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salaire

  • Baroin fait joujou avec 1000 €

    farfelu-copy.jpgCe farfadet de Baroin sait-il ce que travailler veut dire : se lever pour gagner son fric ? Sait-il ce que veut dire 1 000 € dans la France de 2011 ?

    Voilà cette sorte de têtard encravaté qui ajuste les graves de la sono pour annoncer : « Les salariés vont toucher une prime de 1000 € ». Se foutre du monde en espérant que ça marche. Indécent.

    Tu vois, mon Baroin, 1 000 € c’est pour un bon quart de la population une vraie bouée, un espoir. Solder un arriéré de loyer ou un découvert de compte bancaire qui se creuse inexorablement, éviter la carte de crédit machin pour faire les courses au supermarché, payer des médicaments ou des examens, verser la quotte part qui permettra aux enfants de partir en séjour linguistique avec le reste de la classe, dépanner un proche qui s’enlise. C’est tout çà 1000 €, tu dois respecter.

    1 000 € de prime salariale,… mais versé par qui ? C’est le gouvernement qui fait les paies comme au temps de Brejnev ? As-tu un centimètre de loi pour contraindre des patrons à faire la paie ? Tu veux scinder les salariés selon la richesse de leur employeur ? Non, alors tu vas sûrement faire un geste pour les fonctionnaires ? Comme te le rappelle aujourd’hui Laurence Parisot, sais-tu que dans notre économie stagnante, une PME de 300 salariés a beaucoup de chance si elle dégage 300 000 € de bénéfices ?

    Et aux retraités, aux chômeurs, aux étudiants, tu offres quoi ? Un kleenex parce qu’ils n’avaient qu’à se faire embaucher dans une grosse firme ?   

    Voir le pays gouverné par des gus de ce calibre, ça pose vraiment un problème.

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  • Infirmière : De faux seins comme prime salariale !

    nurse-madge.jpgLes phantasmes – très masculins – sur l’infirmière charmante et délicieuse, avec une blouse un peu transparente contenant mal une généreuse poitrine s’invitent dans le réel. Ca se passe en République tchèque, et ce n’est pas banal. 

    La profession infirmière s’est dotée depuis deux directives de 1977 (Directives 77/452/CEE et 77/453/CEE du 27 juin 1977) d’un référentiel de formation. De telle sorte, le diplôme d’infirmière reste national, marqué par les spécificités de chaque pays, mais  les programmes de formation se sont ajustés pour atteindre la référence européenne de « l’infirmier en soins généraux ». Très bien : renforcement de la qualité et unification de la profession. Mais les soucis commencent pour les Etats : avec un diplôme national en poche correspondant aux critères de 1977, une infirmière peut travailler dans le  pays européen qui lui plait, le cas échéant parce que le salaire est plus attractif.

    Nombre de pays sont touchés, et en particulier la République tchèque, pour la double raison de la grande qualité de la formation et de la faiblesse du salaire. Dana Jurásková, la présidente de l’Association tchèque des infirmières, s’est plus d’une fois alarmée de l’évolution de la situation. Le salaire des infirmières est  inférieur à la moyenne nationale, malgré des conditions de travail difficiles, et les infirmières tchèques partent travailler dans d’autres pays européens. Partir n’est jamais simple, mais le salaire moyen d’une infirmière en République tchèque est de l’ordre de 800€. De quoi causer une hémorragie des infirmières… blink182-infirmiere.jpg

    L’AFP nous apporte la réponse inattendue d’une clinique privée de Prague, qui a décidé de prendre le problème à bras le corps : elle recrute des infirmières en leur offrant des interventions d’esthétique, par exemple une nouvelle poitrine ou un ventre retendu, avec en contrepartie la signature d'un contrat de trois ans. Le bonus représente 3 à 4 mois de salaire... Une initiative qui a reçu un écho favorable au sein de la profession. Le directeur de la clinique, Jiri Schweitzer, explique qu’il voit désormais affluer des dizaines de candidatures à chaque recrutement.

    Si l’infirmière part avant les trois ans, elle doit rembourser, mais si elle renouvelle le contrat, elle a droit à une nouvelle intervention, et ainsi de suite. Imaginez le travail après 30 ans de carrière… A ce rythme, plus besoin de salle de réveil : l’infirmière s’approche du malade, et la nature fait le reste. Excellent aussi pour la rééducation fonctionnelle : l’infirmière au bout du couloir… et le patient réapprend à marcher sans peine. Cette initiative permet aussi de redouter le stress lié à toute admission en clinique : une pensée pour le personnel qui vous accueillera, et vous êtes impatient en attendant l’admission. Je ne doute pas aussi des effets antidépresseurs, voire stimulants, d’un passage dans la clinique.

    En réalité, cette initiative conduit à une inversion des concepts : un malade admis en clinique n’attend que le jour de sortie, alors que  là, il le redoutera cette échéance.

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