée, la liberté de religion, mais aussi les droits sociaux et la non-discrimination… Pour avoir une petite idée des sujets traités par la Cour européenne des droits de l’homme, vous pouvez cliquer ici.

    4/ Quelles critiques argumentées de l’Europe ?

    L’Union européenne peut mieux faire… c’est une évidence, il y a maintes crtiques à former, mais pour que ces critiques soient entendables, il faut qu’elles reposent sur un minimum d’élaboration, et dépassent le stade du miasme crispé contre les technocrates européens, ce bien connu rot populiste… Un exemple ? L’Union européenne, nous dit-on, nivelle la diversité des Etats. Si c’est vrai, c'est grave. Oki ? Mais donnez-moi un seul exemple significatif, précis et argumenté, avec please, les références en droit communautaire. Ça m’intéresse.

    5/ La faiblesse des Etats, le vrai problème

    Le vrai problème actuel n’est pas la crise de l’Europe – L’Europe est toujours en crise car elle est dans un processus de construction – mais la faiblesse des pouvoirs étatiques. Nous ne sommes pas dans une Europe fédérale, mais dans une Europe des Etats. Ces Etats sont indispensables car ce sont les seuls lieux où se créent les racines politiques et la solidarité. Or, à l’exception notable de l’Allemagne, les pouvoirs politiques dans les grands Etats européens sont par terre : Cameron faisant éclater son pays pour un petit arrangement interne à son parti ; l’Espagne paralysée par l’absence de majorité politique, avec de nouvelles élections ; Hollande sans aucune prise sur le pouvoir, et qui s’apprête à être éliminé au premier tour des présidentielles ; Razi, décrit hier encore comme le nec plus ultra du pouvoir moderne, qui est aujourd’hui humilié par un parti populiste amateur ; la Belgique et son gouvernement perpétuellement chancelant…

    L’Europe, ce sont des Etats qui discutent ensemble. Ce n’est pas une Europe fédérale. L’Union européenne se combine très bien avec des Etats forts, en rappelant que l'autoritarisme n’est pas un signe de force. Si l’on veut renforcer l’Europe, il faut d’abord renforcer les Etats, ce qui veut dire des dirigeants politiques à la hauteur, compétents, sachant décider, et ayant une vision de la politique interne et internationale de leurs pays. 

    Dans le monde bouleversé de la mondialisation, alors que tout dirige vers une gouvernance économique et militaire supranationale, les Etats restent la première garantie des peuples, et en Europe, ces Etats n’ont d’avenir que s’ils savent travailler entre eux. Il n’y a aucune opposition entre l’Union européenne et les Etats ; le seul problème est l’incompétence de la classe politique dirigeante. Incompétence et irresponsabilité, car ceux qui ne cessent de créer les difficultés se présentent toujours comme étant les seuls pouvoir les résoudre.

    Remontons les manches, il y a du travail.

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    Edimbourg, une grande destination européenne

  • Brexit : Corbyn veut rester dans l’Europe, pour renforcer ses garanties sociales

    Franchement, je suis assez fan de Corbyn. Décrit à l’origine comme un illuminé rescapé, il ne cesse de tracer une excellente route pour le Labour. Calme, réfléchi, collectif, et… très politique. Oui, ça existe…

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    Nos amis british vont voter dans dix semaines sur le référendum qui décidera de l’avenir du Royaume-Uni en Europe, et le point de vue de Jeremy Corbyn était très attendu. Il a été sans ambiguïté : « Le Labour est massivement en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne ».

    Sur cette question, on attendait Corbyn… car il a voté en 1975 contre l’adhésion à la Communauté européenne, en 1992 contre le traité de Maastricht, et en 2008 contre le traité de Lisbonne. Or, parce qu’il faut renforcer l’Europe sociale, il vote pour le Remain, se montrant offensif et raisonnable, et loin des lubies de Cameron. Il n’a pas choisi ce débat, mais les choses sont ainsi : le sort de l’Europe dépend de sa campagne.

    Cameron est simplificateur, et sonne faux. D’après lui, il faut voter Remain parce que l'accord passé à Bruxelles le 18 février est ce qu’on peut faire de mieux, et que quitter l’Europe serait une catastrophe absolue. On dirait du Sarko...

    La réalité est bien différente, explique Corbyn.

    Il faut changer l’Europe pour renforcer les mécanismes de solidarité, et « vous ne pouvez pas construire un monde meilleur si nous ne vous engagez pas dans ce monde ». Corbyn rappelle avec le sourire qu’il n’y a pas si longtemps il était tricard au sein du Labour face à la machinerie de Blair et Brown, mais que s’il a pu inverser la ligne du parti, c’est bien en restant dans le parti.

    Et puis, ce droit européen, quelles que soient ses faiblesses, reste la meilleure garantie contre les délires néo-libéraux de Cameron. Si on quitte l’Europe, on se retrouve à la merci de ces allumés, prêts à tout vendre : « L'UE a aidé à soutenir l'investissement, l'emploi et les protections pour les travailleurs, les consommateurs et l'environnement ». L’Europe est loin d’être un modèle, mais elle impose un cadre minimal qui limite les sauvages de la finance.

    Oki ? Très bien, mais en plus, Corbyn efface le personnel derrière le collectif. L’ex-marginal a obtenu une solide majorité dans le parti, et il claironne : « C'est la position qui a été choisie à l'issue d'un grand débat par le parti. Et c'est le parti que je dirige ». En vrai stratège, il explique que, même s’il vote pour le Remain, comme Cameron, c’est comme opposant, et avec des motifs bien différents. Un Brexit serait une défaite de Cameron, qui a si mal mené cette affaire, mais pas la sienne, car il poursuit un objectif opposé, à savoir renforcer l’Europe sociale.

    La campagne et le vote vont être très intéressants, alors que Cameron braque les indécis avec des restrictions budgétaires provocatrices – aides aux handicapés – et patauge avec son patrimoine planqué au Panama.

    - Donc l’Europe, c’est moyen, mais il faut y rester pour renforcer sa dimension sociale ?

    - Yes, it is.

    - On combat le néo-libéralisme, et on reconstruit la Gauche en s’opposant à la Droite ?

    - Yes, it is.

    - Et la ligne de clivage est la solidarité contre la loi du marché ?

    - Yes, it is.

    - Dis donc, ton Corbyn, ça ne lui dirait pas de prendre la nationalité française et de se présenter en mai 2017 ?

    - May be,… mais il voudra remplacer le PS par le Labour.

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