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  • Les socialistes adorateurs d’un banquier

    18429511.jpgDSK serait « de Gauche ». Voire « socialiste ». De détestables rumeurs sans fondement. Cet homme a le droit de vivre dans la paix et la sérénité, et les mendiants du Parti socialiste doivent lui lâcher la grappe. Car il y a récidive. Ce n’est pas la première fois que courent ces bruits infondés, et il faut donner crédit à DSK d’une grande constance pour les combattre.

    En 2002, le candidat par fax à la présidentielle se retrouve éliminé de tous les quartiers populaires de France par le poète Le Pen Marie-Jean. Dépité, le seigneur de l’Ile de Ré et du trotskisme réunis  se casse. Tchao, vous êtes trop bêtes pour moi. La suite ? Les petits camarades, leurs larmes à peine séchées, s’inscrivent en stage de formation bancaire, avec option cirage de pompes, choisissant pour mémoire de fin d’études : « La morale sauvant le vice ». Avec Cambadelis comme chef cuistot, préparant les plats pour DSK. Que fait DSK ? Abonné absent. Rien. Planqué. Sorti du trou après cinq ans de réflexion, pour dire à Libé qu’il était favorable au mariage homo, après que la CEDH ait ouvert un boulevard. Un destin a failli se dessiner.

    En 2007, la prêtresse du chabichou se plante. Et DSK, à nouveau, se planque. L’analyse socialiste dominante était que la victoire de Sarko était surtout une défaite de Ségo. Les regards se tournent à nouveau vers DSK, tout de même candidat en interne quelques mois plus tôt, affirmant sa rage de vaincre et tout et tout. Il lui suffisait de vouloir faire le job : prendre un abonnement TGV France entière, partir aux huit coins des campagnes profondes du pays, s’organiser pour cinq ans, reprendre toutes les équipes, définir les principes d’un programme, prendre à bras le corps les histoires qui font le quotidien de la vie des Français. Rien. Mieux, c’est « l’ennemi juré Sarko » qui, la main sur l’épaule, se charge de promouvoir sa candidature au FMI. Rien, avant un repas tenu secret avec les chargés de com’ de Stéphane Fouks, et une gentille fuite organisée dans Libé, pour voire comment le bon peuple réagit. Puis une grandiose interview sur France 2, depuis Washington, avec le Capitole en second plan. Avec cette forte parole : « L'économie de marché, c'est un système qui a des qualités et des défauts ». Et inversement, cher ami.  clown%20farceur.jpg

    Le mec complètement décalé du réel. « Bientôt, on vivra jusqu’à cent ans, alors comment songer à arrêter de travailler à soixante ans ». Bien vu. Et lorsque nos descendants vivront jusqu’à deux cents ans, ils travailleront jusqu’à cent soixante ans. Le problème, c’est la réalité, et elle nous place loin de ces fantasmes. Un garçon né en 2008 a une espérance de vie moyenne de 77,5 ans et une fille de 84,3 ans, chiffres de l’INSEE. La réalité de ceux qui sont nés en 1950, qui arrivent à 60 ans ces jours-ci, c’est une entrée dans la vie active souvent avant 18 ans, et d’immenses difficultés à pouvoir conserver leur job jusqu’à soixante ans. Trop vieux, pas assez qualifiés, et trop chers. Alors, les épitres du boss du FMI... 

    Tout ceci n’est hélas pas très nouveau. Le PS est un truc tellement sympa qu’il n’est pas besoin d’être de Gauche pour y adhérer. Il suffit de payer le timbre. Cette adoration de DSK, qui est le fait de la Gauche plus que du PS, c’est le signe d’une possible perdition de la Gauche. Une politique de Gauche, en 2010, c’est le marché assumé, avec des pratiques indiscutables, et donc ouvertes à tous, en matière de solidarité et de droits de l’homme, pour donner au plus grand nombre la possibilité de changer la société. Avec réalisme, donc par étapes, et sans imposer de modèle : que la politique lève certains freins, et la société trouvera ses nouveaux équilibres, dans son immense diversité.

    DSK et consorts, c’est la fin de la Gauche, car c’est un discours qui se pare de la vertu pour mieux faire passer une politique de Droite. Genre : « Amis du Cac’, nous sommes entre nous, et nous nous connaissons bien les règles. D’abord créer la richesse, pour mieux servir notre pouvoir, et faire croire aux benêts qu’on pourra mieux la partager. Saint-Simon expliqué aux enfants. Soyez réalistes : ça passera mieux avec moi, car j’ai mon certificat d’ami du peuple ». La tendance DSK-Cambadelis, avec Collomb Gérard portant la roue de secours sur ses frêles épaules, c’est toute la politique de Droite, ripolinée en Gauche moderniste et bien propre sur elle.

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    Cambadelis, DSK et Fouks s'entraînent pour la campagne des présidentielles
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