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  • Va-t-on barrer Sarko dès dimanche ?

    Sarko pose un problème sérieux, parce que nous avons la preuve par les faits : endettement en hausse, chômage en hausse, profits XXL pour les maquereaux de la Bourse, politique étrangère de destruction des Etats - avec la déflagration terroriste que l’on sait - et morcellement de la société.

    - Donc ?

    - Donc, on ne veut plus de toi et de ta came. Dégage.

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    Mais ses deux acolytes ne valent guère mieux.

    Fillon, le rebelle depuis trois jours, a été celui qui, jour après jour et avec une fidélité remarquable pendant cinq ans, a mis en œuvre la politique de Sarkozy. Le mec nous explique aujourd’hui qu’il avait des états d’âme... Fillon a tout accepté, tout validé. Alors, le voir ces jours-ci jouant le rôle du rebelle qui serait le meilleur opposant de Sarkozy, c’est du foutage de gueule nobélisable. Et le mec ferait sa démonstration de force… avec un meeting de 3.000 personnes à Paris… Wahou, impressionnant !

    Juppé. Perso, je ne l’emmerderais pas avec son affaire correctionnelle : tous les grands partis fonctionnaient alors ainsi, sachons tourner la page.  

    En revanche, je n’oublie pas qu’en avril 1988, Juppé était ministre du gouvernement coupable du massacre d’Ouvéa, ce qui ne semble pas l’avoir traumatisé outre mesure.

    De même, il a accepté d’être au gouvernement sous Sarko, comme ministre de la défense en novembre 2010, puis comme ministre des affaires étrangères en février 2011, venant au secours d’un Sarko en ruine dans l’opinion. Il a assumé la déstabilisation de la Libye et de la Syrie, affirmant novembre 2011 que les jours du régime syrien « sont comptés », ce qui, en 2016, atteste de la lucidité de ses analyses... et atteste aussi du naufrage de la doctrine française sur la souveraineté des peuples.

    - A propos, Juppé, toi qui dénonces si volontiers le référendum de Poutine en Crimée, pourrais-tu nous donner ton analyse sur les référendums français à Mayotte, que l’ONU affirme nuls et non avenus ?

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    Bon.

    L’élection présidentielle va se jouer ce week-end et le week-end prochain, car le candidat de Droite, sauf nouvel épisode vicelard au Manhattan Sofitel, sera le futur président.

    La première question, c’est « tu votes ou tu votes pas », étant donné que c’est un vote à Droite,... mais étant donné aussi que la Gauche est actuellement plus à Droite que la Droite. Donc, make your choice...

    La deuxième question, c’est « tu votes pour qui ? ».

    Ça serait plutôt Juppé, pour trois raisons.

    En un, mon amie Marie, accro à sa souche coco, va voter Juppé.

    En deux, si Juppé est en tête ou bien placé, Sarko est battu au second tour, et ça, ça vaut le coup.

    En trois, Juppé a annoncé bêtement qu’il ne se représenterait pas, et il aura donc bien peu d’autorité sur sa majorité, avec les cadors de la Droite qui dès le lendemain, prendront rang pour la succession. Juppé, qui est fondamentalement un conservateur, sera un général sans troupe, et il va être amené à ne rien faire,… sachant que les responsables politiques qui ne font rien cartonnent dans les sondages. Juste ciel : Juppé sera enfin aimé…

    Bref, nous avons une chance d’échapper à ces hommes politiques incultes qui prétendent changer nos vies, et finalement cassent tout. Juppé sera le roi de l’immobilisme et de la tradition.

    - Ah oui, t’en est là ?

    - Oui, je vote pour le mec qui ne fera rien, et nous laissera nous organiser. La société française a tant de forces, bridées par les usurpateurs politiques.

    Si l’on fait une comparaison avec le domaine médical, on peut dire qu’après des programmes opératoires démentiels du Docteur Sarkozy et du Docteur Hollande, la France va bénéficier des bons soins du gentil Docteur Juppé, en service de soins et réadaptation (SSR).

    - Hello Juppé, je vote pour toi à condition que tu t’engages à ne rien changer dans la société française, qui a besoin, sur la base des principes fondamentaux du droit, de s’autogérer face à l’inconstance du personnel politique.

    - Oki. Vote pour moi, je t’assure que je ne ferai rien, ce qui me permettra d’être populaire.

    - Donc, ton programme et le bastringue, c’est du pipeau ?

    - Mais bien sûr. Mon seul but est de finir mon mandat plus populaire que je l’aurai commencé.

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    Le gentil Président Juppé et l'adorable Première Ministre Pécresse

    aident la France à se tenir debout

  • Une seule question à Sarko

    Sarko, sans avoir à ouvrir le débat sur le mal que tu as fait à la France, je te pose une seule question : « Comment peux-tu oser dire que tu feras demain ce que n’as pas fait hier ? ».

    Alors, lâche-nous la grappe, dégage, fais-toi oublier, et merci d’avance.

     

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    Tout problème à une solution

  • Libye : Sarko, Cameron et BHL en route vers la CPI ?

    La lutte contre les djihadistes est notre priorité, et les djihadistes sont nés de la destruction des Etats. Actuellement, nos regards se tournent vers la Libye, que l’on découvre si proche de nous. Sauf que pour la France, le bilan est accablant, et il faut maintenant mettre en accusation les responsables de ce terrorisme importé.  

    La France a été initiatrice, manipulatrice, et coordinatrice de la destruction de la Libye. Cette destruction a conduit à l’expansion du djihadisme au Nord du Mali, qui a justifié l’intervention de la France, et hypothèque l’avenir du Mali. Et ces derniers temps, la France se permet encore de soutenir le pouvoir rebelle en Libye, « au nom de la lutte contre le terrorisme », bien sûr. Cette irresponsabilité internationale est parfaitement tolérée par la classe politique compte-tenu des petits profits internes que chacun pense en tirer. Quant à la vie des Libyens, est-ce vraiment une question pertinente ?

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    Ce massacre organisé en Libye était visible dès les premiers jours, avec l’activisme insensé de ce cinglé de BHL, et ses amours fugaces avec Sarko. À l’époque, Martine Aubry, première secrétaire du PS, approuvait cette réussite… El Blanco en était tout excité… En effet, le but était, selon la propagande, de chasser un dictateur et d'établir la démocratie... avec quelques inévitables petits inconvénients secondaires. Air connu…

    Devant le désastre, la France a organisé une commission parlementaire afin d’identifier l’ensemble des responsabilités politiques… Non rassurez-vous, la France n’a rien fait. Le consensus national est total pour, quoi qu’il arrive, légitimer ce que fait la France pour garder sa place en Afrique, son empire jamais décolonisé.

    Il n’y a donc eu aucune commission parlementaire, et ce pour une raison simple : c’est parce que c’est un sujet sérieux, et en cherchant des responsabilités, on risque de les trouver. Non, il faut mieux exciter les foules sur les trois burkinis de Nice, et les insensés discours sur la peur.

    C’est la Grande-Bretagne qui a mis en place une commission parlementaire, laquelle vient de déposer son rapport sur l’intervention de 2011.

    Pour le rapport, cette intervention était fondée « sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation ». Les décisions ont été prises en exagérant la menace contre les civils de Bengazi – une opération militaire minimale stoppée en 24 heures – et en ignorant que les plus actifs de la rébellion étaient les islamistes. Les conclusions sont claires : la campagne de bombardements a causé l’effondrement politique et économique de la Libye.

    Selon, Sidney Blumenthal, conseiller d’Hillary Clinton, les objectifs de Sarko étaient de cinq ordres :

    - Obtenir une plus grande part de la production de pétrole libyenne ;

    - Accroître l’influence française en Afrique du Nord ; 

    - Permettre aux armées françaises de réaffirmer leur position dans le monde; 

    - Répondre aux projets de Kadhafi de supplanter la France en Afrique francophone ;

    - Améliorer sa situation politique en France.

    Les parlementaires soulignent que quatre de ces cinq facteurs correspondaient à l’intérêt de la France, alors que le cinquième « représentait l’intérêt politique personnel du président Sarkozy », un an avant la présidentielle de 2012, dans « une attitude proactive en Méditerranée censée répondre aux préoccupations des électeurs en matière d’immigration ».

    Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, avait été tout aussi nul et dangereux : « La situation sur le terrain est plus alarmante que jamais. Il nous reste très peu de temps, c’est peut-être une question d’heures. » Ah oui, papy ? Selon le rapport, les menaces pesant sur les habitants de Benghazi «ont été grossièrement exagérées ».

    Il reste juste à souhaiter que les populations libyennes s’organisent déposent plainte contre Sarko, Cameron et BHL devant la Cour pénale internationale. La France et la Grande-Bretagne ayant ratifié le traité, ses agents doivent assumer leurs responsabilités lorsqu’ils s’engagent dans un conflit armé international. La loi est la même pour tous, non ? 

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    Trois grands bandits internationaux en route vers La Haye

  • Sarko et Copé : Ça plane pour les irresponsables

    Hier soir, toute la presse était encore sur sa lancée, qui avait illuminé sa journée : Sarko plongeant dans l’affaire Bygmalion. Très bien, sauf que c’est faux : Sarko reste étranger aux manips qui ont permis à Bygmalion de détourner 18 millions €, pour le profit de Sarko.

    Oki. En attendant, regardez ces nullards : Copé était le président de l’UMP, et il est mis hors de cause ; Sarko a été le seul bénéficiaire de ces fonds, et il est mis hors de cause. La vie est belle pour les irresponsables,… mais qu’ils ne nous demandent pas de leur faire confiance.

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    Une affaire de financement politique

    Dans cette affaire de financement politique, il y a deux volets bien distincts.

    Pour toutes les campagnes électorales, la loi a mis en place un système qui repose sur deux principes : le montant des dépenses est limité en fonction d’un plafond, et le candidat qui obtient un score raisonnable, en général plus de 5 %, obtient un large remboursement d’environ 50% de ses dépenses. Pour la présidentielle de 2012, et avec les deux tours, Sarko et Hollande ne devait pas dépasser 22 millions €.

    Sarko disposait déjà de moyens importants, par le brassage politique qu’il effectuait en qualité de Président : c’est le jeu. Mais il y a eu aussi la « vraie » campagne, donc 22 millions maximum. Sauf que Sarko a dépensé beaucoup plus, en ajoutant 18 millions. Donc une campagne à 40 millions, déloyale à l’égard de son concurrent qui restait aux 22 millions.

    Pour planquer cette somme, les prestations étaient effectuées par la société Bygmalion, des copains de Copé, et tout ce qui dépassait les 22 millions a été facturé à l’UMP. Ceci est parfaitement établi. Ceux qui avaient les mains dans le cambouis - treize anciens responsables de l'UMP, tous mis en examen – ont confirmé les chiffres, qui résultent des factures.

    Et là, vient le miracle de l’irresponsabilité

    Je pensais que dans une société digne, ceux qui ont dirigé ou qui ont profité, assumaient à la place de ceux qui ont cru devoir rendre service. A l’UMP/Les Rep’, c’est l’inverse : les boss sont inatteignables, et ce sont les tricards qui dérouillent. Joli.

    Copé veut être président de la République. Certes. Mais il explique que quand il était le patron de l’UMP, ses plus proches collaborateurs l’ont enfumé, en lui faisant passer sous le nez 18 millions d’euros en quelques mois, et que lui-même ne s’est pas rendu compte que la campagne de Sarkozy doublait son budget. Le mec ne sera pas poursuivi, mais franchement, comment faire confiance à une nullité pareille ? Soit le mec n’a rien vu et c’est une tanche ; soit il a vu et il se planque, et c’est une ficelle. En toute hypothèse, on ne peut voter ni pour une tanche, ni pour une ficelle.

    Idem pour Sarko

    On ne sait pas ce qu’il y a dans le dossier, donc prudence, mais on se nourrit des déclarations de notre ami François Molins, procureur de la République de Paris, que l’on a parfois connu plus expansif (…). Hier, c’était service minimum, avec ce communiqué :

    « Nicolas Sarkozy était convoqué ce jour devant le magistrat instructeur premier saisi du dossier dit "Bygmalion-compte de campagne" et a, à l’issue de son interrogatoire de première comparution, été mis en examen du chef de « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales (article 113-1 3/ du code électoral). Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance ».

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    On décrypte ?

    Témoin assisté, c’est le minimum syndical des droits de la défense. Dès lors qu’une personne est nommément visée par un réquisitoire et qu’elle n'est pas mise en examen, elle ne peut être entendue que comme témoin assisté. On passe à autre chose avec la mise en examen, qui relève du sérieux : le juge d'instruction met en examen les personnes « à l'encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont il est saisi ».

    Donc :

    - il n’existe pas d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a pu participer, comme auteur ou comme complice, aux magouilles de Bygmalion ;

    - il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a déclaré un compte de campagne qui explosait le seuil autorisé.

    En résumé

    Pour financer la campagne de Sarko en perte de vitesse, il a fallu doubler le budget autorisé. Donc tu dépenses deux fois ta paye, et quand le banquier t’appelle pour dire que tu as explosé ton découvert, tu dis que tu n’es pas au courant.

    Tant mieux pour ces deux irresponsables candidats à la présidence de la République, qui échappent à la répression pénale, ces angelots innocents, qui vont laisser leurs subordonnés patauger devant le tribunal correctionnel. Tant mieux, mais des planqués comme ça qui viennent ensuite donner des leçons...

    Sarko quand même mis en examen…

    Sarko se trouve mis en examen, donc avec « des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'il a pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission d’une infraction », à savoir celle prévue par le troisième alinéa de l’article L. 113-1 du code électoral :

    « I.- Sera puni d'une amende de 3 750 euros et d'un emprisonnement d'un an, ou de l'une de ces deux peines seulement, tout candidat en cas de scrutin uninominal ou binominal, ou tout candidat tête de liste en cas de scrutin de liste, qui :

    « 3° Aura dépassé le plafond des dépenses électorales fixé en application de l'article L. 52-11 ».

    Cette infraction sanctionne un fait : le signataire du compte de campagne a dépassé le plafond des dépenses électorales. Il y a  violation de la loi, donc le financement est illégal, mais cela ne veut pas dire que ce financement était frauduleux.

    La mise en examen prononcée par le juge d'instruction Serge Tournaire ne légitime aucune implication de Sarko dans le système des fausses factures Bygmalion. On reste à la théorie du demeuré crédule : il a signé un compte de campagne qui explosait le plafond, mais il ne se doutait pas un instant que c’est l’UMP qui payait la différence.

    Une infraction purement formelle ?

    Ayant évité la mise en examen pour le volet Bygmalion, mon excellent confrère Herzog avait hier soir d’excellentes raisons de vouloir pousser son avantage en expliquant que le Conseil constitutionnel s’était déjà prononcé sur ce dépassement de campagne, pour se contenter de rejeter le compte de campagne et faire payer une pénalité. Sous-entendu, on va régler ça en cinq minutes, car la sanction a  déjà été prononcée, et l’irresponsable Sarkozy pourra se présenter aux primaires comme l’irresponsable Copé.

    Mais là, l’ami Herzog va un peu vite en besogne.

    Le Conseil constitutionnel s’est prononcé par une décision n° 2013-156 du 4 juillet 2013, qui laisse entier le jeu du pénal. Les procédures comptable et pénale ont des objets différents, la preuve étant que la loi a prévu d’un côté une sanction financière par la Commission des comptes, contrôlée par le Conseil constitutionnel, et de l’autre côté, l’infraction pénale de l’article L. 113-1, 3°.

    De plus, le Conseil constitutionnel avait été saisi d’un recours formé contre la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui, le 19 décembre 2012, avait rejeté le compte de campagne de Sarko. Mais à l’époque on ignorait tout de l’affaire Bygmalion, et des 18,5 millions d’euros de dépassement Sarkozy. Le compte avait été rejeté pour un excès de dépenses électorales de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé.

    Alors, cette mise en examen est à la fois minimaliste et maximaliste. Elle est minimaliste, car l’infraction consistant à avoir dépassé le compte de campagne n’a rien à voir avec l’implication dans des manœuvres frauduleuses pour détourner de l’argent. Dans le même temps, elle est maximaliste, car il sera bien difficile à Sarko d’expliquer qu’il n’a pas «dépassé le plafond des dépenses électorales ».  

    Donc, à prévoir un passage devant le tribunal correctionnel pour notre ami Nicolas, ce qui sera un grand moment d’émotion, Sarko expliquant « je ne savais pas » devant toute l’équipe qui s’est décarcassée pour trouver l’argent indispensable à sa splendide campagne… Et ce mec veut redevenir président de la République…

    Alors Sarko, tu assumes ou tu te planques ?

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  • Hollande prépare le grand enfumage pour 2017

     « Face au mal qui est là, qui s'appelle le terrorisme, il y a le bien, celui de l'humanité. C'est celui que vous incarnez ». Le mal contre le bien, choisissez votre camp, et si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes alliés des terroristes... C’est la vieille musique de Georges W. Bush, mais c’était hier le discours de Hollande lors de la remise de Légion d’honneur aux quatre courageuses personnes intervenues sur le Thalys.

    - Ah bon ?

    - Oui, je t’assure !

    Quelques heures plus tôt, le Sinistre des transports, un dénommé Alain Vidalies, avait doctement expliqué à la radio qu’il fallait faire des contrôles discriminatoires pour être efficace. Bref, comme les zarabes nous menacent, et bien contrôlons les zarabes ! La politique du Sinistre inoculée par l’esprit du repris de justice, Éric Zemmour

    - Ah bon ?

    - Oui, je t’assure ! 

    Voilà où nous en sommes, et ces événements ne doivent rien au hasard.

    Hollande veut être réélu en 2017, et c’est à portée de main. Ceux qui imaginent qu’il est out du fait du chômage ou parce qu’il plafonne dans les sondages, sont bien à côté de la plaque. Je ne parle pas du résultat, mais de la méthode qui sera utilisée. 

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    À Gauche

    À gauche, c’est très simple : Hollande s’occupe à câliner les gentils, et diviser les autres. Ainsi, le microscopique parti des Radicaux de gauche est soigné comme un prince aux élections régionales, et lors du prochain remaniement, ce sera l’éclatement d’Europe Ecologie-Les Verts avec des ministres verts qui obtiendront leurs hochets : François de Rugy, Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé, trois superbes serveurs de soupe.

    Pour le reste, c’est assez clair. Le Parti communiste roule sur la jante, décrédibilisé par ses alliances locales avec le PS. Mélenchonne traite les Verts de sectaires, alors qu’aux régionales, il y aura des listes d'union entre le Parti de gauche et les Verts dans une région sur deux. Bref c’est la grande débandade. Duflot et Mélenchonne seront tous les deux candidats à la présidentielle, avec comme perspective des scores à moins de 10. Tout bénef pour Hollande.

    Aussi Hollande peut se dire que tout est d’ores et déjà calé à Gauche : il sera le seul candidat présentable, et il est assuré de sortir en tête au premier tour. Il restera ensuite à culpabiliser les électeurs sur le thème du vote utile, et là, il y a du métier… et des postes à promettre aux gentilles filles et aux gentils garçons qui feront le choix judicieux de relayer de la bonne parole.

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    À Droite

    A Droite, la principale inquiétude de Hollande est le score du Front National, qu'il souhaite le plus élevé possible. Les bisbilles de la famille Le Pen ne sont pas une bonne nouvelle. Vous observerez d’ailleurs à quel point les leaders du PS sont discrets sur les difficultés actuelles du Front National

    Hollande va veiller à renforcer le Front National, en validant ses thèses. Hier matin, il reprenait la thématique de Bush sur la société clivée entre le bien et le mal, et son Sinistre des transports revendiquait les contrôles au faciès.

    - Comme Le Pen? 

    - Oui, comme le Pen.

    Dans le même temps, il fera les provocations nécessaires pour gonfler le FN, et bien entendu nous aurons droit au énième retour du vote des immigrés. Surtout, et de manière très pragmatique, on voit que c’est le service minimum pour empêcher des gros scores, et peut-être des victoires du FN aux régionales. En temps ordinaires, tout serait fait pour bloquer les listes EELV-Parti de Gauche qui vont affaiblir le PS. Non, l’idéal pour Hollande serait une victoire de Marine Le Pen dans la région Nord (qui de plus rétamerait l’influence de Martine Aubry, bon débarras). Soyons réalistes : il fera tout pour que le FN puisse se retrouver aux alentours de 25 %, ce qui est très réaliste vu les scores actuels des candidats de ce parti.

    Pour Hollande, c’est l’hypothèse de rêve parce qu’il ne reste plus alors que 25 % pour les autres candidats de Droite. Et même si ça déborde un peu, ce n’est pas un problème car il y aura plusieurs candidats pour se partager ces 25-30%. La campagne des primaires va être rude et laissera des traces. Le jeu sera de veiller à ce que les deux candidats se neutralisent. Qui peut croire que Sarkozy est prêt à renoncer, et à jouer le jouer le jeu s’il perd les primaires? Et même si Juppé devait renoncer, c’est Bayrou qui se présenterait, et qui viendrait disputer ce précieux score de la droite non-FN.

    Alors ?

    Au final, Hollande préférait se retrouver face à Marine Le Pen, car sa réélection serait plus facile, et il fera tout pour parvenir à ce résultat. Si c’est un non-FN, ce sera un peu plus délicat. En tout cas, ce sera une campagne minimale, genre le pépère de la continuité, plus conservateur que jamais, avec comme thème : « Vous ne m’aimez pas, je le sais, mais vous n’avez pas le choix. Vive la démocratie »

    En tout cas, Hollande n’a pas besoin de chercher un local de campagne. Ce local, c’est le Palais de l’Élysée, et ça, on l’a bien compris. 

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