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  • L’échec des écolos : Le libertinage incompris !

    ILE_AU_COMPLOT_1949.jpgAprès s’être torturé la nouille médiatique pendant dix jours, le camarade Denis Baupin a trouvé la formule merveilleuse. Il explique avoir «longtemps été dans le registre de la séduction et dans une forme de libertinage correspondant à la culture des écologistes », ajoutant qu'il «a pu y avoir des situations de libertinage incompris».

    Le libertinage comme culture des écolos… DSK a immédiatement protesté : « Il est scandaleux de laisser entendre que je serais un écologiste. Le libertinage, option tarifée, relève du social-libéralisme, car il fait monter dans l’ascenseur sexuel des femmes qui, sinon, plafonneraient à 1.200 € par mois. Et elles souffriraient, ne pouvant acheter un costard... Le socialisme donne une chance à ces pauvresses,… mais bien sûr, il faut qu’elles aillent jusqu’au bout ».

    Non mais franchement… Baupin nous explique que chez les Verts, ça fricote matin, midi et soir, et à tous les étages et la Madame de ce mec nous affirme tranquillement qu’il s’agit d’un complot. Ce parti, qui vampirise l’écologie, c’est une catastrophe.

    Et pour ce qui est du « libertinage incompris»... De la part d’un type qui a pour état de voter la loi... La relation sexuelle, c’est le consentement des deux ou rien, point à la ligne.

    - Denis, quand une femme te dis « non », c’est « non », et à effet immédiat. Donc, tu remballes ton matos, et tu dégages.

    - C’est bien ce qui dit ma délicieuse ministre d’épouse : c’est un complot.

     

  • Un salarié peut-il stocker des photos pornos ?

    -18.jpgUn employeur découvre un stock de photos pornos sur l’ordi d’un salarié et le licencie. La Cour de cassation (8 décembre 2009, N° 08-42097) déclare ce licenciement abusif.

    C’est l’histoire d’un technicien d'études et méthodes, embauché par Peugeot Citroën le 2 novembre 1994. Une relation de travail à laquelle il a été brutalement mis fin le 12 juillet 2002, par licenciement. Motif : « Le 26 juin 2002, lors d'un contrôle des postes informatiques en votre présence et celle d'un huissier de justice, nous avons découvert qu'à l'occasion de votre travail, vous aviez conservé sur le disque dur de votre poste informatique un fichier dénommé « enculade43.zip » contenant 60 images à caractère pornographique et constaté la présence de deux fichiers à caractère zoophile. » Le salarié conteste le licenciement. Il réclame 32.000 euros au titre du préjudice matériel et 3.000 euros au titre du préjudice moral.

    Deux points font consensus.

    D’abord, l’employeur garde un droit de regard sur l’utilisation de l’ordinateur affecté à l’usage du salarié. Il peut vérifier que les documents enregistrés dans des fichiers dits « personnels » sont ou non étrangers à l'activité professionnelle. La vérification du contenu de l'ordinateur avait été faite en présence du salarié et avec son consentement : rien à dire.

    Ensuite,  le pot aux photos roses avait été découvert car un petit malin avait fait atterrir les images en cause sur l’ordi d’un autre salarié. Alors, détournement de données personnelles ? Pas du tout. Les fichiers seraient considérés personnels si le salarié les avait planqués derrière un code confidentiel, ce qui n’était pas le cas.

    La Cour d’appel valide le licenciement

    internet_porn.jpgLa Cour d’appel, qui s’est prononcé par un arrêt du 11 mars 2008, avait justifié le licenciement par la conjugaison de plusieurs fautes.

    Le salarié, engagé en 1994, ne pouvait ignorer les nombreuses notes de service dont le PV du Comité Central d’Entreprise du 25 avril 2002 et la note de service du 24 juin 2002 rappelant aux utilisateurs de poste informatique qu'elle devait être la conduite à tenir pour éviter des « atteintes à la dignité des personnes et aux bonnes mœurs. »

    Le nombre important de  photos pornos, constituant  une atteinte à la dignité de la femme, enregistrées et conservées dans l'ordinateur dans un fichier immédiatement et très facilement accessible par tout utilisateur, établissait le détournement du matériel affecté au travail.

    L'accès libre à cette banque de photos pornographiques qui permettait à quiconque d'en prendre connaissance, de les enregistrer et de les transmettre à d'autres personnes par voie informatique, constituait un véritable risque de favoriser un commerce illicite et portait manifestement atteinte à l'image de marque de l’employeur.

    La Cour de cassation dit le licenciement abusif

    internet_sex_194885.jpgLa Cour de cassation a balayé ces arguments : « La seule conservation sur son poste informatique de trois fichiers contenant des photos à caractère pornographique sans caractère délictueux ne constituait pas, en l'absence de constatation d'un usage abusif affectant son travail, un manquement du salarié aux obligations résultant de son contrat susceptible de justifier son licenciement ».

    Pour comprendre, il faut revenir à ce qu’est la faute d’un salarié, à savoir une violation des obligations découlant du contrat de travail, ayant un impact réel sur ce contrat de travail. La sanction du licenciement est possible si cet impact atteint un degré tel qu’il justifie la rupture du contrat. D’ailleurs, un fait relevant de la vie privée peut  être sanctionné si l’employeur prouve la répercussion sur l’exécution du contrat de travail. Le régime est donc extensif, mais il faut prouver.

    Dans notre affaire, il y avait un stock important de photos pornos, certes. Mais la Cour de cassation a retenu deux éléments.

    Les photos étaient « à caractère pornographique sans caractère délictueux ». Le message est clair : le stockage de photos délictueuses, par exemple des images pornos de gosses prostitués à Bangkok, constituerait une faute. Le trouble justifiant le licenciement serait établi par le caractère infractionnel des photos. Donc, le stockage de photos seulement pornos n’établit pas le détournement du matériel mis à sa disposition.

    L'utilisation de l'outil informatique à des fins personnelles de façon limitée, sans aucune répercussion sur la bonne exécution de la prestation de travail, n’est pas fautif. Pour retenir la faute, il faudrait prouver dans quelle mesure cette utilisation personnelle de l'ordinateur professionnel a nui à la bonne qualité de la prestation de travail.

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  • Grève du sexe : C’est la lutte finale !

    raffaele_fragile1.gifMarx et Freud ringardisés par les femmes kenyanes : grève du sexe pour la satisfaction de revendications non sexuelles, genre droits sociaux et égalité homme/femme. Mais où vont-elles chercher tout ça…

    La femme est l’avenir de l’homme, disait mon ami Louis Aragon. Mais, répondent les militantes  du Kenya, cette femme du désir peut te tuer avec la pire des grèves, et te transformer en légume dépressif. Et oui, un danger domine le monde : l’abstinence revendiquée pour faire plier l’homme ! Parce que la Veuve Poireau, ce n’est pas un avenir.

    En guise de préliminaires, c’était une grève perlée : dix associations de femmes avaient appelé les Kényanes à l’abstinence le 29 avril. Revendication : mettre un terme aux disputes entre le président Mwai Kibaki et le premier ministre Raila Odinga, un couple d’enfer qui bloque toute évolution du pays. Et ça ne rigolait pas : l’épouse du Premier ministre s’était jointe au mouvement. Euh, en fait, à l’absence de mouvements. 000256480.jpg

    Agnès Leina, chargée de programme à la Coalition sur la violence contre les femmes (Covaw), a souligné à Afrik.com que la cause était la situation sociale : « La grève n’était pas à propos de sexe mais de gouvernance et de la colère des Kényans. En ce moment, il y a une sévère sécheresse. Il n’y a pas assez à manger et le prix des denrées alimentaires est très élevé, ce qui pénalise en premier lieu les femmes et les enfants ». Et n'oublions pas les  violences post-électorales ont été terribles, et plombent l’avenir : « Beaucoup vivent encore dans des camps de déplacés. Ils manquent cruellement de nourriture, d’abri et demandent que des dirigeants s’occupent d’eux ». Pour finir, Agnès Leina soulignait que l’instabilité au Kenya « affecte les plus pauvres et les enfants, qui n’ont personne pour parler en leur nom. D’où cette grève ».

    Rukia Subow, présidente de Maendeleo Ya Wanawake Organisation (MYWO), la plus ancienne association de femmes du Kenya, avait ensuite appelé à une prolongation de la grève jusqu’au 6 mai, de quoi ébranler le système patriarcal du pouvoir. Miracle : menacés par le péril, les deux plus hauts responsables du pays ont accepté de reprendre leur travail en commun, avec le 4 mai, une entrevue entre le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, et le 7 une réunion de cabinet. Peut-être aussi de réunions de boudoir, mais le Journal Officiel est resté muet.

    Vous avez bien compris : cette grève est une forme nouvelle du blocage des trains, mais dont les effets sont radicaux.

    la greve du sexe pour stopper la guerre.pngHeureusement pour le moral des troupes, les échos de cette grève du sexe, une première dans l’histoire des luttes et de la turlutte, étaient restés confinés. Mais hélas, la menace réapparaît dans le contexte des élections gabonaises.

     

    Cette fois-ci, le jeu est franchement inattendu. C’est un homme, Samuel Ntoutoume Ndzeng, président du Mouvement de Libération des Gabonais (MLG),  qui appelle à une « grève du sexe illimitée » en cas de victoire d'un homme à la présidentielle du 30 août prochain. Samuel n’y va pas par quatre chemins : « Nous dormirons avec nos habits ». Bref, c’est la perspective d’une grève générale,  et en forme d’abnégation, car le but de cette grève est que « le pouvoir doit revenir aux femmes ».  Samuel lance les somations : « Les hommes commenceront leur mouvement dès le 30 au soir si c'est un homme qui est élu ».

     

    Dans ce genre de conflagration sociable, il faudra une voie sage pour se situer au dessus des partis, ce qui est possible, et au dessus des parties, ce qui semble plus difficile. Mais si la grève qu’envisage Samuel peut se comprendre – c’est le tour des femmes – peut-on raisonnablement envisager que la sagesse, niée par les urnes, puisse venir des burnes ?

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